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 Sujet du message : PÉRONNE
MessagePublié : mer. févr. 28, 2024 17:07 pm 
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SUR LA ROUTE D'AMIENS A PÉRONNE


Juillet 1940


QUARTIER SAINT-ACHEUL. - En sortant des ruines d'Amiens et par contraste, le quartier Saint-Acheul présente un aspect sympathique et réconfortant. On y remarque peu de dégâts dans l'ensemble, un groupe de maisons, face à l'église, entre le début de la chaussée Jules-Ferry et le numéro 125 est assez endommagé, ainsi que l'angle de la rue de Cagny.

LONGUEAU. - Du pont de Longueau, on a l'impression que la gare et les voies ferrées sont intactes, et la commune a relativement peu souffert. Le clocher de l'église a été abattu.
Plus loin, sur le terrain de Glisy, des appareils allemands détruits sont sous la garde de soldats.

VILLERS-BRETONNEUX. - Vu de la route, le monument commémoratif de Villers-Bretonneux garde son imposant aspect.
La commune présente peu de dégâts. La gendarmerie et le garage BLED sont parmi les immeubles les plus touchés. Le clocher de l'église est debout. La pyramide, par contre, a été atteinte et... ajourée.

MARCELCAVE est absolument indemne.

WARFUSÉE-ABANCOURT. - Pas de gros dégâts dans l'ensemble, mais les toitures sont généralement endommagées. La ferme, avant le carrefour de la route de Proyart est complètement détruite. Elle a été incendiée.

FOUCAUCOURT et ESTRÉES-DENIÉCOURT offrent un spectacle désolé de ruines. Presque toutes les constructions sont détruites par le feu ou les bombardements. Peu de maisons sont habitables. De l'église de Foucaucourt, incendiée, il reste des murs noircis.

SOYECOURT est beaucoup moins atteint.

VILLERS-CARBONNEL est très touché. Il y a des dégâts importants, surtout au carrefour de la route de Péronne.

PÉRONNE
Malgré les papiers que nous présentons, émanant des autorités allemandes, interdiction de franchir le pont. Nous ne devons pas séjourner plus d'une demi-heure, et le sous-officier de garde retient en gage nos papiers et ceux de la voiture.
L'entrée de la ville est fort endommagée.
M. MONTANÉ, sous-préfet, a regagné son poste. C'est M. DEVRAINNE, vétérinaire, qui exerce les fonctions de maire, nommé par les occupants. Il a pour adjoint M. LABROCHE, inspecteur des permis de conduire et pour secrétaire M. TRANCART.
Grâce à ces personnes dévouées, responsables de la sécurité de la ville, la vie reprend et s'organise à Péronne.
Cinq à six cents habitants sont rentrés.
L'alimentation en eau potable est rétablie. Le courant électrique l'est sans doute également à ce jour. Nous avons déjà donné un aperçu des dégâts subis par la cité. La mairie n'a que des dégâts partiels, peu importants, à l'aile droite ; sur la place, les paquets de maisons entre les numéros 13 et 29, des "Stocks américains" à "La Cave", est (sic) détruit, à l'exception du café Saintot.
En face de ce café, un autre groupe d'immeubles a été incendié, sauf toutefois la mercerie Fliliot, le magasin Mado et l'épicerie Mauchier. Le garage Citroën et la Caisse d'Epargne ont été ravagés par le bombardement.
La faubourg de Bretagne, nous l'avons dit, a été particulièrement atteint. Entre "le relais de France" et la rue de Bretagne, les dégâts sont graves et étendus. le boulevard sud-est est également très endommagé ainsi que la gare et les ateliers de Péronne.

DANS LA RÉGION DE PÉRONNE

HAM. - Si la ville a beaucoup souffert, beaucoup de maisons sont toutefois encore debout et habitables. Trois boulangers sont rentrés et travaillent ; deux hôteliers, près de la gare, ont remis en activité leurs établissements. Une boucherie est ouverte.
Mais, il n'y a ni gaz ni électricité, et le ravitaillement en eau potable est assez difficile.

BIACHES. - Au 1er juillet, le village avait peu souffert, sauf par passage de troupes ou fugitifs.
42 personnes sont rentrées, dont M. FOURNIER R., qui a pu faire parvenir de ses nouvelles. On a retrouvé du gros bétail, vaches et poulains et des poules. Les jardins sont pillés.
Des trains de marchandises seuls circulent.

BRAY-SUR-SOMME a été à peu près épargné.

