Nous sommes actuellement le dim. mars 22, 2026 12:35 pm

Le fuseau horaire est réglé sur UTC+01:00




Publier un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 41 messages ]  Atteindre la page Précédent 1 2 3
Auteur Message
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : mer. mai 07, 2025 14:42 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Mercredi 3 février 1943


LA R.A.F. BOMBARDE ABBEVILLE

20 morts, 100 blessés

Mercredi vers 16 heures, deux groupes de bombardiers de la R.A.F. accompagnés de nombreux chasseurs ont survolés la ville.
Des chapelets de bombes de gros calibre furent lancés au hasard et d'une très grande hauteur..
Ce fut épouvantable.
Des bombes tombèrent entr(autres boulevard Voltaire, mais le spectacle d'une dévastation tragique s'offrait dans le faubourg Rouvroy.
Une torpille de gros calibre tombée devant une église avait atteint de nombreuses maisons, les fils élextriques étaient arrachés sur une grande distance.
Toute la rue Nestor-Letellier avait été littéralement arrosée de projectiles.
A l'heure où nous écrivons ces lignes, au début de la matinée de jeudi, on n'a pu encore recenser tous les points de chute.
...
On compte actuellement 20 morts et 100 blessés dont une trentaine grièvement appatenant tous à la population ouvrière.
M. Mumber, Préfet de la Somme, est arrivé sur les lieux.
Les travaux de déblaiement se poursuivent et il n'est pas impossible qu'on ne découvre d'autres victimes qui augmenteront le tragique bilan de ce nouveau crime de la R.A.F.
Nous reviendrons plus longuement sur ce désatre qui met à son comble l'émotion de la population.


Le Progrès de la Somme, numéro 22886, vendredi 5 février 1943 259PER304 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
ABBEVILLE bombardement février 1943 (1).jpg
ABBEVILLE bombardement février 1943 (1).jpg [ 81.75 Kio | Consulté 750 fois ]
Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : mer. mai 07, 2025 15:52 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Victimes civiles
Décédées le 3 février 1943 à Abbeville (Somme)



Léon Victor BAVENCOVE
Né le 9 juin 1880 à Hesdin (Pas-de-Calais)
62 ans, 7 mois et 23 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 310307


Hélène BERTRAND
Autre(s) nom(s) : VAUQIER
Né le 2 mars 1888 à Saint-Valéry (Somme)
54 ans, 11 mois
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 312735


Michel Daniel BLONDIN
Né le 25 août 1941 à Abbeville (Somme)
1 an, 5 mois et 9 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 314589


Pierre Elie BOURDON
Né le 4 mars 1907 à Abbeville (Somme)
35 ans, 10 mois et 29 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 317498


Mireille Micheline BRIANCHON
Née le 20 novembre 1922 à Abbeville (Somme)
20 ans, 2 mois et 12 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 319000


Eugène Jean CHEVALLIER
Né le 10 octobre 1878 à Abbeville (Somme)
64 ans, 3 mois et 23 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 325337


Maurice Raymond COUPEL
Né le 28 juillet 1928 à Abbeville (Somme)
14 ans, 6 mois et 6 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 328727


Irma Nathalie DERTIN
Autre(s) nom(s) : PREVOST
Née le 20 juillet 1857 à Abbeville (Somme)
85 ans, 6 mois et 13 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote AC 21 P 334538


Pierre Moïse DESCHAMPS
Né le 26 mars 1925 à PONT-REMY (Somme)
17 ans, 10 mois et 7 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 334757


Hélène Thérèse DESENCLOS
Née le 8 septembre 1885 à Abbeville (Somme)
57 ans, 4 mois et 24 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 334833


Huguette Andrée DUBUS
Née le 15 juillet 1925 à Abbeville (Somme)
17 ans, 6 mois et 19 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 337907


Jeanne Octavie FARDEL
Autre(s) nom(s) : VINCENT
Née le 27 décembre 1891 à Saint-Valery-sur-Somme (Somme)
51 ans, 1 mois et 6 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 341554


Jeanne GEFFROY
Autre(s) nom(s) : MESSAGER
Né le 18 septembre 1878 à Paris (ex Seine)
64 ans, 4 mois et 14 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 347171


Léon GEFFROY
Né le 27 juillet 1874 à Saint-Hilaire-du-Harcouët (Manche)
68 ans, 6 mois et 6 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 347172


