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Rosières-en-Santerre (Secteur de) - Groupe Résistance FTPF



Le groupe de Résistance du Secteur Rosières-en-Santerre - Bouchoir - Arvillers - fut démantelé par les Allemands au printemps 1944 par l'arrestation d'une partie de ses membres ou le passage dans la clandestiniyé des autres.


"Des communes furent particulièrement touchées par la répression comme Rosières où les arrestations d'avril et de mai (1944) entrainèrent la déportation de vingt résistants qui ne rentrèrent jamais..."

Dominique DUVERLIE, "La Seconde Guerre mondiale et la Résistance" in La Picardie, sous la direction de René DEBRIE, Paris 1981.



La figure emblématique de ce groupe reste L'Abbé Emile LAVALLART curé de Bouchoir

LAVALLART Emile Jean-Baptiste Charles
Né le 25 mai 1907 à Cramont (Somme)
Domicile au moment de son arrestation : presbytère de Bouchoir
Profession au moment de son arrestation : curé de Bouchoir
Date de son arrestation : au matin du 26 avril 1944 à Bouchoir après la messe
Motif d'arrestation : faisait partie de la Résistance
Lieu d'internement : Prison d'Amiens
Camp d'internement : Royalllieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 5 juin 1944 *
Camps de concentration : Dirigé vers le camp de Neuengamme ** - Orianenbourg le 1er juillet puis Falhrensee (sic) LIRE : Falkensee
Il entre fin octobre à l'infirmerie du camp. Il en sort le 10 février 1945
Le 13 février, il est renvoyé au camp de Sachsen Hausen
Le 22 février il est dirigé sur Mauthausen
Non rentré - Il rend son dernier soupir, le vendredi 13 avril 1945 à Mauthausen *

La fiche ci-dessus comme celles des autres résistants ont été consultées aux archives départementales de La Somme dans le Fonds VASSELLE 22 J 90 (il y a de nombreuses années)


Il n'existe pas de biographie véritablement officielle concernant L'Abbé LAVALLART. Il faut prendre d'ailleurs beaucoup de précautions avec des récits qui bordent parfois l'agiographie ou des livres qui prennent des libertés comme dans "les Sorciers du ciel" de Christian BERNADAC qui se méprend sur les circonstances et la date de son décès.
Il n'en reste pas moins que la personnalité de l'Abbé Emile LAVALLART est multiple. Il existe un portrait de lui (Voir par exemple : https://www.centre-memoire-amiens-citad ... llard.html) où l'on devine un homme intelligent, opiniâtre mais aussi déterminé dans ses convictions tant religieuses que politiques. Ceux qui l'ont connu, ont tous été frappé par son aura. L'émanation charismatique qui se dégageait de sa personne a marqué la plupart des paroissiens de Bouchoir et des villages des alentours. La région de Rosières-en-Santerre bien que rurale est aussi un foyer ouvrier notable avec une industrie bonnetière encore importante à la veille de la seconde guerre mondiale. L'influence des partis tant communiste que socialiste y est majeure. Pourtant ce prêtre a su se faire accepter et respecter même tant par les plus athés que les plus attachés à la ligne de Moscou. Dès 1940, il se montre opposé à la politique de Vichy et de son chef le maréchal Pétain. Empli de spiritualité, doutant parfois, il reste cependant très humain et attentif à la misère des autres. Un autre aspect de sa personnalité complexe conduit à penser, que de manière consciente ou pas, son parcours pendant les années de guerre s'apparente à celui des premiers chrétiens et de leurs martyres. En camp de concentration, il se met au service des autres et le supplice qu'il endure, pour la défense de sa foi, va le mener à l'extême sacrifice de sa vie.
Dernier point anecdotique, la première image qui s'impose à l'esprit de ceux qui l'ont croisé, est celle du cycliste grimpé sur une bicyclette à la selle très haute, qui lui donnait une allure singulière, pédalant dans les rues de Bouchoir, et toujours pressé à courir d'une paroisse à l'autre pour son ministère.

Une habitante du Quesnoy avait entrepris en son temps d'écrire un riche essai historique sur ce prêtre. Enfin, il est probable que l'évêché d'Amiens conserve sur lui une documentation non exploitée jusqu'à ce jour.



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* L'Abbé LAVALLART Emile, arrêté dans la Somme à Bouchoir, il est dirigé vers le camp de Neuengamme puis déporté à Orianenburg/Sachsenhausen avant d'être dirigé vers Mauthausen le 12 février 1945 - matricule 134.473 - décédé au camp le 13 avril 1945.


VOIR : Liste des déportés français décédés au camp de Mauthausen
Liste établie d'après les registres allemands
https://campmauthausen.org/wp-content/u ... USEN-4.pdf


Les cinq grands convois au camp de Neuengamme


1)
Lieu de départ : Compiègne-Royallieu
Date de départ de France : 20 mai 1944
Date d’arrivée à Neuengamme : 24 mai 1944
Nombre d’hommes recensés : 2004

2)
Lieu de départ : Compiègne-Royallieu
Date de départ de France : 4 juin 1944
Date d’arrivée à Neuengamme : 7 juin 1944
Nombre d’hommes recensés : 2064

3)
Lieu de départ : Compiègne-Royallieu
Date de départ de France : 15 juillet 1944
Date d’arrivée à Neuengamme : 18 juillet 1944
Nombre d’hommes recensés : 1528

4)
Lieu de départ : Compiègne-Royallieu
Date de départ de France : 28 juillet 1944
Date d’arrivée à Neuengamme : 31 juillet 1944
Nombre d’hommes recensés : 1652

5)
Lieu de départ :Belfort/Fort Hatry
Date de départ de France : 28 août 1944
Date d’arrivée à Neuengamme : 1er septembre 1944
Nombre d’hommes recensés : 721

Source : L’Amicale de Neuengamme et de ses Kommandos : Neuengamme, camp de
concentration nazi. Les Français à Neuengamme. Le Louroux, 2008, p. 178.

Déportés français au camp de concentration de Neuengamme
https://www.lernwerkstatt-neuengamme.de ... u_camp.pdf



** CONVOI du 4 JUIN 1944. COMPIEGNE - NEUENGAMME
https://wagon-deportation.over-blog.fr/ ... 93722.html



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J.O. n° 2 du 4 janvier 1994 page 177
Mesures nominatives
Ministère des anciens combattants et victimes de guerre
Arrêté du 4 novembre 1993 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès
Par arrêté du ministre des anciens combattants et victimes de guerre en date du 4 novembre 1993 :
il est décidé d'apposer la mention "Mort en déportation" sur l'acte de décès de :
LAVALLART (Emile-Jean-Baptiste-Charles), né le 25 mai 1907 à Cramont (Somme), décédé le 13 avril 1945 à Mauthausen (Autriche).


VOIR également :
La déportation des ecclésiastiques et séminaristes catholiques exerçant leur apostolat en France durant la Seconde Guerre mondiale
Par Clémence MOALLI (Mémoire de master 2 Histoire)
Sous la direction de Gaël EISMANN, maître de conférences à l’Université de Caen Avec le soutien financier du Mémorial de Caen
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-033370 ... emence.pdf

voir les notes de la page 95 de cette étude :
"Le déporté Léon WEYMANS évoque l’expérience similaire du Père Emile LAVALLART, déporté à ses côtés à Mauthausen, dans une lettre adressée le 7 juin 1945 à l’évêque d’Amiens : « Précédemment, il se disait toujours professeur, mais là, il lui avait été signalé que tous les ecclésiastiques étaient réunis dans un camp par suite d’un accord avec le Saint-Siège. Mensonge sans doute car, à ma connaissance, rien ne fut fait dans ce sens pendant notre séjour au camp », AC 21 P 473 453, DAVCC, Caen."


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Edition du Courrier Picard du 1er mars 2015

Rosières Création d’un centre de mémoire dédié aux déportés et résistants
La flamme du souvenir des résistants et des déportés brille toujours à Rosières-en-Santerre. Cette lumière va s’étendre au niveau départemental.


Assistance conquise et salle pleine. La conférence d’Albert Bécart, président du projet de Centre de mémoire, Résistance et déportation de la Somme (CMRD 80) a mobilisé tout le Santerre. Les membres du Comité de CMRD 80 ont été accueillis par José Sueur, le maire, André Vandenbossche, fils de déporté et Gérard Thiéry, président du Souvenir français du canton.
Lors de cette réunion, vendredi 27 février, René Guéant et son frère ont présenté le ceinturon de leur père, mort durant la Seconde Guerre mondiale. Martine, elle, avait sorti pour la première fois du carton depuis 70 ans la relique du costume « pyjama » de son père, lui aussi déporté.
Ces témoignages ressemblent à l’objectif du CMRD80. Celui-ci s’est attaché à démontrer l’importance de la transmission de la vérité des faits aux générations futures. Mieux qu’au poteau des fusillés de la citadelle d’Amiens, l’édification de ce lieu d’accueil, de documentation, de rencontre et de recherche transmettra de manière vivante. Il s’agit du « souvenir de ces héros que nous devons honorer », comme le dit Gérard Thiéry. La réhabilitation des locaux du stand de tir des fossés de la citadelle – où ont été fusillés 38 citoyens durant la Seconde Guerre mondiale – s’accompagnera de l’installation du Centre de mémoire, Résistance, déportation de la Somme, à proximité des facultés d’histoire et de sciences humaines.
Albert Bécard et le comité veulent combler l’absence de ce lieu tant attendu depuis 70 ans par les familles et les passionnés d’Histoire. Jean-Michel Renaux, délégué départemental du Souvenir Français, a souligné l’intérêt de présenter au public les collections d’objets et documents relatives à cette période, comme l’ont fait René et Martine. Il ne reste plus qu’à faire vivre ce projet.

Les noms des déportés de Rosières-en-Santerre :


- Marcel Bélier,

- Rémy Bélier,

- Marcel Mary,

- Jean Mary,

- André Mary,

- Henri Nicaut,

- André Ballin,

- Daniel Robbe,

- Arthur de Lattin,

- Joseph de Lattin,

- Benjamin Wangberg,

- Jean-Louis Wangberg,

- Chaséa Wangberg,

- Georges Rubin,

- Ferdinand Hiver,

- Pierre Massoulle,

- Maurice d’Hulot, (sic) LIRE : D'HULST

- René Feuillet,

- Eugène Dallot,

- Edmond Becquin,

- Charles Debuire,

- Gontrand Oyon,

- Daniel Harlot,

- Abbé Lavallard,

- Abbé Leblanc,

- Jacques Deflandre,

- Charles Deflandre,

- Raoul Defruit,

- Robert Degrootte,

- Emile Dumont,

- Albert Dumont,

- Fernand Lupart,

- Alphonse Doublet,

- Alfred Catel,

- Henri Détaille,

- Jean Harlot,

- Maurice Robbe,

- Maurice Seigneurgens,

- Yves Hétroy.



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. févr. 10, 2025 14:39 pm 
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Localisation : Somme
Famille BELLIER - MASSOULLE


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1931 6M680 Archives de la Somme
Rue de Lihons à Rosières
BELLIER Marcel, né en 1901 à Rosières, chef de ménage, garçon boulanger, L'Union
BELLIER-DÉMARAIT Madeleine, née en 1904 à Wiencourt-l'Équipée, épouse
BELLIER Arlette, née en 1924 à Rosières
BELLIER Rémy, né en 1925

Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 6M680 Archives de la Somme
Rue de Lihons à Rosières
BELLIER Marcel, né en 1901 à Rosières, chef de ménage, garçon boulanger, L'Union Coopérative
BELLIER-DÉMARAIT Madeleine, née en 1904 à Wiencourt-l'Équipée, épouse
BELLIER Arlette, née en 1924 à Rosières, fille
BELLIER Rémy, né en 1925, à Rosières, fils
BELLIER Guy, né en 1931 à Rosières, fils
BELLIER Colette, née en 1935 à Amiens, fille

BELLIER Marcel
Né le 30 janvier 1901
Domicile ayant cause BELLIER Madeleine 63, rue de Méharicourt à Rosières (1954)
Date d'arrestation : 18 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : Résistance
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Date de départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme - Sachsenhausen - Buchenwald
Non rentré : Décédé avant son rapatriement le 25 avril 1945 à Buchenwald

Marcel Amédée Desiré BELLIER
Mort pour la France le 25 avril 1945 au camps de Buckenwald, (Allemagne) (sic)
Né le 30 janvier 1901 à Boisières en Sauterre (Somme) (sic)
44 ans, 2 mois et 26 jours
Unité : francs-tireurs et partisans français (FTPF)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 18187

Marcel BELLIER
Décédé le 25 avril 1945 à Buchenwald (Allemagne)
Né le 30 janvier 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme)
44 ans, 2 mois et 26 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 423 114

Base des médaillés de la Résistance
Marcel BELLIER
Né le 30 janvier 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Date du décret : 29/11/1958
Date de publication au JO : 06/12/1958
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération

Marcel BELLIER
Né le 30 janvier 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 45161

BELLIER Marcel Amédée Désiré
Né le 30 janvier 1901 à Rosières-en-Santerre
Boulanger de profession
Signalement : cheveux châtain clair, yeux marron, front couvert, nez rectiligne et visage ovale. Il mesure 1 mètre 67 et possède un degré d'instruction de niveau 3.
Bon pour le service armé, il est incorporé au 52e bataillon du Génie à compter du 1er avril 1921 comme soldat de 2e classe. nommé 1er sapeur le 15 mars 1922. Il participe à l'occupation des pays rhénans du 8 avril 1921 au 24 avril 1923.
Le 24 avril 1923, il est renvoyé dans ses foyers et se retire à Rosières. Père de quatre enfants, il est classé affecté spécial comme boulanger en avril 1939 à la Société Coopérative "L'Union", boulangerie de Rosières.
Interné du 18 avril 1944 au 3 juin 1944. Déporté du 4 juin 1944 au 25 avril 1945. Décédé le 25 avril 1945 (certificat de validation n° 31.331 DM n° 047/DIR du 28 mars 1955). Déporté de la Résistance "Mort pour la France"