PROYART. - Cette localité a beaucoup souffert. Le clocher est rasé. L'incendie a causé à la sucrerie de très importants dégâts.
Quarante-deux maisons ont été brûlées lors de la bataille de la Somme qui dura plusieurs jours. Le reste de la commune est très abimé par les obus et l'on compte les demeures épargnées, comme le château de M. François. le monument n'a presque rien. Les écoles, la poste n'existent plus.
Malgré tout, une centaine de personnes sont rentrées, d'autres sont en cours de route. Il y a du pain, un peu de ravitaillement à prendre à Albert, qui est intact, relativement.
Proyart est l'une des communes de la région les plus dévastées. On y est allé très facilement, il y a quelques semaines. Une équipe de prisonniers y enterrait les cadavres. Beaucoup de bêtes à cornes étaient tuées ou mortes, également ; les autres se nourrissaient en plaine.
La récolte en blé est belle.
Dans les maisons, des visiteurs audacieux sont passés ; mais la situation, à cet égard, est aujourd'hui assainie.
Le maire, M. Raoul DEFLANDRE, est à Chambord, par Glos-la-Ferrière (Orne). Il compte rentrer dans la commune très prochainement.

MORLANCOURT et VAUVILLERS n'ont pas eu à souffrir.

Le Progrès de la Somme, numéro 22161, 17 - 28 juillet 1940 259PER292 Archives de la Somme


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PÉRONNE
La ville a beaucoup souffert.
Les immeubles du Progrès de la Somme, du Crédit Lyonnais, de la Caisse d'Épargne, les maisons LARUE, OCCIS LOYSON, Palais du Vêtement, HIRONDART, le café de l'Habitude sont cités notamment comme détruits ou très touchés, ainsi qu'une grosse partie du Faubourg de Bretagne.
Toutes les demeures ont été pillées.

Le Progrès de la Somme, numéro 22160, 30 juin - 17 juillet 1940 259PER292 Archives de la Somme



BELLOY-EN-SANTERRE. - M. E. CAUDRON, secrétaire de mairie, est à Saint-Piat-en-Lanvallay (C-du-N) (Côtes d'Armor)

Le Progrès de la Somme, numéro 22160, 30 juin - 17 juillet 1940 259PER292 Archives de la Somme



LAMOTTE-EN-SANTERRE/ - M. GUILLAUME, maire, chez M. Berthe à Marques par Foucarmont (Seine-Inférieure)

Le Progrès de la Somme, numéro 22157, 1er - 8 juin 1940 259PER292 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : jeu. févr. 29, 2024 14:18 pm 
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PÉRONNE


Évacuation de la ville

Le nom de cette petite ville picarde a déjà figuré tant de fois au communiqué officiel qu'il nous sera certainement permis d'indiquer quelques détails sur son évacuation. On raconte bien des choses, souvent contradictoires, sur les communes de notre beau département, qui furent éprouvées par l'ennemi.
Cette fois, il s'agit d'une relation exacte, puisque nous la tenons d'un Péronnais bien connu, non seulement à Péronne, mais dans tout le département : M.
Léon LEROUX, négociant, qui assurent les fonctions de maire depuis la déclaration de guerre.
Dans la matinée du vendredi 17 mai, le nombre des évacués de Belgique et du nord, augmenta rapidement.
Pourtant, depuis quelques jours, leur effectif était déjà très important. C'est vers 13 heures 45, que l'ordre d'évacuation parvint à la mairie. Aussitôt M.
LEROUX fit parcourir la ville par des jeunes gens à bicyclette, recommandant à tous les Péronnais de quitter d'urgence - et même à pied en cas de besoin - la ville et ses abords.
A 14 h., un premier bombardement éprouva deux parties de la ville complètement opposées. Peu de victimes, heureusement. L'alerte passée, le maire insista vivement auprès d u service des étapes, pour obtenir des véhicules automobiles militaires, afin d'assurer dans les meilleures conditions possibles, l'évacuation. Ayant obtenu satisfaction, il se tint à l'Hôtel-de-Ville jusqu'à 17 h. 30. il ne devait le quitter qu'après s'être assuré du départ de la majeure partie des habitants.
A 18 h., un bombardement, beaucoup plus violent que le premier, commença. Cette fois, c'est le centre de la ville que les pilotes allemands visaient. En raison de l'exode massif des Péronnais, il est vraisemblable que les bombes ne firent pas de nombreuses victimes. D'ailleurs les rares personnes qui restaient, devenues prudentes - on le deviendrait à moins - avaient gagné les abris du château, dès l'apparition du premier avion ennemi.
Tout porte à croire que, le soir, il ne restait plus personne quand les Allemands occupèrent la cité.
Au cours du voyage de repli, la camionnette qui transportait - au complet - les archives de la ville, fut bombardée, mais sans résultat fâcheux.
Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs péronnais qu'en plus des archives municipales, les comptes de la Caisse d'Epargne, de la Recette Municipale, de la Régie Electrique et des autres services communaux furent sauvés.
Au dernier moment, M.
LEROUX fit enlever la Croix de Guerre et la Croix de la Légion d'Honneur qui ornaient l'écusson aux armes de la ville. Il pensa également aux objets de valeur du musée dont les monnaies, les statuettes, les bijoux et les émaux, sont actuellement en lieu sûr.
Un fait remarquable que nous tenons à signaler d'une manière toute particulière à nos lecteurs : grâce à l'initiative prise par M.
DUMEIGE, directeur de l'Hôpital-Hospice, la population de cet établissement put être évacuée complètement : il n'est pas resté un vieillard, ni un malade.
.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. ..
Telles sont les précisions que nous avons recueillies sur l'évacuation de la cité péronnaise, cette petite cité qui vient d'ajouter une nouvelle page douloureuse à son histoire locale.