Eugène Edmond GIGNON
Né le 19 octobre 1895 à Abbeville (Somme)
47 ans, 3 mois et 14 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 348091


Marcelline Argentine LESCARMONTIER
Autre(s) nom(s) : GIGNON
Née le 14 octobre 1904 à Abbeville (Somme)
38 ans, 3 mois et 19 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 369641


Madeleine HALATTRE
Autre(s) nom(s) : VASSEUX
Née le 12 août 1899 à Saint-Sulpice (Somme)
43 ans, 5 mois et 21 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 353234


Georgette Béatrice JULIE
Née le 5 décembre 1903 à Hallencourt (Somme)
39 ans, 1 mois et 28 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 359081


Hélène Thérèse LECAT
Autre(s) nom(s) : DESENCLOS
Née le 8 septembre 1885 à Abbeville (Somme)
57 ans, 4 mois et 24 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 364563


Georgette Alfreda LECLERC
Née le 20 août 1928 à Abbeville (Somme)
14 ans, 5 mois et 14 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 364743


Augustin Hubert MAILLARD
Né le 3 novembre 1887 à Bernay-en-Ponthieu (Somme)
55 ans, 2 mois et 29 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 373074


Jeanne Augustine MESSAGER
Née le 18 septembre 1878 à Paris (ex Seine)
64 ans, 4 mois et 14 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 377785


Achille Bathunsim PECQUET
Né le 19 juin 1870 à Fontaine-sur-Somme (Somme)
72 ans, 7 mois et 13 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 384977


Marguerite PIGOT
Née le 18 juillet 1925 à Saint Riquier (Somme)
17 ans, 6 mois et 16 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 387404


Thérèse Octavie RIQUIER
Née le 7 décembre 1922 à Abbeville (Somme)
20 ans, 1 mois et 26 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 393371


Angélina Marie Albertine ROGER
Autre(s) nom(s) : RIQUIER
Née le 18 mai 1883 à Crécy-en-Ponthieu (Somme)
59 ans, 8 mois et 15 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 394195


Yvonne VALLON
Née le 28 décembre 1920 à Pierre-en-Bresse (Saône-et-Loire)
22 ans, 1 mois et 5 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 404685



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : mer. mai 07, 2025 16:28 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Mercredi 3 février 1943


TROIS ENFANTS TUÉS ET QUATRE BLESSÉS PAR LA R.A.F. A ABBEVILLE

Mardi vers 11 h.30, une formation de bombardiers de la R.A.F. encadrée de nombreux chasseurs a survolé Abbeville.
Une cinquantaine de bombes explosives ont été jetées au sud-est de la ville. Au 11, de la rue du Marais-Malicorne deux bombes sont tombées sur une construction légère abritant la famille DECLOÎTRE, marchand forain. Le père et la mère étaient absents. De de leurs enfants, Charles, 10 ans, et louis, 12 ans 1/2, ont été tués, trois autres Édouars de Mélodie, cinq ans, Aristide, six ans et demi, grièvement blessés.
D'autre part, le petit Claude RONSE, âgé de 3 ans est décédé à l'Hôtel-Dieu peu après son admission. Une fillette, Simone DESPREZ, 13 ans, très gravement atteinte porte des blessures multiples. Elle est en traitement à Dumont.
Une Belge, Mme Léontine DEDEYGEN, blessée légèrement au visage, a pu après les premiers soins regagner son domicile.
Une douzaine de maisons ont été détruites ou endommagées.
MM. WHIEHN, sous-préfet, MENESSON, maire, LEREBOURS, adjoint, directeur de la défense passive, DUBOIS, adjoint, DEVISMES, secrétaire général de la mairie se sont rendus sur les lieux. Ils sont allés ensuite s'incliner devant les innocentes victimes et réconforter les blessés et leurs familles.

Le Progrès de la Somme, numéro 22885, 4 février 1943 259PER304 Archives de la Somme



LA R.A.F. BOMBARDE ABBEVILLE


LA R.A.F. EST PASSÉ PAR LÀ
DANS ABBEVILLE EN DEUIL LES TRAVAUX DE DÉBLAIEMENT DES IMMEUBLES BOMBARDÉS SONT ACTIVEMENT POURSUIVIS

De nouveaux cadavres sont découverts sous les décombres et le tragique bilan se solde actuellement
par 22 morts, 3 disparus et 62 blessés

L'émotion causée par l'inexcusable bombardement de la ville, mercredi, ne s'est pas atténuée. Mardi, déjà, la R.A.F. avait tué trois enfants, un quatrième succombait à l'hôpital, quatre autres sont mutilés. Mercredi, vers 16 heures, au moment où les ouvriers d'une usine regagnaient leur poste, deux formations de bombardiers survolaient la ville escortés par de nombreux chasseurs.

