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 Sujet du message : Milice et LVF
MessagePublié : sam. nov. 10, 2007 12:19 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 23:35 pm
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Bonjour

Un aspect peu documenté:

"Trop peu d’hommes, trop peu de temps ; les capacités de nuisance de la Milice dans les Ardennes furent limitées. La Cour de justice des Ardennes jugea quelques miliciens. Le secrétaire de la Milice, condamné à mort par contumace par la Cour de justice des Ardennes fut condamné à 10 ans de prison après son arrestation au Maroc où il s'était réfugié en s'engageant dans la légion. Son chef départemental, Henri Pelandre, fut arrêté à Paris en juin 1945 et condamné à mort, puis gracié, par la Cour de justice de l’Oise le 18 juillet suivant (dans ce département, il avait été délégué départemental de la LVF de mars 1943 à mars 1944, avant de rejoindre les Ardennes). Jacques Zollikoffer, natif lui aussi de l’Oise, ami et adjoint de Pelandre, fut condamné à 5 années de prison après son retour d’Allemagne et son arrestation."

A+


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : mer. juin 12, 2024 8:59 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Un aspect délicat mais qui ne peut être passé sous silence pour qui veut comprendre cette époque. Qui étaient ces miliciens ? Voici la fin de l'un d'entre eux. Le commentaire peut choquer mais il faut remettre le commentaire qui suit dans son contexte, la Milice est alors toute puissante et les résistants encensés à la Libération sont au printemps 19944 qualifiés de "Terroristes" dans la presse collaborationiste.


OISE

Obsèques d'un milicien tué en Savoie


"Les obsèques du milicien Jean Savoy, né le 16 octobre 1915 à Essertaux (Somme) et demeurant à Margny-les-Compiègne, ont eu lieu, mardi, dans cette dernière localité, Jean Savoy avait trouvé la mort au cours d'une expédition contre les terroristes en Haute-Savoie.
De nombreuses personnalités ont assisté à cette cérémonie, notamment M. Chevrier, sous-préfet ; le commandant Momeuse, de la Milice ; deux délégués du Parti Franciste et deux représentants du P.P.F.
Le cercueil était recouvert du drapeau tricolore.
Des miliciens en armes encadraient le cortège. Au cimetière, le commandant Momeuse a prononcé l'éloge funèbre de Jean Savoy, promettant que sa mort sera vengée.
"

Edition du jeudi 6 avril 1944 "Le Progrès de la Somme" n° 23.245


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : mer. juin 19, 2024 9:40 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Milice et LVF

L'article du "Progrès de la Somme, ci-dessous, quotidien collaborationniste, diffuse un discours maréchaliste, difficilement acceptable aujourd'hui, mais qu'il faut citer intégralement pour comprendre cette époque où les clivages sont très prononcés.

"LA MILICE FRANCAISE EN ZONE NORD
Le 23 avril (dimanche 23 avril 1944) était organisé à Mézières-en-Santerre dans la ferme de M. BAUDET, cultivateur, un bal clandestin.
A 23 h.30, au moment où le bal battait son plein, le chef départemental de la Somme accompagné de francs-gardes et de G.M.R. vint troubler les ébats.
Après vérification complète des identités qui dura deux heures, pendant lesquelles les danseurs furent tenus sous la surveillance attentive des francs-gardes et G.M.R. dos au mur et bras en l'air, quelques personnes sans papiers furent conduites à la gendarmerie de Moreuil, qui poursuit l'enquête.
A peine arrivée, la Milice agit, et elle continuera pour faire respecter l'ordre et la dignité française.
Ce petit exemple commencera à faire réfléchir ces français égarés, et que tous auront à cœur de se grouper derrière le Maréchal, pour construire une France unie et digne de son destin millénaire.


"Le Progrès de la Somme", édition du samedi 29 avril 1944 n° 23264


Les deux dernières phrases de l'article paraissent complètement décalées en ce printemps 1944 où chacun pressent un bouleversement au cours des mois à venir.


VOIR le sujet : Il est interdit de ...
viewtopic.php?f=31&t=4460



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : ven. juin 21, 2024 18:50 pm 
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G.M.R.

Les obsèques à Bovelles de Grégoire Lefebvre - commandant de G.M.R.

