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 Sujet du message : GROUPE MICHEL
MessagePublié : mer. févr. 12, 2025 17:11 pm 
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GROUPE MICHEL


ACCUSES DE PLUSIEURS ACTES DE SABOTAGE ONZE TERRORISTES ONT ÉTÉ CONDAMNÉS A MORT

Ils ont été jugés par le Conseil de guere allemand

LA SENTENCE A ÉTÉ EXÉCUTÉE

Il y a quelques jours se sont déroulés devant le conseil de guerre à Amiens, siégant dans la salle des Assises au Palais de Justice, les débats d'un procès intenté à onze Français, dont neuf domiciliés dans le département de la Somme et deux dans la Seine-Inférieure, accusés - groupés au sein d'une association de francs-tireurs - de s'être livrés à des attentats contre l'armée d'occupation.

Les accusés sont :

DIZY Alfred, ouvrier agricole, domicilié à Morlancourt ;

WILGOS Jacques, tourneur, célibataire, domicilié à Albert ;

WILGOS Henri, ajusteur, célibataire, domicilié à Albert ;

MOPIN Jules, verrier, domicilié à Mers ;

DEBAILLY Georges, ouvrier brasseur, domicilié à Longueau ;

SEIGNEURGENS Maurice, ajusteur, domicilié à Villers-Bretonneux ;

ROBBE Maurice, électricien, domicilié à Rosières ;

LESEC Ernest, lieutenant de la marine marchande, domicilié à Mers ;

MOREAU Paul, instituteur, domicilié à Eu ;

MARTIN Louis, instituteur, domicilié à Eu ;

LEMAIRE Charles, monteur en cycles, domicilié à Amiens.


Acte d'accusation :
Aux onze inculpés il est reproché d'avoir de février à avril 1943, en différents endroits de la Somme et de la Seine-Inférieure, commis en groupes isolés, des actions tendant à nuire à l'armée allemande, avec cette circonstance que les intéressés n'appartenaient pas à une puissance ennemie armée, dont les membres, aux termes des lois de la guerre doivent être porteurs d'un uniforme revêtu de signes extérieurs destinés à les distinguer.
Les inculpés faisaient partie d'une organisation, dont
DIZY était le chef de groupe. Ils travaillaient selon les indications d'un chef de section qui n'a pu être appréhendé. Cette organisation, appelée "Front National", qui s'est donné comme but l'accomplissement d'actes de terrorisme est d'inspiration communiste.
Les autres accusés sont des jeunes hommes qui, pour la plupart, se cachaient au sein du "Front National" pour échapper au travail en Allemagne, c'est le cas pour les deux frères
WILGOS, MOPIN, DEBAILLY, SEIGNEURGENS et ROBBE.
A tous ces enrôlés, le "Front National" devait assurer une mensualité de 1.500 francs, qui fut versée, en partie tout au moins à quelques-uns d'entre eux.
L'acte d'accusation reproche en particulier :
- A
DIZY et WILGOS Henri d'avoir le 14 février 1943, en compagnie de deux autres inconnus, commis un attentat à Montières-les-Amiens, une locomotive dérailla. Puis d'avoir, avec d'autres individus, le 18 février, déboulonné un rail à Thézy-Glimont, provoquant ainsi le déraillement de deux locomotives et de 23 wagons d'un train de marchandises.
- A
WILGOS Henri et WILGOS Jacques et d'autres terroristes d'avoir, le 28 février, commis un attentat à Remiencourt à la suite duquel dérailla une locomotive. Les participants étaient masqués et, sauf WILGOS Jacques, armés de revolver et de grenades à main.
A
MOPIN et DEBAILLY d'avoir, le 2 mars, en compagnie de deux autres saboteurs, déboulonné un rail à Saleux, une locomotive et 15 wagons d'un train de marchandises déraillèrent.
- A
DIZY et WILGOS Jacques d'avoir, le 4 mars 1943, à Dernancourt, commis un attentat qui n'eut aucune suite.
- A
DIZY et WILGOS Jacques d'avoir, le 6 mars, commis un attentat à Aveluy, qui provoqua le déraillement de deux trains de marchandises et d'importants dégâts ; des garde-voie furent ligotés.
- A
WILGOS Henri et SEIGNEURGENS d'avoir, le 12 mars, commis un attentat à Guillaucourt ; une locomotive dérailla ; 10 wagons furent détruits et 6 soldats blessés ; puis à Famechon, le 17 mars, en compagnie d'autres terroristes, d'avoir tenté la même opération, sans résultat.
- A
DIZY et WILGOS Jacques d'avoir, le 18 mars, déboulonné un rail à Fontaine-sur-Somme ; un train de marchandises dérailla. La veille, une tentative avait été faite sans résultat.
- A
MOPIN, ROBBE et LESEC d'avoir déboulonné un rail à Fontaine-sur-Somme, le 4 avril, provoquant le déraillement d'un train de marchandises. Les auteurs étaient armés de revolvers.
- A
WILGOS Henri et SEIGNEURGENS d'avoir, le 6 avril, fait sauter une porte-écluse à Sailly-Laurette, interrompant le trafic pendant trois jours.
- A
MOPIN, DEBAILLY, SEIGNEURGENS, ROBBE et LESEC d'avoir à Liercourt, le 9 avril, tenté de déboulonner un rail. Cet attentat n'eut aucune suite, l'un des garde-voie ligotés ayant réussi à se libérer et fuir.
- A
DIZY, WILGOS Jacques, MOPIN, DEBAILLY et LESEC d'avoir à Hangest-sur-Somme, le 16 avril, commis un attentat qui eut de graves suites ; 25 soldats furent tués et 50 blessés grièvement. Tous les terroristes étaient masqués et armés ; ils neutralisèrent avec le concours d'autres inconnus, huit garde-voie.
- A
SEIGNEURGENS, ROBBE, MOREAU d'avoir, le 17 avril, tenté de déboulonner un rail de la voie sous le tunnel Dieppe-Rouen. Ils ne purent y parvenir.
- A
SEIGNEURGENS, ROBBE, MOREAU, MARTIN et LEMAIRE d'avoir, le 19 avril, placé deux mines anti-chars sous le plancher de la salle du cinéma de EU, où devait avoir lieu une représentation destinée aux soldats de l'armée occupante.
-A
LEMAIRE d'avoir, de novembre 1942 à avril 1943, d'avoir servi d'agent de liaison entre les sections communistes et distribué des tracts de propagande communiste.


