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 Sujet du message : REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : ven. juil. 12, 2024 15:12 pm 
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RÉQUISITIONS D'AVOINE


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Texte de l'armistice signé à Rethondes le 22 juin 1940 on relève à :

Article 17.
Le Gouvernement français s'engage à empêcher tout transfert de valeurs à caractère économique et des stocks du territoire à occuper par les troupes allemandes dans les territoires non occupés ou à l'étranger.

Il ne pourra être disposé de ces valeurs et stocks se trouvant en territoire occupé, qu'en accord avec le Gouvernement du Reich, étant entendu que le Gouvernement allemand tiendra compte de ce qui est nécessaire à la vie des populations des territoires non occupés.

&

Article 18.
Les frais d'entretien des troupes d'occupation allemande sur le territoire français seront à la charge du Gouvernement français.


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1940

La récolte de blé fut fortement déficitaire. La qualité fut médiocre et le rendement en farine très inférieur à celui de l'année précédente. La récolte de l'avoine fut en diminution de 30 % ; celle de l'orge en diminution de 20%. Cependant douze millions de quintaux de maïs et de riz purent être livrés, comme précédemment, selon les déclarations de Pierre Caziot, ministre secrétaire d'État à l'Agriculture et au Ravitaillement jusqu'en décembre 1940, puis, à compter de cette date, seulement secrétaire d'État à l'Agriculture. (voir : Le Progrès de la Somme, 29 novembre 1940)


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Décembre 1940

Déclaration des disponibilités et stocks en céréales et produits dérivés

La Préfecture de la Somme communique :
La loi du 17 novembre 1940 instituant l'Office national interprofessionnel des céréales, promulguée au J.O. du 19 novembre, prévoit dans son article 12 que le quinzième jour suivant la publication de la loi, les disponibilités en céréales et céréales secondaires, battues ou non battues, ainsi que les stocks de céréales et farines devront faire l'objet d'une déclaration, par tous les détenteurs, à la recette buraliste des contributions indirectes.
Toutefois le J.O. parvenant à des dates différentes aux chefs-lieux des départements, un délai de 8 jours à compter du 15 décembre, soit jusqu'au 22 décembre inclus, est accordé aux intéressés pour souscrire leur déclaration.
Cette déclaration ne fait pas double emploi avec la déclaration de récolte annuelle. Il s'agit, en l'espèce, d'un inventaire complet des ressources dont dispose la France en céréales et farines à une date déterminée, laquelle a été fixée au 30 novembre.
Ce sont donc les disponibilités et les stocks détenus à la date du 30 novembre par toutes les catégories de déclarants qui devront être portés sur la déclaration souscrite entre le 15 et le 22 décembre.
Dans les circonstances présentes cette mesure est indispensable pour permettre au Gouvernement de connaître exactement les quantités disponibles pour satisfaire aux besoins en pain de la population et à l'alimentation du bétail, ainsi que l'emplacement exact des dites disponibilités.

QUE DÉCLARER ?

La déclaration, à établir en double exemplaire, doit porter sur les céréales dont l'énumération suit : blé tendre, blé dur, méteil, seigle, orge, avoine maïs, et, pour l'ensemble de ces produits, sur les farines, semoules et produits dérivés, à l'exclusion du pain, de la pâtisserie et des pâtes alimentaires.
Par disponibilité à déclarer, il faut entendre les quantités de blé et de céréales secondaires conservées chez l'agriculteur à la date du 30 novembre, qu'elles soient battues ou non, les agriculteurs, par ailleurs, sont invités à préciser les quantités de blé et seigle à utiliser comme semences (semailles des céréales d'automne restant à faire et semailles de printemps) et des autres céréales : orge, avoine et maïs nécessaires pour l'alimentation du bétail et les semences.
Par stocks, il faut entendre les quantités de céréales et farines détenues à la date du 30 novembre par les organismes stockeurs (coopératives et négociants), par les syndicats agricoles, les coopératives agricoles d'achat ou d'approvisiionnement, les minotiers, les boulangers, les commerçants et, d'une manière générale, par tous les autres utilisateurs ou intermédiaires ayant en magasin des céréales, qu'elles en nature ou à l'état de farine.
En conséquence, est considérécomme détenteur et, par ce fait même, doit souscrire une déclaration, toute personne ou groupement ayant, le 30 novembre, des disponibilités de blé et céréales secondaires, ou des stocks de semoule et de farine dont l'importance pour chaque produit dépassent 100 kilos.