C'est dans le cimetière du petit village de Bovelles que repose maintenant notre regretté concitoyen Grégoire Lefebvre (sic), ancien fondé de pouvoir de la banque Mélinot, devenu commandant dans les G.M.R., dont la mort tragique..., dans le maquis de Haute-Savoie, a causé une vive émotion à Amiens...
Dans l'église, durant le service religieux, une garde d'honneur fut assurée près de la bière du commandant Lefebvre par des francs-gardes de la Milice, dont plusieurs ont combattu dans le maquis avec lui et une délégation du corps urbain des Gardiens de la Paix d'Amiens, avec le commandant Lejeal...

Extrait de l'édition du 9 mai 1944 "Le Progrès de la Somme".


Les Groupes mobiles de réserve, souvent appelés GMR, étaient des unités de police organisées de façon paramilitaire, créées par le gouvernement de Vichy. Leur développement fut l'affaire privilégiée de René Bousquet, secrétaire général à la police, faisant fonction de directeur général de la Police nationale.



voir sur cet officier :
http://polices.mobiles.free.fr/biograph ... ebvre.html
&
http://polices.mobiles.free.fr/biograph ... t-web.html


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : sam. juin 22, 2024 9:51 am 
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Aux lendemains du débarquement, dans l'Oise, la milice lance des appels et semble encore pouvoir recruter. (Article paru dans "L'Oise nouvelle" le 24 juin 1944)


Pièces jointes :
milice L'Oise nouvelle du 24 juin 1944.jpg
milice L'Oise nouvelle du 24 juin 1944.jpg [ 35.89 Kio | Consulté 2211 fois ]

_________________
Frédéric - co-administrateur du site et forum "Picardie 1939 - 1945"
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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : jeu. déc. 19, 2024 18:32 pm 
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TROIS MILICIENS SONT TUÉS PAR DES TERRORISTES

...

"Alors qu'à Sissonne, il s'apprêtait à prendre l'autocar pour se rendre à Laon, où il est détaché au poste de la Milice, le milicien Chouanet, qui habite Sissonne, a été abattu à coups de mitraillette par des terroristes qui ont aussitôt pris la fuite. Agé de trente-deux ans, il était marié et père d'un enfant."
...


Le Petit Parisien : journal quotidien du soir, édition du 11 août 1944
Sie Gallica - site de la B.N.F.



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : sam. févr. 08, 2025 18:31 pm 
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Un ancien milicien arrêté à Saint-Aubin-Montenoy

"Les gendarmes de Poix viennent d'arrêter, à Saint-Aubin-Montenoy, son pays d'origine où il s'était réfugié, un ancien membre de la milice de Joseph Darnand. Il s'agit de Auxence Dutilleul, 38 ans, employé au gaz de Paris, demeurant, 23, rue Jules-Guesde, au Bourget."

La Picardie Nouvelle, numéro 12. 711PER1 Archives de la Somme
édition du mercredi 13 septembre 1944



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : dim. févr. 09, 2025 19:03 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Milice et LVF

Une publicité dans les journaux collaborationistes vantait sous les journées d'occupation,la L.V.F.
"Engagez-vous à la L.V.F., Au siège social de la Légion Tricolore, 19 rue Saint-George, à Paris, et dans toutes les permanences à Paris ou en province."
Sources : Le Progrès de la Somme, plusieurs numéros du journal au cours de l'année 1943 réitèrent cette annonce. Archives de la Somme

Des permanences étaient établies :
AMIENS, 36, rue des Jacobins ;
ALBERT, 6, rue Carnot ;
MONTDIDIER, 15 bis, rue Parmentier ;
ABBEVILLE, 34, rue du Maréchal-Pétain.


=========================================================


Certains esprits furent sensibles à ces appels.