VOIR :

Le Progrès de la Somme, numéro 23037, 4 août 1943 259PER307 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/k6 ... 4ee7885139


La Résistance dans la Somme - 1 - actions de sabotage
https://archives.somme.fr/media/5595743 ... a4fc7b.pdf


VOIR le sujet sur les Résistants fusillés à la citadelle d'Amiens
viewtopic.php?t=1956


++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


Seuls trois résistants du groupe MICHEL échapperont à l’arrestation, dont un mersois Robert RICHARD, dit « Michonnet ».



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : mer. févr. 12, 2025 17:13 pm 
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GROUPE MICHEL



MAURICE ROBBE



===================================================================


Le 22 juin 1943

Une écriture a été rajoutée en bleu (celle d'un militaire allemand de la SD d'Amiens)

Avans (sic) de déposer un coli (sic)
vous dever (sic) vous présenter
174, rue Jeanne-d'Arc (Amiens)


Ma chère Maman,
J'ai reçu l'autorisation d'écrire et je m'empresse de t'envoyer ces quelques mots.
J'ai peu de choses à t'apprendre sinon que je vais être jugé d'ici deux à trois semaines. Mon moral est bon et je ne désespère quand même pas. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il faut dire "Si j'avais su". Il faut revenir sur ses erreurs et accepter courageusement le sort qui nous est réservé.
Je sais que tu souffres et que tu oublies ta peine pour penser à la mienne. Mais non, ne pense pas que je sois malheureux. N'en avons-nous pas traversé ensemble de bien cruelles misères ? Alors d'avoir souffert on ne souffre plus.
Songe que dans le monde entier il y a des mamans qui pleurent et souffrent cruellement et ta peine te sembleras (sic) beaucoup plus légère.
Tu me répondras que ces souffrances tu les a ressenties plusieurs fois et qu'il serait heureux qu'elles s'arrêtent.
Oui, mais c'est la Guerre ! Ce qui ne doit pas nous faire désespérer car sitôt jugé tu pourras me voir.
Maintenant je pense que toute la famille va bien. Que Marcel est heureux et ce n'est pas trop tôt ! Que Jeannine va va mieux et surtout qu'elle est sage. Que Daniel me remplace courageusement. Que Renée et ses enfants vont également bien. Enfin que tous sont en bonne santé. En attendant (?), si tu veux, je t'embrasse bien fort ma chère maman ainsi que toute la famille, sans oublié Man-Hie et ma tante.


