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MessagePublié : jeu. mai 15, 2025 15:38 pm 
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Enseignement - Victimes de la répression ennemie



in Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme
N° 1 - octobre 1944

"Comme à travers toute la France, le personnel enseignant a pris, dans ce département, à la libération du territoire, une part des plus actives, des plus efficaces, et surtout des plus courageuses.
Dès le début, la Résistance a trouvé dans ses rangs une adhésion spontanée, enthousiaste, et quasi totale. Dans telle région du département, il est peu de ses membres qui n'aient pas risqué leur vie au service de la cause sacrée à laquelle ils s'étaient dévoués de toute leur âme. Au Livre d'Or de la Résistance s'est inscrite une longue liste de professeurs, d'instituteurs et d'institutrices qui ont su ainsi donner l'exemple de la fidélité à la République et de la foi en les destinées de la France.
Il sera bon qu'un jour ce Livre d'Or soit dressé si, du moins, la modestie de ceux qui ont dû œuvrer dans l'ombre et qui ont cru devoir s'effacer dès qu'ils purent considérer l'œuvre comme accomplie, ne s'y oppose pas.
Dès maintenant, toutefois, il faut que soit porté à la connaissance de tous le martyrologue du personnel enseignant au service de la Résistance. C'est un devoir pour nous tous d'évoquer ici le souvenir de ceux qui sont morts pour que la France vive et de tourner nos pensées vers ceux que l'ennemi, en raison de leur activité nationale, a arrachés du sol de la Patrie.
"


Le ton de ce liminaire est par trop lyrique quatre-vingt ans plus tard, mais il doit être resitué dans le contexte de l'époque, après quatre années d'occupation du pays par les troupes allemandes.



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VOIR le sujet sur :
Madeleine MICHELIS
viewtopic.php?f=75&t=4209


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Liste complémentaire de victimes de la répression ennemie - membres du personnel ou proches parents

in Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme

N° 2 - avril 1945

M. DELMOTTE Marc, instituteur à Outrebois, arrêté le 21 janvier, libéré le 11 février 1941.
M. CHAUVIN, mari de Mme CHAUVIN, institutrice à Hallencourt, arrêté le 8 juin 1943 et déporté en décembre 1943.
M. MOIGNET Jacques, étudiant, fils de Mme MOIGNET, institutrice à Caubert, incarcéré du 22 août 1943 au 4 avril 1944 ; de nouveau arrêté le 20 juillet 1944, torturé et déporté. *
M. CARPENTIER Gaëtan, directeur d'école honoraire, maire de Long, arrêté en mai 1944, déporté.
M. JEANNE Emile, mari de Mme JEANNE, institutrice à Mouflers, arrêté le 19 mai et déporté le 3 juillet 1944.
Mlle RIFFAUD, fille de M. et Mme RIFFAUD **, instituteurs à Bouchoir et Folies, arrêtée le 25 juillet 1944, libérée immédiatement avant la libération de Paris, à la veille d'être fusillée.
M. PHILIPPE Louis, père de M. PHILIPPE Oscar, instituteur intérimaire, , assassiné par les Allemands le 31 août 1944.
M. JOURNET René, mari de Mme JOURNET, institutrice à la Boisselle, décédé des suites de ses blessures, le 28 septembre 1944.

* voir Réseau BEARN dans la Somme
viewtopic.php?f=75&t=973

** Il s'agit bien évidemment de la célèbre Madeleine RIFFAUD, héroïne de la Résistance, poète, écrivaine et correspondante de guerre et anticolonialiste, décédée le 6 novembre 2024, à l'âge de 100 ans. Ses années de guerre ont été l'objet dune série de bande dessinée sous la forme de trois tomes intitulée "Madeleine Résistante" coécrite par Dominique BERTAIL et Jean-David MORVAN et Madeleine RIFFAUD elle-même.
VOIR sur elle :

https://maitron.fr/riffaud-madeleine-ri ... ia-rainer/

https://www.courrier-picard.fr/id254646 ... u-santerre
Dans les pas de Madeleine Riffaud, résistante oubliée du Santerre - article de Ludovic Lascombe, journaliste au Courrier Picard édition du 27 Novembre 2021

N° 3 - mai - juin 1945
Mme BRINKWORTH, institutrice à Amiens, incarcérée du 20 au 24 décembre 1940.
Mlle POIDEVIN Muguette ** ; institutrice intérimaire au Titre, arrêtée le 5 octobre 1943 et déportée.
M. GABULON Jean, fils de M. et de Mme GABULON, de Mamptont-Saint-Martin, incarcéré du 27 juillet au 20 août 1941.

**
Titres, homologations et services pour faits de résistance
Huguette POIDEVIN
Né le 4 novembre 1922 à Friville-Escarbotin (Somme)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 482970



Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme

N° 4 - juillet - novembre 1945

Liste complémentaire de victimes de guerre

M. MOIGNET, fils de Mme MOIGNET, institutrice de Mareuil-Caubert, tué par les S.S. en Allemagne.

* voir Réseau BEARN dans la Somme
viewtopic.php?f=75&t=973



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. mai 15, 2025 17:08 pm 
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Enseignement


Livre d'Or

in Département de la Somme - Bulletin de l'enseignement primaire - N° 7 - novembre - décembre 1946


Par décision n° 675 du 27 avril 1945, M. Pierre DEVILLIERS, instituteur à Friaucourt, a fait l'objet d'une citation à l'ordre de la division comportant l'attribution de la Croix de guerre 1939 avec étoile d'argent,
Par décret du 15 octobre 1945, la Médaille de la Résistance française lui a été décernée.



