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MessagePublié : mar. août 20, 2024 8:38 am 
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Blangy-sur-Bresle – Bouttencourt

80 ans après, le souvenir du parcage des populations

par Karine Lapostolle correspondante du Courrier Picard (édition du C.P. du 18 août 2024)

À Blangy-sur-Bresle et Bouttencourt, les habitants se sont réunis pour commémorer le drame du 17 août 1944, jour où les populations furent parquées dans une pâture et plusieurs résistants furent torturés et tués.



Le 17 août 1944, deux mois après le débarquement allié en Normandie, un événement tragique frappait les communes de Blangy-sur-Bresle et Bouttencourt, marquant à jamais la mémoire de leurs habitants. Ce jour-là, dans un contexte de représailles de l’occupant nazi, les populations des deux villages furent parquées dans une pâture, plusieurs résistants furent torturés, et deux d’entre eux, Yves Ternisien et Maurice Delatte, perdirent la vie sous les coups des nazis. Ce drame, désormais gravé dans la mémoire collective, est commémoré chaque 17 août par les habitants et élus des deux communes.
Un drame historique
En cet été 1944, l’étau se resserre sur les troupes allemandes, mises en difficulté par les avancées alliées en France. La vallée de la Bresle n’échappe pas à cette pression. À Blangy-sur-Bresle, Bouttencourt, mais aussi à Gamaches et Liomer-Brocourt, de nombreux habitants cachent des soldats alliés. Mais ce 17 août, tout bascule. Des résistants sont dénoncés par des collaborateurs locaux à la Gestapo, déclenchant une série de rafles violentes.
Dès l’aube, à 5 heures du matin, les habitants sont brutalement réveillés et jetés dans les rues. Hommes, femmes, enfants, tous sont rassemblés, sous la menace, route de Neslette. Les Allemands, en quête de résistants, procèdent à des interrogatoires musclés, ne reculant devant aucune forme de violence. C’est au n° 36 de la route d’Abbeville que le drame atteint son paroxysme : Yves Ternisien et Maurice Delatte, deux figures du réseau de résistance local, sont torturés à mort. Leur courage et leur silence permettront de sauver de nombreuses vies, mais les leurs seront sacrifiées. Leurs corps ne seront jamais retrouvés.
Un témoin se souvient
Parmi les personnes présentes lors de la cérémonie commémorative de ce samedi 17 août, se trouvait Albert Martinez, l’un des derniers témoins de cette époque. Âgé de 11 ans en août 1944, il vivait alors avec sa famille à la cité Bezelin, à Bouttencourt. Il se souvient que son père, photographe amateur, avait été sollicité par un jeune soldat allemand pour développer des films, une demande qu’il avait refusée, conscient des risques.
Le jour du parcage, alors que la famille Martinez était également parquée, le même soldat les reconnut parmi la foule. Albert Martinez se souvient que sa mère, voyant une opportunité, demanda au soldat s’il pouvait aller chercher de la nourriture. Après avoir consulté son supérieur, le soldat autorisa le jeune Albert Martinez à partir, mais non sans un avertissement : « Il m’a dit de ne pas courir », raconte Albert Martinez. C’est seulement en passant devant les mitraillettes qu’il comprit la raison de cette mise en garde. « Arrivé à la maison, il y avait des Allemands. Maman avait préparé deux tartes, ils m’ont donné la moitié d’une belle, et j’ai pu regagner le camp » , se souvient-il.
Albert Martinez ne se rappelle pas avoir aperçu les corps des résistants déposés par les nazis devant la maison Marchand. « Je sais qu’après, il y a eu de nombreuses recherches, sans succès », confie-t-il avec émotion.




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. août 20, 2024 8:45 am 
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TERNISIEN Yves

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Yves Amédée Georges TERNISIEN
Né le 21 avril 1921 à Les Essarts-Varimpré (Seine-Maritime) (ex Seine-Inférieure)
résistant
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 565113

Base des morts en déportation (1939-1945)
Yves Amédée TERNISIEN
Né le 21 avril 1921 à Essarts-Varimpré (Les) (Seine-Maritime)
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 543366



Titres, homologations et services pour faits de résistance
Maurice Ghislain DELATTE
Décédé le 17 août 1944 à Blangy-sur-Bresle (Seine-Maritime) (ex Seine-Inférieure)
Né le 28 décembre 1910 à Morialmé (Belgique)
33 ans, 7 mois et 20 jours
résistant
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 168372
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 631265




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. juil. 11, 2025 9:34 am 
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BLANGY-SUR-BRESLE


NECROLOGIE. - Nous avons appris avec regret à Blangy, la mort au champ d'honneur, de M. RANCIERE-GRANÈS, ancien sous-préfet de Dieppe, secrétaire général de la préfecture d'Alger.
Excellent administrateur, M. RANCIÈRE-GRANÈS était fort aimable.
Ses fonctions l'appelaient souvent à Blangy où il était très estimé et où il a laissé le meilleur souvenir. Il y vint notamment lors de l'inauguration du Nouvel Hôtel de Ville en octobre 1933, pour la présider, ayant à ses côtés M. DURAND, maire, et MM. les parlementaires.

Le Progrès de la Somme, édition du 18 octobre 1940


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

RANCIÈRE-GRANÈS Lucien Antoine Louis
Mort pour la France le/en 10 juin 1940 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) (ex Seine-et-Oise)
Né le 21 décembre 1898 à Béziers (Hérault)
militaire
Mention : Mort pour la France
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 142649


======================================================


Le capitaine RANCIÈRE Lucien Antoine Louis, Etat Major de la 85e division d'infanterie, né le 21 décembre 1898 à Béziers (Hérault), décédé le 10 juin 1940, à l'ennemi.

Sources : archives départementales de l'Hérault - 1R 1317

https://archives-pierresvives.herault.f ... vz=6.74315


Journal officiel du 21 novembre 1938 page 13200

MINISTÈRE DE L'INTERIEUR
Légion d'honneur.
PROMOTION DE L'ALGÉRIE
Par décrets en date du 16 novembre 1938, rendus sur la proposition du ministre de l'intérieur,
Vu la déclaration du- conseil de l'ordre en date du 16 novembre 1938 portant que les promotions et nominations faites aux termes des présents décrets n'ont rien de contraire aux lois, décrois et réglements en vigueur, Ont été promus et nommés dans l'ordre national de la Légion d'honneur :
Au grade de chevalier :
M. Rancière - Granes (Lucien-Antoine-Louis), secrétaire général de la préfecture d'Alger.
23 ans de services civils et militaires, dont 4 ans de guerre.





Cordialement
Eric Abadie


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