Le Progrès de la Somme, numéro 22158, 9 - 15 juin 1940 259PER292 Archives de la Somme




Cordialement
Eric ABADIE


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : jeu. févr. 29, 2024 15:50 pm 
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M. DUMEIGE, directeur de l'Hôpital-Hospice


Je savais bien que, sans attendre bien longtemps on apprendrait que les Péronnais de 1940 suivraient l'exemple de ceux de 1914. Mieux : je pensais que les anciens, "les plus de 50 ans", continueraient à faire leur devoir, simplement, comme au cours de celle qu'on croyait être "la der des der", la grande libératrice, celle qui devait supprimer à tout jamais "le grand cauchemar de l'humanité".
A peine installé dans ce coin de la Bretagne quiète et paisible, où le ciel a des douceurs impressionnantes pour nous autres Picards, que je recevais de Péronnais, transplantés comme moi, la nouvelle de traits de courage tranquille et calme. Les archives de la ville mises en lieu sûr, celles de la plupart des services municipaux et de la Caisse d'Epargne aussi, tout cela représente beaucoup de fermeté, de sang-froid et d'abnégation.
Je me revois encore demandant à certains fonctionnaires comment ils se débrouillaient s'il fallait envisager une évacuation devant la fréquence des bombardements aériens. Et je les entends me répondre qu'on "ferait tout le nécessaire".
Et on l'a fait, ce nécessaire : on l'a fait d'une manière admirable, puisque - pour ne citer qu'un exemple - la population de l'hôpital-hospice fut évacuée complètement. Quel brave type, tout de même, que mon vieil ami DUMEIGE qui a déjà connu les affres de l'avance ennemie, et les souffrances de l'occupation. Comme il savait réconforter les Péronnais qui s'étaient peut-être trop hâtés de regagner leur bon vieux Péronne au lendemain de l'armistice.
Je cite
DUMEIGE, parce qu'on m'a d'abord parlé de lui. Mais il me serait facile d'établir ici une liste, très longue, des Péronnais qui ont bien mérité de leur petite patrie. Je sais qu'il va bondir de colère en lisant ce que j'écris.
Et je présume que plus tard, lorsque je le retrouverai à cette table du petit Saint-Jean, où il aimait tant faire sa partie de bridge le soir, sa besogne achevée, il me reprochera ce qu'il appellera "des exagérations".
Car
DUMEIGE n'est pas seulement un brave homme, c'est aussi un brave, et surtout un modeste.
signé :Le solitaire du Cam.

Le Progrès de la Somme, numéro 22157, 1er - 8 juin 1940 259PER292 Archives de la Somme




Cordialement
E. Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : ven. mars 29, 2024 9:53 am 
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UN NOUVEAU CHAPITRE DE L'HISTOIRE DE PÉRONNE