Titres, homologations et services pour faits de résistance
Pierre DEVILLIERS
Né le 5 avril 1904 à Feuquières-en-Vimeu (Somme)
Famille résistance
forces françaises combattantes (FFC)
Nom du réseau des forces françaises combattantes : SAMSON
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 182747
Service historique de la Défense, Vincennes SHD/ GR 28 P 11 53


Base des médaillés de la résistance
Pierre DEVILLIERS
Né le 5 avril 1904 à Feuquières-en-Vimeu (Somme)
Date du décret : 15/10/1945
Date de publication au JO : 20/10/1945
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération



J.O. 1945/10/20 (A77,N247). page 6728

Art. II. — La médaille de la Résistance française est décernée, à :
l'adjudant Pierre DEVILLERS


Voir également
CD(DVD)-ROM : La Résistance dans la Somme
Pierre, Jean, Marie DEVILLIERS
Alias "Gao 47"
Instituteur à Friaucourt


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Mais encore
Edition du Courrier Picard du 15 mai 2024
Extrait :

Vismes-au-Val : 80 ans après, les descendants de résistants et d’un pilote néo-zélandais se retrouvent
Des descendants de résistants ont retrouvé la famille du pilote néo-zélandais qui s’était crashé près de Vismes-au-Val. Leurs aïeux l’ont caché des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.


C’est une histoire dans l’Histoire. Une de celles qui traversent les générations. Le 24 mai 1944, le lieutenant Malcom Cullen décolle de la côte anglaise pour une mission cruciale : bombarder un dépôt de carburant près d’Amiens. Abattu par les Allemands alors qu’il vole à basse altitude, il survit au crash et trouve refuge auprès d’un réseau de résistants, près de Vismes-au-Val. Un jeune homme l’accueille, amorçant une chaîne de solidarité qui verra le pilote caché par plusieurs familles du Vimeu et de la vallée de la Bresle.

Parmi celles-ci, la famille Theron-Cannevelle, à Méneslies, l’hébergera près de deux semaines. Puis le pilote partira à vélo à Paris, aidé par Pierre Devilliers, instituteur à Friaucourt, résistant et organisateur d’une filière d’évasion pour les aviateurs alliés. Malheureusement, les Allemands le capturent dans la capitale et l’envoient dans un camp pour prisonniers de guerre, un stalag. Malcom Cullen n’est libéré qu’en mai 1945, par les Russes, avant d’être rapatrié en Nouvelle-Zélande...


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Edition du Courrier Picard du 29 août 2019

Jacqueline, 16 ans à la libération des villes sœurs : «C’était la liesse, tout le monde était heureux»

Alors que les villes sœurs s’apprêtent à fêter le 75e anniversaire de la libération, les derniers témoins se souviennent. Comme Jacqueline Picard, 16 ans à l’époque.


Les villes sœurs (Eu, Mers, Le Tréport) s’apprêtent à célébrer le 75e anniversaire de leur libération. C’était le 31 août et le 1er septembre 1944, par les troupes canadiennes. Municipalités et associations organisent de nombreuses manifestations. Pour les derniers témoins de cet événement historique, c’est surtout l’occasion de se souvenir.

Fille de résistant

« C’était la liesse, tout le monde était heureux », raconte par exemple Jacqueline Picard, Devilliers de son nom de jeune fille, qui avait 16 ans le 1er septembre 1944. Aujourd’hui âgée de 91 ans, elle garde des images très précises de cette journée. Elle habitait alors à Friaucourt chez ses parents : son père Pierre Devilliers était instituteur et secrétaire de mairie, et surtout responsable local du réseau de résistance Samson. « Ce matin-là, raconte l’octogénaire, avec mon amie Raymonde Ducrocq, nous étions descendues de Friaucourt à Eu, pour aller au marché. Nous étions parties à pied, car les Allemands s’emparaient des vélos pour fuir. Ils volaient aussi les vêtements civils qu’ils trouvaient. »

Les Canadiens dans la côte de Dieppe

Lorsque les deux jeunes filles arrivent à l’entrée de la ville, « on nous a dit que les Canadiens étaient côte de Dieppe ». Jacqueline n’est pas vraiment étonnée : « À la maison, on écoutait Radio Londres, en faisant attention », et la famille est au courant de l’avancée des troupes alliées le long du littoral. De plus, les jours précédents, les habitants avaient pu croiser des convois allemands remontant vers le nord et des occupants « très nerveux ».

« Un militaire m’a attrapé et m’a fait monter sur un char »

En apprenant la bonne nouvelle, les adolescentes décident d’aller à la rencontre des libérateurs. « Nous étions rue Paul-Bignon quand ils sont passés. Un soldat canadien marchait à côté d’un char, il m’a attrapé et m’a fait monter dessus ! C’est comme ça que je suis descendue jusqu’à l’hôtel de ville. J’étais heureuse ! », évoque Jacqueline Devilliers, le sourire aux lèvres. Qui poursuit : « Tout le monde était sorti, plein de gens les suivaient. Des drapeaux français ressortaient de partout, tout le monde en fabriquait avec ce qu’on trouvait. » La foule envahit la place et le maire, Henri Franchet, accueille à bras ouverts les Canadiens. « Ils parlaient français, mais avec un accent, et des mots qu’on ne comprenait pas ! »

Des soldats à la maison

Mais les alliés ne posent pas et poursuivent leur progression vers Saint-Valery-sur-Somme. Jacqueline, de son côté, remonte à Friaucourt : « Sinon ma mère se serait inquiétée. » Au passage, les deux jeunes filles avertissent les habitants qu’elles croisent : « On leur disait que les Canadiens étaient à Eu, mais ils ne nous croyaient pas ! » Quand elle arrive chez ses parents, Jacqueline a la surprise de découvrir son père en grande discussion avec des officiers alliés, qui se sont installés dans l’ancien château du village. « Mon père, en tant que résistant, envoyait beaucoup de documents en Angleterre, des relevés, des cartes. Il a transmis ces informations à l’État-major canadien, leur a indiqué les points importants du secteur. » Des éléments précieux.