Un jour vers l'année 1975, adoslescent habitant Amiens, alors que je déambulais dans les rues d'Amiens avec des amis, nous vînmes à nous apitoyer sur un homme à l'allure minable, visiblement sans domicile fixe, quelque peu à la dérive. La discussion s'étant engagée avec lui, nous décidâmes de le conduire vers un centre d'hébergement situé, je crois derrière la cathédrale ou dans le quartier Saint-Leu. Chemin faisant, il nous expliqua qu'il habitait autrefois, pendant les années de guerre, le village de Fouquescourt près de Roye. Une erreur de jeunesse l'avait conduit à l'état où nous l'avions trouvé. Il s'était engagé dans la L.V.F. pendant la guerre, nous disait-il, ce qui lui avait valu dêtre inquiété à la libération. Il avait fait le mauvais choix, continuait-il à nous dire, à un moment où d'autres s'engageaient dans la Résistance.
De retour chez mes parents, je m'informais auprès de mon père, qui cerna très vite le personnage.
De fait pendant l'occupation, dans la région de Roye, l'un d'eux, originaire de Fouquescourt, engagé dans la L.V.F., rempli de vanité, aimait au cours de ses permissions, dans son uniforme vert-de-gris, à marcher fièrement dans les rues, avec la baïonnette à la ceinture, pour en remontrer aux autres...

Plus tard, effectivement, bien après la libération, par arrêt contradictoire de la cour de justice d’Amiens, en date du 25 janvier 1946, le nommé B... (J.-G.-R.), vingt six ans, né le ... 19 a Vayres (Seine-et-Oise), sans profession, demeurant à Fouquescourt (Somme), avait été condamné pour intelligences avec l’ennemi à la confiscation de tous ses biens présents et à venir.

Sources : Journal officiel de la République française. Lois et décrets de septembre 1947


============================================================


VOIR :
Les fichiers de la LVF et de la Légion tricolore
Par Éric Lefèvre - Spécialiste de l'histoire militaire du second conflit mondial et de l'Occupation allemande
https://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr ... -tricolore




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: Milice et LVF
MessagePublié : lun. févr. 10, 2025 10:43 am 
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Le 1er février 1942, la vitrine de la permanence de la L.V.F. à Amiens est détruite.



"DEUX CYCLISTES BRISENT UNE GLACE RUE DES JACOBINS

L'un d'eux est arrêté après avoir voulu tirer sur un agent

On sait que depuis quelque temps, un centre de recrutement de la Légion des volontaires français fonctionne dans l'immeuble sis à l'angle de la rue des Jacobins et de la rue Lamarck. La pièce du rez-de-chaussée est éclairée par trois grandes glaces.
Des précautions ont été prises, dès l'ouverture du Centre, pour éviter que, comme celà s'était produit à la librairie allemande de la place René-Goblet, les glaces ne soient briées. A cet effet, un service de garde est assuré par la police.
Dimanche, vers 22 heures 30, les agents Gaffé et Détré, du poste central, étaient de service lorsque survinrent deux cyclistes qui, en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, mirent pied à terre et lancèrent des bouteilles dans la grande glace donnant sur la rue des Jacobins.
La glace fut brisée. Ils tentèrent alors de se sauver. L'un d'eux réussit mais l'autre, rejoint par l'agent Gaffé, n'eut pas le temps de sauter sur sa machine. Il était armé d'un pistolet automatique dont il tenta de se servir mais l'arme fort heureusement s'enraya. Le jeune homme, Raymond Gourdain, 21 ans, électricien, demeurant, 175, rue de Boutillerie, jeta son arme que les agents retrouvèrent par la suite, et fut conduit au poste central et mis à la disposition de M. Rigaud, commissaire de permanence.
Il a prétendu que le revolver ne lui appartenait pas, cependant dans ses poches on a trouvé trois cartouches du calibre correspondant à celui de l'arme.
Après avoir été interrogé, Gourdain a été mis à la disposition de l'autorité allemande.


Sources : Le Progrès de la Somme, numéro 22581, édition du mercredi 4 février 1942 (page 2). 259PER298 Archives de la Somme


===========================================================


L'historien Dominique DUVERLIE dans son article "Amiens sous l'occupation allemande 1940-1944" - Revue du Nord année 1982 pp. 145 172 - avait mentionné ce fait tout comme les appels aux engagements pour la L.V.F. dont le premier article paru dans les colonnes du "Progrès de la Somme, le 22 novembre 1941 sous le titre : "Un Amiénois de la L.V.F. écrit..."
VOIR cet article disponible sur le site Persée
https://www.persee.fr/doc/rnord_0035-26 ... 4_252_3855


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Cordialement
Eric Abadie


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