Une pluie de torpilles

A peine la D.C.A. était-elle entrée en action qu'un fracas infernal secouait la ville. Des torpilles de fort calibre étaient tombées sur l'usine, détruisant du même coup une maison de tolérance voisine. Toutes les maisons du quartier et notamment de la rue des Cordeliers furent atteintes. Des torpilles tombèrent boulevard Voltaire, tuant deux vieillards, sur le quartier de Rouvroy et sur la route de Rouen.

Deuil et désolation

A Rouvroy, c'est un spectacle de désolation qui s'offre aux regards. Une forte bombe ouvre largement la chaussée devant l'église *, elle-même très touchée. Une série de projectiles ont dévasté totalement la rue Nestor-Letellier et le chemin de Sur-Somme. Aucune maisons de ces rues n'est habitable. De nombreux immeubles ont été endommagés un peu partout aux alentours des points de chute.
Dans l'après-midi de jeudi on avait relevé 37 points de chute à Rouvroy.
Soixante maisons sont complètement détruites ou inhabitables.
Notons qu'à près de 500 mètres de distance des usines atteintes des carreaux furent cassés, ce qui donne une vague idée de la violence des explosions.
Aucun objectif militaire ou paramilitaire ne fut atteint.

Le dévouement des sauveteurs

Avec une rapidité à laquelle toute la population s'accorde à rendre hommage, les équipes de défense passive furent sur les lieux. Et le tragique travail de déblaiement commença moins de dix minutes après la chute de la dernière bombe parmi la fumée, le râle des agonisants et les plaintes des blessés.
On dénombrait jeudi après-midi, 22 morts, trois disparus et 62 blessés dont la moitié environ grièvement atteints.
Il était poignant de voir les malheureux sinistrés, de ces quartiers essentiellement ouvriers, participer au déblaiement de ce qui fut leur maison, pour retrouver quelque souvenir ou de menus objets.
Signalons le dévouement au dessus de tout éloge du corps médical, des religieuses, des infirmières.

Le Préfet de la Somme sur les lieux du drame

Jeudi matin, M. Mumber, préfet, accompagné de M. le docteur Mans, de MM . Wiehn, sous-préfet ; Crinon, Dubois, Lallement, adjoints ; Lerebours, directeur de la défense passive, et de quelques personnalités, se rendit sur les lieux du drame et s'entretint avec les sinistrés. Il remit à la municipalité un chèque de 30.000 francs à titre de premier secours.
Grâce à la coordination des efforts et des moyens de la municipalité et du Secours National, des repas collectifs purent être organisés à Rouvroy. Les écoles - libérées de leurs élèves - sont transformées en dortoir.
De son côté le C.O.S.I. a visité les familles apportant à chacune un soutien financier.
M. le Préfet s'est rendu à l'Hospice Dumont où il s'est incliné avec une visible émotion devant les dépouilles des victimes, il a rendu ensuite visite aux blessés, apportant à chacun une parole de réconfort.

Un massacre inutile

Ce sauvage bombardement a jeté le désarroi parmi la population. La visibilité était bonne le mercredi 3 février, les bombardiers de la R.A.F. n'étaient gênés par rien qui pût expliquer sinon excuser le massacre auquel ils se sont livrés.
Une fois de plus Abbeville s'inscrit au martyrologue d'une façon particulièrement cruelle à tous les cœurs.