(signé) Maurice

P.S. tu peux une lettre en me donnant des nouvelles de vous au bureau allemand de la prison
R.M. cellule 3 - demande aussi pour me passer un peu de papier à lettres et un crayon


Sources : (A la mine de plomb)
Lettre de Maurice Robbe à sa mère, prisonnier et en attente de son jugement 134J280/5 Archives de la Somme


===================================================================


Ma chère Maman,
Je viens d'apprendre que je vais être fusillé ce matin.
Ma chère Maman tu vas bien souffrir et je te souhaites beaucoup de courage. Quant à moi, j'en ai eu beaucoup et bientôt ce seras le grand sommeil le repos éternel je ne souffrirai plus.
Evidemment le coup te seras (sic) très dur, ne pleure pas trop.
C'était mon destin est (sic) il faut s'incliner, je fume mes dernières cigarettes et ne ressens rien du tout.
Tu voudras bien te rendre à Amiens à la Police (?) française - Boulevard Beauvillé où te seras remis mes dernières affaires, ma montre, ma blague à tabac, mon briquet, mon portefeuille, ma pipe. A la prison on te rendras mon stylo et quelques bricoles, tu partageras tout cela entre mes frères et soeurs.
Que veux-tu que je te dise encore, ma chère Maman. Que je t'aime et que ma dernière pensée seras (sic) pour toi, mais je t'en prie ne pleure pas trop, derrière il y a encore Daniel et Jeannine qui te consolerons (sic) et tu dois vivre pour eux.
Le prêtre est venu et il m'a donné l'absolution. J'ai refusé la confession, j'ai la conscience tranquille, ainsi tu pourras faire ce que tu voudras à ma mémoire et selon tes idées, mais je ne désirerais que des fleurs rouges sur ma tombe.
Tu feras mes adieux à tous mes amis, tu diras que te n'oublierai personne, il y aura une pensée pour chacun, mes adieux aussi à ma tante Catherine et Man-Mie.
Le destin cruel envers toi, ma chère Maman, et voilà où est toute ma souffrance. J'aurais (sic) tout donné ma jeunesse et ma vie pour ma famille, Ma Patrie, je vais mourir mais mon souvenir te resteras (sic) très vivace, j'en suis certain.
Mes dernières heures sont sans haine pour mes bourreaux, c'est leur droit et c'est la guerre. Puisse celle-ci être la dernière, c'est mon dernier voeux.
Enfin, ma chère Maman, je t'embrasse une dernière fois.
Je te souhaite encore du courage et te dis adieu
Adieu chère maman Adieu
Ton fils qui t'a toujours aimé
Maurice



Lettre de Maurice ROBBE à sa mère le jour de son exécution 134J280/4 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/97 ... 55b634ff46