OU DOIT ÊTRE FAITE LA DÉCLARATION ?

La déclaration sera souscrite du 15 au 22 décembre inclus :
a) En ce qui concerne les agriculteurs : à la recette buraliste des contributions indirectes à laquelle est rattachée la commune où se trouve le siège de l'exploitation ;
b) En ce qui concerne les organismes stockeurs, les syndicats et coopératives d'achat et d'approvisionnement, les minotiers, boulangers, commerçants et autres industries utilisatrices : à la recette buraliste à laquelle est rattachée la commune où se trouve l'approvisionnement à déclarer.
Dans les communes où il n'existe pas de recette buraliste, les déclarations seront faites à la Mairie, sur un registre déposé par l'administration des contributions indirectes.

Le Progrès de la Somme, samedi 14 décembre 1940 N° 22.230





Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : ven. juil. 12, 2024 15:18 pm 
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REQUISITIONS D'AVOINE


1941


Voir la loi sur la détention de stocks
dans les colonnes du "Progrès de la Somme", 27 février 1941


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Société des Agriculteurs de la Somme

Conseils de prévoyance aux producteurs de céréales secondaires

M. A. POINTIER, Président de la S.A.S. nous prie d'insérer la communication suivante :
Malgré le prix actuel des céréales, beaucoup trop bas comparé à celui d'autres denrées, la Société des Agriculteurs de la Somme conseille vivement aux cultivateurs qui seraient tenté de semer de l'avoine et de l'orge uniquement pour la nourriture de leurs animaux, d'en faire aussi pour la vente.
A la récolte prochaine, les besoins, surtout en avoine, de l'armée d'occupation seront sans doute encore très importants. Il faudra les satisfaire.
Il est à craindre que les cultivateurs qui n'en auraient pas fait pour vendre, verraient leurs animaux privés d'une grande partie de leur principale et meilleure nourriture.
Quant à l'orge, il en faudra aussi une grande quantité pour la malterie et la torréfaction.
Il est de plus infiniment probable que les prix des céréales, pour la campagne prochaine, seront très sensiblement augmentés ce qui nous paraît plus que jamais nécessaire.

Le Progrès de la Somme, dimanche 16 mars et lundi 17 mars 1941 N° 22.306



"A la récolte prochaine, les besoins, surtout en avoine, de l'armée d'occupation seront sans doute encore très importants. Il faudra les satisfaire."
Cette constatation du Président de la S.A.S. est assez explicite sur le pillage orchestrée par l'armée allemande sur le pays et notamment dans les territoires occupés. (E.A.)


