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MessagePublié : lun. juin 30, 2025 12:22 pm 
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1940 - Rentrée des classes

La rentrée des écoles primaires est fixée au lundi 2 septembre 1940.

Les parents, tuteurs ou personnes responsables d'un enfant, sont tenus de faire inscrire à l'école du quartier de leur résidence les enfants qui, le 30 septembre prochain, auront de 6 à 14 ans.
En dehors des sanctions prévues par la loi au sujet des infractions, tout enfant d'âge scolaire qui sera rencontré sur la voie publique, non accompagné d'une personne qualifiée, pendant les heures d'école, sera conduit par les agents de l'autorité au domicile de ses parents qui devront fournir des justifications exigées.
Lorsqu'un enfant manque momentanément l'école, les parents ou personnes responsables doivent faire connaître au directeur ou à la directrice les motifs de son absence.
En cas d'absences injustifiées, ils seront passibles de sanctions allant de l'amende à l'interdiction des droits civils, civiques et de la famille.

Le Progrès de la Somme, numéro 22166, 26 août - 29 août 1940 - cote 259PER292 - Archives de la Somme


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"ARCHIVES 1939-1945"
Guide des sources relatives à la Seconde Guerre mondiale conservées aux Archives départementales de la Somm


J. ENSEIGNEMENT
J. 05 PERSONNEL
26 W 863 Rémunération des enseignants. 1942-1944
26 W 635 État d'esprit du personnel enseignant. 1940
dossier correspondance
26 W 636 Plainte contre le comportement d'une institutrice. 1941-1942
dossier correspondance
31 W 1 Nominations, mutations, révocations du personnel de l'enseignement
primaire. 1939-1945
31 W 5 Évacuation du personnel enseignant, enquêtes personnelles. 1940-1943
31 W 31 Réintégration de personnel, mise à la retraite. 1942-1945
31 W 52 Comportement du personnel enseignant : révocation, mutation, enquêtes. 1942-1945
31 W 53 Comportement du personnel enseignant : révocation, mutation, enquêtes. 1942-1945
31 W 54 Comportement du personnel enseignant : révocation, mutation, enquêtes. 1942-1945
31 W 55 Comportement du personnel enseignant : révocation, mutation, enquêtes. 1942-1945

J.10 ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
26 W 820 Apposition d'emblèmes religieux dans les écoles, instructions sur la neutralité scolaire. 1940-1947
26 W 30 Dispense pour passer le certificat d'études primaires, réclamation d'un particulier. 1943
lettre H
26 W 7 Demande pour obtenir une nouvelle session des épreuves du certificat d'études primaires. 1944
dossier correspondance lettre D
26 W 607 Demande de réouverture de l'école Saint-Acheul. 1940
dossier correspondance lettre R,Q
26 W 665 Demande d'intervention au préfet pour palier l'absence d'instituteur dans deux communes. 1943
dossier correspondance lettre P - Lieux cités :Lachapelle-sous-Poix= Saulchoy-sous-Poix
31 W 3 Mesures prises pour organiser la rentrée des classes, suspension de classes et d'internats situés en zone dangereuse. 1943-1944
31 W 4 État des établissements scolaires et du personnel enseignant, dommages de guerre, réquisition. 1944
31 W 21 Transmission des rapports d'accidents d'élèves au ministère de l'éducation nationale. 1939-1944
31 W 62 Registres d'appels journaliers de l'école primaire d'Ault. 1941-1945
31 W 63 Registres d'appels journaliers de l'école primaire de Rubempré. 1941-1945
31 W 65 Registre matricule des élèves admis à l'école de Roisel. 1939-1945
31 W 70 Procès-verbal des examens subis par les aspirants au certificat d'études primaires. 1940-1941
31 W 71 Procès-verbal des examens subis par les aspirants au certificat d'études primaires. 1942-1943
1473 W 1 Registre matricule des élèves de l'école publique primaire de Vecquemont. 1922-1955

Sources : archives départementales de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mer. juil. 02, 2025 9:38 am 
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OCTOBRE 1943