Sources : BELLIER, Marcel Amédée Désiré, né le 30 janvier 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme), classe 1921, matricule n° 218, Bureau de recrutement de Péronne 1R1185 Archives de la Somme


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BELLIER Rémy
Né le 13 juillet 1925
Domicile : 63, rue de Méharicourt à Rosières (1954)
Date de son arrestation : 18 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : sabotage de lignes téléphoniques et distribution de tracts
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Date de départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme - Sachenhausen - Sandbostel
Lieu de libération : Sandbostel
Rentré - Rentré le 29 avril 1945

Base des déportés-Résistants
Remy BELLIER
Né le 13 juillet 1925 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Statut : déporté résistant
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 705943

BELLIER Remy Alfred Jean Marcel
Date de naissance : 13/07/1925
Lieu de naissance : Rosieres-En-Santerre (Somme)
Date de décès : 03/04/1997 (71 ans)
Lieu de décès : Montdidier (Somme)

Sources : https://www.deces-en-france.fr/resultat ... ean-marcel


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Arlette Pervenche Madeleine BELLIER
Autre(s) nom(s) : MASSOULLE
Née le 15 avril 1924 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR)
Statut : interné résistant
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 45151
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 593827


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Rosières : Arlette MASSOULLE décorée

"A l'occasion du 8 mai 2000, René Lourdelle, président cantonal des ACPG-CATM, accompagné de José Sueur, maire et de Daniel Prouille, maire-adjoint, s'est rendu au domicile de Arlette MASSOULLE pour lui remettre la Croix du combattant. Ce petit bout de femme a réalisé un parcours étonnant. En 1943, à 19 ans et toute jeune mariée, elle participe avec avec ses parents et son mari à la résistance contre l'occupant nazi. Distribution de tracts, vente de billets de solidarité dont l'argent servait aux réseaux de résistance, ses actions l'emmènent dans le canton : Méharicourt, Bouchoir où elle rencontre l'Abbé LAVALLART.
Son action dans l'armée des ombres lui coûtera cher, dénoncée, elle sera arrêtée avec toute sa famille, son mari, ainsi que d'autres rosièrois dont certains ne reviendront jamais. Nous sommes le 18 avril 1944, elle a 20 ans.
La prison d'Amiens étant en partie détruite suite à l'opération "Jéricho", elle sera enfermée trois mois à la citadelle, et malade, aura la chance d'être relâchée. Son frère naîtra en prison, son mari transféré à Dachau par le sinistre train de la Mort. Il y rencontrera le célèbre accordéoniste André Verschuren et de là naîtra une longue et durable amitié.
La guerre terminée,
Pierre MASSOULLE reprend son métier : réparateur de vélos, et le couple s'installera ensuite à "l'hôtel du Cygne".
Aujourd'hui seule,
Arlette MASSOULLE, dernière résistante rosièroise coule des jours paisibles dans sa grande maison avec ses souvenirs."

Sources : Courrier Picard, édition du 11 mai 2000


Arlette Massoulle, dernière rescapée de la rafle de Rosières s’est éteinte à 100 ans
Les obsèques d’Arlette Massoulle, résistante et centenaire, ont eu lieu ce 14 novembre à Rosières-en-Santerre. Elle était la dernière rescapée de la rafle qu’a connu la commune en mai 1944.
Les obsèques d’Arlette Massoulle ont eu lieu ce 14 novembre 2024 à Rosières-en-Santerre. Une page de l’histoire de la résistance se tourne. À 100 ans, elle était jusqu’alors considérée comme l’une des dernières résistantes encore vivantes en Picardie. Sur les coups de 11 heures, son cercueil a été transporté de l’église Saint-Omer au monument au mort.
Le cortège funéraire, sobre, était précédé des anciens combattants de la Somme, drapeau tricolore levé. La famille et les amis d’Arlette Massoulle, endeuillés, cheminaient derrière le corbillard. « Je ne souhaite pas m’exprimer, j’ai tellement de chagrin », confie une des petites filles de la défunte.

Née Arlette Béliez (sic) rue de Méharicourt à Rosières-en-Santerre, le 15 avril 1924, Arlette Massoulle avait fêté ses 100 ans en avril dernier à la maison de retraite de Caix. « Elle était notre dernière adhérente dans le canton de Rosières », précise Patrice Flautre, président départemental des anciens combattants de la Somme (ADCPG-CATM), présent à la cérémonie. Elle était également la dernière survivante de la rafle de Rosières, un événement marquant de la seconde guerre mondiale dans le Santerre.

Survivante de la rafle de Rosières

Un petit mois seulement avant le débarquement des Alliés en Normandie, une nuit de mai 1944, Arlette Massoule et 27 autres Rosiérois sont dénoncés et arrêtés par l’occupant nazi. Alors âgée de 20 ans, la jeune femme est alors transférée à la citadelle d’Amiens, où elle est internée plus de quatre mois. Ses parents, son frère et son mari font aussi partie des raflés. Si Arlette n’est pas déportée, son père Marcel Béliez (sic) et son frère Rémi, le sont. Si le premier meurt à Buchenwald, Rémi en revanche, survit. Le mari d’Arlette, Pierre Massoulle, est lui aussi déporté par « le train de la mort » du 2 juillet 1944. Un train dans lequel était notamment enfermé l’accordéoniste et résistant André Verchuren. Par chance, Pierre Massoulle fait également parti des rescapés. La mère d’Arlette Massoulle, elle aussi raflée à Rosières alors qu’elle était enceinte, a mis au monde son fils Guy à l’hôpital d’Amiens en juin 1944.

Après la guerre, Arlette et Pierre Massoulle occupent la fonction de marchand de vélos dans un des baraquements en bois construits dans leur commune d’origine. Maman d’une fille prénommée Pervenche malheureusement décédée et mamie de deux petites-filles, Arlette Massoulle était aussi trois fois arrière-grand-mère et autant de fois arrière-arrière-grand-mère. Pierre est décédé il y a déjà vingt-sept ans.

Interrogée dans nos colonnes le 1er mai 2018, alors qu’elle était âgée de 94 ans, Arlette Massoulle n’oubliait pas de transmettre la mémoire de la résistance : « C’est d’abord aux jeunes que mon message s’adresse : sachez que la résistance, c’est-à-dire la volonté de dire non à l’inacceptable, est un impératif auquel nul ne doit se dérober. Jeunes, n’oubliez jamais cette dure leçon de l’histoire contemporaine. Méditez-la, enseignez-la, propagez-la. Il ne faut jamais que de tels crimes contre l’humanité se reproduisent. » Des paroles à méditer.

Sources : Courrier Picard, article de Guillaume Bernard, édition du 15 novembre 2024.


BELLIER Arlette Pervenche Madeleine
Date de naissance : 15/04/1924
Lieu de naissance : Rosières-En-Santerre (Somme)
Date de décès : 08/11/2024 (100 ans)
Lieu de décès : Caix (Somme)

Sources : https://www.deces-en-france.fr/resultat ... -madeleine


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MASSOULLE Pierre Edmond
né le 17août 1923
Domicile : 2, rue Victor-Hugo à Rosières (1954)
Profession au moment de son arrestation mécanicien
Date d'arrestation 18 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières-en-Santerre
Motif d'arrestation : Résistance - sabotage
Prison d'internement : Citadelle d'Amiens
Camp d'internement : Royalllieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Rentré le : rapatrié le 18 avril 1945

Base des déportés-résistants
Pierre MASSOULLE
Né le 17 août 1923 à Rosières (Somme)
Statut : déporté résistant
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 593828

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Pierre Edmond MASSOULLE
Né le 17 août 1923 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : déporté résistant
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 402513
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 593828


Pierre MASSOULLE fait partie des 1630 déportés arrivés vivants au camp de concentration de Dachau, le 5 juillet 1944.


MASSOULLE Pierre Edmond
Date de naissance : 17/08/1923
Lieu de naissance : Rosières-En-Santerre (Somme)
Date de décès : 17/01/1995 (71 ans)
Lieu de décès : Salouël (Somme)

MASSOULLE Pierre
N° Matricule au KL de Dachau : 77134
Né le 17/08/1923 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Camps successifs : Neckarelz *, kommando du KL de Natzweiler ** - Neckargerach, kommando du KL de Natzweiler - Dachau (KL)
Rentré - Date de libération : 29/04/1945 - Lieu de libération : Dachau
Pierre MASSOULLE a-t-il participé à une marche de la mort depuis Neckargerach vers le KL Dachau (Munich) où il a été libéré ?

* Le KL Neckarelz, ou camp de concentration de Neckarelz, a été installé à Neckarelz (auj. Mosbach-N) un camp annexe du camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
** camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Alsace), seul camp de concentration érigé sur le territoire français.


VOIR :
MASSOULLE, Pierre, 17/08/1923 Partie I, liste n°240. (I.240.)

==========================================================

Convoi du 2 JUILLET 1944 - TRAIN DE LA MORT
Partants de Compiègne : 2166
Morts pendant le voyage : 536
Immatriculés à l'arrivée : 1630

in : Christian BERNADAC - TRAIN 7909 DESTINATION DACHAU, édition Michel LAFON, 1994 (page 343)

==========================================================


VOIR :
articles publiés dans l’Aurore à partir du 24 Avril 1945 par Pierre Farelle (1906-2000) sous le nom de Roger Farelle
L'Aurore : organe de la résistance républicaine édition du 4 mai 1945 page 2


VI. - Reims... Sarrebruck... Dachau
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... RELLE.zoom


Je suis un rescopé des bagnes du Neckar
IX. - Humiliations... Espoirs... Angoisses...
par Roger FARELLE

Extraits :

Quand nous quitterons Dachau pour aller ailleurs exécuter tous des travaux identiques, c'est pêle-mêle que nous serons embarqués. En fait, nous nous retrouverons avec presque tous les compagnons de voyage qui sont venus avec nous de Compiègne.
Cinq ou six jours après notre arrivée, grande nouvelle : on va nous rendre nos bagages. Nous descendons sur la grand'pJace où ils ont, en effet, été étalés. Chacun reconnaîtra les siens et en reprendra possession. Les amis des disparus sont même autorisés à reconnaître et à prendre les paquets laissés par leurs malheureux camarades du « train de la mort ». Je passe parmi les derniers et je ne suis qu'à moitié surpris de ne rien retrouver qui m'ait appartenu.

.../

D'autant plus que, quelques jours après, nous voici de nouveau rassemblés sur la place... pour restituer ce qu'on nous avait si obligeamment permis de reprendre. Et une fois de plus encore, nous voici tout nus. Mais ce coup ci, ce ne sont plus de vieilles défroques de nos prédécesseurs qu'on nous remet, et que nous revêtirons tout à l'heure, quand l'ordre nous sera donné de nous rhabiller. On nous distribue l'uniforme des camps de concentrations : pantalon et veste rayés gris et bleu. Au "clochard" premiers jours fait place le bagnard, avec la camisole à la fois anonyme et caractéristique, qu'il portera toujours sur lui comme le symbole de la captivité, et qui, le signalant à tous les regards, l'empêchera de s'évader.

Nous nous regardons avec gêne, mes camarades et moi, et puis nous essayons de cacher notre humiliation sous un sourire et derrière de faciles plaisanteries :

.../

Nous avons sur nous une chemise, un caleçon. la veste et le pantalon à bandes bleues et grises, et, sur la tête, un ridicule béret rond taillé dams le même tissu rayé. Aux pieds, les chaussures que nous avions quand nous avons été arrêtés. Interdiction de posséder un mouchoir ou une serviette de toilette. Et les moindres objets que nous pouvons avoir gardés sur nous nous sont enlevés.

.../

Embarquement !

Cette fois, c'est dans des wagons de troisième classe qu'on nous fait monter. Quel luxe ! Chacun a sa place assise. Nos gardiens ne sont plus des S. S., mais des soldats de la Welirtnacht. Ils sont même assez « causants », comme on dit, et engagent la conversation avec ceux d'entre nous qui, peu ou prou, parlent allemand.
Un heureux bruit court à travers le train :
— On nous dirige sur de grandes fermes d'Etat : On sera réparti par petits groupes qui prendront part aux travaux des champs, en plein air. Nous serons logés et nourris « confortablement ».. (Mème si ce n'est que « convenablement..., cela nous suffira...)
Un peu d'espoir nous revient. Ce train, qui ressemble si peu à celui de Compiègne, n'est-ce pas un avant goût de la vie relativement supportable qui nous attend ! Nous voici presque joyeux. ...
Une fols de plus on nous a trompés. Peut-être s'agissait-il simplement d'éviter les évasions en cours de route.
En tout cas, ce ne sont pas des fermiers qui nous attendent, mais des gardes-chiourmes. Ce ne sont pas les champs et les travaux rustiques, mais le bagne.
Le train s'arrête en gare de Neckarelz....