M. LEROUX, maire, fait le récit de l'évacuation du 17 mai 1940

.../

M. LEROUX commença par indiquer que le mercredi 15 mai, il avait appris à la sous-préfecture que des éléments avancés de l'armée allemande se dirigeaient vers Vervins et Saint-Quentin, mais qu'il importait de ne pas s'affoler. L'évacuation n'était pas envisagée, mais il fallait se préparer, chose faite depuis plusieurs jours.
Chaque fois qu'un de mes concitoyens est venu me consulter, déclara M. LEROUX, j'ai dit : "il n'y a pas d'ordre d'évacuation affiché sur les murs de la mairie mais je vous invite à vous préparer, la chose pouvant devenir nécessaire".
Le lendemain, M. LEROUX ayant interrogé par téléphone le préfet de la Somme, celui-ci répondit : "qu'il n'y avait pas encore de péril".
Ce jour-là, c'est à dire jeudi, précisa M. LEROUX, devant le déroulement des événements, nous avons demandé à notre collègue, Léon LEROUX, comme représentant du service des Ponts et Chaussées, de mettre à la disposition des services publics un véhicule utilitaire.
Dans la matinée du vendredi, l'exode des populations du Nord auxquelles s'étaient jointes des militaires, s'accentua. J'étais en permanence à la mairie, attendant des ordres, qui ne m'étaient pas encore parvenus que je vis le sous-préfet à midi un quart.
Mais on sentait "quelque chose dans l'air". A midi 45, quelqu'un me signala qu'on apercevait de la fumée au-dessus de Flamicourt.
C'était un dépôt d'essence auquel on venait de mettre le feu. Quelques minutes plus tard, un des employés qui "assuraient la permanence à la mairie vint me lire le message téléphoné par la préfecture et qui était ainsi libellé : "Repli sur Beauvais".
Revenant à la mairie devant laquelle un flot humain composé de militaires et de civils belges, continuait à passer. M. LEROUX chargea quelques jeunes gens à bicyclette d'aller apprendre à la population que l'ordre d'évacuation étant donné, chacun devait partir par les moyens à sa disposition.
J'eus le cœur brisé, en annonçant à M. DUMEIGE, dit M. LEROUX d'une voix émue, que je ne pouvais mettre aucun moyen à sa disposition pour assurer l'évacuation de l'Hôpital.
Au retour, le maire assista au premier bombardement par avion. Les bombes tombèrent au Faubourg de Bretagne, aux environs de la gare et vers La Chapelette. Le bombardement n'ayant qu'effleuré la ville, l'évacuation prit rapidement beaucoup d'ampleur.
M. LEROUX eut une entrevue avec le général commandant les étapes de la première armée qui, sur l'insistance du maire de Péronne, consentit à mettre à sa disposition un certain nombre de camions dans lesquels prirent place de nombreuses personnes.
Il était à peu près 16 heures. A ce moment, nouveaux bombardements au carrefour du Faubourg de Bretagne. Si de nombreux militaires français groupés sous les arbres ou autour des abattoirs furent tués, on eut aucune perte civile à déplorer.
Revenant à la mairie, M. LEROUX qui charger les archives dans les véhicules où le personnel prit place et l'on se mit en route en compagnie du lieutenant des sapeurs-pompiers FASSEUR, en direction de Beauvais. Il était exactement 6 heures moins vingt, quelques minutes avant le bombardement que l'on entendit vers Villers-Carbonnel et Flaucourt.
M. LEROUX eut l'impression qu'il ne restait à Péronne, que 150 personnes, c'est à dire celles qui n'ont pas bougé.
Le second bombardement ne fut donc pas meurtrier, car il n'atteignit que différentes maisons de la ville, notamment Boulevard Sud-Est et les seuls habitants s'étaient réfugiés au château où ils trouvèrent un abri sûr.
Une sœur de charité qui prit la direction de ces malheureux qui s'installèrent sur des chaises pour passer la nuit, à l'abri des bombardements qui ne se produisirent pas.
Le lendemain, la même religieuse organisa la petite colonie pour laquelle on fit la cuisine sur le fourneau et avec les denrées de la cantine scolaire.
Les Allemands arrivèrent dans l'après-midi de samedi ou de dimanche et se montrèrent très bienveillants envers les malheureux du château, qu'ils ravitaillèrent. Une dizaine de jours passèrent en alternatives de paix et de bombardements car la bataille continuait ; la population fut ensuite évacuée pendant 12 à 15 jours dans la région de Fins et de Gouzeaucourt.
Au retour de Fins, on approchait de l'armistice et la vie commença à reprendre avec les 120 ou 150 personnes auxquelles sont venues s'adjoindre un maire nommé par les autorités allemandes et ensuite MM. DEVRAINE, LABROCHE et RABACHE.
M. LEROUX tint à rendre hommage à ces trois Péronnais pour les services rendus aux premiers des concitoyens qui sont rentrés, jusqu'au jour où les services municipaux officiels purent se réinstaller et assurer l'administration de la ville dont s'était chargé le Comité de guerre.
Le maire de Péronne, avant d'aborder la seconde partie de son récit, celui qui concerne les étapes du voyage de repli vers la Normandie, voulut indiquer qu'avant, pendant et après l'évacuation, il avait toujours reçu l'aide la plus précieuse des services de la préfecture et de M. MONTANÉ, sous-préfet, au dévouement et à l'activité de qui jamais il ne fit appel en vain. Les services que ce haut fonctionnaires a rendus et continue à rendre à la ville de Péronne sont innombrables.

Le Progrès de la Somme, numéro 22185, 11 - 12 octobre 1940 259PER292 Archives de la Somme



Cordialement
E. Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : sam. mars 30, 2024 10:52 am 
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APRÈS L'ÉVACUATION DE PÉRONNE