La rentrée des classes

Les classes ont repris, avec trois semaines de retard. Et l'on pouvait revoir hier dans les rues d'Amiens, garçons et filles, le cartable sous le bras, se rendant vers les lycées ou les écoles...
Rentrée différente de celle des années habituelles, car on ne se retrouvait plus entre élèves des mêmes établissements aux mêmes locaux.
Beaucoup de "petites", du lycée surtout, ont vu s'allonger leur chemin, ayant été exilées vers Saint-Roch... tandis que les fillettes des classes primaires devaient gagner les écoles de la rue Jules-Lefebvre où déjà se trouvent les élèves de cet établissement scolaire. Ce sont les mystères et les travers de la dispersion !
Mais tout s'est finalement bien passé.
On a éprouvé l'avantage de la méthode des classes partagées entre le matin et l'après-midi.
Chaque série a eu le même cours pour commencer... Le "cours d'alerte", comme on dit avec bonne humeur les enfants qui se sont rendus en bon ordre dans les abris. Après quoi, professeurs et élèves ont pris un premier contact.
Naturellement il manque encore bien des livres, les libraires n'ayant pu les obtenir des éditeurs. Mais cette première journée s'est tout de même écoulée sans incidents.
L'Inspecteur d'Académie a seulement reçu quelques protestations de maires de plusieurs communes du département qui demandent que les classes aient lieu toute la journée.
Mais il sera difficile de leur donner à tous satisfaction. Car il s'agit d'une précaution rendue nécessaire par les circonstances actuelles.

Le Progrès de la Somme, édition du Mercedi 20 octobre 1943



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. juil. 06, 2025 14:37 pm 
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Fin 1942 - début 1943.


SOMME - Activité du Secours national * dans le département

...

Des galoches pour les enfants
Grâce au don de vieux vêtements, de vieux souliers, remis à neuf dans des ouvroirs, on a pu rhabiller et rechausser bien des enfants.
Vingt mille galoches ont été distribués aux enfants des écoles pendant les mois de novembre et décembre (1942), 11.000 autres vont l'être. Et ainsi un enfant sur deux aura sa paire de galoches.
Ce sont les instituteurs qui ont assumé la tâche de désigner les enfants ayant le plus besoin d'être chaussés, et les assistantes sociales ont établi les listes d'accord avec eux. Ce sont encore les instituteurs qui, après avoir été chercher les galoches réparties dans les chefs-lieux de canton les ont distribuées, assistés par les infirmières et les assistantes sociales. Et M. de L'Epine insiste à ce propos sur le dévouement des membres de l'enseignement, et sur le concours que le Secours national a trouvé auprès de l'inspecteur d'académie et surtout chez les maîtres des écoles de campagne.

Le Progrès de la Somme, numéro 22883, 2 février 1943 259PER304 Archives de la Somme


* Le Secours national est un organisme français créé le 4 août 1914, à l'initiative d'Albert Kahn. Au début de la Seconde Guerre mondiale, l’institution est réactivée par un décret du 19 octobre 1939. Il est chargé d'apporter de l'aide aux militaires, à leurs familles ainsi qu'aux populations civiles victimes. L’organisme, puissant instrument de propagande, prend une importance croissante au fil des années de la collaboration. Trop attaché à l'Etat français de Vichy, en 1944, après la Libération, il deviendra l'Entraide française.




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. nov. 23, 2025 19:03 pm 
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MERS-LES-BAINS

LE BOUILLON SCOLAIRE

La soupe populaire est terminée. Elle a rendue de grands services, mais l'effort de la municipalité va maintenant se porter sur la santé des enfants. M. CHANTREL, maire, adresse en effet un appel à tous les cœurs généreux pour une nouvelle œuvre "le Bouillon scolaire".
A 300 enfants de MERS, on envisage de donner chaque matin un bouillon chaud, ce qui sera d'un excellent appoint, car l'alimentation des enfants est à l'heure actuelle très difficile.
Souhaitons que cet appel soit entendu et que le bouillon scolaire trouve comme la soupe populaire autant de dévouement et de générosité.