La liste des victimes

Voici la liste des victimes, morts et blessés, du 3 février :


Le Progrès de la Somme, numéro 22887, samedi 6 février 1943 259PER304 Archives de la Somme


* Eglise catholique Saint-Jean-Baptiste à Rouvroy, Abbeville construite en briques dans un style néogothique à la fin du XiX siècle et au tout début du XXe siècle.
https://www.google.com/local/place/fid/ ... x96BAgbEAU



Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
ABBEVILLE bombardement février 1943 liste victimes 1.jpg
ABBEVILLE bombardement février 1943 liste victimes 1.jpg [ 73.49 Kio | Consulté 745 fois ]
ABBEVILLE bombardement février 1943 liste victimes 2.jpg
ABBEVILLE bombardement février 1943 liste victimes 2.jpg [ 89.82 Kio | Consulté 745 fois ]
Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : mer. mai 07, 2025 18:20 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Seule piste envisageable : ce 3 février 1943, la R.A.F. cherche à bombarder les voies ferrées et la gare d'Abbeville sans y parvenir. Une mauvaise estimation et un largage des bombes à haute altitude auraient pu être la cause de cet échec et des "dégâts collatéraux humains" inadmissibles sur un quartier populaire "d'Adville". E.A.


VOIR : Abbeville marshalling yard
https://ibccdigitalarchive.lincoln.ac.u ... ument/1553


=========================================================


ABBEVILLE
Après le bombardement de la R.A.F.

LE NOMBRE DES MORTS EST PORTÉ A VINGT-SIX


Comme il fallait s'y attendre hélas ! Le déblaiement qui continue a permis de retrouver de nouveaux cadavres. Le chiffre des morts était de vingt-six vendredi. Si l'on y ajoute les cinq malheureuses petites victimes du bombardement du 2 février, c(est 31 cadavres qui reposaient dans un baraquement de l'hôpital transformé en chapelle ardente.
Dans l'après-midi de vendredi et samedi matin, la plupart des familles ont repris leur mort, qui furent dirigés soit à leur domicile, soit dans les églises, notamment à celle de Mautort *. Les autorités, pour des raisons de sécurité que toute la population comprend, ont dû à des obsèques collectives.
Les enterrements auront lieu dans les différentes paroisses ainsi qu'à l'hospice et seuls les proches accompagneront le corps jusqu'au cimetière.

Le Progrès de la Somme, numéro 22888, dimanche 7 et lundi 8 février 1943 259PER304 Archives de la Somme


* L'église Saint-Silvin de Mautort est une église catholique romaine située dans le faubourg de Mautort, à l'ouest de la ville d'Abbeville.



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : jeu. mai 08, 2025 9:37 am 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


ABBEVILLE
Après le bombardement de la R.A.F.du mercredi 3 février 1943




A BATONS ROMPUS

=============

Lentement la population se remet de son émotion violente, mais tous les coeurs s'associent à la douleur des familles frappées.
Je reviens de Rouvroy. Les gens y fouillent leurs ruines pour retrouver... quoi ; ceux dont les maisons n'ont été qu'endommagées chargent leurs meubles sur des voitures et s'en vont vers les campagnes proches. C'est, à l'échelon inférieur, sur un plan localisé, le spectacle de 1940... Celui que tout de même et malgré tout nous n'oublions pas !
Ce qui m'a frappé jusquà l'émotion, c'est la solidarité de la population ouvrière dans le malheur. On s'entraide ; depuis le simple "coup de main" donné au voisin jusqu'à l'hospitalité complète. On pratique la charité des humbles, qui est sans limite et sans restriction.
Dans ce quartier - où il n'y a d'anonyme pour personne - un homme s'est fait le berger des âmes en désarroi : c'est le directeur de l'école, M. DUQUESMONT. Au sens antique du mot, il est devenu le patriarche, le chef en qui on a confiance, auquel on s'adresse, qui écoute, qui agit, qui redresse les défaillances et organise les secours. Cet homme étonnant n'est jamais débordé, il accueille tout et trouve à tout une solution. Vous comprendrez mieux lorsque je vous aurai dit qu'il était capitaine d'infanterie. Il lui en reste quelque chose.
Grâce à lui, il n'y a pas d'isolé. En étroite liaison avec la Sous-Préfecture, la Municipalite et le Secours National, il parvient à mettre de l'ordre dans les ruines.
Je pense que lorsqu'on rencontre "un homme" sur son chemin, il faut clamer sa découverte "urbi et orbi".
Ces lignes n'ont pas d'autre objet.


article non signé dans :

Le Progrès de la Somme, numéro 22888, 7 - 8 février 1943 259PER304 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : dim. mai 11, 2025 8:16 am 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Arthur-Gaston-Gaëtan DUQUÉMONT, capitaine.