Le récit que le maire de Péronne fit de l'évacuation de la ville, se termina par un bref exposé, de ce que fut le voyage, et l'arrivée en Normandie d'où l'on devait bientôt repartir.
Nous sommes arrivés à Beauvais, le vendredi soir, dit M. LEROUX. On nous reçut à la Préfecture et des canapés furent à notre disposition pour passer la nuit. Il fallut attendre le dimanche pour connaître le lieu de repli officiel : La Manche.
M. LEROUX indiqua que de Saint-Lô, les services communaux allèrent s'installer à Canisy où les employés se mirent au service des Péronnais réfugiés qu'ils aidèrent dans toute la mesure du possible.
Au moment de l'avance allemande sur la Normandie, le 17 juin, le Maire, soucieux de mettre en lieu sûr les archives de la Ville, de la Caisse d'Épargne et de l'Hospice-Hôpital, donna l'ordre de partir en direction d'Ancenis.
Au cours du voyage, les services furent dispersés. Le camion qui transportait les archives de la Mairie et de l'Hôpital dut prendre la direction de Nantes. M. RIGOBERT, de la Caisse d'Épargne, s'en fut à Saintes où le directeur de la Caisse d'Épargne de cette ville pensait trouver un lieu sûr pour les archives.
Les pourparlers d'armistice étant engagés alors que je me trouvais à Ancenis, je jugeais bon de ne pas aller plus loin, déclara le Maire.
Ayant attendu plusieurs semaines des ordres concernant le rapatriement, M. LEROUX ne put rejoindre le Sous-Préfet qui, le 10 juillet, partait pour Péronne.
M. LEROUX se mit alors en route, après avoir essayé de rentrer seul afin de voir ce qui se passait.
Un peu avant le 15 août, en arrivant à Amiens, il rencontra le Sous-Préfet qui s'offrit à lui faciliter le reste de son voyage...

Le Progrès de la Somme, numéro 22186, 13 - 14 octobre 1940 259PER292 Archives de la Somme



Cordialement
E. Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : sam. mars 30, 2024 11:27 am 
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M. LEROUX, maire, continue son récit :

Je suis très heureux de l'occasion qui m'est donnée de d'attirer d'une façon tout à fait spéciale l'attention du Conseil sur l'intelligence dont fit preuve M. DUMEIGE, admirablement secondé par Mme DUMEIGE qui s'est dépensée sans compter. Car nous n'avions pas à déplorer des pertes de vies humaines dans la population péronnaise. Le jour du départ de Péronne, il n'en était pas de même pour les militaires du Faubourg de Bretagne.
Dès le début de l'après-midi, on amenait à l'Hôpital des quantités de soldats blessés qu'il fallait panser. J'ai su qu'on avait opéré dans la salle de chirurgie, avec deux tables, jusqu'à 9 heures 45 du soir. C'est à ce moment que M. DUMEIGE fit preuve d'une belle initiative.
Un adjudant-chef, commandant un groupe de 28 ambulances, venant se faire panser, M. DUMEIGE le supplia de prendre dans les voitures qui étaient vides, tous les malades et blessés. Ce sous-officier se montra très compréhensif et en une demi-heure tout le monde sans exception, même les blessés qui venaient d'être opérés, furent placés dans les ambulances. Certains moururent en route. De plus, au départ, 17 cadavres se trouvaient dans la morgue de l'Hôpital.
M. LEROUX ayant de nouveau rendu hommage au dévouement de M. DUMEIGE, déclara qu'il y avait lieu de féliciter dune façon très nette, Mme DUMEIGE qui, n'étant tenue à rien, a passé toute la journée dans la salle d'opération pour aider le chirurgien.
Quand le lendemain je vis arriver à la Préfecture de l'Oise, M. DUMEIGE qui m'annonça que la population de l'Hôpital était sauvé, j'ai senti ma conscience soulagée d'un énorme poids.
Voilà dans ses grandes lignes, le récit d'événements qui constituent, comme l'a très bien dit M. LEROUX, un point de l'Histoire de Péronne.

Le Progrès de la Somme, numéro 22186, 13 - 14 octobre 1940 259PER292 Archives de la Somme



Cordialement
E. Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : sam. mars 30, 2024 17:09 pm 
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Militaires "Morts pour la France" le 17 mai 1940 à Péronne dans le bombardement aérien


FAUBOURG DE BRETAGNE - PÉRONNE


Unités du Train


Raymond Louis Augustin LEMAN
Né le 10 août 1904 à Mouvaux (Nord)
35 ans, 9 mois et 7 jours
militaire
1er escadron du train des équipages militaires (1er ETEM)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 75772

Raymond LEMAN
Mort pour la France le 20-08-1940 ? (sic) (Péronne)
soldat au 1er E.T.E.M.
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 109


Pierre André COUPE
Né le 16 avril 1908 à Anzin (Nord)
32 ans, 1 mois et 1 jours
militaire
10e escadron du train des équipages militaires (10e ETEM)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 109323


Louis BOURRIQUE
Né le 20 avril 1905 à Châtelus-le-Marcheix (Creuse)
35 ans, 0 mois et 27 jours
militaire
17e régiment du train (17e RT)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 31298

J.O. du 27 décembre 1943 page 3303

Une requête a été présentée au procureur de la République près le tribunal de Limoges en vue de faire déclarer judiciairement l'absence de Louis Bourrique, né le 20 avril 1905 à Châtelus-le-Marcheix (Creuse), domicilié à Ambazac (Haute-Vienne), brigadier au groupe 142 du 17e train, 811e compagnie, disparu depuis le 17 mai 1940.