Jacqueline Devilliers n’a rien oublié de cette journée : « Ça m’a marquée, c’est resté gravé dans ma tête. »



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. mai 15, 2025 17:48 pm 
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Département de la Somme - Bulletin de l'enseignement primaire - N° 3 - avril 1946

Livre d'Or

M. TRANCART, instituteur à Lesbœufs.

Ordre de la division. Citation : Trancart Pierre, sergent F.F.C. :
"Patriote de la première heure, rallié au Bureau des Opérations aériennes de la Région A. A fait sans cesse preuve d'une activité et d'un cran remarquables. S'est particulièrement distingué par la récupération d'aviateurs alliés, la préparation des parachutages et l'acheminement des armes. Chef de groupe lors des combats de la libération, à pris une part très active à ceux-ci en n'hésitant jamais à payer de sa personne. Croix de guerre 1939 avec étoile d'argent."


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Titres, homologations et services pour faits de résistance
Pierre TRANCART
Né le 21 novembre 1909 à LE CROTOY (Somme)
Famille résistance
forces françaises combattantes (FFC)
Nom du réseau des forces françaises combattantes : ACTION A
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 576557
Service historique de la Défense, Vincennes SHD/ GR 28 P 11 116


Base des médaillés de la résistance
Pierre TRANCART
Né le 21 novembre 1909 à LE CROTOY (Somme)
Date du décret : 10/01/1947
Date de publication au JO : 11/01/1947
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Nom : TRANCART
Prénom(s) : Pierre Jules Charles
Date de naissance : 21 novembre 1909
Lieu de naissance : Crotoy - (Somme)
Date de décès : 10 février 1986 (76 ans)
Lieu de décès : Abbeville (Somme)

Sources : https://www.deces-en-france.fr/resultat ... es-charles





Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. mai 15, 2025 18:27 pm 
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Livre d'Or


Département de la Somme - Bulletin se l'enseignement primaire - N° 2 - février mars 1946


Citation

M. BRARD Marcel, instituteur à Moreuil :

"Lieutenant F.F.I. doué des plus hautes qualités d'initiative, de courage et de dévouement. S'est dépensé sans compter pour assurer dans la région de Moreuil le camouflage des résistants, le transfert des armes, le sabotage des voies ferrées et des panneaux de signalisation routière et l'organisation clandestine de sa compagnie, réunissant ainsi 400 engagements. N'a jamais ralenti son activité malgré deux perquisitions par la police et la Gestapo.
Le 31 août 1944, malgré un feu violent, a entrainé ses hommes en un splendide élan à l'attaque d'un poste de mitrailleurs allemands sur la voie ferrée, permettant ainsi la capture d'un de nombreux prisonniers et d'un important matériel.
"



VOIR : CD(DVD)-ROM : La Résistance dans la Somme
Marcel BRARD
Alias "Pierre Legrand"
Age en 1940 : 34 ans
Profession en 1940 : Instituteur
Domicile en 1940 : Moreuil
Résistance
Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : FTPF, Libé-Nord, Alibi Maurice
Il organise la Résistance dans les cantons de Moreuil et d'Ailly-sur-Noye.


Titres, homologations et services pour faits de résistance
Précédentn°2/2
Marcel Pierre BRARD
Né le 11 février 1906 à Fontainebleau (Seine-et-Marne)
Famille résistance
forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 87948


Sources : archives départementales de Seine-et-Marne 6E198/240 Année 1906 - archives en ligne
Etat civil, registres paroissiaux, actes d'état civil et tables décennales : Fontainebleau (Seine-et-Marne)
Acte N° 22 (page 11/102)
Naissance de Marcel Pierre César BRARD
né le 11 février 1906 (déclaration le douze février)

Mention marginale :
Décédé le 16 octobre 1959 à Moreuil (Somme)






Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. mai 17, 2025 16:18 pm 
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Enseignement - Résistants et Victimes de la répression ennemie


in Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme - N° 1 janvier 1946;


M. MOUCHOTTE, instituteur à Friville-Escarbotin, citation à l'ordre de la division :

"A contribué pendant plusieurs années à l'organisation de la lutte dans l'arrondissement d'Abbeville, faisant preuve d'une abnégation totale, réalisant de nombreux sabotages de voies de communication ennemies etexécutions d'agents allemands. S'est également occupé du rapatriement des aviateurs alliés. Plusieurs fois poursuivi par la Gestapo, est toujours resté à son poste et s'est battu courageusement lors de la libération."