===================================================================



Mes chers frères, Mes chères soeurs,
C'est à vous aussi que vont mes dernières pensées, que puis-je vous dire, pas grand chose car toutes mes idées se précipitent dans ma tête et tout cela est bien confus.
Pour toi mon cher Marcel, Pour toi ma chère Renée je ne peux que vous embrassez (sic) une dernière fois et vous souhaitez bon courage.
Il ne faut pas vous attendrir trop, je subis mon destin.
A Daniel, A Jeannine, je leur ferais quelques dernières recommandations. Qu'ils suivent mon exemple. Tout au moins sur la partie travail, honnêteté ; qu'ils fassent toujours leur devoir. Je suis sûr qu'il le feront et que mon souvenir les aideras (sic) quand il se sentiront seuls et désarmés devant les dures épreuves de la vie qui certainement ne leur manqueront pas hélas.
Mon cher Daniel, je t'embrasse une dernière fois et sois courageux va, la vie est cruelle mais il ne faut pas trop y penser.
Ma chère Jeannine je tembrasse bien aussi, j'ai parfois et même souvent était dur avec toi mais c'était parce que je t'aimais au moins autant que les autres, que mon souvenir t'aide et sois sage.
Vous embrasserez vos chers enfants Marcel et Renée, mes chers neveux que je n'oublie pas non plus et j'espère que le destin leur seras (sic) beaucoup plus doux qu'à moi, ce seras (sic) ma dernière consolation.
Que vos soins attentifs aillent à notre pauvre maman, c'est elle qu'il faut consoler, moi je ne souffre pas beaucoup. Ma seule peine est de savoir son chagrin devant cette nouvelle épreuve.
Tout ce que je ne peux pas dire et exprimer je le pense.
Je vous embrasse tous une dernière fois et vous dis adieu.
Il y auras (sic) une pensée pour tous mes amis, mes camarades vous le direz.
Adieu encore Adieu
Maurice



Sources :
Lettre de Maurice Robbe à ses frères Marcel et Daniel et à ses sœurs Renée et Jeannine juste avant son exécution 134J280/3 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/6s ... ca368c80d9


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Famille ROBBE

Rue Gambetta à Rosières
Recensement de la population de Rosières-en-Santerre de 1936 - 6M680 - Archives de la Somme

CRÉTEL Paul, né en 1903 à Albert, gérant de boulangerie "L'Union coopérative"
CRÉTEL-ROBBE Renée, née en 1909 à Escarbotin, épouse, gérante
CRÉTEL Serge, né en 1935 à Rosières, fils
Veuve ROBBE-CARON, Céline, née en 1888 à Woincourt, belle-mère, employée "L'Union coopérative"
ROBBE Marcel, né en 1915 à Ochancourt, beau-frère, garçon boulanger
ROBBE Georges, né en 1922 à Friville-Escarbotin, beau-frère
ROBBE Daniel, né en 1927 à Rosières, beau-frère
ROBBE Jeannine, née en 1931 à Rosières, belle-soeur




===================================================================


MAURICE ROBBE

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Maurice Georges ROBBE
alias Raymond
Né le 6 avril 1922 à Friville-Escarbotin (Somme)
Famille : résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 513760
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 664192


===================================================================


Extrait du décret en date du 26 juin 1956 publié au J.O. du 4 juillet 1956
portant concession de la Médaille militaire
Article 1er. - sont décorés de la Médaille militaire, les militaires dont les noms suivent :
A titre posthume :
ROBBE Georges Maurice, 1ère classe
"Magnifique patriote, membre des Forces Françaises de l'Intérieur. Arrêté pour faits de résistance le 21 avril 1943, a été interné jusqu'au 2 août 1943, date à laquelle il est mort glorieusement pour la France."

Sources :
Extrait du décret du 26 juin 1956, publié au Journal officiel du 4 juillet 1956 portant concession de la médaille militaire à titre posthume à Georges, Maurice Robbe, magnifique patriote, membre FFI, arrêté pour fait de résistance le 21 avril 1943 et interné jusqu'au 2 août 1943, date à laquelle il est mort glorieusement pour la France 134J280/7 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/kj ... cdd2a77f7f