Sources : L'Aurore : organe de la résistance républicaine - édition du 11 mai 1945 page 2
Site Gallica de la BNF


Je suis un rescapé des bagnes du Neckar
X - Camps de fièvre et de famine.
par Roger FARELLE

Long arrêt à Neckarelz. Les wagons de queue de notre convoi sont évacués par leurs occupants. La moitié de nos camarades se séparent de nous. Le train repart. Une demi-lieure après, nous sommes à Nockar-gerach.
C'est à notre tour de descendre. Encadrés de militaires de la Luftwaffe, nous traversons la localité sous l'oeil indifférent de la population, et nous faisons notre entrée dans la cour du camp où nous allons vivre dix mois.


Hommes-outils
Au bout de quelques jours, nous avions compris : On ne nous avait pas dirigé sur un camp d'extermination rapide, avec chambre à gaz et four crématoire. Le sort nous avait désignés pour un camp de la mort lente : de la mort par la fatigue, l'insomnie, le manque de nourriture, l'absence d'hygiène, la torture morale.
Nous n'étions plus des hommes, mais des machines : des machines considérées comme de peu de valeur, auxquelles on faisait « rendre » tout ce dont elles étaient encore capables, quitte il les envoyer au rebut sans pitié quand elles n'en pouvaient plus.
Nous avons fini par nous rendre compte par notre expérience et par les récits que nous faisaient des camarades, de la façon dont procédaient nos « maîtres » :
Dans tous les camps de « triage », ils opéraient, une première sélection. On séparait les « forts » et les « faibles ». Les « faibles » étaient bons pour la chambre à gaz et le four crématoire, les « forts » étaient bons pour le travail.
Puis, dans les camps de travail, on véritiait par des visites médicales périodiques l'état des machines — des pauvres « robots » — que nous étions.
Celles qui paraissaient définitivement usées étaient à leur tour aiguillées sur la chambre à gaz : « mise à la ferraille... »
Celles qui semblaient réparables étaient soumises à une révision, qui se traduisait par une sollicitude inattendue : repos, nourriture plus abondante, soins médicaux.
Tel était du moins le sort de nos camarades employés dans l'industrie.
Necktargerach et les camps environnants, c'était quelque chose d'un peu différent : non pas l'usine moderne où le rendement du matériel prime tout, mais l'établissement vétuste où l'on prolonge la vie des machines tant bien que mal. Ailleurs, on vous disait : « Attends ! mon garçon on va te remettre en état... » Ici, on vous disait : « Marche, ou crève ! »


Sources : L'Aurore : organe de la résistance républicaine - édition du 12 mai 1945 page 2
Site Gallica de la BNF


Voir la délivrance
XIX. - Et voici les Américains - par Roger FARELLE
Sources : L'Aurore : organe de la résistance républicaine - édition du 25 mai 1945
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... .item.zoom



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. févr. 10, 2025 15:40 pm 
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Localisation : Somme
Rosières-en-Santerre (Secteur de) - Groupe Résistance FTPF


BALIN André Maurice
Date de naissance : 7 octobre 1908
Domicile : ayant cause BALIN Georgette - Buire-sur-Ancre (1954)
Profession au moment de son arrestation : gendarme
Date d'arrestation : 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motifs d'arrestation :
Responsable du groupe F.T.P.F. de Rosières
Aide apportée à un membre de la Résistance
Aide à certains jeunes gens pour éviter leur départ en Allemagne (S.T.O.)
Homologué F.F.I.
Prison d'internement : citadelle d'Amiens
Camp d'internement : Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camps de concentration : Dachau - Hersbruck
Non rentré - Décédé le 23 novembre 1944 à Hersbruck

BALIN André
N° matricule au KL de Dachau : 76440
né le 07/10/1908 à Buire-sur-l'Ancre (Somme)
Hersbruck, kommando du KL de Flossenbürg
Décédé le 23/11/1944 à Hersbruck
VOIR : http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.240.

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
André Georges BALIN
Mort pour la France le 29 novembre 1944 à Hersbruck (Allemagne)
Né le 7 octobre 1908 à Buire-sur-Ancre (Somme)
36 ans, 1 mois et 22 jours
militaire
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : mort en déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 12725

Base des morts en déportation (1939-1945)
André BALIN
Décédé le 23 novembre 1944 à Flossenbürg (Allemagne)
Né le 7 octobre 1908 à Buire-Sur-Ancre (Somme)
36 ans, 1 mois et 16 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 420 711

Titres, homologations et services pour faits de résistance
André BALIN
Né le 7 octobre 1908 à Buire-sur-l'Ancre (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 29204

Base des médaillés de la résistance
André Maurice BALIN
Né le 7 octobre 1908 à Buire-sur-l'Ancre (Somme)
Date du décret : 07/11/1958
Date de publication au JO : 03/12/1958
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Journal officiel du 14 novembre 1947 page 11244

Homologation de grades au titre des F. F. C. I.
Le secrétaire d’Etat à la présidence du [conseil,
Sur le rapport du délégué général pour le règlement et la liquidation des Forces françaises combattantes de l’intérieur,
Vu l’ordonnance du 9 juin 1944 fixant le statut des Forces françaises de l’intérieur:
Vu le décret du 20 septembre 1944 relatif au Statut des Forces françaises de l’intérieur;
Vu le décret du 28 mai 1947 portant délégation d’attributions au secrétaire d’Etat à la présidence du conseil,
Arrête:
Art. 1 er . — Sont homologués à titre posthume, les personnels ci-après des Forces françaises de l’intérieur.

Dans le grade de sous-lieutenant.
(Pour prendre rang du 1 er avril 1944.)
M. BALIN (André), né le 7 octobre 1908.


==============================================================


FAMILLE DE LATTIN

Recensement de la population de Rosières-en-Santerre (en 1936) - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Anatole-France à Rosières
DE LATTIN Arthur, né en 1902 à Anvers (Belqique), nationalité belge, mâçon au chomage
DE LATTIN-ROUILLARD Georgette, née en 1902 à Rosières, épouse
DE LATTIN Joseph, né en 1923 à Schaerbeck (Belgique), fils
DE LATTIN Huguette, née en 1927 à Rosières, fille

Arthur DE LATTIN avait épousé Georgette ROUILLARD le 4 novembre 1922 à Rosières-en-Santerre


DE LATTIN Arthur

VOIR : https://www.campneuengamme.org/deportes ... in-arthur/

DE LATTIN Arthur Né le 28/03/1902 à BEL ANVERS
Profession : maçon

DE LATTIN Arthur
Né le 28 mars 1902 à Anvers (Belgique)
Domicile au moment de son arrestation : Rosières en-Santerre
Date de départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Arrivée à Neuengamme le 7 juin 1944
Camp de concentration : Neuengamme : Matricule : 34396 au KL de Neuengamme
Kommando : Porta Westfalica dépendant KL Neuengamme
Rentré : date inconnue

Voir : Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Arthur Antoine Gustave Louis DE LATTIN
Né le 28 mars 1902 à Anvers (Belgique)
Famille résistance : déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 168374


==++==++==++==++==++==++


De LATTIN Joseph Albert Gustave
Né le 11 mars 1923
Domicile : Rosières
Profession au moment de son arrestation : manouvrier
Date de son arrestation : 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motifs d'arrestation : Sabotage - déraillement
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Date de départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Camp de concentration : Neuengamme (KL)
Kommandos : Bremen (Brême)-Farge, Kommando du KL de Neuengamme - Braunschweig (Brunswick) (arbeitserziehungslager - camp d'éducation par le travail pour travailleurs forcés pendant le IIIe Reich) - Ravensbruck (KL)
Rentré le : ? (date inconnue)

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Joseph Albert Gustave DE LATTIN
Né le 11 mars 1923 à Schaerbeck (Belgique)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 168375


VOIR :
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
2062 Hommes
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.


DE LATTIN Joseph
Né le 11 mars 1923 à Bel Schaerbeek (Belgique)
Matricule : 34394 au KL de Neuengamme
Autres camps : RAVENSBRÜCK - BR. FARGE BRAUNSCHWEIG
Arrivée à Neuengamme le 7 juin 1944
N° matricule au KL de Neuengamme : 34394
décédé le 30 janvier 1986 à Rosières-en-Santerre
voir : https://www.campneuengamme.org/deportes ... in-joseph/


==============================================================



Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Gambetta à Rosières
D'HULST Arthur, né en 1885 à Rolleghem (Belgique), nationalité belge, chef de ménage, agriculteur, patron
D'HULST-MENET Jeanne, née en 1895 à Blandain (Belgique), épouse
D'HULST Max, né en 1911 à Blandain (Belgique), fils, agriculteur chez son père
D'HULST Maurice, bé en 1916 à Blandain (Belgique), fils, agriculteur chez son père
D'HULST Monique, née en 1929 à Rosières, fille


D'HULST Maurice Jean Joseph

Date de naissance : 28septembre 1916 (Belgique)
Domicile : ayant cause D'HULST Yvette Odile
62, rue Jean-Jaurès à Rosières
Date d'arrestation : Le 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : déraillement en septembre 1943
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Non rentré - Décédé dans le train qui l'emmenait en Allemagne - décès constaté le 5 juillet 1944 à son arrivée à Dachau

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Maurice Jean Joseph D'HULST
Mort pour la France le 02-07-1944
Né le 28 septembre 1916 à Blaudin (sic) (Belgique)
27 ans, 9 mois et 3 jours
Militaire
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : en convoi de déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 119621

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Maurice Jean Joseph D'HULST
Né le 28 septembre 1916 à Blandoin (sic) (Belgique)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s): Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 183875

* Blandain est une section de la ville belge de Tournai, située en Wallonie picarde et en Flandre romane dans la province de Hainaut.


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FEUILLET René

Date de naissance : 25 janvier 1895
Domicile : ayant cause FEUILLET Reine-Marie, 4, rue Victor-Hugo à Rosières (1954)
Profession au moment de son arrestation : Métreur et débitant
Date d'arrestation : 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : déraillement en septembre 1943
Prison d'internement : Citadelle d'Amiens
Camp d'internement : camp de Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Non rentré - Décédé dans le train qui l'emmenait en Allemagne - décès constaté le 5 juillet 1944 à son arrivée à Dachau

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
René FEUILLET
Décédé le 2 juillet 1944 à Dachau (Allemagne)
Né le 25 janvier 1895 à Bretteville l'Orgueilleuse (Calvados)
49 ans, 5 mois et 8 jourst
militaire
Mention : Information non connue
Cause du décès : mort en déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 184101

Base des morts en déportation (1939-1945)
René FEUILLET
Décédé le 2 juillet 1944 à Dachau (Allemagne)
Né le 25 janvier 1895 à Bretteville l'Orgueilleuse (Calvados)
49 ans, 5 mois et 8 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 449 883

Titres, homologations et services pour faits de résistance
René FEUILLET
Né le 25 janvier 1895 à Bretteville-l'Orgueilleuse (Calvados)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 222962

Base des médaillés de la résistance
René Adolphe Armand FEUILLET
Né le 25 janvier 1895 à Bretteville-l'Orgueilleuse (Calvados)
Date du décret : 25/03/1957
Date de publication au JO : 30/03/1957
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


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ROBBE Daniel

Date de naissance : 4 décembre 1927
Domicille : Ayant cause ROBBE Antonia Céline - rue d'Hangest à Rosières (1954)
Date d'arrestation : 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : Déraillement en novembre 1943 d'un train de troupe - sabotage d'une citerne d'essence en mars 1944
Homologué F.F.I.
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme - Orianenbourg
Non rentré - Décédé à Orianenbourg le 31 mars 1945

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Daniel François ROBBE
Mort pour la France le 31 mars 1945 à Oramienburg (Allemagne)
Né le 4 décembre 1927 à Rosières-en-Santerre (Somme)
17 ans, 3 mois et 27 jours
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : mort en déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 142022

Base des morts en déportation (1939-1945)
Daniel François ROBBE
Décédé le 31 mars 1945 à Oranienbourg (Allemagne)
Né le 4 décembre 1927 à Rosières-en-Santerre (Somme)
17 ans, 3 mois et 27 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 531470

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Daniel François ROBBE
Né le 4 décembre 1927 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 513745

Base des médaillés de la résistance
Daniel ROBBE
Né le 4 décembre 1927 à Rosières (Somme)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération

Voir ci-dessous l'article qui lui est consacré


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DETAILLE Julien
Né le 23 juin 1889
Domicile : Vrély
Profession au moment de son arrestation : cultivateur
Date d'arrestation : 23 avril ou 12 mai 1944
Lieu d'arrestation : Vrély
Motif d'arrestation : Mouvement F.T.P.F.
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : Royalllieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : juillet 1944
Camps de concentration : Sachsenhausen-Orianenbourg - Mauthausen
Non rentré - Décédé le 12 ou 18 décembre 1945 (sic) à Saint-Blasien (Allemagne) LIRE : 18 septembre 1945

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Julien DETAILLE
Décédé le 18-09-1945 à Saint-Blasien (Allemagne)
Né le 23 juin 1889 à Vrély (Somme)
56 ans, 2 mois et 24 jours
militaire
Mention : Information non connue
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 118917

Base des morts en déportation (1939-1945)
Julien Jean DETAILLE
Décédé le 18 septembre 1945 à Saint-Blasien (Allemagne)
Né le 23 juin 1889 à Vrély (Somme)
56 ans, 2 mois et 24 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 443 397

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Julien Jean Baptiste DETAILLE
Né le 23 juin 1889 à Vrély (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 181436

Base des médaillés de la résistance
Julien DETAILLE
Né le 23 juin 1889 à Vrély (Somme)
Date du décret : 06/11/1962
Date de publication au JO : 16/11/1962
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération

Acte de naissance de Julien DETAILLE
Sources : Vrely : naissances, mariages, décès 2E814/9 Archives de la Somme
(page 151/201)
Mention marginale : décédé le 18 septembre 1945 à Saint-Blasien, Forêt Noire (Allemagne)


==============================================================


DETAILLE Julien
VOIR :
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
2062 Hommes
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. févr. 10, 2025 16:57 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Localisation : Somme
Rosières-en-Santerre (Secteur de) - Groupe Résistance FTPF


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Jean-Jaurès à Rosières.
BECQUIN Edmond, né en 1893 à Picquigny, ingénieur directeur S.I.C.A.E.
BECQUIN-LEBAS Lucienne, née en 1894 à Paris, épouse
BECQUIN Jacqueline, née en 1925 à Amiens, fille
BECQUIN Françoise, née en 1931 à Rosières, fille

Liste électorale de Rosières-en-Santerre en 1939 - 3M540 - Archives de la Somme
BECQUIN Edmond, Directeur de Cie électrique, né à Picquigny le 28 octobre 1893, demeure Rue Jean-Jaurès à Rosières.