MOUCHOTTE Auguste Joseph Romain
Subdivision d'origine : Amiens
N° matricule au recrutement : 1075
Classe de mobilisation : 1912
Il est né le 8 mars 1892 à Amiens ; fils d'Augustin Achille MOUCHOTTE et de Marie Adèle BUQUET (déjà décédée en 1912), domiciliés à Amiens.
Il est convoqué devant le conseil de révision du canton d'Amiens N.O. dans sa vingtième année. Celui-ci le classe dans la 1ère partie de la liste en 1912. Son signalement nous le décrit comme un jeune homme grand pour l'époque, puisqu'il mesure 1 mètre 80. Il a les cheveux et sourcils châtain clair, les yeux bleus, le front large et vertical, le nez long, sur un visage ovale - marque particulière : une cicatrice à l'oeil droit. (son degré d'instruction générale n'est pas indiqué sur son feuillet matricule
Il est incorporé au 128e régiment d'infanterie à compter du 9 octobre 1913 comme soldat de 2e classe. Il ne tarde pas à prendre du galon puisqu'il est nommé caporal le 1er mars 1914 puis sergent le 20 août suivant. Comme tous ses camarades de régiment, il participe à la bataille de Fontenoy (Ardennes), le 31 août 1914, où il est évacué sur blessure. D'une conduite héroïque, il sera blessé trois autres fois. Il passera au 51e d'infanterie le 1er octobre 1916 puis au 151e R.I. le 1er mai 1918 avant de revenir dans son régiment d'origine, le 128e régiment d'infanterie d'Abbeville, le 8 juin 1918. C'est là qu'il est promu sous -lieutenant à titre temporaire (pour prendre rang du 20 juin 1918. Il envoyé en congé illimité de démobilisation, le 7 août 1919 par le dépôt mobilisateur du 128e R.I.
Retourné à la vie civile, il sera promu sous lieutenant à titre définitif par décret présidentiel du 29 juin 1920 pour prendre rang du 14 mai 1919 (JO du 4-5-1922) puis lieutenant par décret en date du 22 novembre 1923 (JO du 26-11-1923) pour prendre rang du 21 février 1923.
Inscrit au tableau d'avancement pour le grade de capitaine (réserve) année 1939, il est promu capitaine de réserve le 10 juillet 1939 pour prendre rang du 11 juillet 1939. Il est mobilisé le 26 août 1939 au C.N.I. 22 à Amiens.
Campagne contre l'Allemagne du 2 septembre 1939 au 25 juillet 1940.
Mobilisé le 27 novembre 1944 comme commandant la 211e Compagnie de Tirailleurs Nord-Africains à Abbeville - affecté au C.I.P.G. le 10 mars 1945 à Amiens (officier adjoint) - démobilisé le 31 juillet 1945.
titulaire de la Croix de guerre avec étoile de bronze et étoile d'argent, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du 3 janvier 1925.
Durant la Grande Guerre, il avait obtenu de nombreuses citations pour sa bravoure et son courage.
VOIR :
Mouchotte, Auguste Joseph Romain, né le 8 mars 1892 à Amiens (Somme), classe 1912, matricule n° 1075, Bureau de recrutement d'Amiens 1R1051 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/5c ... cba3a4d6d4



[3M509] - Fressenneville (Somme, France) - Listes électorales de 1914

MOUCHOTTE Auguste, né le 8 mars 1892 à Amiens, soldat


[3M517] - Fressenneville (Somme, France) - Listes électorales de 1919

MOUCHOTTE, né en 1892, profession instituteur


En 1946, Auguste MOUCHOTTE et directeur d'école à Fressenneville


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. mai 18, 2025 18:39 pm 
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Enseignement - Résistants et Victimes de la répression ennemie


René Alexandre Théophile CARON né le 19 juillet 1896 à Humbercourt (Somme)
Fusillé le 7 avril1942 au Mont Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine)
Instituteur et secrétaire de Mairie, domicilié à Noyelles-en-Chaussée (Somme).



in Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme
N° 1 - octobre 1944


M. CARON René, instituteur à Noyelles-en-Chaussée.

Parmi les victimes les plus pitoyables de l'occupation ennemie, compte M. CARON, instituteur à Noyelles-en-Chaussée et sa mort est au nombre des crimes les plus odieux que l'on puisse mettre au compte de cette justice allemande, dont les procédés sont une injure à la Justice.
Après avoir été détenu pendant plusieurs mois par les Allemands, il fut traduit par eux devant un conseil de guerre, condamné à mort et fusillé le 7 avril 1942.
Son tort, c'était d'avoir fait en 1940, honnêtement et simplement son devoir d'officier, alors qu'il était mobilisé comme lieutenant à Abbeville et il fallut une abominable parodie de jugement pour travestir cet homme de devoir en criminel.
Il est mort très courageusement, quoiqu'l laissât une veuve et trois enfants encore bien jeunes ; et dignes de lui, sa veuve sut montrer une fermeté et un courage des plus admirables.
Sa vie avait été toute simple et toute unie. Né le 19 juillet 1896, il était sorti de l'Ecole normale d'instituteurs d'Amiens. Mobilisé le 12 avril 1915 au 87e régiment d'infanterie, il termina la guerre comme sous-lieutenant au 120e régiment d'infanterie. Après avoir été instituteur adjoint à l'école de garçons de Fressenneville, pendant trois ans, il fut nommé le 1er octobre 1922, chargé d'école à Noyelles-en-Chaussée, où il devait terminer sa trop courte carrière. Apprécié très rapidement par ses chefs comme un maître actif, laborieux, intelligent, il ne cessa de donner, dans sa classe, l'exemple d'un travail constamment orienté vers la recherche de procédés personnels, parfaitement régulier et sérieux, des plus intéressants en même temps que des plus productifs.
Dans les rangs du personnel enseignant, sa disparition a laissé un vide.
A sa veuve si brutalement éprouvée et si courageuse, nous voulons exprmer encore notre très respectueuse sympathie et la part très vive que le personnel enseignant tout entier a prise à son deuil et au deuil de ses enfants ; nous voulons l'assurer de la perénnité du souvenir de M. CARON parmi ses collègues, qui n'oublieront jamais son exemple et son sacrifice.


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CARON René, Alexandre, Théophile
Né le 19 juillet 1896 à Humbercourt (Somme), fusillé par condamnation le 7 avril 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; instituteur.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/caron ... theophile/


Base des fusillés du Mont-Valérien
René Alexandre Théophile CARON
Mort pour la France le 7 avril 1942 à Suresnes - Mont-Valérien, (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise)
Né le 19 juillet 1896 à Humbercourt (Somme)
45 ans, 8 mois et 19 jours
victime de la répression allemande
Profession : instituteur
Mention : Mort pour la France
Date d'arrestation ou du procès : 17-01-1942
Date d'exécution : 07-04-1942
Lieu du dernier domicile : Noyelle en Chaussée (Somme)
Lieu de première inhumation : Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne - ex Seine)
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Commentaires :
Mention Mort pour la France attribuée par le Secrétariat général aux Anciens Combattants en date 13 juillet 1945



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. juin 19, 2025 14:33 pm 
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Enseignement - Résistants et Victimes de la répression ennemie



Membres du personnel enseignant arrêtés ou déportés par les Allemands.