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Au Comité communal de production agricole de RUE
________________
Il vote une motion demandant une réduction de la livraison des céréales secondaires
Conformément aux directives données par le Comité départemental des céréales secondaires, le Maire de RUE a réuni dernièrement en l'Hôtel de ville, les membres du Comité communal de production agricole.
Il leur a donné connaissance de la note envoyée aux mairies par M. le Préfet de la Somme, au sujet de fourniture d'avoine et d'orge aux organismes stockeurs.
Il leur a indiqué ensuite les démarches qu'il venait de faire auprès des services agricoles départementaux pour leur signalernotamment l'impossibilité de livrer les quantités demandées.
L'assemblée, après échange de vues, a adopté la motion ci-dessous qui a été envoyée à M. le Préfet, ainsi qu'à M. le Directeur du Comité départemental des céréales :
"Considérant que le contingent de céréales secondaires imposé à la commune de Rue pour livraison aux organismes stockeurs s'élève à : avoine, 2.895 quintaux ; orge, 145 quintaux :
Que ce contingentement semble avoir été calculé pour l'avoine sur un rendement moyen de 20 quintaux à l'hectare, que le rendement réel sera loin d'atteindre ce chiffre :
Qu'en effet, dans la partie du territoire dite des"Bas-Champs", la récolte est médiocre, les semailles ayant été retardées par le mauvais temps ; que dans les foraines, par suite de pluies persistantes les avoines levées se sont étiolées et que faute d'engrais azotés il a été impossible de rendre une végétation normale ; qu'en outre la moisson s'est faite dans de mauvaises conditions, les avoines fauchées ayant en partie germé et celles restant à faucher s'étant égrenées par suite de bourrasques ;
Qu'en résumé, le rendement moyen ne dépassera pas quinze quintaux à l'hectare ;
Considérant d'autre part que la nourriture des chevaux et des petits animaux d'élevage ne pourra être assurée que si les cultivateurs peuvent conserver les deux tiers de leur récolte ;
Cela est si vrai que les cultivateurs de RUE ont éprouvé en 1940-1941 une gêne considérable alors que les réquisitions et les prélèvements opérés par l'armée d'occupation n'ont pas dépassé pour l'ensemble de la commune 550 quintaux ;
Pour ces motifs :
Les soussignés demandent que le contingent des céréales secondaires que les cultivateurs de la commune de RUE devront livrer aux organismes stockeurs soit ramené aux chiffres suivants : avoine, 1.430 quintaux ; orge, 70 quintaux.
"

Le Progrès de la Somme, samedi 13 septembre 1941 N° 22.460


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Voir aussi la lettre du Generalmajor GENEE * à MM. les Préfets de la Somme et de l'Oise
Le Progrès de la Somme, samedi 1er novembre 1941 N° 22.502

* M. le Général GENEE (Genée), assure le commandement de la Feldkommandantur d'Amiens pendant une année.


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : sam. juil. 13, 2024 8:09 am 
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REQUISITIONS D'AVOINE


1942




Au cours de l’été et de l’automne 1940, différentes contraintes sont imposées par l’occupant. L'État français de Vichy aux termes des conventions d'Armistice, va se voir dans l'obligation de fournir aux armées d'occupation des denrées, dont des réquisitions d'avoine, tout au long des quatre années d’occupation.
Qu'en est-il dans le département de la Somme ?
Certains agriculteurs établissent pendant les années d'occupation, parfois pour des raisons personnelles, une résistance passive à ces mesures, lenteur qui va engendrer à leur encontre de graves sanctions.


On nous communique :

Le maire de la commune de Courcelette *, ayant refusé leurs impositions et la commune n'ayant livré qu'une faible quantité d'avoine à la date du 10 février 1942, malgré les instructions de la préfecture et du ravitaillement général, la Feldkommandantur s'est vue dans l'obligation de faire incarcérer le maire qui, personnellement, n'avait fait aucune livraison, et de prononcer la réquisition de ses avoines disponibles.
En outre, le cultivateur, Jules VALLENCOURT, de Daours, n'ayant pas accepter de livrer jusqu'à ce jour, a été également appréhendé et la réquisition prononcée dans les mêmes conditions.

Le Progrès de la Somme, samedi 21 février 1942 N° 22.596


* En 1940, le maire de Courcelette est M. GONSE Georges.

Agriculteur, il fut élève de l'Ecole supérieure de Commerce à Paris. Il avait effectué son service au 120e régiment d'infanterie à compter du 14 novembre 1901. Il sera envoyé dans la disponibilité de l'armée active le 20 septembre 1902, en vertu de l'article 23 de la loi du 15 juillet 1889 "Elève de l'Ecole supérieure de Commerce de Paris. Il obtiendra son diplôme en 1903 l'ayant justifié. Nommé sergent la même année, il obtient aussi son brevet d'aptitude à l'emploi de chef de section. Mobilisé par décret en août 1914 et rejoint les armées, probablement au 67e d'infanterie. Il est blessé en septembre de cette année 1914 et évacué. En 1915, il est versé dans l'artillerie : 13e R.A. puis respectivement 84e, 85e, 83e, 182e RAL. Il sera démobilisé en février 1919, et revient s'installer à Courcelette.
Le Mérite agricole lui est conféré (grade de chevalier) en 1921 (JO du 25 février 1921) - Gonse, Georges Jean Louis, agriculteur à Courcelette (Somme).