BECQUIN Edmond Jules
Né le 28 octobre 1893
Domicile : Rosières
Profession au moment de son arrestation : Directeur S.I.C.A.E. (Société d’Intérêt Collectif Agricole d’Electricité)
Date d'arrestation : 9 mai 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : Activité dans un réseau
Prison d'internement : Citadelle d'Amiens
Camp d'internement : Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Non rentré - Décédé dans le train qui l'emmenait en Allemagne - Décès constaté à son arrivée à Dachau, le 5 juillet 1944

Acte de naissance N° 18 le 28 octobre 1893 (page 63/211)
Sources : Picquigny : naissances, mariages, décès 2E622/22 Archives de la Somme
Mention marginale : marié à Picquigny le 24 juillet 1913 avec Lucienne Salomé LEBRAS


BECQUIN Edmond né le 28/10/1893 à Picquigny (Somme)
Décédé au cours du Transport entre Compiègne et le camp de concentration (KL) de Dachau du 2 au 5 juillet 1944
VOIR : http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.240.


Base des morts en déportation (1939-1945)
Edmond Jules BECQUIN
Décédé le 2 juillet 1944
Né le 28 octobre 1893 à Picquigny (Somme)
50 ans, 8 mois et 5 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 422 529

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Edmond Jules BECQUIN
Né le 28 octobre 1893 à Picquigny (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), résistance intérieure française (RIF)
Nom du mouvement de résistance intérieure française : FRONT NATIONAL
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 42828

Base des médaillés de la résistance
Edmond Jules BECQUIN
Né le 28 octobre 1893 à Picquigny (Somme)
Date du décret : 14/09/1960
Date de publication au JO : 21/09/1960
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


J.O. du 18 décembre 1949 page 12136

Homologation de grade au titre de la Résistance intérieure française.
Le secrétaire d’Etat aux forces armées (guerre).
Vu l’ordonnance n° 45-322 du 3 mars 1945 portant application aux membres de la Résistance des pensions militaires fondées sur le décès ou l’invalidité ;
Vu le décret n° 47-1950 du 9 septembre 1947 portant règlement provisoire des droits des membres de la Résistance intérieure française ;
Vu l’instruction ministérielle n° 437 CAB / CIV/CC du 17 octobre 1947 fixant les conditions de reconnaissance des mouvements de la Résistance clandestine et de l’homologation de leurs membres ;
Vu l’instruction ministérielle n° 449 CAB / CIV/CC du 21 octobre 1947 fixant les conditions d’application du décret du 9 septembre 1947 portant règlement provisoire des droits des membres de la Résistance intérieure française ;
Vu. la circulaire ministérielle n° 235 C.AB/ FA/FFCI du 5 février 1948 fixant les modalités de règlement des droits des membres de ta Résistance intérieure française ;
Vu la loi n° 49-418 du 25 mars 1949 relative au statut et aux droits des combattants volontaires de la Résistance;
Vu l’instruction ministérielle n° 1230 CAB/ FA/FFCI du 28 mai 1943 et son modificatif n° 9351 S PM/6 du 16 juin 1949 relatifs aux dossiers de demandes de pension des membres des ex-forces françaises combattantes de l'intérieur et de la Résistance intérieure française, militaires de carrière ou non, et de leurs ayants cause,
Arrête :
Art. 1 er . — Sont homologués à litre posthume les personnels de la Résistance intérieure française ci-après :


Dans le grade d'adjudant.
(pour prendre rang du 1er mai 1944)

Becquin (Edmond), né le 28 octobre 1893


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RUBIN Georges Fernand
Né le 18 décembre 1901
Domicile ayant cause RUBIN Marie 17, rue Pasteur à Rosières
Profession au moment de son arrestation : manouvrier
Date d'arrestation : 12 mai 1944
Lieu d'arrestation : ?
Motif d'arrestation : Résistance - sabotage
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Date de départ en camp de concentration : 3 juin 1944 - date erronée LIRE : 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme - Bergen-Belsen
Non Rentré - décédé le 26 avril 1945 à Bergen-Belsen

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Georges RUBIN
Décédé le 04-1944 (sic) à Bergen-Belsen (Allemagne)
Né le 18 décembre 1901 à Rosières
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Information non connue
Cause du décès : mort en déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 145266

Base des morts en déportation (1939-1945)
Georges Fernand RUBIN
Décédé le 15 avril 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne)
Né le 18 décembre 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme)
43 ans, 3 mois et 28 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 534247

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Georges Fernand RUBIN
Né le 18 décembre 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance : forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 527198


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Georges RUBIN mesure 1 mètre 62. Il possède un degré d'instruction de niveau 3. Il a les cheveux châtain clair, les yeux gris marron, un front ordinaire, le nez droit et le visage rond.
Entre avril 1921 et avril 1923, il effectue son service armé au 102e R.A.L., à l'issue de son temps il se retire à Rosières. Il a travaillé de manière temporaire au chemin de fer puis a été contremaître, nous indiqur son feuillet matricule.
Il avait été rappelé une première fois à l'activité entre le 28 septembre et le 7 octobre 1938
Il passe dans la subdivision de Lille en janvier 1940. Il avait été rappelé à l'activité le 25 août 1939 et affecté au dépôt d'artillerie de D.A.T. de Laon. Il y arrive le lendemain. Il est ensuite affecté spécial au titre du district de Lille comme noyauteur * (18/12/1939 note du général Cdt la 1ère Région).

* Ouvrier chargé de l'exécution et/ou de la pose des noyaux à l'intérieur des moules de fonderie.

Rubin, Georges Fernand, né le 18 décembre 1901 à Rosières-en-Santerre (Somme), classe 1921, matricule n° 282, Bureau de recrutement de Péronne 1R1185 Archives de la Somme


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre (en 1936) 6M680 Archives de la Somme (page 31/40)
Rue du Pied-Selle
RUBIN Georges, né en 1901 à Rosières, chef de ménage, manouvrier, Coopérative agricole
RUBIN-BOURLET Simone, née en 1900 à Framerville, épouse, concierge, usine du Pied-Selle
RUBIN Gilbert, né en 1927 à Rosières, fils
RUBIN Bernard, né en 1932 à Rosières, fils


Liste électorale de Rosières-en-Santerre en 1939 3M540 Archives de la Somme
RUBIN Georges, manoeuvre, né à Rosières le 18 décembre 1901. Il réside alors rue du Pied-Selle à Rosières.


RUBIN Georges
Né le 18 décembre 1901
Kommandos : Hannover-Stöcken, Kommando du KL de Neuengamme - Babrigade non identifiée de KL
Décédé le 15 avril 1945 à Bergen-Belsen

VOIR :
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
2062 Hommes
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.



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CATEL Auguste

Recensement de la population de Rosières-en-Santerre (1936) 6M680 Archives de la Somme (page 23/40)
Rue de Méharicourt à Rosières
CATTEL Auguste né en 1890 à Cappy, directeur d'usine, Chez Labrousse
CATTEL-ROBERT Georgette née en 1889 à Balagny, son épouse

Liste électorale de Rosières-en-Santerre (en 1939) 3M540 Archives de la Somme
CATEL Auguste, contremaître, né à Cappy le 13 février 1891 - il réside rue de Méharicourt à Rosières.


CATEL Auguste
Né le 13 février 1891
Domicile ayant cause 10 avenue de la Porte Jaune à Fontenay-sous-Bois
Profession au moment de son arrestation : directeur d'usine de tissage
Date d'arrestation : 19 mai 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : Aide à la Résistance
Lieu d'internement : Citadelle d'Amiens
Camp d'internement : Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Non rentré - Décédé le 30 janvier 1945 à Dachau

Base des morts en déportation (1939-1945)
Auguste CATEL
Décédé le 30 janvier 1945 à Dachau (Allemagne)
Né le 13 février 1891 à Cappy (Somme)
53 ans, 11 mois et 17 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 434 026

CATEL Auguste
N° matricule au KL de Dachau : 76619
Né le 13/02/1891 à Cappy (Somme)
Décédé le 30/01/1945 à Dachau
Le transport qui l'emmène en déportation en Allemagne est le cinquième parti de France à prendre la direction du KL Dachau. Il s'ébranle le 2 juillet 1944 de Compiègne. Il arrivera à Dachau que le 5 juillet 1944. On estime entre 500 et 900 le nombre de morts durant le transport effectué dans des conditions inhumaines.
VOIR : http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.240.


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DALLOT Auguste
Né le 12 novembre 1892 à Aigurande (Indre)
Entrepreneur de bâtiments
N° matricule au recrutement : 263
Signalement : cheveux châtain foncé, yeux bleus, front couvert, nez rectiligne et visage rond. Il mesure 1 mètre 60 et possède un degré d'instruction de niveau 3.
Il est incorporé au 31e BCP le 1er octobre 1913. Il est donc présent aus armées à la déclaration de guerre début août 1914. Il est blessé le 1er septembre 1914 à la chipotte, plaie au pied par culot d'obus. Soigné à Briançon, il rejoint les armées le 16 octobre suivant. Nommé soldat 1er classe le 24 novembre 1914. Il est fait prisonnier le 3 mars 1915. Il est rapatrié le 22 décembre 1918.
Dès mars 1921, il demeure à Rosières-en-Santerre, rue Parmentier.

Sources archives départementales de la Creuse
[1R 564] - Guéret (Creuse, France) - Registres matricules | 1912 - 1912


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre (1936) 6M680 Archives de la Somme
Rue du Maréchal Foch à Rosières
DALLOT Auguste né en 1892 à Aigurande (Indre), charpentier, patron
DALLOT-PEZÉ Yvonne, née en 1895 à Rosières, épouse
DALLOT Élisabeth, née en 1923 à Rosières, fille
Veuve PEZÉ-CARDON Eugénie, née en 1864 à Rosières, belle-mère.


Liste électorale de Rosières-en-Santerre (en 1939) 3M540 Archives de la Somme
DALLOT Auguste, charpentier, né à Aigurande (Indre) le 11 novembre 1892
Il demeure, en 1939, rue du Maréchal Foch à Rosières


Toute sa vie, il restera marqué par les conditions extrêmes de sa déportation. Après son retour des camps de concentration, il souffrira d'asthénie des déportés, c'est-à-dire d'une fatigabilité extrême physique et mentale.
Voir son feuillet matricule
Sources archives départementales de la Creuse
[1R 564] - Guéret (Creuse, France) - Registres matricules | 1912 - 1912


DALLOT Auguste Eugène
Né le 11 novembre 1892
Domicile : 37, rue du Maréchal FOCH à Rosières (1954)
Profession au moment de son arrestation : Artisan menuisier
Date d'arrestation : 19 mai 1944
Motif d'arrestation : Résistance (Champ d'aviation)
Prison d'internement : Citadelle d'Amiens
Camp d'internement : Royalllieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : Le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Rentré le : Rapatrié le 29 mai 1945

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Auguste Eugène DALLOT
Né le 11 novembre 1892 à Aigurande (Indre)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : déporté résistant
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 155204
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 628190

Base des déportés-résistants
Auguste Eugène DALLOT
Né le 11 novembre 1892 à Aigurande (Indre)
Statut : déporté résistant
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 628190

DALLOT Auguste Eugène Albert est décédé à Rosières-en-Santerre (Somme) le 19 décembre 1964
(mention marginale de son acte de naissance conservé aux A.D. de l'Indre
3 E 001/31, Aigurande, 1888-1892 (page 210/252)


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GALAND Louis
Acte de naissance N° 2 (page 155/202) le 14 janvier 1899
Sources : Champien : naissances, mariages, décès 2E185/10 Archives de la Somme
Mentions marginales :
Décédé à Dachau (Allemagne) le 2 juillet 1944 - transcrit à Becquigny le 29 août 1946
"Mort pour la France" - ministère des anciens combattants et victimes de guerre - Paris le 10 septembre 1954


GALAND Louis Jules
Né le 14 janvier 1899 à Champien
Domicile au moment de son arrestation
ayant cause GALAND Henriette Marie Charlotte à Becquigny (Somme)
Proffession au moment de son arrestation : cultivateur
Date de son arrestation : 19 mai 1944
Lieu de son arrestation : Becquigny
Motif d'arrestation : Nom figurant sur une liste sabotages - hébergement de réfractaires
Prison d'internement : Amiens
Camp d'internement : Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau
Non rentré - Décédé dans le train qui l'emmenait en Allemagne - décès constaté à son arrivée à Dachau le 5 juillet 1944


Voir le livre de Christian BERNADAC "Le Train de la Mort" où il est évoqué.