Mlle JULITTE, professeur au collège moderne de filles d'Amiens, 8 juin 1942-mars 1943


MM.
VOELTZEL, Inspecteur primaire à Amiens, 26 août 1942-17 novembre 1942
LOTH, Inspecteur primaire à Abbeville, 26 août 1942-13 janvier 1943
DAUSSIN, instituteur à Amiens, 26 août 1942-17 novembre 1942 et 4 août 1943-27 septembre 1943
DONNEGER, instituteur à Villers-Bocage, 26 août 1942-décembre 1942
PHILIPPE, instituteur à Longpré-les-Corps-Saints, 26 août 1942-décembre 1942
BOQUET, instituteur à Morvillez-Saint-Saturnin (sic), 26 août 1942, déporté
BOULANGER, instituteur à Amiens, 26 août 1942, déporté
DORJON, instituteur à Rubempré, 26 août 1942-13 janvier 1943
BOULAN, instituteur à Rainneville, 26 août 1942-17 novembre 1942

Mlle FOURMENTREAU (sic), professeur adjoint au Lycée d'Amiens, 26 août 1942, déportée
LIRE : Jeanne FOURMENTRAUX
Sur cette grande dame voir le sujet : Jeanne Fourmentraux - Amiens
viewtopic.php?f=75&t=2990

Mlle RABOUILLE, institutrice à l'Inspection Académique, 11 octobre 1942-13 janvier 1943

MM.
VEBER, professeur au collège d'Abbeville, 22 mai 1943, déporté
DETAILLE, instituteur à Albert, 28 juillet 1943, décédé
DESPREZ, instituteur à Combles, 29 juillet 1943-23 août 1943
GAILLANDRE, instituteur à Albert, 29 juillet 1943, déporté

Mme BOUROTTE, institutrice à Amiens, 30 juillet 1943, déportée

MM.
DESPIERRE, instituteur à Cartigny, 30 juillet 1943, déporté
BERNARD, professeur au collège moserne d'Amiens, 3 août 1943-27 septembre 1943
HAYE, instituteur à Villers-Bretonneux, 17 août 1943-septembre 1943

Mme ARNAUD, institutrice à Albert, 31 août 1943, déportée

M. GUYON, instituteur à Contalmaison, 18 novembre 1943-5 janvier 1944

Mlle OLIVIER, élève institutrice, 8 novembre 1943-28 novembre 1943

Mme LAREUZE, institutrice à Chipilly, 27 décembre 1943-18 février 1944

MM.
DUCHATELLE, instituteur à Omiécourt, 22 décembre 1943-24 mars 1944
GUIDET, professeur d'éducation physique à Abbeville, 13-18 janvier 1944

Mlle MICHELIS, professeur au lycée d'Amiens, 12 février 1944, décédée le 15 février 1944
Sur cette grande dame voir le sujet : Madeleine MICHELIS
viewtopic.php?f=75&t=4209

MM.
SAVARY, instituteur à Fort-Mahon, 21 mars 1944, évadé le 15 juin 1944
BERTRAND, à Dromesnil, 3-14 avril 1944
ROUSSEL, instituteur à Forceville, 16 avril 1944, déporté
MERCHEZ, instituteur à Ailly-sur-Somme, 24 avril 1944, déporté
DUCROTOY, instituteur à Ribeaucourt, 30 avril 1944-14 mai 1944
WADOUX, instituteur à Mesnil-Saint-Georges, 19 mai 1944, déporté
VION, instituteur à La Vicogne, 19 mai 1944, déporté
DUFESTEL, instituteur à Limeux, 19 mai 1944, déporté
LEROY, instituteur à Bourseville, 19 mai 1944, déporté
GUILLOT, instituteur à Frettemeule, 19 mai 1944, déporté
LE BORGNE, instituteur à Moislains, 15 juin 1944, déporté
POTEAU, instituteur à Herbécourt, 16 juillet 1944, déporté
LAIGNEL, instituteur à Frise, 16 juillet 1944, déporté
GUIDON, instituteur à Cartigny, 26-28 juillet 1944
VASSEUR, instituteur à Allery, 1er au 29 août 1944


in Bulletin de l'enseignement primaire - département de la Somme
N° 1 - octobre 1944



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. juin 19, 2025 14:45 pm 
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René Hilaire Édouard DUFESTEL
Né le 26 avril 1913 à Moyenneville (80) -
Décédé entre Compiègne et Dachau (Allemagne)
Instituteur à Limeux
Son arrestation survient le 19 mai 1944
Convoi du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne (Oise) à destination de Dachau (Allemagne)
Fait parti du convoi n° 7909 dit "train de la mort"
Décédé pendant le transfert en déportation entre le 2 et le 5 juillet 1944 entre Compiègne et Dachau
Son nom figure sur la plaque commémorative du train de la Mort à Amiens (Somme)
(Sources) : J.O.R.F. n° 071 du 24/03/1989 https://www.lesmortsdanslescamps.com/france.html
et aux archives départementales de la Somme cote 22.J.90 dans le fond Vasselle


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. juin 19, 2025 14:56 pm 
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Constant-Adolphe-Louis DÉTAILLE
Né le 7 novembre 1896 à Grouche-Luchuel (Somme) *
Décédé le 18 février 1944 à Amiens (Somme)
Instituteur à Albert
Résistant F.N. - F.T.P.
Groupe Détaille - Libération-Nord
Collecteur pour le F.N. section de renfort F.T.P. depuis 12/1941
Responsable d'une Compagnie de 100 Francs-Tireurs
Arrêté le 29 juillet 1943
Emprisonné à Compiègne le 22 décembre 1943 puis à la prison d'Amiens le 15 janvier 1944
Il est tué lors du bombardement de la prison d'Amiens dite "Opération "Jericho"