Gonse, Georges Jean Louis, né le 8 septembre 1880 à Courcelette (Somme), classe 1900, matricule n° 720, Bureau de recrutement de Péronne 1R935 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : sam. juil. 13, 2024 8:09 am 
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1942



LIVRAISON D'AVOINE AUX TROUPES D'OCCUPATION

La Préfecture de la Somme communique :
Malgré les efforts faits par les Pouvoirs publics pour assurer en temps voulu, conformément aux conventions d'Armistice, la livraison des contingents d'avoine aux troupes d'occupation, des retards importants sont enregistrés chez certains agriculteurs.
Cette situation engage gravement la responsabilité de l'administration française et réagit sur l'ensemble de la corporation agricole.
Il est rappelé, une dernière fois, à ces retardataires, qu'ils doivent s'acquitter de la livraison intégrale de leurs impositions avant le 30 avril, dernier délai.
Passé cette date, s'ils n'apportent pas de justifications plausibles, la sanction suivante leur sera infligée :
Amende de 420 francs par quintal d'avoine non fourni, jusqu'à concurrence de 500.000 francs maximum par contrevenant.
Ces sanctions s'appliqueront, d'abord, à ceux qui n'ont encore effectué aucune livraison ou dont les fournitures sont inférieures au tiers de leurs impositions.
A cette amende fiscale pourront s'jouter d'autres sanctions.

Le Progrès de la Somme, dimance 26 avril et lundi 27 avril 1942 N° 22.649


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Des sanctions pour insuffisance de livraison du blé et avoine
Des sanctions fiscales viennent d'être prises contre des cultivateurs pour insuffisance de livraison de blé et d'avoine.
En ce qui concerne les céréales panifiables, notamment le blé, 17 cultivateurs ont été pénalisés pour une somme globale de 623.700 francs.
En ce qui concerne le seigle, 11 agriculteurs ont fait l'objet de sanctions fiscales d'un montant global de 852.750 francs.

Le Progrès de la Somme, dimanche 26 juillet et lundi 27 juillet 1942 N° 22.723


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Le Comité des céréales de la Somme rappelle aux cultivateurs que, dans le courant de la campagne 1942-1943, ils sont tenus de livrer intégralement le montant des impositions d'avoine et d'orge qui leur ont été assignées et que seules les impositions portées à leur connaissance par lettres individuelles émanant du Comité doivent être prises en considération.
Trop fréquemment les avoines et les orges livrées aux organismes stockeurs contiennent des pourcentages d'impuretés trop élevées. MM. les entrepreneurs de battages sont priés de surveiller les nettoyages des grains et les cultivateurs, avant d'effectuer leurs livraisons, doivent passer leurs céréales au tarare.
Les pourcentages d'impuretés entrant dans les grains livrés ne compteront pas dans la livraison des contingents ; à la réception dans les magasins, les organismes stockeurs modifieront les acquits et les cultivateurs, munis du bon de réception qui leur est délivré, devront retourner à la recette buraliste qui avait émis l'acquit de façon à ce que les talons soient rectifiés et que, de la quantité déclarée, soient déduites les impuretés.

Le Progrès de la Somme, jeudi 15 octobre 1942 N° 22.791


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Les livraisons d'avoine et d'orge

Dans notre numéro du 15 octobre, nous avons publié une note émanant du Comité des céréales et concernant les livraisons d'avoine et d'orge.
Aux termes de cette note, les pourcentages d'impuretés entrant dans les grains livrés ne comptent pas dans la livraison des contingents. A la réception, les organismes stockeurs modifient les acquits et les cultivateurs, munis du bon de réception qui leur est délivré, doivent faire rectifier les talons à la recette buraliste qui avait émis l'acquit.
Mais on nous signale de l'Oise que des recettes buralistes prétendent déduire elles-mêmes 2% sur le contingent des agriculteurs dont les bons portent ce pourcentage d'impuretés. Or, l'O.N.I.C. admet une tolérance de 2% et la réfaction dont les bons d'ailleurs tiennent compte dans les conditions indiquées ci dessus, n'intervient qu'à partir d'un pourcentage supérieur à 2,01%

Le Progrès de la Somme, mercredi 21 octobre 1942 N° 22.796


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IMPOSITION D'AVOINE

Il est rappelé à MM. les Maires qu'ils doivent fournir d'urgence à M. le Président du Comité départemental des céréales, Boulevard Maignan-Larivière, à Amiens, la répartition d'avoine de l'imposition 1942-43 faite par les agriculteurs avec émargement de ces derniers.