9 h 30 - Soissons ville

Pierre GALAND sonne à la porte de Cady OBRIER, sa cousine. Il est essouflé, le visage inondé de sueur, rongé par l'effort qu'il vient de fournir.
- Pierre ! Dans quel état !
- Vite ! Vite ! Je vais vous expliquer en marchant. Il nous faut aller à la Gare. J'arrive de Compègne à bicyclette.
Mme OBRIER l'inerrompt :
- Je ne comprends pas très bien. Expliquez-vous !
Pierre GALAND regarde sa montre bracelet.
- Nous n'avons que quelques minutes. Je vous explique. Mon frère Louis est dans le train de déportés qui va passer en gare, là, maintenant. Je connaissais au camp de Royallieu BOURSIER, et BOURSIER qui est chargé du ramassage des ordures m'a prévenu hier soir que Louis embarquait ce matin à Compiègne. J'ai quitté Champien dans la nuit, j'ai aperçu Louis alors qu'on le conduisait à la gare, mais il y avait un barrage important... Lui ne m'a pas vu.
- Alors vous êtes remonté sur la bicyclette.
- Et me voilà.
- Quarante-cinq kilomètres ! Mon pauvre garçon !
- Je vous en prie. Vous êtes infirmière. Vous pouvez entrer sur le quai... parler à Louis.
- J'en ai pour une minute... le temps de passer mon uniforme.


in : Christian BERNADAC - TRAIN 7909 DESTINATION DACHAU, page 159, édition Michel LAFON, 1994 pages 112 et 113

.../...


10 h.17 -Soissons, passage à niveau
Mme OBRIER et Pierre GALAND * sont arrivés à temps aux barrières de la route de Reims. Sifflant , crachant, le 7909 apparaît derrière la maisonnette.
- Reculons nous sommes trop près. Des "oh oh" et soudain :
- Oh I ouh !
- C'est Louis ! C'est Louis !
- Oh I ouh
Plate forme. Fourgon de queue.
- Je ne l'ai pas vu. Je ne l'ai pas vu.
- Moi non plus.
- Mais c'était lui. Ce "oh I ouh", personne d'autre que lui n'a pu le crier. C'est le ralliement de notre famille.. Et c'était sa voix. Sa voix.


in : Christian BERNADAC - TRAIN 7909 DESTINATION DACHAU, page 159, édition Michel LAFON, 1994 pages 120 et 121


* Pierre GALAND est le frère de Louis GALAND. Louis devait mourir trois heures plus tard.


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Sur Louis GALAND voir également le sujet :
viewtopic.php?f=75&t=1984


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LUPART Fernand


ROSIÈRES-EN-SANTERRE
Témoignage et devoir de mémoire
Cinquante-huit ans après, des Picards se sont souvenus des 2551 déportés partis en train de Compiègne vers l'Allemagne. 1537 arrivèrent vivants à Dachau le 5 juillet 1944, moins de 200 reviendront.
A Rosières et dans les environs, plusieurs faisant partie d'un réseau de résistance, furent dénoncés, arrêtés et déportés dans le train de la Mort, le 2 juillet 1944.
Parmi eux, Fernand LUPART, installé à Beaufort-en-Santerre depuis 1933, comme réparateur de machines agricoles. Contacté par des membres d'un réseau, il participe à des sabotages opérés de nuit ...
Il sera arrêté par la Gestapo, chez lui à Beaufort, le 19 mai 1944, sous les yeux de son fils âgé de quatre ans. Prisonnier à la Citadelle d'Amiens, il quitte la France le 2 juillet 1944, dans le train de la Mort pour Dachau. Il décède le 14 juin 1945 (sic) * à Hersbrüch.
A Rosières, les épouses de ces héros ont tenu à se souvenir de cet épisode tragique vécu il y a un peu plus d'un demi-siècle : l'histoire d'un combat clandestin pour la vie, l'honneur et le refus d'accepter la défaite ou l'emprise de l'ennemi.
Elles ont demandé à cette occasion d'honorer le choix de ceux qui ne voulaient pas vivre à n'importe quel prix et qui ont fait le sacrifice de leur vie. Ce message s'adresse aux jeunes pour qu'ils n'oublient jamais les martyrs de Rosières et du Santerre :
Ils avaient pour noms
Marcel BELLIER, Marcel MARY, Jean MARY, Henri NICAUT, André BALLIN, Daniel ROBBE, Arthur De LATTIN, Joseph De LATTIN, Benjamin WANGBERG, Jean-Louis WANGBERG, Chasea WANGBERG, Georges RUBIN, Ferdinand HIVER, Pierre MASSOULLE, Maurice D'HULST, René FEUILLET, Eugène DALLOT, Edmond BECQUIN, Charles DUBUIRE, Gontrand DYON, Daniel HARLOT, Abbé LAVALLARD, l'Abbé LEBLANC, Charles DEFLANDRE, Jacques DEFLANDRE, Raoul DEFRUIT, Robert De GROTTE, Emile DUMONT, Albert DUMONT, ainsi que tous ceux qui ont participé à la Résistance dans tous les villages et qui sont morts en déportation.

Sources : Edition du mardi 9 juillet 2002 du Courrier Picard

* LIRE pour sa date de décès : 14 janvier 1945


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Fernand Louis Antoine LUPART
Décédé le 14 janvier 1945 à Flossenburg, (Allemagne)
Né le 5 juin 1899 à Avion (Pas-de-Calais)
45 ans, 7 mois et 9 jours
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Information non connue
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 80843

Base des morts en déportation (1939-1945)
Fernand Louis LUPART
Décédé le 14 janvier 1945 à Hersbruck (Allemagne)
Né le 5 juin 1899 à Avion (Pas-de-Calais)
45 ans, 7 mois et 9 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 480 392

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Fernand LUPART
Né le 5 juin 1899 à Avion (Pas-de-Calais)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : déporté résistant
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 380607
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 567152

Base des médaillés de la résistance
Fernand LUPART
Né le 5 juin 1899 à Airon-Notre-Dame (sic) (Pas-de-Calais)
Date du décret : 24/05/1957
Date de publication au JO : 29/05/1957
Décoration : : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération

Sources : archives départementales du Pas-de-Calais
Lieu : Avion - naissances 1899-1901 : Cote 3 E 065/16
(Acte de naissance de Fernand LUPART né le cinq juin 1899 N° 144 page 25/210)
Mentions marginales : Décédé à Dachau (Allemagne) le 14 janvier 1945
Divorcé, il épouse par la suite Yvonne GEROUZE à Beaufort(en-Santerre) le 19 juin 1942



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. févr. 11, 2025 13:44 pm 
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Une autre figure de la résistance de cette partie du Santerre n'a pas été évoquée jusqu'alors et pour cause, il est déjà décédé alors que les arrestations de résistants s'opèrent au printemps 1944.

Louis THIBAUD
Né à Cognac le 11 août 1890. Soldat de la Grande Guerre, il se distingue à plusieurs reprises et il est décoré de la Croix de guerre. En 1920, il s'installe à Arvillers. Mécanicien, il crée son magasin de cycles et motos, puis continue sa carrière à la laiterie CENSIER (les anciens se souviennent des fromages "Rollot" fabriqués et vendus dans cette laiterie.
(Après 1940 - date inconnue), il rentre dans la Résistance et côtoie l'Abbé LAVALLART de Bouchoir. Il est arrêté par la Gestapo en novembre 1943 et transféré à la prison d'Amiens. Interné dans cet établissement pénitencier où sont enfermés des dizaines de résistants, Louis THIBAUD trouve la mort au cours du bombardement de la dite prison, le 18 février 1944, lors de l'opération dite "Jéricho" qui fit plus d'une centaine de morts parmi les détenus.
De nos jours, il repose au cimetière d'Arvillers et la rue où il a vécu à Arvillers porte dorénavant son nom.


Louis THIBAUD
Domicile au moment de son arrestation : Arvillers
Profession au moment de son arrestation : Employé à la laiterie Censier - mécanicien - réparateur de vélos
Date d'arrestation : novembre 1943
Lieu d'arrestation : Arvillers, son son lieu de travail.
Prison d'internement : prison d'Amiens, route d'Albert
Date de décès : Le 18 février 1944, lors de l'Opération Jéricho sur la prison d'Amiens.

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Louis THIBAUD
Né le 13 août 1890 à Cognac (Charente)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 567881
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 681543

Acte de naissance N° 140 (page 64/295)
Sources 3 E 108/70 - Naissances, mariages, décès. année 1890 Cognac (Charente) ( A.D. de la Charente)
Louis THIBAUD, né le 14 de ce mois (août 1890) au domicile des ses père et mère à cinq heures du soir, fils de Louis THIBAUD, serrurier et de Jeanne MOUILLAUD, tailleuse, domiciliés rue du Canton de Fond, à Cognac.
Mention marginale à l'acte, marié le 21 février 1920 à Arvillers avec FONTAINE Henriette Marie Madeleine.


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Réparateur de vélos et mécanicien à Arvillers, il travaillait à la laiterie Censier qui fabriquait des fromages Rollot. Le voisinage connaissait cet homme pour ses convictions communistes.
L'Abbé LAVALLARD, sur son vélo légendaire, lui rendait visite prétextant une réparation sur sa bicyclette. Tous deux étaient entrés dans la Résistance par des chemins différents mais n'aspiraient qu'à un seul but, combattre et chasser l'occupant allemand de France.
D'après le témoignage de M. Marcel LEROY : "Il (Louis THIBAUD) aurait posé un drapeau tricolore sur le Monument aux morts d'Arvillers, le 11 novembre 1943."
L'information est reprise dans les informations municipales d'Arvillers (voir ci-dessous)
"Il y eut des actes de courage et de résistance. Un 11 novembre où le drapeau français fut hissé sur le Monument aux Morts en face de la Kommandantur..."
VOIR : Tchou Canard n° 146 de juillet 2019
https://www.calameo.com/read/005464132b4d7846889b2

Peut-on faire un lien entre Louis THIBAUD et ce que rapportait le Courrier Picard du 9 avril 1974 ?
"Le 22 novembre 1943... la Gestapo et le car partent pour Amiens. Le convoi, après d'interminables attentes en plaine n'arrivera à la prison d'Amiens qu'à 17 heures. En cours de route, la Gestapo "cravate" M. DRACHE, cafetier à Etalon, qui arrachait des betteraves en plaine, ainsi qu'un tout jeune garçon à Arvillers, qui travaillait à la fromagerie et s'était amusé à dessiner des cabotins pendus et arborant la croix gammée sur des boîtes de fromage dont certaines, comble de malchance, tombèrent entre les mains des Allemands..."

Malgré un élément différent, concernant "le tout jeune garçon", il pourrait s'agir de notre homme.
Louis THIBAUD fut arrêté à son travail :
"Mon père a été arrêté au mois de novembre 1943 sur son lieu de travail à la laiterie Censier. Il ne nous disait rien sur ses activités. Je ne sais pas depuis quand il faisait de la Résistance. Parfois, il partait et il était une semaine sans revenir. Peut-être était-il en rapport avec ceux de Rosières, je ne sais pas" (Témoignage de 06/01/1999 de Mme Micheline DESACHY, fille de Louis THIBAUD, 13, rue Marot - Arvillers).


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THIBAUD Louis
Né le 14 août 1890 à Cognac
fils de Louis T. et de Jeanne MOUILLAUD décédée
profession : serrurier ajusteur
Signalement : cheveux blond clair, yeux orangé verdâtre, front moyen, nez rectiligne, visage rond. Il mesure 1 mètre 63 - degré d'instruction générale niveau 3
Il est incorporé à compter du 9 octobre 1911 au 33e régiment d'artillerie de campagne. Il passe ensuite successivement au 1er RAM puis au 2e Groupe d'artillerie de campagne d'Afrique. Il est renvoyé dans ses foyers le 2 novembre 1913. Il se retire à Bordeaux au 26, rue Villetour. A la mobilisation générale, début août 1914, il est rappelé au 21e d'artillerie où il arrive le 12 août. Il part aux armées le 7 septembre 1914 avant de passer au 34e R.A. le 19 octobre 1914. Il revient au 21e R.A. le 1er avril 1917. Il est mis en congé illimité de démobilisation le 13 août 1919. le 10 septembre 1919, il habite déjà à Arvillers (Somme)
(Dépôt mobilisateur du 17e d'artillerie - résidence Arvillers (Somme). Passe par changement de domicile dans la subdivision de Péronne, le 15 février 1922 alors qu'il réside à Arvillers..

Citation à l'% de la division n° 267 du 10 et 11 mai 1917
"Téléphoniste au front depuis le début de la campagne, a, en toutes circonstances fait preuve du plus grand dévouement. Pendant le bombardement du 23 avril 1917 a réussi à réparer la ligne téléphonique de la batterie au P.C. du Groupe coupée par les obus à plusieurs endroits."

Sources : archives départementales de Charente - Matricules militaires - cote 1 R 200 -
1 R 200 - THIBAUD Louis
Territoire de naissance : Charente
Commune de naissance : Cognac
Profession : serrurier ajusteur
Degré d'instruction : 3 : Possède une instruction primaire plus développée
feuillet matricule N° matricule au recrutement : 152


=============================================================


Au recensement de la population d'Arvillers de 1936, Louis THIBAUD, mécanicien, vit avec sa femme, Henriette FONTAINE et leurs quatre enfants, Micheline, Marthe, Michel et Régine, rue des Demoiselles à Arvillers.

Sources : archives départementales de la Somme
Recensement de la population d'Arvillers (année 1936) 6M31 Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. févr. 11, 2025 15:59 pm 
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D'autres personnalités ont sinon participé aux actions du la résistance locale du moins apporté leur soutien sans que l'on puisse préciser plus avant leur rôle respectif.