* Grouches-Luchuel : tables décennales des naissances, mariages et décès 5MI_D33; 6M1063 Archives de la Somme




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. juin 19, 2025 15:53 pm 
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Recensement de la population de Beuvraignes en 1936 - cote 6M101 - Archives de la Somme
Rue de la Gare
BOCQUET Marcel, né en 1896 à Frévent, chef, serrurier, patron
MERLIER Clotilde, née en 1900 à Beuvraignes, épouse,
BOCQUET Jean, né en 1921 à Achicourt, fils
BOCQUET Yvette *, née en 1926 à Beuvraignes, fille


================================================


ROYE (Somme) Disparition d’Yvette Fontaine
Article publié dans l'édition du 10 Mars 2016 du Courrier Picard

* Yvette FONTAINE s’est éteinte jeudi 3 mars à l’âge de 89 ans. Née à Beuvraignes, près de Roye (est de la Somme) en 1926, elle a enseigné de longues années à l’école des garçons de Roye, puis au groupe Claudel et Brassens. D’ailleurs désormais l’école s’appelle Yvette et René Fontaine.
Elle et son mari René ont ouvert bénévolement la cantine scolaire dans les années 1970. Elle y organisait les commandes, la préparation des repas et l’accueil des élèves. Le couple a été aussi à l’origine de la première classe de neige en 1978 où les écoliers royens ont découvert le Mont-Dore (Puy-de-Dôme).
Elle a pris sa retraite en 1981 et s’est installée aux Sables-d’Olonne (Vendée).
Un dernier au revoir est organisé au cimetière de Beuvraignes samedi 12 mars à 10h30.


================================================



Jean BOCQUET

Jean Louis Marcel BOCQUET est né le 19 mars 1921 à Achicourt, fils de Marcel Louis Joseph Bocquet (serrurier) et de Clotilde Mathilde Marthe Merlier. Il est mort le 18 février 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne).

Résistant (1939-1945).
Déporté.
Décoré à titre posthume de la médaille de la résistance française (décret du 31 mars 1947).


Transport parti de Compiègne le 24 janvier 1943

Matricule 58309 au KL(Sa) SACHSENHAUSEN
Nom : BOCQUET
Prénom :Jean
Sexe / M
Né le 19 mars 1921 à Achicourt (Pas-de-Calais)
Nationalité (F)

Parcours :
Sachsenhausen (KL)
Heinkel (Hk) Kommando de Sachsenhausen
Baubrigade non identifiée - Kommando de KL

Décédé le 18 février 1945 à Bergen-Belsen



JO 1987 p11518-11522
BOCQUET (Jean, Louis, Marcel)
né le 19 mars 1921 à Achicourt (Pas-de-Calais)
décédé le 18 janvier 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne).
https://www.lesmortsdanslescamps.com/fr ... tml?titre=






Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. juin 19, 2025 18:08 pm 
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Instituteurs arrêtés le 26 août 1942




DORJON, instituteur à Rubempré, emprisonné du 26 août 1942 au 13 janvier 1943


=======================================================


DORJON Henri, né en 1896 à Raincheval, chef, instituteur, Instruction publique
DORJON Antoinette, née en 1899 à Louvencourt, son épouse
DORJON Rosemonde, née en 1921 à Louvencourt, fille

Rue Là-Haut
in Recensement de la population de Rubempré en 1936 - cote 6M686 - Archives de la Somme


DORJON Henri, instituteur à Rubempré, né à Raincheval en 1896

in : Liste électorale de Rubempré en 1939 cote 3M539 - Archives de la Somme


=======================================================



BOULAN, instituteur à Rainneville, emprisonné du 26 août 1942 au 17 novembre 1942


BOULAN Armand, instituteur, né à Bouquemaison le 17 février 1888, rue de Pierregot
in : Liste électorale de Rainneville en 1939 - cote 3M539 - Archives de la Somme


BOULAN Armand-Louis-Jean-Baptiste, né en 1888 à Bouquemaison, chef, instituteur
BOULAN Adrienne-Marie-Germaine, née en 1885 à Mavans (?) *, institutrice, sa femme

Rue de Pierregot
Recensement de la population de Rainneville en 1936 - cote 6M661 - Archives de la Somme

* Beauvoir-Wavans est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais.



=======================================================


PHILIPPE, instituteur à Longpré-les-Corps-Saints, emprisonné du 26 août 1942 à décembre 1942


PHILIPPE Georges, directeur d'école, né à Friville-Escarbotin en 1898, Place

in : Liste électorale de Longpré-les-Corps-Saints en 1939 - cote 3M537 - Archives de la Somme


PHILIPPE Georges, né en 1898 à Friville-Escarbotin, directeur d'école, chef
PHILIPPE Odette, née en 1901 à Amiens, institutrice, sa femme,

Place
in : Recensement de la population de Longpre-les-Corps-Saints en 1936 - cote 6M488 - Archives de la Somme


=======================================================


DONNEGER, instituteur à Villers-Bocage, emprisonné du 26 août 1942 à décembre 1942


DONNEGER Anselme, instituteur public, né à Allenay (Somme) le 31 août 1897

Liste électorale de Villers-Bocage en 1939 - cote 3M539 - Archives de la Somme


DONNEGER Anselme, né en 1897 à Allenay (Somme), chef, instituteur public
LHÉRONDE Marcelle, née en 1905 à Allery, épouse, (sans profession)
DONNEGER Dilette, née en 1924 à Pœuilly, fille
Veuve DENIBAS Gypsine, née en 1866 à Woignarue, mère

Place de la mairie
in : Recensement de la population de Villers-Bocage en 1936 - cote 6M798 - Archives de la Somme


