|
ERNEST RADO
Article du Courrier Picard par Jean Lou Demolliens Publié: 2 Septembre 2025
Le jardin Ernest RADO de Trois-Rivières inauguré et ouvert au public Dimanche 31 août 2025, la commune de Trois-Rivières inaugurait le jardin Ernest Rado, du nom du juif Hongrois raflé le 19 juillet 1942.
Entre fleurs délicates et allées ombragées, le nouveau jardin Ernest Rado a séduit le public venu en nombre. Ce dimanche 31 août 2025, la commune de Trois-Rivières inaugurait le jardin au nom de ce juif hongrois raflé en 1942. Un écrin de verdure, qui promet de devenir un lieu de quiétude au cœur du village.
Ne pas oublier
La cérémonie s’est tenue en compagnie des représentants des corps d’état, des anciens combattants, des sapeurs pompiers de Moreuil et du Docteur Guy Zarka, représentant de la communauté juive d’Amiens. L’édile de Trois-Rivières Joël Suin a tenu à rappeler « qu’il y a 80 ans, l’atrocité et l’ampleur des crimes nazis étaient révélées au monde. La collaboration de Pétain conduit à une participation active de la politique antisémite de l’Allemagne nazie. L’État Français organise en juillet 1942 une rafle à grande échelle de Juifs. Ces arrestations sont réalisées avec le concours de 9 000 policiers et gendarmes sur ordre du gouvernement de Vichy ».
Des rafles qui n’excluront personne, ni aucun territoire. 13 152 Juifs sont raflés avec le concours de la police française les 16 et 17 juillet 1942. Pour rappel, les Allemands avaient demandé l’arrestation des Juifs de plus de 16 ans. Pierre Laval, chef du gouvernement collaborationniste, déporte plus de 4 000 enfants, qui seront assassinés dans les camps de la mort d’Auschwitz – Birkenau.
Nous sommes tous héritiers de l’histoire
C’est aussi le sort réservé à Ernest Rado. Juif Hongrois arrivé à Pierrepont-sur-Avre (une des trois communes composant aujourd’hui Trois-Rivières) le 19 avril 1927 et ayant travaillé comme comptable à la minoterie Branche à Hargicourt, il est raflé le 19 juillet 1942 à 6 heures du matin par la gendarmerie, à son domicile, rue Nationale. Emmené à Drancy, plaque tournante de l’antisémitisme, il fut déporté à Auschwitz par le convoi 21. Ce dernier est décédé le 24 août 1942 de la barbarie nazie.
Entre fleurs délicates et allées ombragées, le nouveau jardin Ernest Rado a séduit le public venu en nombre. Ce dimanche 31 août 2025, la commune de Trois-Rivières inaugurait le jardin au nom de ce juif hongrois raflé en 1942. Un écrin de verdure, qui promet de devenir un lieu de quiétude au cœur du village. Ne pas oublier
La cérémonie s’est tenue en compagnie des représentants des corps d’état, des anciens combattants, des sapeurs pompiers de Moreuil et du Docteur Guy Zarka, représentant de la communauté juive d’Amiens. L’édile de Trois-Rivières Joël Suin a tenu à rappeler « qu’il y a 80 ans, l’atrocité et l’ampleur des crimes nazis étaient révélées au monde. La collaboration de Pétain conduit à une participation active de la politique antisémite de l’Allemagne nazie. L’État Français organise en juillet 1942 une rafle à grande échelle de Juifs. Ces arrestations sont réalisées avec le concours de 9 000 policiers et gendarmes sur ordre du gouvernement de Vichy ».
Des rafles qui n’excluront personne, ni aucun territoire. 13 152 Juifs sont raflés avec le concours de la police française les 16 et 17 juillet 1942. Pour rappel, les Allemands avaient demandé l’arrestation des Juifs de plus de 16 ans. Pierre Laval, chef du gouvernement collaborationniste, déporte plus de 4 000 enfants, qui seront assassinés dans les camps de la mort d’Auschwitz – Birkenau. Nous sommes tous héritiers de l’histoire
C’est aussi le sort réservé à Ernest Rado. Juif Hongrois arrivé à Pierrepont-sur-Avre (une des trois communes composant aujourd’hui Trois-Rivières) le 19 avril 1927 et ayant travaillé comme comptable à la minoterie Branche à Hargicourt, il est raflé le 19 juillet 1942 à 6 heures du matin par la gendarmerie, à son domicile, rue Nationale. Emmené à Drancy, plaque tournante de l’antisémitisme, il fut déporté à Auschwitz par le convoi 21. Ce dernier est décédé le 24 août 1942 de la barbarie nazie.
« Résister aujourd’hui, c’est aussi combattre un ennemi silencieux : le défaitisme et l’obscurantisme »
Et Joël Suin de conclure : « La vie fauchée de tous ces êtres humains oblige chacun de nous à mesurer la part irréductible d’obscurité logée au cœur même de l’humanité. Nous sommes tous héritiers de l’histoire, de celle du Vel d’hiv, de la résistance, mais aussi celle de la collaboration, de la honte de Vichy. Cet héritage est pour chacun une responsabilité au présent. Résister aujourd’hui, c’est aussi combattre un ennemi silencieux : le défaitisme et l’obscurantisme. »
Après ces mots touchants et lourds de sens, Daniel Boizart a entonné a capella « Le chant des partisans », pour donner encore plus d’épaisseur à cette cérémonie.
|