à ARVILLERS :

POISSONNIER Robert, chef d'entreprise, patron d'une usine de bonneterie - ses biens auraient été pillés ou confisqués (à préciser la véracité de ces faits)

POISSONNIER Robert, industriel, né à Compiègne le 19 mars 1889
Liste électorale d'Arvillers (année 1939) 3M540 Archives de la Somme

POISSONNIER Robert, né en 1889 à Compiègne, industriel
BRANCHE Suzanne, née en 1890 à Arvillers, son épouse
et leur domestique polonaise
vivent rue "Là-Haut" à Arvillers.
Sources : archives départementales de la Somme
Recensement de la population d'Arvillers (année 1936) 6M31 Archives de la Somme

Robert POISSONNIER s'éteint le 25 février 1949, dans sa maison de la rue Là-Haut, âgé de 60 ans.


Docteur SIMON, médecin à Arvillers.

SIMON Charles, Docteur, né à Marseille le 5 mars 1890
Liste électorale d'Arvillers (année 1939) 3M540 Archives de la Somme

SIMON Charles, né en 1890 à Marseille, Docteur en médecine,
JACQUET Claudia, née en 1896 à Paris, son épouse
SIMON Philippe, né en 1929 à Le Quesnel (Somme), leur fils
JACQUET Jeanne, née en 1870 à Moreuil, belle-mère
vivent rue "Tourniche" à Arvillers
Sources : archives départementales de la Somme
Recensement de la population d'Arvillers (année 1936) 6M31 Archives de la Somme

Claudia SIMON et son mari Charles, appartenaient bien à la Résistance. A la libération, Kléber DESACHY devint maire d'Arvillers et Claudia SIMON, adjointe. C'est la première fois qu'une femme faisait partie du conseil municipal d'Arvillers.

VOIR : Tchou Canard n° 146 de juillet 2019
https://www.calameo.com/read/005464132b4d7846889b2

Charles Joseph Marie SIMON est né le 5 mars 1890, rue des Chartreux, à Marseille. Il est le fils de père inconnu et de Eugénie LINSOLAS, 25 ans, tailleuse, né à Saint-Gilles (Gard) Elle demeure au 13 (?) rue Saint-Férreol à Marseille. L'enfant sera reconnu par la suite lors du mariage de sa mère avec Jacques SIMON le 30 décembre 1893;

mentions marginales : Charles SIMON épouse à Arvillers, le 25 juin 1932, Claudia Octavie JACQUET.
L'ex-médecin d'Arvillers, Charles SIMON, décède le 18 mai 1949 à Marseille dans sa 60e année.

Sources : archives municipales de Marseille
1 E 1860 - Naissances - Registre 1 : 2 janvier - 12 mars 1890 - (1890) (page 187/202)
https://archives.marseille.fr/ark:/8276 ... tion=0.000



à BOUCHOIR :

DUHENNOIS Max, assureur à Bouchoir (Somme)
Max DUHENNOIS aurait travaillé au camp d'aviation d'Amy. Là-bas se consacrait-il à la recherche de renseignements ?
A l'annonce de l'arrestation de Louis THIBAUD, il aurait été contraint de se cacher. D'abord terré vers Le Plessier-Rozainvillers, il est obligé, par la suite, de "changer de "Planque", avec la complicité de M. SOUFFLET, cultivateur au Quesnoy (Parvillers - Le Quesnoy), qui le transporta, caché au fond d'une remorque bâchée.

DUHENNOIS Max Louis Auguste né le 22 octobre 1905 à Bouchoir (Somme)
Il est décédé le 19 mai 1993 en Belgique. Mort à Bruxelles dans sa 88e année, les obsèques eurent eu lieu en l'église de Bouchoir, le mercredi 26 mai 1993.

Au recensement de la population de Bouchoir (1936) -rue de Martelois
DUHENNOIS Max, né en 1905 à Bouchoir, agent d'assurances - "La Séquanaise"
Duhennois-Gérard Marthe, née en 1911 à Mézières-en-Santerre, épouse
et leurs filles Jocelyne et Nadine Duhennois nées toutes deux à Bouchoir.
Duhennois Moïse né en 1870 à Bouchoir, agent d'assurances "L'Union"
Duhennois-Massoulle Marie, née en 1881 à Bouchoir, sa femme

Liste électorale de Bouchoir (année 1939) :
DUHENNOIS Moïse, retraité, né à Bouchoir en 1870
DUHENNOIS Max, agent d'assurances, né à Bouchoir en 1905



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mer. févr. 12, 2025 14:12 pm 
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Famille ROBBE


Rue Gambetta
à Rosières
Recensement de la population de Rosières-en-Santerre de 1931 6M680 Archives de la Somme
ROBBE Alfred Charles, né en 1878 à Boulogne-sur-Mer, Gérant de la boulangerie L'Union
ROBBE-CARON Céline, née en 1888 à Woincourt, épouse
ROBBE Marcel, né en 1915 à Ochancort, fils
ROBBE Maurice, né en 1922 à Friville-Escarbotin, fils
ROBBE Daniel, né en 1927 à Rosières, fils
ROBBE Jeannine, né en 1931, à Rosières, fille

Rue Gambetta à Rosières
Recensement de la population de Rosières-en-Santerre de 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
CRÉTEL Paul, né en 1903 à Albert, gérant de boulangerie "L'Union coopérative"
CRÉTEL-ROBBE Renée, née en 1909 à Escarbotin, épouse, gérante
CRÉTEL Serge, né en 1935 à Rosières, fils
Veuve ROBBE-CARON, Céline, née en 1888 à Woincourt, belle-mère, employée "L'Union coopérative"
ROBBE Marcel, né en 1915 à Ochancourt, beau-frère, garçon boulanger
ROBBE Georges, né en 1922 à Friville-Escarbotin, beau-frère
ROBBE Daniel, né en 1927 à Rosières, beau-frère
ROBBE Jeannine, née en 1931 à Rosières, belle-soeur


=======================================================


DANIEL ROBBE

et les beaux jours reviendront...


Amiens le 13 mai 1944

Ma chère Maman,

J'ai eu la permission de t'écrire car je pense que je fais (sic) partir en Allemagne jeudi, pour travaillais (sic) de mon métier. J'ai étais (sic) interroger la nuit, et le lendemain, j'ai passer (sic) la visite, ainsi que toute l'équipe de Rosières et aussi DOUBLET. Tu sais ça me dérange pas, au contraire, ce n'est pas la peine de te faire du mauvais sang, car tout ira bien.
Je crois que j'aurais (sic) assez de linge : deux chemises deux pantalons.
La santé est toujours bonne, j'espère qu'il en est de même pour toi, ainsi qu'à Jeanine, ma petite soeur Renée toujours grosse sûrement ou bien maigri de 100 g. Bonjour à Marcel et à Y... (?) ainsi qu'aux enfants et au (sic) copains et à la Mémé. (?)
Si tu as le cafard tu as bien torts (sic) car je suis loin de l'avoir, je suis gaie (sic), et un très bon moral et tu sais je ne serais (sic) pas seul. Joseph De LATTIN, son père, Rémy, son père, et compagnie, alors ne te casse pas la tête pour moi et quends (sic) je serais (sic) la bas (sic), je ferais (sic) du sports (sic). On doient (sic) aller embarquer à Compiègne et rester 15 jours.
Aussitot là bas (sic), je t'écrirais (sic) une lettre comme ça tu seras tranquille, et malgré ça je pense que je serais (sic) bientôt près de toi.
Je termine ma lettre en t'embrassant bien fort.
Ton fils qui pense bien à toi
Bonjour à Irène, Suzanne et Josiane et Horta
Surtout pas de larme, rien car tu aurais bien tort et passerais ton temps à rien, et les beaux jours reviendront



Lettre de Daniel ROBBE à sa mère avant son départ en Allemagne 134J280/2 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/87 ... 9fea4b8192


===================================================================


Amiens le 5/6/44 *

Ma chère Maman

Quelques mots pour te dire que je suis toujours en bonne santé en espérant qu'il en est de même pour toi et que tu n'a (sic) pas trop le cafard, car moi j'ai très bon moral, et je m'ennuis (sic) pas, car nous sommes à 24 dans la même cellule. Je suis content d'avoir reçu un colis car j'ai étais (sic) un moment à serrais (sic) les crans de ma ceinture. Mardi du me donneras un chacun (?) et mes chaussures de travail. Dimanche, au lieu du match de football, j'ai joué aux cartes, mais enfin je crois que ce n'est pas pour longtemps, mais je n'est (sic) pas encore était (sic) interrogé. Et ma petite soeur Jeanine obéit-elle bien et le travaille (sic) à l'école, et la famille Renée Marcel et Mémé j'espère que sa (sic) va.
Tu vois je ne rentre plus à 11 h. du soir. Je travailles quelques (heures) dehors et on sors (sic) 1/2 h. tout (sic) les 2 jours et nous sommes dans une pièce bien propre, et beaucoup d'air. Encore un nouveau André SWENPOËL (sic) **. Lui sa (sic) va lui semblait (sic) dure (sic) la vie du prisonnier, et je crois qu'il est marié. BELLIER, Marcel et moi, je suis avec les MARY.
...

Ma chère maman je te quitte pour aujourd'hui en espérant d'être bientôt auprès de toi
Mardi demande une visite comme ca (sic) tu auras le droit de me voir
Ton fils qui pense bien à toi
DANIEL


Lettre de Daniel ROBBE à sa mère le 5 juin 1944
https://archives.somme.fr/ark:/58483/3t ... ae9c6dc0bc


VOIR
https://archives.somme.fr/search/result ... &scope=all


* cette date interroge. Le départ de certains détenus pour la déportation vers Neuengamme ayant eu lieu la veille, le 4 juin 1944.
** Faut-il lire SWAENEPOEL ?


ROBBE Daniel

Date de naissance : 4 décembre 1927
Domicille : Ayant cause ROBBE Antonia Céline - rue d'Hangest à Rosières (1954)
Date d'arrestation : 19 avril 1944
Lieu d'arrestation : Rosières
Motif d'arrestation : Déraillement en novembre 1943 d'un train de troupe - sabotage d'une citerne d'essence en mars 1944
Homologué F.F.I.
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Départ en camp de concentration : le 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme-Orianenbourg
Non rentré - Décédé à Sachsenhausen-Orianenbourg le 31 mars 1945


VOIR :
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
2062 Hommes
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.




===================================================================



VOIR MAURICE GEORGES ROBBE, frère aîné de Daniel ROBBE


Dans le sujet sur le GROUPE MICHEL
posting.php?mode=edit&f=75&p=27303





Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. févr. 15, 2025 10:33 am 
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DEFRUIT Raoul
Né le 10 septembre 1900 à Bayonvillers (Somme)
Date de départ en camp de concentration : le 4 juin 1944 depuis Compiègne (Oise)
Camp de concentration : Neuengamme - Sachsenhausen - Ebensee, Kommando du KL de Mauthausen
Non rentré
Décédé le 8 avril 1945 à Ebensee

VOIR :
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
2062 Hommes
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.


VOIR sur DEFRUIT Raoul
Ils étaient d'Harbonnières
https://www.centre-memoire-amiens-citad ... ieres.html


NEUENGAMME, liste des déportés

DEFRUIT Raoul, Matricule : 134152
https://www.monument-mauthausen.org/spi ... _fiche=100


http://www.lesmortsdanslescamps.com/fra ... tml?titre=

JO 1988 p03200-03202
DEFRUIT Raoul
né le 10 septembre 1900 à Bayonvillers (Somme)
décédé le 8 avril 1945 à Ebensee (Autriche).

biographie détaillée de Raoul DEFRUIT dans le CD(DVD)-ROM "La résistance dans la Somme"


la rue d'Harbonnières venant de Bayonvillers, son village natal, porte son nom
Rue R. DEFRUIT
Déporté politique
Mort à Mauthausen



Voir également sa fiche matricule aux AD de la Somme :

Déporté de la Résistance. Interné du 12 mai 1944 au 3 juin 1944. Déporté du 4 juin 1944 au 8 avril 1945. Décédé le 8 avril 1945. Compté comme service militaire actif dans la zone de combat et dans une unité combattante pour la période du 12 mai 1944 au 8 avril 1945.

Defruit, Raoul Jules Emile, né le 10 septembre 1900 à Bayonvillers (Somme), classe 1920, matricule n° 240, Bureau de recrutement de Péronne 1R1171 Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. févr. 15, 2025 14:04 pm 
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DOUBLET Alphonse
Date de naissance : 26 avril 1902 à Rosières en Santerre (Somme)
Domicille : Ayant cause : ?
Date d'arrestation : ?
Lieu d'arrestation : Rosières ?
Motif d'arrestation : ?
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : ?
Départ en camp de concentration : le 4 juin 1944
Camps de concentration : Neuengamme-Orianenbourg - autre Camp de concentration : Hannover-Stöcken, Kommando du KL de Neuengamme
Non rentré - Décédé à Hannover (Hanovre) le 4 septembre 1944


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre (1936) - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Gambetta à Rosières
DOUBLET Alphonse, né en 1902 à Rosières, terrassier, divers patrons
DOUBLET Ginette, née en 1926 à Rosières, fille
DOUBLET Daniel, né en 1932 à Rosières, fils
CARON Marie-Louise, née en 1894 à Amiens, amie


Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 - Archives de la Somme
DOUBLET Alphonse, manouvrier, né le 26 avril 1902 à Rosières, il demeure rue de Vrély à Rosières


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Alphonse Eugène DOUBLET
Décédé le ..?-11-1944 à Neuengamme (Allemagne)
Né le 26 avril 1902 à Rosières en Santerre (Somme)
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Information non connue
Cause du décès : mort en déportation
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 121672

Base des morts en déportation (1939-1945)
Alphonse Eugène DOUBLET
Décédé le 4 septembre 1944 à Hanovre (Allemagne)
Né le 26 avril 1902 à Rosières-en-Santerre (Somme)
42 ans, 4 mois et 8 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 444 525
Géographie historique : Hannover est le nom allemand de la commune de Hanovre.