J.O. du 14 juillet 1937 page 8013

Nomination au grade de capitaine
M. Duquémont (Arthur-Gaston-Gaëtan) du centre de mobilisation n° 22


J.O. du 2 juin 1946 page 4833
Décret du 21 mai 1946 portant radiation des cadres de l'armée (limite d'âge).
La Président du Gouvernement provisoire de la République,
- Sur le rapport du ministre'des armées, Vu la loi du 2 novembre 1945 portant organisation provisoire des pouvoirs publics ;
Vu l'ordonnance du 3 août 1944 relative au rétablissement de la légalité répulblicaine sur le territoire continental ;
Vu l'article 12 de la loi du 8 janvier 1925 sur l'organisation des cadres des réserves,
Décrète :
Art. 1er. — Sont rayés des cadres, à. compter des dates ci-après, les olii-ciers de réservé dont les noms suivent :
Infanterie.
...
Capitaine
Duquemont (Arthur-Gaston-Gaëtan), 4 mal 1946.


=========================================================


Année 1891 (page 43/152)
Acte de naissance de Arthur-Gaston-Gaëtan DUQUÉMONT
Mentions marginales :
Marié le 27 septembre 1919 à Fienvillers avec Mademoiselle Germaine Cécile Hélène LARDÉ native de Fienvillers.
Décédé le 3 août 1984 à Saint-Germain-en-Laye
Cerisy-Buleux : naissances 2E183/7 Archives de la Somme


Arthur-Gaston-Gaëtan DUQUÉMONT
Subdivision d'Abbeville
N° matricule au Rt :1094
Classe de mobilisation : 1911
Né le 4 mai 1891 à Cerisy-Buleux, canton de Gamaches
fils de Henri-François-Edouard DUQUÉMONT et de LANGLET Marie-Berthe-Hélène, domiciliés à Cerisy-Buleux
Lors de son passage devant le conseil de révision cantonal Arthur Duquémont réside à Flixecourt où il exerce la profession d'instituteur titulaire.
Le jeune homme à les cheveux noirs, les yeux marron foncé et mesure 1 mètre 76.
Incorporé puis passant dans différentes sections de C.O.A. (Commis et Ouvriers Militaires d'Administration), il est versé au 129e régiment d'infanterie du Havre le 23 décembre 1915.Il est alors caporal. Il part aux armées en renfort le 8 janvier 1916 au sein du 129e d'infanterie et reste au petit dépôt de la 5e D.I. Passé au 129e R.I., il est blessé et évacué le 23 mai 1916 à Douaumont... En subsistance au centre de Joinville du 26 septembre 1916 au 15 février 1917 inclus. Sergent le 25 janvier 1917, aspirant le 15 janvier 1917, il est dirigé vers le 329e régiment d'infanterie le 2 mars 1917 aux armées. Il passe à la 15e compagnie du 329e d'infanterie le 6 juin 1917. Disparu le 25 mars 1918 à la Barricarle-Saint-Martin (Oise) - avis de disparition du 15 mai 1918. Interné à Manhem. Rapatrié le 17 décembre 1918...
Le 18 août 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire à Cerisy-Buleux. Il est nommé sous-lieutenant à titre définitif pour prendre rang du 1er (?) juillet 1920.
Rappelé à l'activité le 2 septembre 1939 au dépôt d'infanterie n° 22 et affecté au 1er Bataillon de Pionniers. (Intérieur instruction du 2 septembre 1939 au 20 juin 1940.
Fait prisonnier le 21 juin 1940 à Quiberon (Morbihan). Interné à l'Oflag VIII H N° matricule 228. Rapatrié et démobilisé le 16 août 1941 par le centre d'Amiens.

Duquémont, Arthur Gaston Gaëtan, né le 4 mai 1891 à Cerisy-Buleux (Somme), classe 1911, matricule n° 1094, Bureau de recrutement d'Abbeville 1R1030 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/4v ... 8cc473d5c2



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : mar. juil. 01, 2025 10:07 am 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944

VOIR sur le site Gallica BNF
Sélection des titres de presse régionale des Hauts-de-France disponibles sur Gallica.
Abbeville libre : organe de la Résistance
Le premier numéro est daté du 9 octobre 1944
On y retrouve un récit de la libération d'Abbeville par les troupes polonaises.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34421161r/date1944



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : ven. févr. 27, 2026 17:56 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944