Joseph CARRON CABARET
Né le 29 juin 1905 à Pont-de-Beauvoisin (Isère)
34 ans, 10 mois et 18 jours
militaire
17e régiment du train (17e RT)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 38996

Pierre Marie Joseph RENAUDIN
Né le 18 octobre 1901 à Bréal-sur-Montfort (Ille-et-Vilaine)
38 ans, 6 mois et 30 jours
militaire
17e régiment du train (17e RT)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 138172


Louis Auguste Adrien DAVY
Né le 18 septembre 1902 à Gargenville (Yvelines) (ex Seine-et-Oise)
37 ans, 7 mois et 29 jours
militaire
23e régiment du train (23e RT)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 113473


André Denis Alphonse DEVALLEE
Né le 19 mars 1916 à Fournies (Nord)
24 ans, 1 mois et 29 jours
militaire
401e Cie Hippomobile du train
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : bombardement
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 119032


Artillerie


Constantin Emile Ferdinand LEMMONIER
Né le 15 mars 1916 à Luc-sur-Mer (Calvados)
24 ans, 2 mois et 2 jours
militaire
39e RICA
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : bombardement
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 77284


François GOUDIER
Né le 26 octobre 1913 à Chalmoux (Saône-et-Loire)
26 ans, 6 mois et 22 jours
militaire
104e régiment d'artillerie (104e RA)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 198401

François GOUDIER
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
soldat au 104e R.A.L.
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 113


Fernand Aristide HUET
Né le 19 décembre 1913 à Villeherviers (Loir-et-Cher)
26 ans, 4 mois et 29 jours
militaire
104e régiment d'artillerie lourde (104e RAL)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 58362

Louis PERRAUDIN
Né le 27 janvier 1913 à Lucenay-l'Evêque (Saône-et-Loire)
27 ans, 3 mois et 21 jours
militaire
104e régiment d'artillerie lourde (104e RAL)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 129259

André Claudius PLASSE
Né le 10 janvier 1911 à Thizy (Rhône)
29 ans, 4 mois et 7 jours
militaire
104e régiment d'artillerie lourde (104e RAL)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 136271

André PLASSE
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
soldat au 104e R.A.L.
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 151


Raymond François SEVEGRAND
Né le 30 juin 1902 à Montfort-l'Amaury (Yvelines) (ex Seine-et-Oise)
37 ans, 10 mois et 17 jours
militaire
105e régiment d'artillerie (105e RA)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 150271


Frédéric Louis Lucien MAUDUY
Né le 24 octobre 1907 à Angers (Maine-et-Loire)
32 ans, 6 mois et 24 jours
militaire
219e régiment d'artillerie lourde (219e RAL)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 88500


Gabriel SALADIN
Né le 22 avril 1912 à Vimay (Ardennes)
28 ans et 25 jours
militaire
301e régiment d'artillerie (301e RA)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 144591


Robert Georges MALHERE
Né le 4 mars 1915 à Athis de l'Orne (Orne)
25 ans, 2 mois et 13 jours
militaire
405e régiment d'artillerie (405e RA)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 86641

Robert Georges MALHERE
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
soldat au 405e R.A.
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 142


Divers


Paul Lucien BARBIE
Né le 23 novembre 1908 à Gravelines (Nord)
31 ans, 5 mois et 24 jours
militaire
1e G.O.A
Mort pour la France
Cause du décès : des suites de blessures
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 13577


Jean Marie BELAVAL
Né le 17 septembre 1908 à Loubens Lauragais (Haute-Garonne)
31 ans, 8 mois et 0 jour
militaire
Mort pour la France
Cause du décès : bombardement
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 17498


Denis Léopold Joseph BIET
Né le 30 juillet 1907 à Lesbourg (Pas-de-Calais)
32 ans, 9 mois et 18 jours
militaire
19e Régiment Régional de Travailleurs
Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 23065

Maximin Henri Emile CHEVALIER
Né le 12 juillet 1899 à Saint-Cyr-du-Doret (Charente-Maritime) (ex Charente-Inférieure)
40 ans, 10 mois et 5 jours
militaire
19e Régiment Régional de Travailleurs
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 44424


Lucien Maurice BLIN
Né le 22 octobre 1913 à Douzy (Nièvre)
26 ans, 6 mois et 26 jours
militaire
4e régiment d'infanterie (4e RI)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : bombardement
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 24734


Denis Maurice BOURDENS
Né le 14 juin 1899 à Laujuzan (Gers)
40 ans, 11 mois et 3 jours
militaire
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 30577