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Alphonse DOUBLET
Né le 26 avril 1902 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance : déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 190506

Base des médaillés de la résistance
Alphonse DOUBLET
Né le 26 avril 1902 à Rosières (Somme)
Date du décret : 24/05/1957
Date de publication au JO : 29/05/1957
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


JO 1989 p00923-00924
DOUBLET (Alphonse, Eugène, Gaston)
né le 26 avril 1902 à Rosières-en-Santerre (Somme)
décédé le 4 septembre 1944 à Hannover (Allemagne).
Sources : http://www.lesmortsdanslescamps.com/fra ... tml?titre=


Matricule au KL de Neuengamme : 34979
DOUBLET Alphonse
Né le 26 avril 1902 à Rosières-en-Santerre
Date de départ en déportation : le 4 juin 1944 pour le camp de concentration de Neuengamme-Orianenbourg
Camp de concentration : Hannover-Stöcken, Kommando du KL de Neuengamme
Non rentré : décédé le 4 septembre 1944 à Hannover (Hanovre)

Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. févr. 16, 2025 9:11 am 
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FAMILLE MARY


Parmi les déportés de Rosières-en-Santerre on trouve :

Marcel MARY

Jean MARY

André MARY

Le père est arrêté le 18 avril 1944 à Rosières. En est-il de même pour ses deux fils ?
Lieu d'arrestation : domicile ???



en avril 1923 Marcel MARY, sa femme et leur premier enfant Jean, vivent à Chaulnes
en novembre 1929, la famille MARY vit à Rosières


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Pasteur à Rosières
MARY Marcel, né en 1898 à Puzeaux, chef de ménage, garagiste, patron
MARY-JOLY Marcelle, née en 1904 à Vignacourt, épouse
MARY Jean, né en 1923 à Chaulnes, fils
MARY André, né en 1925 à Chaulnes, fils
MARY Guy, né en 1935 à Rosières, fils


Liste électorale de Rosières-en-Santerre en 1939 - 3M540 - Archives de la Somme
MARY Marcel, garagiste, né à Puzeaux le 25 janvier 1898, il demeure au 170 rue Pasteur à Rosières


MARY André, né le 8 mars 1925 à Chaulnes - rentré de déportation le 29 avril 1945
Matricule au KL de Neuengamme : 34971
Camps de concentration : Neuengamme - Hannover-Misburg, Kommando du KL de Neuengamme - Sandbostel
Lieu de libération : Sandbostel

MARY Jean, né le 9 mai 1923 à Chaulnes - décédé en déportation
Camp de concentration : ???

MARY Marcel, né le 25 janvier 1898 à Puzeaux - décédé en déportation
Camp de concentration : Sachsenhausen

Fondation poue la Mémoire de la Déportation
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.) pour le camp de Neuengamme-Orianenbourg
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.


Base des morts en déportation (1939-1945)
Marcel MARY
Décédé le 01-01-1945 (Allemagne)
Né le 25 janvier 1898 à Puzeaux (Somme)
46 ans, 11 mois et 7 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 513 828

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Marcel MARY
Né le 25 janvier 1898 à Puzeaux (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 400640

Base des médaillés de la résistance
Marcel MARY
Né le 25 janvier 1898 à Puzeaux (Somme)
Date du décret : 24/05/1957
Date de publication au JO : 29/05/1957
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


MARY Marcel Marceau Henonin
Né le 25 janvier 1898 à Puzeaux, canton de Chaulnes (Somme)
Profession : mécanicien ajusteur - garagiste
fils d'Edouard MARY et de Vincente Dreano
N° matricule au recrutement : 455
signalement : cheveux bruns, yeux bruns, front ordinaire, nez droit et le visage pvale. Il mesure 1 mètre 74
...
classé affecté spécial comme mécanicien à la maison Sénéchal à Ignaucourt - note du général Cdt la 2e région du 8 janvier 1940.
Déporté de la Résistance - Interné du 18 avril au 3 juin 1944 - Déporté du 4 juin 1944 au 15 mai 1945.
Décédé en 1945 "Mort pour la France"
certificat de validation n° 22.799 DM n° 041/DIR du 30 mars 1954

Sources : archives départ de la Somme

Mary, Marcel Marceau Henonin, né le 25 janvier 1898 à Puzeaux (Somme), classe 1918, matricule n° 826, Bureau de recrutement de Péronne 1R1146 Archives de la Somme
&
Mary, Marcel Maurice Honorin, né le 25 janvier 1897 (sic) à Puzeaux (Somme), classe 1920, matricule n° 455, Bureau de recrutement de Péronne 1R1171 Archives de la Somme


======================================================


Base des morts en déportation (1939-1945)
Jean Emile MARY
Décédé le 01-01-1945 (Allemagne)
Né le 9 mai 1923 à Chaulnes (Somme)
21 ans, 7 mois et 23 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 513 823

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Jean Emile MARY
Né le 9 mai 1923 à Chaulnes (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 400612

Base des médaillés de la résistance
Jean MARY
Né le 9 mai 1923 à Chaulnes (Somme)
Date du décret : 24/05/1957
Date de publication au JO : 29/05/1957
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


======================================================


Titres, homologations et services pour faits de résistance
André MARY
Né le 8 mars 1925 à Chaulnes (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : déporté résistant
Cote(s) :
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 400552
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 593309

Base des déportés-résistants
André Edouard Albert MARY
Né le 8 mars 1925 à Chaulnes (Somme)
déporté résistant
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 593309



Cordialement
Eric Abadie


Rosières-en-Santerre - rue Pasteur


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MessagePublié : dim. févr. 16, 2025 16:29 pm 
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Charles DEBUIRE


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Gambetta à Rosières
DEBUIRE Charles, né en 1883 à Charleville-Mézières (Ardennes), chef de ménage, coiffeur, patron
DEBUIRE-PARVILLERS Blanche, née en 1879 à Rosières, épouse, débitante
CHAUVIN Emile, né en 1868 à Charleville, oncle, sans profession

Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 - Archives de la Somme
DEBUIRE Charles, coiffeur, né à Charleville-Mézières le 28 février 1883, il demeure au 31, rue Gambetta à Rosières


DEBUIRE (Alexandre, Charles), né le 28 février 1883 à Charleville (Ardennes), décédé le 5 février 1945 à Dachau (Allemagne).

Arrêté du 18 décembre 2007 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès ...
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/ ... 0017865769


DEBUIRE Charles
N° matricule au KL de Dachau : 76710
Né le 28/02/1883à Charleville-Mézières (Ardennes) - nationalité française - Non rentré - décédé le 9 février 1945 à Dachau

DEBUIRE Charles est transféré en Allemagne par
"Le train de la Mort" parti de Compiègne le 2 juillet 1944
Ce transport est le cinquième parti de France à prendre la direction du KL Dachau
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.240.


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Alexandre Charles DEBUIRE
Décédé le 09-02-1945 à Dachau (Allemagne)
Né le 28 février 1883 à Charleville (Marne) (sic) LIRE : Ardennes
61 ans, 11 mois et 9 jours
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Information non connue
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 113853

Base des morts en déportation (1939-1945)
Alexandre Charles DEBUIRE
Décédé le 05-02-1945 à Dachau (Allemagne)
Né le 28 février 1883 à Charleville-Mézières (Ardennes)
61 ans, 11 mois et 5 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 441 379

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Alexandre Charles DEBUIRE
Né le 28-02-1883 à Charleville-Mézières (Ardennes)
Famille : résistance
Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 162794

Base des médaillés de la résistance
Alexandre DEBUIRE
Né le 28-02-1883 à Charleville-Mézières (Ardennes)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


DEBUIRE Alexandre Charles
Né le 28 février 1883 à Charleville-Mézières (Ardennes)
Profession : Mouleur
Passé par changement de domicile dans la subdivision et recrutement de Péronne (Somme) le 12 mars 1928.

Il était passé par les bataillons d'infanterie légère d'Afrique en 1905 et 1906 puis il déserte et part à l'étranger ; on peut penser qu' il devait avoir une forte personnalité. Rattrapé ?, il achève de purger sa peine à la veille de la Grande Guerre. Il débarque à Marseille venant de Tunisie, le 6 juin 1914. Il fera la guerre successivement au 2e Groupe spécial puis au 5e bataillon d'infanterie d'afrique avant de rejoindre le 4e Zouaves.
aucun renseignement sur ses états de service pour la période 1939 à 1945.

Sources : archives de la ville de Paris - recrutement militaire de la Seine
Debuire Alexandre Charles né le 28/02/1883 (Ardennes) matricule 1863 - cote D4R1 1246


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HIVER Ferdinand


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Jules Dijeon à Rosières
HIVER Ferdinand, né en 1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes), chef de ménage, manœuvrier, Oxygène de Picardie
HIVER-MOIRET Octavie, née en 1900 à Ennemain, épouse, sans profession
HIVER René, né en 1921 à Rosières, fils


Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 - Archives de la Somme
HIVER Ferdinand, manœuvre, né le 28 janvier 1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes), il demeure 4, rue Jules Dijeon à Rosières


===================================================


HIVER Ferdinand né le 28 janvier 1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes)

Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.) vers le KL de Neuengamme
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.#HIVER

Puis Camp : Baubrigade Kommando de KL - non identifiée
Non rentré - Décédé le 10 avril 1945 à Bergen-Belsen

Base des morts en déportation (1939-1945)
Léon Ferdinand HIVER
Décédé le 10 avril 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne)
Né le 28 janvier 1896 à Bourg-Fidele (Ardennes)
49 ans, 2 mois et 13 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 463 601

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Ferdinand Léon HIVER
Né le 28-01-1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 294280

base des médaillés de la résistance
Ferdinand HIVER
Né le 28 janvier 1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes)
Date du décret : 14/03/1959
Date de publication au JO : 21/03/1959
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


HIVER Ferdinand
Mouleur à Bourg-Fidèle (Ardennes), son village natal. Dès décembre 1920, il demeure à Rosières-en-Santerre. En janvier 1929, il habite la rue de Caix à Rosières.

Du 1er novembre 1943 au 12 mai 1944, il a servi dans les F.F.I. - mouvement F.T.P.F. de la Somme ; date à laquelle il a été arrêté par la Gestapo. Certificat d'appartenance N° (n° manque sur le certificat) du Général Cdt la 2e région militaire du 14 octobre 1947.
Déporté de la Résistance - Interné du 12 mai 1944 au 3 juin 1944 - Déporté du 4 juin 1944 au 10 avril 1945 - décédé le 10 avril 1945.
"Mort pour la France"

Sources : archives départementales des Ardennes 1R 296 (pages 117 et 118/160
Hiver Ferdinand n° matricule au Rt 1875 Registre matricule né en 1896 à Bourg-Fidèle (Ardennes) - profession : mouleur à Bourg-Fidèle, Ardennes



===================================================


OYON GONTRAND ou GONTRAN


Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 Archives de la Somme
OYON Gontrand, mécanicien, né à Vauvillers le 20 ou 26 avril 1914, il demeure à la Cité du Pied-Selle


OYON Gontrand
Né le 20 ou le 26 avril 1914 à Vauvillers (Somme)
Mort le 11 janvier 1945 à NEUENGAMME
N° Matricule : 34973 au KL de Neuengamme

Profession employé S.N.C.F., habitait à : Rosières
Arrêté le 12 mai 1944 à Rosières
Lieu d’internement : -
Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.)
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.223.

Il est déporté à Neuengamme le 4 juin 1944
Arrivée à Neuengamme le 7 juin 1944
Autres camps : Hannover-STÖCKEN Kommando du KL de Neuengamme
décédé en janvier 1945.
Titulaire de la carte de combattant volontaire de la Résistance.

Base des morts en déportation (1939-1945)
Gontran (sic) OYON
Décédé le 11 janvier 1945 à Neuengamme (Allemagne)
Né le 26 avril 1914 à Vauvillers (Somme)
30 ans, 8 mois et 15 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 522 176

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Gontran Edmond Albert OYON
Né le 26 avril 1914 à Vauvillers (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), résistance intérieure française (RIF)
Nom du mouvement de résistance intérieure française
ISOLE
Cote(s) Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 453507

Base des médaillés de la résistance
Gontran OYON
Né le 26-04-1914 à Vauvillers (Somme)
Date du décret : 05/01/1959
Date de publication au JO : 13/01/1959
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Arrêté du 18 septembre 1995 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès
OYON (Gontran, Edmond, Albert), né le 26 avril 1914 à Vauvillers (Somme), décédé le 11 janvier 1945 à Neuengamme (Allemagne).

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/ ... on=DEFAULT

&
http://www.lesmortsdanslescamps.com/pdf ... -image.pdf



Cordialement
Eric Abadie


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Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme

café Hétroy, 14, rue de la Gare, à Rosières.