Le Progrès de la Somme, édition du 23 avril 1941



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. juin 01, 2026 9:38 am 
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MOUVEMENT DU PERSONNEL DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

Une liste des postes vacants va être diffusée par les soins de MM. les directeurs d'écoles des chefs-lieux de canton. Les demandes des intéressés devront parvenir à l'Inspection Académique pour le 25 août.

Le Progrès de la Somme, numéro 23042, 10 août 1943 - 259PER307 - Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. juin 05, 2026 11:39 am 
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1940

Le Progrès de la Somme, édition du mardi 8 et du mercredi 9 octobre 1940


APPEL AUX INSTITUTEURS ET INSTITUTRICES DE FRANCE


L'Inspection Académique nous communique l'appel suivant du ministre d’État à l'Instruction Publique :
Par une circulaire en date du 9 Août 1940, M. le Ministre Secrétaire d’État à l'Instruction Publique avait prescrit à tout le corps enseignant de consacrer la première classe de rentrée, à la France, et d'y donner lecture de fragment des appels adressés aux Français dans le courant du mois de juin dernier par le Maréchal,
Je sais que le plus grand nombre des maîtres a compris la pensée qui avait inspiré ces instructions et s'y est conformé. Mais il en est quelques-uns qui les ont méconnues, soit en n'y obéissant pas, soit même en les travestissant.
Une telle attitude révèle un mal profond, et je ne veux pas croire qu'une inadmissible consigne aurait été donnée.
La première condition pour remettre de l'ordre à l'intérieur du pays, est que chacun soit à sa place dans sa hiérarchie propre, et exécute les instructions de ses chefs.
Ceux qui n'ont pas d'autorité officielle n'ont aucune qualité pour donner des ordres à leurs collègues, pour les convoquer, ou pour leur transmettre des consignes. De tels agissements ne sauraient être tolérés.
A cette occasion, je rappelle aux instituteurs et aux institutrices qu'ils ont toujours le moyen de se faire entendre de leurs chefs mais que toutes leurs réclamations ou demandes doivent suivre la voie régulière.
Les manquements qui m'ont été signalés, et la méconnaissance de l'autorité dont ils témoignent, m'ont d'autant plus douloureusement surpris, que je sais la grande majorité du corps des instituteurs et institutrices animés de profonds sentiments de patriotisme et de conscience professionnelle.
Je sais aussi, que beaucoup d'entre eux ont vaillamment servi leur pays, remplissant avec courage et abnégation leur devoir de soldat ou d'officier. Ceux- là ont acquis au service de la Patrie une autorité qui leur sera profitable pour développer le sens du devoir, dans la jeunesse à l'éducation de laquelle ils se dévouent.
Je fais confiance aux instituteurs et aux institutrices de France. Tous comprendront qu'il n'est de plus grande satisfaction que celle du travail bien fait. Un bon instituteur ne peut remplir sa mission qu'à la condition de s'y consacrer tout entier, d'aimer son métier ; d'aimer les enfants qui lui sont confiés, de se tenir en contact étroit avec les familles, de gagner et de mériter leur confiance.
Chacun de vous le fera sans peine s'il a lui-même le sens du devoir et de la discipline.

Le Secrétaire d’État à l'Instruction Publique et à la Jeunesse,
Georges RIPERT.


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Cet appel est rempli de menaces implicites entre les lignes à l'encontre des enseignants de l’École primaire. En clair, le choix est simple, se soumettre ou se démettre, face aux nouvelles orientations du régime de Vichy pour qui l'instituteur a été un vecteur de la défaite.
Par la loi du 18 septembre 1940, ce même Georges RIPERT, secrétaire d’État à l'instruction publique du régime de Vichy, avait décidé la fermeture des écoles normales à compter du 1er octobre 1941.
Pour le gouvernement de Vichy, ces lieux qui avaient formé des générations de "hussards noirs de la République", profondément laïques, et qualifiés de socialisant, devaient être éradiqués par mettre en place les "valeurs nationales" prônées par Vichy et le Maréchal qui dirige le nouveau régime que sont le Travail, la Famille et la Patrie.



VOIR sur ce sujet : "Le temps des instituteurs"
http://www.le-temps-des-instituteurs.fr ... rmale.html



Cordialement
Eric Abadie


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