La libération d’Abbeville Journées de 2 et 3 septembre 1344

L’arrivée des troupes polonaises dans les Faubourgs
La nuit du vendredi 1er au samedi 2 septembre avait été mouvementée dans les artères parcourues par les troupes ennemies en retraite et le sommeil des habitants fut constamment troublé par le bruit des chariots transportant les restes de ce que fut l’armée allemande. En ce samedi 2 septembre, nous rappelant qu’il y avait déjà cinq ans que l’Allemagne s’était jetée dans la tourmente, il nous semblait que ce devait être un heureux jour pour tous les Abbevillois, qui avaient connu les angoisses des bombardements, l’occupation et les privations de toutes sortes.
Il est 8 heures, les dernières troupes allemandes en complète déroute franchissent pour la dernière fois le pont d’Hocquet. Elles sont épuisées et depuis plusieurs jours elles sont harcelées par les avions en piqué. Pendant quelques heures, ne sachant où aller, elles séjournent dans cette grande artère, puis vers 11 heures, le canon gronde et se rapproche. Il est temps que l’ennemi détesté quitte notre sol, c’est d’ailleurs ce qu’il fait, mais trop lentement pour nous, car il ne dispose plus de "motorisés " et pendant cette retraite nous n'apercevons plus un seul tank, ni un seul avion à croix gammée.
Le crépitement des mitrailleuses et le grondement sourd du canon nous font comprendre que les troupes alliées sont là, aux approches de la ville.
Quelques soldats allemands, une dizaine tout au plus, préposés à la garde des ponts, la mitraillette en main et la ceinture garnie de grenades, observent au pont d'Hocquet l'arrivée de ceux qu'ils redoutent. Depuis dix heures du matin, les premiers chars alliés sont en effet aux prises avec les arrières gardes ennemies dans le faubourg Mautort.
Quelques jeunes des groupes de résistance, pourtant bien décidés et avec qui nous nous entretenons voudraient bien "descendre" ceux qui à quelques mètres d'eux, vont dans un instant faire sauter les ponts. Mais ils sont dépourvus d'armes, comme hélas le sont beaucoup de ceux qui sont de l'autre côté de la rivière.
13 h. 30, une estafette motocycliste apparaît. Quelques minutes plus tard, les sapeurs ennemis prennent le large et une détonation retentit. Le pont d'Hocquet vient de sauter, n'occasionnant aux maisons que de légers dégâts. Déjà quelques heures auparavant, le pont de la ligne de Boulogne avait subi le même sort.
Les minutes s'écoulent et le bruit de la mitraille semble se rapprocher, nos "libérateurs" sont aux abords du faubourg Rouvroy.
14 heures, une immense détonation déchire l'air. Nous sommes terriblement secoués, les maisons sont ébranlées. Le pont Ledien, l'un de ceux qui de construction récente, était d'une solidité à toute épreuve, venait de s'écrouler sous l'immense charge de dynamite. Puis peu après, nous entendîmes d'autres détonations. A leur tour, les ponts de la Gare, de la Portelette venaient de sauter.
L'ennemi, épiant le moindre geste, se trouvait de l'autre côté de la rivière. Les minutes s'écoulaient et du haut de notre fenêtre nous observions attentivement cette rue déserte, mais où nous savions que là-bas, près de l'Arsenal, quelques membres de la résistance étaient aux aguets. Le canon grondait toujours, mais la mitraille était maintenant plus accentuée, il ne faisait aucun doute que dans le faubourg Rouvroy, les premiers éléments "blindés" de l'armée allié devaient être aux prises avec quelques tireurs ennemis isolés, on semblait déjà entendre les acclamations des habitants.
14 heures 10, les drapeaux français et anglais se croisent près du pont d'Hocquet. Ce sont de jeunes patriotes qui nous font le signe convenu. Sans souci du danger qui nous guette encore, car les balles sifflent de toutes parts, quelques hommes courent et connaissent alors une joie immense. Les amis et nous même, apercevons de l'autre côté du pont, les premiers chars. Nos cœurs battent, car nous sommes les premiers à connaître le bonheur de la libération. Nous ne sommes pourtant pas encore tout à fait libres car la rivière forme un obstacle.
Un intrépide sous-lieutenant descend d'un char sur lequel avait pris place M. POUSTIER du groupe de résistance venu du faubourg Mautort. Cet officier, porteur d'une mitraillette, observe les lieux, s'approche du canal, et s'arc-boutant à ce qui reste de l'armature des écluses vient vers nous pour se mettre en état de combattre l'ennemi qui rampe de l'autre côté de la Somme.
Nous voulons approcher des chars, et à notre tour, nous franchissons les débris de ce qui fut notre écluse. Nous courons vers les chars, mais déjà trois jeunes des groupes de résistance nous ont précédés porteurs de drapeaux et de bouquets aux trois couleurs qu'ils offrent aux soldats qui sont nos premiers libérateurs.
Nous les approchons à notre tour, mais nous constatons que ce ne sont ni des Anglais, ni des Américains, mais des Polonais.