Le Progrès de la Somme, samedi 7 novembre 1942 N° 22.811




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : dim. juil. 14, 2024 15:55 pm 
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1943

LES LIVRAISONS D'AVOINE PAR LES CULTIVATEURS

Le Préfet de la Somme vient de prendre l'arrêté suivant :

Article 1er. - Les organisles stockeurs, directeurs de Coopératives et négociants, sont tenus de fournir au plus tard les 9, 19 et fin de chaque mois, le relevé des quantités d'avoine livrées par chaque cultivateur au cours de la décade. Ce relevé sera adressé au maire de la commune où est situé le siège de l'exploitation du cultivateur ayant livré.
Ils devront en outre, faire connaître au dit maire, au plus tard au 23 janvier, toutes les quantités d'avoine reçues de chaque cultivateur depuis le début de la campagne jusqu'au 20 janvier.
Article 2. - Toute personne se livrant au battage de l'avoine, qu'il s'agisse d'entrepreneurs de battages ou de cultivateurs battant leur récolte, devront fournir aux maires pour chaque décade et aux dates indiquées à l'article premier un relevé de quantités battues.
Les personnes ci-dessus visées devront en outre remettre aux maires pour le 15 janvier, un état de toutes les quantités battues depuis le début de la campagne jusqu'à cette date. Cet état comportera le nom des cultivateurs, la date des battages, ainsi que la quantité battue chez chacun d'eux.
Article 3. - Les infractions aux dispositions du présent arrêté ainsi que les fausses déclarations seront punies des peines prévues par les lois des 17 septembre 1941 et 21 mars 1942. Elles pourront également entraîner pour l'entrepreneur de battages ou le cultivateur battant lui-même, l'interdiction de procéder à tout battage siot pendant la durée de la campagne, soit pour une période plus longue. Cette interdiction sera prononcée par le Préfet, après avis
du conseil des battages.
Article 4. - MM. le Secrétaire Général de la Préfecture, les Sous-Préfets, les Maires, le directeur des Services agricoles, le Directeur des Contributions Indirectes, le Directeur du Ravitaillement Général, l'Ingénieur en chef du Génie Rural, sont chargés chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.

Le Progrès de la Somme, jeudi 14 janvier 1943 N° 22.867


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N.B. : les mesures coercitives prises dans cet arrêté sont en fait révélatrices des difficultés pour l'administration préfectorale de mettre en place une politique astreignante et autoritaire de contôle absolu sur les acteurs du monde agricole depuis l'autommne 1940.




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: REQUISITIONS D'AVOINE
MessagePublié : mar. juil. 16, 2024 14:52 pm 
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REQUISITIONS D'AVOINE


Ces réquisitions provoquèrent des convoitises pour une denrée devenue rare et difficile à obtenir, comme en témoigne la relation ci-dessous.


"109 quintaux de céréales dérobés à Huppy.

Dans la nuit du 29 au 30 mai *, des inconnus venus en camion avec remorque, ont cambriolé la coopérative agricole de Feuqières à Huppy.
Ils ont dérobé 45 quintaux d'avoine environ, 36 quintaux de blé et 28 quintaux de seigle.
Les auteurs de ce vol audacieux avaient réussi par des pesées à soulever les portes, arrachant ainsi les serrures.
Une enquête est en cours.


Le Progrès de la Somme, jeudi 3 juin et vendredi 4 juin 1943 N° 22.987

* nuit du samedi 29 mai au dimanche 31 mai 1943



Cordialement
Eric Abadie


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