Lucien François Florimond BUTAUD
Né le 11 novembre 1913 à Sables-d'Olonne (Les) (Vendée)
26 ans, 6 mois et 6 jours
militaire
611e régiment de pionniers (611e RP)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 36210

Léon Nicolas CARTON
Né le 12 juillet 1902 à Bourlon (Pas-de-Calais)
37 ans, 10 mois et 5 jours
militaire
411e régiment de pionniers (411e RP) - 2e bataillon - 5e compagnie
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 39093
Acte de naissance
http://archivesenligne.pasdecalais.fr/v ... bed87eef9c

Léon Nicolas CARTON
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
soldat au 411e Pionniers
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 141


Georges Jean COUOT
Né le 4 mai 1914 à Conflens (?) (Ardèche)
26 ans et 13 jours
militaire
Groupe sanitaire divisionnaire n° 80
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 109299

J.O. du 17 septembre 1942 page 3183
SECRÉTARIAT D'ÉTAT A LA GUERRE
Décret n° 2683 du 1er septembre 1942 portant nominations dans l'ordre de la Légion d'honneur à titre posthume.
Par décret en date du 1er septembre 1942, rendu sur la proposition du général de corps d'armée, secrétaire d'Etat à la guerre, vu la déclaration du conseil de l'ordre de la Légion d'honneur portant que les propositions du présent décret sont faites en conformité des lois et règlements en vigueur, sont nommés au grade de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume :
[...]

Groupe sanitaire divisionnaire n° 80.

COUOT (Georges-Jean), sous-lieutenant : officier gestionnaire de haute valeur morale et professionnelle. A été mortellement blessé, le 17 mai 1940, à Péronne, au cours du repli. A été cité.


Roger DARQUE
Né le 22 juillet 1910 à Galapian (Lot-et-Garonne)
29 ans, 9 mois et 26 jours
militaire
1ère Section vétérinaires mobiles d'évacuation n° 7
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : bombardement aérien
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 112730


Joseph Etienne Pascal NICOLAS
Né le 19 avril 1905 à Villeneuve-les-Béziers (Hérault)
35 ans et 28 jours
militaire
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 103864


Jacques PLESSIER
Né le 30 janvier 1910 (Oise)
30 ans, 3 mois et 18 jours
militaire
3e régiment du génie (3e RG)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 138214


Achille SERGEANT
Né le 6 août 1910 à Tourcoing (Nord)
29 ans, 9 mois et 11 jours
militaire
43e régiment d'infanterie (43e RI)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 155384


Robert Fabius TELLIER
Né le 1er janvier 1902 à Lille (Nord)
38 ans, 4 mois et 16 jours
militaire
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué au combat
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 158283
Géographie historique : Fives est un quartier de Lille depuis 1858. Hellemmes-Lille est rattachée à Lille depuis le 24 avril 1977.

Robert TELLIER
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Sainte Radegonde - Péronne (Somme)
sous-lieutenant à la 6 Batterie de Repérage d'Artillerie
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 139



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : sam. mars 30, 2024 18:38 pm 
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17 MAI 1940


J.O. du 22 février 1943 page 528

Requêtes concernant des militaires, marins et civils disparus pendant la période comprise entre le 3 septembre 1939 et le 15 juin 1940.

Une requête a été présentée au procureur de la République près le tribunal de Péronne en vue de faire déclarer judiciairement l'absence de Bourgeois (Louis), né le 18 juin 1891 à Orléans, comptable, domicilié à Péronne (Somme), disparu à Péronne depuis le 17 mai 1940.

Base des victimes civiles (1939-1945)
Louis BOURGEOIS
Décédé le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 317618



J.O. du 21 mai 1944 page 1339

Une requête a été présentée au procureur de la République près le tribunal de Cambrai en vue de faire déclarer judiciairement l'absence de Fernand-Adolphe-Jean-Baptiste Lévêque, né le 4 octobre I889 à Caudry, y domicilié 11, rue de la Paix, lequel est disparu le 17 mai 1940, à Péronne, au cours d'un bombardement.

Base des victimes civiles (1939-1945)
Fernand Adolphe LEVEQUE
Décédé le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
Né le 4 octobre 1889 à Caudry (Nord)
50 ans, 7 mois et 13 jours
victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 370314



===============================================

J.O. du 13 mars 1943 page 740
Attribution de la Médaille militaire


CONTIER (Henri), brigadier-chef au 19e régiment d'artillerie : gradé courageux et dévoué. A été très gravement blessé le 17 mai 1940, à Péronne, au cours d'un mouvement sur route. Amputé de la jambe gauche, est en outre atteint de mutilation de la main droite.