14, Avenue de la Gare à Rosières-en-Santerre
Veuve CAVILLIER-BARLOY Marie-Louise, née en 1871 à Maurepas, chef de ménage, débitante
HÉTROY Eugène, né en 1891 à Le Translay, gendre, courtier en chevaux chez GUILLEMARD à Senlis-le-Sec
HÉTROY-CAVILLIER Marguerite, née en 1895 à Nesle, fille, sans profession
HÉTROY Liliane, née en 1923 à Rosières, petite fille
HÉTROY Yves, né en 1925 à Rosières, petit-fils
HÉTROY Daniel né en 1930 à Rosières, petit-fils

Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 - Archives de la Somm
HÉTROY Eugène, marchand de chevaux, né à Translay le 15/11/1891, il demeure 14, avenue de la Gare à Rosières


====================================================


HÉTROY Yves
Né le 8 août 1925 à Rosières-en-Santerre
Domicile au moment de son arrestation 14, avenue de la Gare à Rosières-en-Santerre
ayant cause :
Profession au moment de son arrestation : étudiant
Date de son arrestation : avril ou mai 1944
Lieu de son arrestation : Rosières-en-Santerre
Motif d'arrestation :
Prison d'internement : ?
Camp d'internement : Royallieu (Compiègne)
Date de départ en camp de concentration : le 2 juillet 1944 "Train de la Mort"
Camp de concentration : Dachau -Flossenbürg
Non rentré - Décédé en camp de concentration en Allemagne - décès le 18 novembre 1944 à Flossenbürg


====================================================


Départ en déportation, convoi du 2 juillet 1944, vers le KL de Dachau "Train de la Mort" arrivée à Dachau le 5 juillet 1944
HÉTROY Yves
N° matricule au KL de Dachau : 78102
né le 08/08/1925 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Camps de concentration : Dachau - Hersbruck, komando du KL de Flossenbürg, Flossenbürg
Décédé le 18 novembre 1944 à Flossenbürg

HÉTROY, Yves, 08/08/1925 Partie I, liste n°233. (I.233.)
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.233.#HETROY


Yves HÉTROY
Alias "15"
Profession en 1940 : Etudiant
Domicile en 1940 : Rosières-en-santerre
Organisation de Résistance : FTPF
Déporté à Dachau, il décède à Flossenbürg

VOIR le CD(DVD)-ROM : "La Résistance dans la Somme"

Base des morts en déportation (1939-1945)
Yves Eugène HÉTROY
Décédé le 8 novembre 1944 à Flossenbürg (Allemagne)
Né le 8 août 1925 à Rosières-en-Santerre (Somme)
19 ans et 3 mois
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 463 188

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Yves Claude HÉTROY
Né le 8 août 1925 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), résistance intérieure française (RIF)
Nom du mouvement de résistance intérieure française
FRONT NATIONAL
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 292936

Base des médaillés de la résistance
Yves HÉTROY
Né le 8 août 1925 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Date du décret : 29/04/1953
Date de publication au JO : 08/05/1953
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Journal officiel du 8 mai 1953 page 4190

Décret du 29 avril 1953 portant concession de la médaille militaire.

Par décret en date du 29 avril 1953, rendu sur la proposition du président du conseil des ministres, du ministre de la défense natio nale et des forces armées et du secrétaire d’Etat à la guerre, lo conseil de l’ordre entendu, sont décorés de la médaille, militaire les déportés et internés de la Résistance dont les noms suivent :

HÉTROY (Yves), 2e classe.



Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
Rosières-en-Santerre avenue de la gare 2bis.jpg
Rosières-en-Santerre avenue de la gare 2bis.jpg [ 28.23 Kio | Consulté 2336 fois ]
Rosières-en-Santerre avenue de la gare 1 bis.jpg
Rosières-en-Santerre avenue de la gare 1 bis.jpg [ 24.81 Kio | Consulté 2336 fois ]
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FAMILLE HARLOT


Recensement de la population de Rosières-en-Santerre en 1936 - 6M680 - Archives de la Somme
Rue Pasteur à Rosières-en-Santerre
HARLOT Fernand, né en 1889 à Rosières, chef de ménage, ouvrier agricole au chômage
HARLOT-QUENEL Marthe, née en 1901 à Rosières, épouse, sans profession
HARLOT Jean, né en 1924 à Rosières, fils
HARLOT Daniel, né en 1926 à Rosières, fils
HARLOT Arlette, née en 1928 à Rosières, fille
HARLOT Yvette, née en 1928 à Rosières, fille


Liste électorale : Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 Archives de la Somme
HARLOT Fernand, manouvrier, né à Rosières le 13 décembre 1889, il demeure au 19, rue Pasteur à Rosières


Base des morts en déportation (1939-1945)
Daniel Camille HARLOT
Décédé le 22 mars 1945 à Hersbruck (Allemagne)
Né le 30 mars 1926 à Rosières-en-Santerre (Somme)
18 ans, 11 mois et 23 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 461 635

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Daniel Camille HARLOT
Né le 30 mars 1926 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance
forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 286045


Arrêté du 31 mars 1994 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/ ... 0000712804

HARLOT (Daniel, Camille), né le 30 mars 1926 à Rosières-en-Santerre (Somme), décédé le 22 mars 1945 à Hersbruck (Allemagne).


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Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Jean HARLOT
Mort pour la France le 2 septembre 1944 à Harbonnières (Somme)
Né le 17 mars 1924 à Rosières-en-Santerre (Somme)
20 ans, 5 mois et 16 jours
militaire
Unité : forces françaises de l'intérieur (FFI)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 53612


Titres, homologations et services pour faits de résistance
Jean René HARLOT
Né le 17 mars 1924 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Famille résistance : Forces Françaises de l’Intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 286046


Jean HARLOT
Manouvrier
Domicile en 1940 : Rosières-en-Santerre
Résistance
Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : FTPF
Mort au combat le 2 septembre 1944 au Pont d'Harbonnières. (?)

Voir : CD(DVD)-ROM : "La Résistance dans la Somme"


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Qui est-il par rapport aux précédents ?


Base des morts en déportation (1939-1945)
Robert Prosper HARLOT
Décédé le 11 novembre 1944 à Flossenbürg, (Allemagne)
Né le 23 septembre 1922 à Rosières-en-Santerre (Somme)
22 ans, 1 mois et 18 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 461 636


HARLOT Robert
N° matricule au KL de Flossenbürg : 26846
né le 23.09.1922 à Rosières-en-Santerre (Somme)
Camps de concentration : Chemnitz - Flossenbürg - Zwickau, kommando du KL de Flossenbürg *
Décédé le 11 novembre 1944 à Zwickau

Sources : Les déportés internés à Flossenbürg (III.10.)
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=III.10.

* Zwickau
Cet important Kommando de Flossenbürg travaille pour la firme Auto-Union AG et son usine ""Horch"". Situé à 35 km à l'ouest de Chemnitz.

* Voir sur Zwickau, kommando du KL de Flossenbürg
https://asso-flossenburg.com/kommando/zwickau/



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. févr. 17, 2025 14:46 pm 
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Mémoire des Hommes - (Base des Personnels de l'aéronautique militaire)
Henri Louis NICAULT
Né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret (Seine)
fils de Jean NICAULT et de Berthe HAPPE, domiciliés à Noisy-le-Roi

Service armé
Entré au service actif le 25 janvier 1912
Arme avant l'aviation : sapeur-pompier
Matricule au recrutement : 944
Classe 1913/1911 (?)
Personne à prévenir en cas d'accident : M. NICAULT - degré de parenté : père
à Noisy-le-Roi
emploi dans le civil : mécanicien
affectation : mécano rotatifs
Vient de Bordeaux le 30 juin 1916
Le 6 juillet 1916, parti au Parc N° 7 pour l'escadrille C. 18
G.Q.G. n° 2434 du 4 juillet 1916


====================================================



Liste électorale de Rosières-en-Santerre (1939) - 3M540 - Archives de la Somme
NICAUT Henri, marchand de bière, né à Levallois-Perret le 30 septembre 1893, il demeure rue de Caix à Rosières

Henri NICAULT
Profession en 1940 : négociant en boissons
Domicile en 1940 : Méharicourt
Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : Front National
Chef d'un groupe de Rosières-en-Santerre, il est arrêté le 18 avril 1944. Déporté le 4 juin 1944, il décède le 24 avril 1945 à Bergen Belsen.

Voir : CD(DVD)-ROM : "La Résistance dans la Somme"


Transport parti de Compiègne le 4 juin 1944 (I.223.) vers le camp de concentration de Neuengamme
Arrivée au camp le 7 juin 1944

Matricule N° 34978 au KL de Neuengamme
NICAULT Henri, né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret
Camp : Baubrigade non identifiée Kommando de KL
Décédé le 24 avril 1945, avant son rapatriement, au camp de concentration de Bergen-Belsen

Voir - Neuengamme : Amicale de Neuengamme et des ses kommandos
https://www.campneuengamme.org/deportes/page/283/


Base des morts en déportation (1939-1945)
Henri Louis NICAULT
Décédé le 24 avril 1945 à Bergen-Belsen * (Allemagne)
Né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise)
51 ans, 6 mois et 24 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 520 460

* Le camp de Bergen-Belsen est découvert le 15 avril 1945 par les Britanniques. C'est un véritable camp mouroir du monde concentrationnaire, même après cette "libération". Une violente épidémie de typhus sévit alors dans le camp et celui-ci est mis en quarantaine pour éviter sa propagation. Les survivants cohabitent avec les morts. Les britanniques sont débordés devant l'ampleur de la tâche. C'est pendant celle-ci qu'Henri NICAULT décède comme beaucoup d'autres déportés.

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Henri Louis NICAULT
Né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise)
Famille résistance : déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 443742

Base des médaillés de la résistance
Henri NICAULT
Né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise)
Date du décret : 24/05/1957
Date de publication au JO : 29/05/1957
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Arrêté du 15 juin 1995 portant apposition de la mention "Mort en déportation" sur les actes de décès
NICAULT (Henri, Louis), né le 30 septembre 1893 à Levallois-Perret (Seine), décédé le 24 avril 1945 à Bergen-Belsen (Allemagne).
sources : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/ ... 0000189009



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. févr. 18, 2025 10:11 am 
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Abbé LEBLANC


LEBLANC Jean-Baptiste
Né le 1er novembre 1899 à Ascq (Nord)
ecclésiastique
Signalement : cheveux et yeux noirs, front droit, nez rectiligne, visage ovale ; il mesure 1 mètre 75
N° matricule au recrutement : 2353 - Bureau de recrutement de Lille
Le 16 octobre 1930 il se trouve à Amiens, rue Saint-Fuscien.
le 29 juin 1932, Jean Leblanc est ordonné prêtre dans la cathédrale gothique d’Amiens.
Le 16 novembre 1932 à Saint-Riquier (Somme) au séminaire.
Le 13 novembre 1937, il réside à Framerville (Somme).
Il obtient son permis de conduire de tourisme (auto) délivré le 10/07/1935
Caporal à compter du 1er mai 1939, il est rappelé le 2 septembre 1939 par décret de mobilisation générale à la 1ère Section d'Infirmiers Militaires. Il est nommé sergent par ordre n° 335 du 9 février 1940 du Médecin général, directeur du service de santé de la 1ère région (pour prendre rang du 1er février 1940). Démobilisé à Sathonay le 8 février 1941.

LEBLANC Jean né le 1er novembre 1899, aumônier S.S., Oflag X C
Liste officielle N° 55 des prisonniers français du 20 décembre 1940

Sources : Archives départementales du Nord (Site Web) - volume 5 1R 3470

Abbé LEBLANC est curé des paroisses de Framerville, Lihons, Vauvillers, Herleville et Rainecourt au Nord de Rosières-en-Santerre dès 1937.

Liste électorale de Framerville (1939) - 3M541 - Archives de la Somme
Jean LEBLANC, prêtre né à Ascq le 1er novembre 1899

Arrêté le 19 mai 1944, il est emprisonné probablement à la citadelle d'Amiens jusqu'à son transfert à Compiègne avant son départ en déportation. Il fait parti du convoi n° 7909 dit " train de la mort ", convoi du 2 juillet 1944 au départ de Compiègne (Oise) à destination de Dachau (Allemagne). Il décède lors de son transfert de Compiègne à Dachau (Allemagne) entre le 2 et le 5 juillet 1944.
Mention: Mort en déportation Source: J.O.R.F. n° 41 du 18/02/1994

Voir : https://fr.geneawiki.com/wiki/Dioc%C3%A ... _1939-1945

&
LEBLANC Jean né le 1er novembre 1899 à Ascq (Nord) - décédé au cours de son transport en Allemagne du 02-05/07/1944
convoi n° 7909 dit " train de la mort ", ce transport est le cinquième parti de France à prendre la direction du KL Dachau
http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.240.


Voir également :

En voyant la tournure que prennent les événements, l’abbé LEBLANC, curé de Framerville (Somme) se rend compte qu’il sera presque impossible de sortir vivant de cet enfer. Il réagit en prêtre. D’une voix forte, très forte même pour cet homme maladif — il souffrait de l’estomac — il clame : "Prions, mes frères, nous allons mourir !"
Malheureusement cet homme de bien, dont les derniers instants furent comparables à ceux des premiers chrétiens, causa bien malgré lui un choc terrible. Lui qui voulait que notre mort fût digne de sa croyance, assista avant de mourir à la plus effroyable des tragédies.
À cet appel, la panique s’empare de quelques-uns. Ils crient, hurlent, pleurent, implorent. La folie qui couvait éclate, ils frappent et c’est alors la plus atroce des luttes, la plus inqualifiable des tueries.


in : Christian BERNADAC - TRAIN 7909 DESTINATION DACHAU, page 159, édition Michel LAFON, 1994
Le train de la mort - Manuscrit inédit Pierre Dhenain *

* Sur Pierre Dhenain voir : https://www.centre-memoire-amiens-citad ... miens.html


Cordialement
Eric Abadie


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