===================================================================


Mesdames, Messieurs,

C'est au nom de tous les élèves et anciens élèves de l'école des garçons de Rosières, que le coeur brisé d'émotion, nous venons donner à
Maurice ROBBE, en même temps que notre dernier salut, et notre ultime adieu, un suprême hommage.
A l'ancien élève, à l'ancien camarade, nous tenons à dire tout simplement que nous sommes fiers de lui, et que sa conduite restera pour tous ceux de notre cité un impérissable exemple d'abnégation et d'héroïsme patriotique.
A peine sorti des bancs de l'école, dont il conservait et il avait laissé un si cher souvenir, à l'âge où tant de jeunes gens ne songent qu'aux plaisirs de leur âge,
Maurice ROBBE a trouvé, d'un seul coup, dans les plus secrets replis de son âme ardente, la force de se hisser, d'un seul élan vers les plus sublimes sommets du sacrifice où s'accomplissent les gestes héroïques.
Alors que tant de défaitistes désespéraient de la victoire, et qu'aucun signe précurseur de salut ne venait encore éclaircir notre sombre horizon au milieu de cette nuit où tout le pays semblait plongé,
Maurice ROBBE, lui, a entendu l'appel mystérieux des voix de la Patrie qui lui disaient qu'une grande nation n'est pas morte, ne peut mourir tant que ses fils, les meilleurs de ses fils conservent vivants le souvenir de sa grandeur, le désir de la relever et la volonté de la servir. Servir ! Voilà le seul mot d'ordre auquel notre camarade semble avoir obéi. Il a servi avec le meilleur de sa jeunesse ardente, en un temps où les événements semblaient donner raison aux sceptiques et aux désespérés, où tant d'hommes trahissaient, où les pires risques menaçaient ceux qui, comme lui, voulaient lutter encore.
Maurice ROBBE, vous fûtes un ouvrier, un soldat non pas de la dernière heure, mais de la première, un combattant d'avant-garde. Et volonté de servir vous a vous poussé qu'au suprême sacrifice, celui de votre vie. Aucune souffrance ne vous a été épargnée. Vous n'avez pas connu, comme le soldat qui tombe sur le champ de bataille, l'enivrement de la mort glorieuse dans le feu de l'action et dans l'exaltation du combat. Vous êtes descendu, degré par degré jusqu'au tombeau qu'une destinée à la fois cruelle et sublime réservait au terme de votre carrière. Après votre arrestation durant les longs jours de votre captivité, vous avez dû attendre, en toute lucidité que sonne l'heure de l'ultime épreuve. Nous sommes bien surs cependant, que vos derniers instants n'ont pas été tristes, car, entre les murs de votre cellule, vous étiez illuminé déjà de toute la rayonnante clarté de la victoire prochaine, de cette victoire, que, nous autres, nous ne pouvons entrevoir encore, mais que vous appelez avec toute la force de votre invincible espérance et que vous avez accepté de hâter par le don de votre vie.
Devant votre mère en larmes et tous ceux qui vous pleurent et qui, dans le déchirement de leur coeur, vont connaître du moins maintenant la consolation de pouvoir se recueillir sur votre tombe nous vous disons : la leçon que vous nous avez donnée, nous ne l'oublierons pas. Votre brève existence,
Maurice ROBBE a été féconde et votre sacrifice n'a pas été vain.
Vous incarnerez par votre famille, par vos anciens camarades, par tous ceux qui se succèdent sur les bancs de nos classes un haut exemple de patriotisme, un pur symbole de l'inébranlable foi dans la destinée de la Patrie, un vivant témoignage de ce qui peut jaillir de meilleur, aux heures les plus critiques des plus profondes couches de notre peuple.



Discours prononcé par M. Chédeville, directeur d'école des garçons de Rosières, lors du deuil de MAURICE ROBBE - 134J280/10 -Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/7h ... 436f63c0e7





===================================================================


Voir sur son jeune frère Daniel ROBBE
Rosières-en-Santerre (Secteur de) - Groupe Résistance FTPF
viewtopic.php?f=75&t=4635




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : jeu. févr. 13, 2025 12:23 pm 
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GROUPE MICHEL


Alfred DIZY,
est né le 10 novembre 1907 à Vrely (Somme) et mort le 2 août 1943 à Amiens - résistant français membre du Front national et FTP.


VOIR l'article qui lui est consacré sur :
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle166906

avec sa dernière lettre le jour de son décès avant d'être fusillé dans les fossés de la Citadelle d'Amiens


Voir également :
https://archives.somme.fr/search/result ... n%C3%A7ais

&
https://www.centre-memoire-amiens-citad ... ichel.html

&
https://www.courrier-picard.fr/id436157 ... 29-juillet

&
https://www.libramemoria.com/evenements ... lfred-dizy


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : jeu. févr. 20, 2025 12:00 pm 
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GROUPE MICHEL


WILGOS Jacques, tourneur, célibataire, domicilié à Albert

WILGOS Henri, ajusteur, célibataire, domicilié à Albert


VOIR : LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social

WILGOS Jacques, Pierre
Né le 8 février 1925 à Vaire-sous-Corbie (Somme), fusillé le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d’Amiens (Somme) ; apprenti tourneur ; résistant FTPF.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle149482

