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Résistants assassinés au Bois de Gentelles
Édition du vendredi 4 septembre 2026 du Courrier Picard - Amiens et sa région
Le nom de Marguerite DUFLOS n’est toujours pas gravé sur le Mémorial…
Gentelles. Une cérémonie commémorative a été organisée par les communes de Gentelles, Boves, Longueau et Villers-Bretonneux,lundi, pour rappeler le sacrifice des 27 résistants, victimes de la barbarie nazie, et retrouvés en 1944 dans un charnier.
Comme chaque année, une cérémonie commémorative a été organisée par les communes de Gentelles, Boves, Longueau et Villers-Bretonneux pour rappeler le sacrifice des 27 résistants, victimes de la barbarie nazie, et retrouvés en 1944 au charnier du bois de Gentelles, situé sur le territoire de la commune de Boves. De nombreux élus, des membres des associations mémorielles, mais aussi des habitants du secteur étaient présents pour partager un moment de recueillement à ce mémorial où les fosses sont encore visibles au bord du bois. « À tous les résistants picards, à vous les 27 dont les corps meurtris par la torture ont été retrouvés ici il y a 82 ans, je veux dire, oui, vous avez entendu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ; oui, vous avez entendu les cris sourds du pays qu’on enchaîne : non, vous n’avez pas accepté la défaite », a lancé en début de discours Xavier Commecy, maire de Gentelles, maître de cérémonie cette année. Rendant un poignant hommage aux 27 résistants, il a évoqué le parcours de Marguerite DUFLOS, seule femme figurant au nombre des victimes retrouvées dans le charnier mais dont le nom n’est pas gravé sur le monument. Il s’est engagé, comme il l’avait fait il y a quatre ans, à poursuivre ses démarches auprès des autorités compétentes pour que cette injustice soit réparée. « Peut-être qu’en 1945 on ne pouvait admettre qu’une femme puisse être résistante. Et pourtant elle fut internée, torturée et exécutée. Alors, aujourd’hui, les mentalités ont changé ; son nom, ‘‘bien que ce soit une femme’’ mérite d’être inscrit sur ce monument avec ses compagnons d’infortune », a ajouté le maire.
Marguerite DUFLOS, figure de la Résistance
Née le 4 avril 1923 à Lœuilly, dans la Somme, Marguerite DUFLOS est la fille d'Emile et de Catherine DUFLOS. Pendant la seconde Guerre mondiale, elle vivait au hameau de Nolette, près de Noyelles-sur-Mer. Disparu Kurt le 11 juin 1944, le capitaine allemand SCHOLZ fut retrouvé enterré dans le jardin du couple dix jours plus tard. Arrêtée avec Émile SAJOT, Marguerite DUFLOS fut internée à la prison d'Abbeville avant d'être transférée à la citadelle d'Amiens, le 17 août 1944. Dans la nuit du 28 au 29 août 1944, Marguerite DUFLOS, fut emmenée avec 17 autres détenus de la citadelle au Bois de Gentelles, torturée et fusillée sur place. Le charnier fut découvert le 8 septembre mais ce n'est que le 11 octobre 1944 que Catherine DUFLOS identifia le corps de sa fille. Elle avait 21 ans. Si le nom de Marguerite DUFLOS figure dans les listes de référence des résistants retrouvés au charnier, son nom ne figure pas sur le monument. Le nom d’Émile SAJOT, son compagnon, y est bien gravé.
Base des Victimes de la répression allemande
DUFLOS Marguerite Antoinette Née le 4 avril 1923 à Lœuilly (Somme) Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 445 751
Cordialement Eric Abadie
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