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MessagePublié : mar. janv. 18, 2022 17:16 pm 
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Gaston LEROY, instituteur à Friville-Escarbotin

Gaston Leroy était instituteur - secrétaire de mairie.
D'abord à Bourseville avant 1937, puis à Friville-Escarbotin (Somme) de cette dernière date jusqu'en 1944 où il occupe le même poste.
Il entre dans la résistance. Ses fonctions lui permettent notamment de fournir des papiers d’identité.
Il se sent menacé mais ne veut abandonner ses élèves avant de leur avoir fait passer le CEP (certificat d’études primaires). Le 19 mai 1944, jour du certificat d'études, tout bascule. Il est arrêté dans la cour de l’école de Friville-Escarbotin par la Gestapo. Interné à Abbeville, il est rapidement dirigé vers Amiens avant de rejoindre le camp de Royallieu à Compiègne (Oise), antichambre avant le départ en déportation pour nombre de résistants.
Embarqué le tristement célèbre "Train de la Mort" - convoi 7909, au départ de cette ville de Compiègne, il meurt dans le train au cours du transfert qui l'emmène vers l’Allemagne le 2 juillet 1944. Il décédera avant d’arriver à destination, le camp de concentration de Dachau, en Allemagne. Là ses cendres seront dispersées, comme celles de beaucoup de ses malheureux compagnons de voyage morts eux aussi dans les mêmes atroces conditions.

Différents lieux d'internement
ABBEVILLE du 19 au 27 mai 1944
Citadelle d'AMIENS du 27 mai au 8 juin 1944
COMPIEGNE ROYALLIEU du 8 juin au 2 juillet 1944

Il meurt dans le wagon qui l'emmène vers l'Allemagne entre le 2 et le 5 juillet 1944

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L’école Girot de Friville-Escarbotin a rendu hommage à Gaston Leroy, enseignant dans cette école entre 1937 et 1944, le vendredi 2 juillet 2021, avec l'inauguration d'une plaque de commémoration.

Hervé Mention, directeur de l’école, a souligné dans sa présentation la « passion du métier » qui animait l’ancien enseignant.
Le directeur raconte : « Fernanda Leroy ne verra de son mari qu’une main agitée sous la bâche du camion qui transportait les résistants d’Abbeville à Amiens et n’entendra qu’un « t’en fais pas, Dada, je reviendrai ».
Après la présentation, quelques élèves de CE2, CM1 et CM2 ont lu des extraits de lettres envoyées par le résistant à sa famille entre son arrestation et sa déportation. Dans l’une d’elles, il avait écrit : « Je souhaite de tout mon cœur que la guerre épargne notre région et nous revoir tous bientôt réunis. »

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Article du Courrier-Picard édition du 4 juillet 2021 (extraits)

Né le 2 novembre 1910 à Wancourt (Pas-de-Calais), il avait été nommé en 1937 instituteur à Bourseville, où il avait été très vite adopté par la population. La défaite de 1940 le choque profondément et il entre en résistance. Son poste de secrétaire de mairie lui permet de fournir cartes de ravitaillement, tickets de rationnement et papiers d’identité aux clandestins. Il participe aussi à plusieurs opérations avec le groupe d’André Gaillard, de Saint-Blimont.

Se sentant menacé, il décide de se réfugier dans l’Oise avec son épouse et leurs trois enfants, âgés de 12, 5 et 3 ans. Mais il ne veut pas partir avant d’avoir fait passer le le certificat d’études primaires à ses élèves. Et c’est le 19 mai 1944, dans la cour de l’école Victorien-Girot, que la Gestapo l’arrête. Sa femme Fernanda ne reverra de son mari qu’une main agitée sous la bâche du camion qui transportait les résistants d’Abbeville à Amiens, et n’entendra qu’un : « T’en fais pas, Dada, je reviendrai. »

Gaston Leroy enverra quatre lettres à son épouse, dont la dernière de Compiègne, datée du 1er juillet 1944. Il est décédé entre le 2 et le 5 juillet 1944 dans le « train de la mort », où ont pris place 2 166 prisonniers, droits communs et résistants mélangés, plus précisément dans le wagon dit Sirven-Dhenain. « Dans la chaleur, la soif, le manque d’air, l’asphyxie, les hallucinations, la folie, un survivant a vu mourir Gaston Leroy, isolé parmi un groupe de furieux. Il essaie de s’échapper. Des mains l’agrippent, le retiennent, il hurle, il tombe. » 64 cadavres seront retirés de ce wagon. À Bourseville, une allée et le stade municipal portent aussi le nom de Gaston Leroy.

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voir aussi :
L'Éclaireur du Vimeu
Article de Benjamin Radeau du 10 juillet 2020
et
Article d'Alan Senicourt publié le 5 Juillet 2021



Cordialement
Eric Abadie


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