=======================================================



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. juin 20, 2025 8:52 am 
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Marie Anaïse Yolande BOUROTTE, née THOMAS
Née le 2 juillet 1895 à Curchy (Somme)
Elle épouse à Quend (Somme), le 24 novembre 1917, Emile Hector BOUROTTE
Elle décède le 20 mars 1945 à Ravensbrück (Allemagne)
Domiciliée à Amiens en 1942
Institutrice à Amiens N.D.
Arrêtée pour distribution de tracts et du journal "Picardie Libre" le 29 juillet 1943 à Amiens (Somme)
Déportée à Ravensbrück - matricule 27.072
Mort en déportation- (Source: J.O.R.F. n° 249 du 27/10/2009)


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


On estime qu'environ 8000 déportées françaises sont passées par le KL Ravensbrück. La majorité part dans des transports directs depuis Compiègne-Royallieu ou le Fort de Romainville, avec pour certaines un passage par le camp de Sarrebruck Neue Bremm.

Sources : AFMD (Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation°
https://afmd.org/ravensbrueck.html


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Matricule au KL de Ravensbrück : 27072
Nom : BOUROTTE
Prénom : Yolande
Sexe : F (féminin)
Née le 02/07/1895 à Curchy (Somme - 80)
Nationalité : F (française)
Parcours : Ravenbruck
Décécée le 20 mars 1945 à Ravensbrück

BOUROTTE, Yolande, 02/07/1895 Partie I, liste n°175. (I.175.)
Transport parti de Compiègne le 31 janvier 1944 (I.175.)

http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.175.#BOUROTTE


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Arrêté du 16 octobre 2009 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès
Bourotte, née Thomas (Marie, Anaïse, Yolande) le 2 juillet 1895 à Curlu (sic) * (Somme), décédée fin mars début avril 1945 à Ravensbrück (Allemagne).
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/art ... 0021201678

* Le lieu de naissance de Mme BOUROTTE est erroné. Elle est bien née à Curchy et non à Curlu dans la Somme

VOIR : Curchy : naissances, mariages, décès 2E230/9 Archives de la Somme (page 61/159


La base de données des morts en déportation du département de la Somme répète la même erreur
JO2009p18120-18124
Bourotte, née Thomas (Marie, Anaïse, Yolande)
le 2 juillet 1895 à Curlu (Somme)
décédée fin mars début avril 1945 à Ravensbrück (Allemagne).
https://www.lesmortsdanslescamps.com/france.html


Base des Victimes de la répression allemande
BOUROTTE Marie Anaise
Décédée en 1945 à Ravensbrück ( Allemagne)
Née le 2 juillet 1895 à Curchy (Somme)
Autre(s) nom(s) : THOMAS
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 429 489


=============================================================




Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
BOUROTTE née THOMAS Curchy 2.jpg
BOUROTTE née THOMAS Curchy 2.jpg [ 62.62 Kio | Consulté 867 fois ]
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MessagePublié : mar. juin 24, 2025 15:31 pm 
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LE BORGNE, instituteur à Moislains, arrêté le 1er juin 1944, déporté

Arrêté le 1er juin 1944 pour faits de Résistance, déporté au camp de Neuengamme en Allemagne où il meurt en mai 1945. Jérôme Le Borgne est enterré à Moislains.



Jérôme LE BORGNE, né le 21 novembre 1896 à l'Elbrun en Hénon,fut mobilisé en 1915 à l'âge de 19 ans, victime des gaz toxiques, il fut démobilisé en 1919 avec le grade de lieutenant. Comme beaucoup de jeunes hommes de l'époque, il parti chercher du travail hors de Bretagne et atterrit en Picardie, puis dans la Somme où il se maria à Moislains (80). Instituteur, puis directeur de l'école communale, il fut à nouveau mobilisé en septembre 1938, remobilisé en septembre 1939 et fait prisonnier le 22 juin 1940 puis libéré comme ancien combattant en août 1941. Engagé dans les FFCI en mars 1942, il est arrêté le 1er juin 1944 pour faits de résistance, entre autres pour avoir caché des aviateurs américains? Interrogé et incarcéré, il est transféré à Compiègne le 15 juillet 1944. Il est intégré à un convoi de 1 528 hommes entassés dans des wagons à bestiaux (100 par wagon) direction le camp de concentration de Neuengamme en Allemagne. L'accueil fut terrible. Arrivés de nuit, les prisonniers sont éblouis par les projecteurs, et sont sous les coups des SS qui hurlent des ordres incompréhensibles en allemand. Le lendemain, ils étaient immatriculés? Jérôme Le Borgne reçu le matricule 37 312. Il fut envoyé par la suite à Osterot (un camp annexe exploitant plus de 800 déportés au profit des entreprise Krupp).

Devant l'avancée des troupes alliées, les SS décidèrent l'évacuation d'une partie des déportés de ce camp (le 6 avril 1945) vers Landbostel, camp mouroir dépendant de Neuengamme. Après le départ des SS, et malgré l'aide apportée par les PG(Prisonniers de Guerre), 2 700 cadavres non identifiés furent dénombrés le 29 avril 1945 à l'arrivée des soldats britanniques. Jean Morin de Saint-Carreuc, centenaire décédé l'an dernier, comme prisonnier de guerre a porté de la nourriture à Jérôme Le Borgne après le départ des SS, mais épuisé et malade il décéda avant son rapatriement le 9 mai 1945 à l'âge de 49 ans. Tous les décédés après la libération du camp ont eu leur corps rendu à leur famille. Jérôme Le Borgne est enterré à Moislains ou une rue porte son nom. Il a eu deux enfants : Suzanne, ancienne professeur d'anglais, et Yves, ingénieur chimiste décédé en 2009.

Biographie extraite de :
VOIR : https://www.henon.fr/Les-deportes-henon ... e_335.html


===============================================================


Transport parti de Compiègne le 15 juillet 1944 (I.247.)
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.247.

