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La Résistance pour mémoire
Article relevé dans le courrier des lecteurs du Courrier Picard du samedi 9 novembre 2024
La Résistance pour mémoire Pierre Dassonville, de Nesle (Somme), apprécie notre série de hors-série sur la Seconde Guerre mondiale et la Picardie, participant à un rappel de la mémoire de la Résistance, qu’il aimerait aussi voir se concrétiser avec un musée départemental à Amiens : Merci au Courrier picard et à ses journalistes au grand cœur, qui, en cette année 1944, nous font revivre cette époque douloureuse, au cours de laquelle, sans nos Résistants, la Libération n’aurait pas été française ! Six tomes sont parus, retraçant les années 1939 à 1944, des « hors-séries » consacrés à la Seconde Guerre mondiale, Les Picards racontent 1944 et la libération, en vente dans tous les kiosques. On frissonne à la lecture de l’éditorial de Jean-Marc Chevauché et des émouvants récits des journalistes. Il faut avoir connu cette époque... Vous êtes un « musée de papier »… en attendant le Musée prôné depuis plus de dix ans par le Centre de mémoire de la Résistance et des Déportés de la Somme. Ce projet, adopté par le Département, financé à 75 %, serait implanté à la Citadelle d’Amiens, au poteau des Fusillés. Il est toujours en attente, les édiles amiénois le refusent, ne voulant pas être porteurs du projet. Pourquoi ? Nous attendons leur réponse depuis dix ans. Pourquoi attendre ? N’entendez-vous pas ce cri des fusillés à la Citadelle : « Vive la France » ? À travers les mémoires, ils implorent un peu de reconnaissance, ne les entendez-vous pas ? Eux, nos résistants, ils ont entendu les cris sourds du pays qu’on enchaîne : ils n’ont pas accepté la défaite. Ils devaient laisser leur vie pour notre liberté ! 254 résistants fusillés, exécutés, massacrés, 4 000 à 5 000 recensés, 400 internés à la Citadelle, 1 302 déportés en Allemagne dont 637 ne sont pas rentrés, victimes civiles juives martyrisées, etc. La Somme est le seul département des Hauts-de-France à ne pas avoir de musée de la Résistance ! Même Forges-les-Eaux, en Normandie (4 255 habitants), a le sien ! Et Amiens ne le veut pas ! Ici, à Nesle, après 80 ans, une stèle vient d’être érigée en mémoire de nos 9 fusillés et déportés disparus : il n’est jamais trop tard pour Amiens, la nouvelle municipalité ne saurait ignorer ce devoir de mémoire et aussi accéder à la demande du Centre de mémoire de la Résistance et des Déportés de la Somme et de celle des Picards. Nous l’espérons vivement !
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