La nomination ci-dessus comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme
Vichy, le 2 mars 1943
Général BRIDOUX




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : mar. avr. 02, 2024 9:50 am 
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Octobre 1940 - CERTIFICAT D'ÉTUDES


Le samedi 5 octobre, s'est tenue à Péronne, à l'école des garçons, une session réservée aux élèves des écoles de la rive droite. Le temps était frais et il manquait beaucoup de vitres.
Quarante-six candidats, 20 garçons et 26 filles (et ceux des villages étaient venus en carriole) affrontèrent des épreuves d'un bon niveau, surtout une dictée, laquelle en fit frémir plus d'un, rien qu'en l'entendant lire.
Cent candidats de moins que les années précédentes ; tous ceux qui encore ne sont point rentrés, ceux d'au-delà les ponts, et puis ceux qui, hardiment, en pleine évacuation, avaient pourtant tenu à subir l'examen en de lointaines provinces, presque tous avec succès d'ailleurs.
M. DARDENNE, Inspecteur primaire, avait pour assesseurs M. LECOINTE, directeur d'école à Roisel, vice-président ; Mmes LECOINTE, SAUVÉ, RÉMOND, MM. ROUZAUD, MOREL, RÉMOND ; Mme CROQUET et le docteur BOINET, délégués cantonaux, avaient tenu à apporter leur habituel et cordial concours aux membres de la commission.
Trente-trois furent admis, 16 garçons et 17 filles, soit une proportion d'échecs de près de 30 %, pourcentage qui n'est pas rare dans une circonscription où l'on tient à conserver au certificat d'études une valeur réelle, et dans laquelle le nombre des élèves présentés est chaque année fort important.

===================================

Les élèves des écoles du canton de Péronne situées sur la rive gauche de la Somme ont passé l'examen du certificat d'études à Flaucourt, le 7 octobre. La commission, présidée par M. DARDENNE, Inspecteur primaire, eut à examiner six garçons et quatre filles.
Tous les candidats ont été reçus ; résultat qui ne s'était pas vu dan la circonscription de Péronne depuis de nombreuses années.

Le Progrès de la Somme, numéro 22187, 15 - 16 octobre 1940 259PER292 Archives de la Somme



N.B. Il faut se souvenir que le fleuve SOMME sert de ligne de démarcation (qui coupe la ville en deux) et qu'au Nord de celui-ci se trouve la Zone interdite. Ceci explique les difficultés pour le personnel enseignant à faire passer le certificat d'études.


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : jeu. avr. 11, 2024 14:10 pm 
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DISPARU

Les Péronnais ont été heureux d'apprendre par "Le Progrès" dans l'article paru sous le titre "Après l'évacuation", qu'ils n'avaient à déplorer parmi eux aucun décès civil ; malheureusement il y a lieu de mentionner la disparition d'un ancien combattant, M. Louis BOURGEOIS, survenue le 17 mai. On a les pires inquiétudes sur son sort.

Le Progrès de la Somme, numéro 22191, 22 - 23 octobre 1940 259PER292 Archives de la Somme


Base des victimes civiles (1939-1945)
Louis BOURGEOIS
Décédée le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
Statut : victime civile
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 317618



BOURGEOIS Louis, comptable, né à Orléans, le 18 juin 1891, demeurant Rue Clémenceau à Péronne.

Liste électorale de l'année 1939 : Péronne 3M541 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: PÉRONNE
MessagePublié : mer. janv. 22, 2025 18:24 pm 
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Morts pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)

Lucien François Florimond BUTAUD
Né le 11 novembre 1913 à Sables-d'Olonne (Les) (Vendée)
26 ans, 6 mois et 6 jours
militaire
611e régiment de pionniers (611e RP)
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 36210


Félicien Félix Théodore PROUX
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Doingt Flauricourt (sic), (Somme) - LIRE : Doingt-Flamicourt (Somme)
Né le 24 octobre 1907 à Grues (Vendée)
32 ans, 6 mois et 24 jours
militaire
Unité : 611 e RPC
Mention ; Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 131899


611e régiment de pionniers

PROUX (Félicien-Félix-Théodore), classe 1927, matricule 269 au recrutement de la Roche-sur-Yon, ex-Fontenay : excellent gradé, courageux et énergique. A été tué glorieusement à son poste de combat à Doingt-Flamicourt (Somme). A été cité.



======================================================


Léon Nicolas CARTON
Né le 12 juillet 1902 à Bourlon (Pas-de-Calais)
37 ans, 10 mois et 5 jours
militaire
411e régiment de pionniers (411e RP) - 2e bataillon - 5e compagnie
Mention : Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 39093
Acte de naissance
http://archivesenligne.pasdecalais.fr/v ... bed87eef9c

Léon Nicolas CARTON
Mort pour la France le 17 mai 1940 à Péronne (Somme)
soldat au 411e Pionniers
Mention : Mort pour la France
Lieu de sépulture : Condé-Folie (Somme)
nécropole nationale de "Condé-Folie"
Type de sépulture : tombe individuelle
Numéro de la sépulture : 141



Cordialement
Eric Abadie


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