Matricule au KL de Neuengamme : 37312
LE BORGNE Jérôme
Sexe : M
Né le 21/11/1896 à Hénon (22)
Nationalité : F
Bremen (Brême) - osterort, Kommando du KL de Neuengamme (Os), Sandbostel (Sb)
Décédé le 9 mai 1945 à Rotenburg - Avant le rapatriement

Transport parti le 15 juillet 1944 de Compiègne et arrivé le 18 juillet 1944 au KL Neuengamme · Effectif recensé : 1522 hommes dont : Décédés : 678



Arrêté du 2 août 1993 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes de décès
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/ ... 0000362172

LE BORGNE (Jérôme, Marie-Ange), né le 21 novembre 1896 à Henon (Côtes-du-Nord), décédé le 9 mai 1945 à Rotenburg Hanovre (Allemagne).


Base des médaillés de la résistance
LE BORGNE Jérôme
Né le 22 novembre 1896 à Hénon (Côtes-d'Armor) (ex Côtes-du-Nord)
Décoration : Médaille
Date du décret : 10/1/1947
Date de publication au JO : 11/1/1947
Source : l’Ordre de la Libération


Titres, homologations et services pour faits de résistance
LE BORGNE Jérôme
Né le 21/11/1896 à Hénon (Côtes-d'Armor) (ex Côtes-du-Nord)
Famille résistance
forces françaises combattantes (FFC)
déportés et internés de la résistance (DIR)
Nom du réseau des forces françaises combattantes
ACTION A
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 347132
Service historique de la Défense, Vincennes SHD/ GR 28 P 11 59




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. juin 24, 2025 16:16 pm 
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POTEAU, instituteur à Herbécourt, 16 juillet 1944, déporté


Jean-Baptiste POTEAU instituteur né le 2 octobre 1912 à Billy-Berclau, village situé près de La Bassée (Pas-de-Calais)

Liste électorale d'Herbécourt en 1939 - cote 3M541 Archives de la Somme

Absent du recensement de la population du village en 1936, il a donc obtenu son poste d'enseignant à Herbécourt entre 1936 et 1939.


Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : Libé-Nord


Départ en déportation
Transport parti de Compiègne le 17 août 1944 à destination du camp de concentration de Buchenwald
Le convoi n° 79 du 17 août 1944 est le dernier convoi de déportation à quitter le camp de Royallieu (Compiègne) pour celui de Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le transport est parti de Compiègne-Rethondes le 18 août et est arrivé au KL Buchenwald le 21 août 1944.

VOIR également : Résistance 60
https://www.resistance60.fr/newpagebefea930

Matricule au KL Buchenwald : 78727
POTEAU Jean
Sexe : M
Né le 02.10.1912 à Billy-Berclau (62)
Nationalité : F
Neu Stassfurt ou "Reh" Kommando du KL de Buchenwald (NS)
Rentré
Libéré le 07.05.1945 à la Frontière tchécoslovaque

POTEAU, Jean, 02/10/1912 Partie I, liste n°265. (I.265.) Hommes : 1255 - Rentrés de déportation : 656 - Décédés : 471


Base des médaillés de la résistance
POTEAU Jean Baptiste
Né le 2/10/1912 à Billy-Berclau (Pas-de-Calais)
Décoration : Médaille
Date du décret : 15/6/1946
Date de publication au JO : 11/7/1946
Source : l’Ordre de la Libération


Titres, homologations et services pour faits de résistance
POTEAU Jean Baptiste
Né le 2/10/1912 à Billy-Berclau (Pas-de-Calais)
Statut : déporté résistant
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR)
résistance intérieure française (RIF)
Nom du mouvement de résistance intérieure française
LIBERATION NORD
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 487186
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 663643



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. juin 24, 2025 17:03 pm 
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LAIGNEL, instituteur à Frise, 16 juillet 1944, déporté


LAIGNEL Edmond, instituteur né le 18 janvier 1897 à Rosières-en-Santerre

Liste électorale de Frise en 1939 - cote 3M541 Archives de la Somme


Départ en déportation :
Transport parti de Compiègne le 17 août 1944 à destination du camp de concentration de Buchenwald
Le convoi n° 79 du 17 août 1944 est le dernier convoi de déportation à quitter le camp de Royallieu (Compiègne) pour celui de Buchenwald pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le transport est parti de Compiègne-Rethondes le 18 août et est arrivé au KL Buchenwald le 21 août 1944.


Transport parti de Compiègne le 17 août 1944 (I.265.)

Matricule au KL Buchenwald 78749
LAIGNEL Edmond
Sexe : M
Né le 10/01/1897à Rosières (80)
Nationalité : F
NS
Rentré
Libéré le 08.05.1945 à Annaberg

LAIGNEL, Edmond, 10/01/1897 Partie I, liste n°265. (I.265.)



LAIGNEL Edmond

déporté n°78749

Né le 10 janvier 1897 à Rosières (Somme), de nationalité française, déporté à Buchenwald puis à Neu-Stassfurt, libéré à Annaberg le 8 mai 1945, revenu en France.

Sources : Résistance 60
https://www.resistance60.fr/1944-08-17


Base des médaillés de la résistance
LAIGNEL Edmond
Né le 18 janvier 1897 à Rosières (Somme)
Décoration : Médaille
Date du décret : 31/3/1947
Date de publication au JO : 13/7/1947
Source : l’Ordre de la Libération


Titres, homologations et services pour faits de résistance
LAIGNEL Edmond Jean Michel
Né le 18/1/1897 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
forces françaises combattantes (FFC)
résistance intérieure française (RIF)
Nom du réseau des forces françaises combattantes
ACTION A
Nom du mouvement de résistance intérieure française
LIBERATION NORD
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 331469



Cordialement
Eric Abadie


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