C'est toute la division motorisée polonaise qui vient vers notre cité, Les drapeaux Alliés flottent aux tourelles de chars. Nous crions notre allégresse d'être délivrés après 53 mois d'occupation.
Nous avons le plaisir de nous entretenir quelques instants avec le Commandant de cette division, qui quelques semaines auparavant se trouvait dans la fournaise de Caen et de Falaise, aux prises avec les divisions S.S.
Nous formions un groupe d'une vingtaine de personnes, au milieu de ces chars, nous entretenant avec ces soldats au visage si sympathique. De nos cœurs, un cri, un seul : "Vive la Pologne et vivent les Alliés".
Nous étions tous à notre joie, lorsque tout à coup une rafale, puis deux et même trois, déchirèrent l'air. Les boches se trouvant dans le bois de Campanelle, venaient de nous prendre pour cible. Prudemment, nous nous abritons derrière les chars, car l'instant est critique.
Tournant alors leurs tourelles du côté où venait d'éclater la mitraille, les chars "servirent" à l'ennemi une copieuse ration et cela pendant plus d'un quart d'heure.
Dommage, nous dit le commandant, que les ponts aient sauté, car nous ne pourrons prendre la ville que le lendemain matin.
Les chars arrivant sans cesse circulent sur le boulevard Voltaire, puis voici les "chenillettes" sur lesquelles ont pris place les fantassins polonais. Ils sautent lestement à terre et se déploient en tirailleurs, mais l'ennemi les guette et les mitrailleuses crépitent. Sept soldats sont blessés, ils sont pansés aux ambulances qui ont fait leur apparition.
Puis voici d'autres chars plus lourds encore et mieux armés. Observant à la jumelle, les tours de l'église Saint-Jacques, le commandant aperçoit là-haut un nid de résistance. Il prévient tous les chefs des chars, qui ont des récepteurs aux oreilles, mais il ordonne de ne pas tirer sur cet édifice religieux.
Le canon fait entendre sa voix et les obus passent au-dessus de l'ennemi qui, aux abords de la ville, a "repéré" les chars et tente de les endommager.
Ayant acclamé les troupes, nous nous retirons Chaussée d'Hocquet, suivis par les soldats polonais qui ont pour mission de réduire les "nids" de résistance, situés notamment en face le pont Ledien, au café Monopol'Bar et derrière la maison Dupuis, rue Pasteur.
Nous sommes alors dans la ligne de tir de l'ennemi, les obus et les balles sifflent, le crépitement des mitrailleuses se fait plus intense.
Les soldats alliés vivent maintenant au milieu de nous, ils nous protègent et, étant délivrés, nous pouvons sortir, à nos fenêtres, les drapeaux aux couleurs alliées que nous avions cachés depuis plus de quatre ans.
Nous apprenons que de l'autre côté de la chaussée d'Hocquet, en allant vers le pont Talence, un soldat polonais intrépide, venait d'être tué par des Allemands dissimulés au carrefour. *
Nous suivons la bataille qui commence, et au milieu des soldats nous apercevons un visage ami, celui de Aristide LENNE, sapeur-pompier qui, volontaire pour défendre notre ville, s'est vu remettre un fusil par le commandant et fait le coup de feu avec nos Libérateurs. Il leur est d'un précieux concours car il les guide dans les endroits où il sait qu'il existe un nid de résistance.
Enfin, le calme revient et nous pouvons sortir de nos habitations. Mais dans notre chaussée d'Hocquet et en face rue Pasteur, il y a des dégâts. Pire encore, il y a des victimes. Ce sont Gilbert CUVELARD, 18 ans, tué en face le pont Ledien, et qui appartenait au groupe de résistance, BERNUS, 68 ans, ouvrier d'usine, qui, en se mettant à l'abri avec son petit-fils, AMIOT Raymond, 20 ans, fut tué lâchement, tandis que ce dernier était blessé gravement ; DUMORTIER Paul, 47 ans, du groupe F.N., habitant chemin du halage.
Nous apprenions aussi, que venant de la route de Rouen, les motorisés canadiens attendaient, eux aussi, leur entrée dans la ville.
C'était du délire en voyant ces hommes remplis de santé, d'une grande douceur, s'entretenant avec les habitants, offrant du chocolat et des biscuits à nos enfants, des cigarettes aux hommes.
La nuit de samedi à dimanche quelques coups de mitrailleuses et de canons venaient des chars, mais la bataille était finie, l'ennemi avait profité de la nuit pour s'enfuir, un certain nombre était prisonnier, les autres tués.
Le dimanche matin, Abbeville avait la joie d’accueillir à son tour nos Libérateurs et ce fut l'enthousiasme.
Dimanche soir, dans l'Île, un grand cortège patriotique, drapeaux en tête, parcourait la chaussée d'Hocquet, pour gagner le canal. On fit halte près de la tombe du soldat polonais, mort en héros, et on la couvrit de fleurs.
Avec le dévoué concours de l'accordéoniste Pierre HENNETON, on chanta en chœur les hymnes nationaux et "La Madelon".
Belles et grandes journées que celles des samedi 2 et dimanche 3 septembre 1944.