WILGOS Henri, Paul

Né le 6 mai 1923 à Vaire-sous-Corbie (Somme), fusillé le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d’Amiens (Somme) suite à une condamnation à mort ; apprenti ajusteur ; résistant FTPF.
https://maitron.fr/spip.php?article149483
&
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle149483


la biographie détaillée de Jacques et Henri WILGOS dans le CD(DVD)-ROM "La Résistance dans la Somme"
https://www.museedelaresistanceenligne.org/


Titres, homologations et services pour faits de résistance
Henri Paul WILGOS
Né le 6 mai 1923 à Vaire-sous-Corbie (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 603068
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 692682

Base des médaillés de la résistance
Henri WILGOS
Né le 06-05-1923 à Vaire-sous-Corbie (Somme)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


Titres, homologations et services pour faits de résistance
Jacques Pierre WILGOS
Né le 8 février 1925 à Vaire-sous-Corbie (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 603067
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 692683

Base des médaillés de la résistance
Jacques WILGOS
Né le 08-02-1925 à Vaire-sous-Corbie (Somme)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


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Cérémonie en hommage à onze résistants fusillés à Amiens pendant la Seconde Guerre mondiale
Mercredi 2 août, se tiendra une cérémonie d’hommage aux résistants fusillés le lundi 2 août 1943, à la Citadelle d’Amiens. Il y a 80 ans, onze hommes tombaient sous les balles allemandes, dans ce lieu représentatif de l’histoire picarde sous occupation nazie.
Ils s’appelaient Ernest, Jules, Georges, Alfred, Charles, les deux Maurice, Paul, Louis, Jacques ou Henri. Le lundi 2 août 1943, onze hommes, résistants actifs en Picardie et en Seine-Maritime, sont fusillés par les Allemands aux « poteaux des fusillés », au pied des remparts de la Citadelle d’Amiens. 80 ans plus tard, sur ce même lieu, un hommage leur sera rendu, mercredi 2 août, à partir de 6 heures du matin, à l’heure précise à laquelle ils sont tombés sous les balles.

Les onze fusillés du 2 août 1943

« Ils étaient fusillés deux par deux », précise Anatolie Mukamusoni, présidente de l’association Centre de mémoire et d’histoire, résistance et déportation Somme. Alfred Dizy et Jacques Wilgos sont tombés, à 6 h 07, son frère Henri et Jules Mopin, à 6 h 15, Georges Debailly et Maurice Seigneurgens, à 6 h 25, Ernest Lesec et Maurice Robbe, à 6 h 34, Louis Martin et Paul Moreau, à 6 h 44, et le dernier, pourtant le plus jeune, Charles Lemaire, 17 ans, à 6 h 54. La plupart d’entre eux étaient nés dans la Somme, à Ailly-sur-Somme, Mers-les-Bains ou Friville-Escarbotin.

Des résistants sous occupation allemande

Ils étaient tous résistants, dans la Somme ou en Seine Maritime. Paul Moreau et Louis Martin ont été arrêtés, après avoir placé un engin explosif dans un cinéma que fréquentaient exclusivement les troupes d’occupation à Eu. D’autres ont été pris après des actions de sabotage de voies ferrées : à Saleux, sur la ligne Amiens-Rouen, à Guillaucourt, sur la ligne Amiens-Tergnier ou à Hangest-sur-Somme, sur la ligne Amiens-Abbeville. Charles Lemaire avait, lui, participé à l’attentat du « Royal », brasserie amiénoise où l’occupant avait pris ses quartiers, le soir du réveillon de Noël 1942, où 37 soldats allemands ont péri. Condamnés à mort le 23 juillet 1943 par le « FK 580 », tribunal militaire régional d’Amiens, ils furent fusillés au pied de la Citadelle....

Sources "Le Courrier Picard", édition du 31 Juillet 2023 par Julie Mabileau



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : jeu. févr. 20, 2025 17:06 pm 
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DEBAILLY Georges, Henri
Alias "Serge"
Résistance
Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : FTP, groupe Michel
Né le 30 décembre 1924 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme) suite à une condamnation à mort ; mécanicien tourneur ; résistant au sein des FTPF dans la Somme.