Abbeville libre : organe de la Résistance, édition du 9 octobre 1944
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5 ... item.zoom#


* VOIR le sujet : la 1ère Division Blindée polonaise (DBP)
viewtopic.php?f=37&t=4335


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : sam. févr. 28, 2026 16:39 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

CUVELARD Gilbert Émile Albert
Mort pour la France le 3 septembre 1944 à Abbeville (Somme)
Né le 4 février 1926 à Abbeville (Somme)
Décédé à l'âge de 18 ans, 6 mois et 29 jours
militaire
Unité :
forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Mort pour la France
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 111132


Base des sépultures de Guerre

CUVELARD Gilbert Émile Albert
Mort pour la France le 3/9/1944 à Abbeville (Somme)
Né le 4 février 1926 à Abbeville (Somme)
Décédé à l'âge de 18 ans, 6 mois et 29 jours
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Abbeville (Somme)
Nom du site de sépulture : carré militaire de "La Chapelle"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 170


Titres, homologations et services pour faits de résistance

CUVELARD Gilbert Émile Albert
Né le 4/2/1926 à Abbeville (Somme)
Famille résistance :
forces françaises de l’intérieur (F.F.I.)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 153418




Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : sam. févr. 28, 2026 16:51 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Base des victimes civiles (1939-1945)

BERNUS Alfred Jean
Décédé le 2 septembre 1944 à Abbeville (Somme)
Né le 18 novembre 1876 à Abbeville (Somme)
Décédé à l'âge de 67 ans, 9 mois et 14 jours
Statut : victime civile
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 312258



Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
 Sujet du message : Re: ABBEVILLE 1940 - 1944
MessagePublié : sam. févr. 28, 2026 16:57 pm 
Hors-ligne
Avatar de l’utilisateur

Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
ABBEVILLE 1940 - 1944


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale

DUMORTIER Paul
Mort pour la France le 2 septembre 1944 à Abbeville (Nord) (sic) LIRE (Somme)
Né le 8 juillet 1897 à Aulnoye (Nord)
Décédé à l'âge de 47 ans, 1 mois et 24 jours
Statut : militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : des suites de blessures
Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 176842


Titres, homologations et services pour faits de résistance

DUMORTIER
Paul Guislain
Né le 8/7/1897 à Aulnoye-Aymeries (Nord)
Famille résistance :
forces françaises de l’intérieur (F.F.I.)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 200491







Cordialement
Eric Abadie


Haut
   
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet  Répondre au sujet  [ 41 messages ]  Atteindre la page Précédent 1 2 3

Le fuseau horaire est réglé sur UTC+01:00


Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 15 invités


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas transférer de pièces jointes dans ce forum

Rechercher :
Atteindre :  
(c)picardie-1939-1945.org
[ Time: 0.261s | Queries: 21 | Peak Memory Usage: 14.02 Mio | GZIP: Off ]