Georges DEBAILLY
Profession : Mécanicien à la brasserie Delaporte d'Amiens


Titres, homologations et services pour faits de résistance
Georges DEBAILLY
Né le 30 décembre 1924 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) (ex Seine-Inférieure)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 161356

Base des médaillés de la résistance
Georges DEBAILLY
Né le 30 décembre 1924 à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime) (ex Seine-Inférieure)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


VOIR : LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle158890


Le charnier de la citadelle d'Amiens, 24 corps tous identifiés 31FI22 Archives de la Somme
https://archives.somme.fr/ark:/58483/fn ... c6e4197a2e




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : jeu. févr. 20, 2025 18:03 pm 
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GROUPE MICHEL


SEIGNEURGENS Maurice
Profession : mécanicien - ajusteur
domicile : Villers-Bretonneux

Résistance
Organisation de Résistance : FTP (Groupe Michel)

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Maurice SEIGNEURGENS
Mort pour la France le 2 août 1943 à Amiens (Somme)
Né à Caix (Somme)
militaire
Unité : francs-tireurs et partisans français (FTPF)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : fusillé par les allemands
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 152179

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Maurice SEIGNEURGENS
Né le 1er décembre 1919 à Caix (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 543707
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 673990


SEIGNEURGENS Maurice

Né le 1er décembre 1919 à Caix (Somme), fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme) exécution à la suite d'une condamnation à mort ; mécanicien ajusteur ; militant communiste ; résistant FTPF de la Somme.

VOIR : LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle166597

VOIR : T.D.S. textes et documents sur la Somme
La Résistance dans la Somme I. - actes de sabotage
https://archives.somme.fr/media/5595743 ... a4fc7b.pdf


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : ven. févr. 21, 2025 13:49 pm 
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GROUPE MICHEL


LESEC Ernest, Pascal, François

Né le 29 novembre 1918 à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire), fusillé après condamnation par les Allemands le 2 août 1943 dans les fossés de la citadelle d’Amiens (Somme) ; officier de la marine marchande ; résistant FTPF.

Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Ernest Pascal François LESEC
Mort pour la France le 2 août 1943 à Amiens (Somme)
Né le 29 novembre 1918 à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire)
24 ans, 8 mois et 3 jours
militaire
Unité : francs-tireurs et partisans français (FTPF)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : fusillé
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 74852

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Ernest Pascal François LESEC
alias Jean
Né le 29 novembre 1918 à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 367274
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 562815

Base des médaillés de la résistance
Ernest LESEC
Né le 29 novembre 1918 à Beaufort-en-Vallée (Maine-et-Loire)
Date du décret : 31/03/1947
Date de publication au JO : 26/07/1947
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


VOIR :

LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle152624

Hommage à Jules MOPIN et Ernest LESEC de Mers-les-Bains
https://www.centre-memoire-amiens-citad ... bains.html


=====================================================


Une cérémonie en hommage à deux résistants de Mers-les-Bains, à l’heure exacte de leur décès

Mercredi 2 août 2023, une délégation mersoise se rendra à Amiens pour y rendre un hommage à Jules Mopin et Ernest Lesec, deux résistants de la commune. Il y a 80 ans, ils furent fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d’Amiens.


Mercredi 2 août 2023, à 4 h 30 du matin, un bus prendra le départ de Mers-les-Bains, direction Amiens. À son bord, une trentaine de personnes qui rendront hommage à Jules MOPIN et Ernest LESEC, deux résistants mersois fusillés par les nazis à la Citadelle d’Amiens, le 2 août 1943. Ils avaient 22 et 24 ans. Si la délégation part si tôt, c’est pour rendre hommage aux deux hommes à l’heure exacte de leur décès : 6 h 34. La cérémonie se tiendra au Poteau des Fusillés, à l’endroit même où Jules MOPIN, Ernest LESEC et neuf autres membres du groupe Michel furent exécutés.

« En élaborant ce projet d’hommage, 80 ans après, j’ai estimé que le faire à l’endroit et à l’heure à laquelle les deux Résistants sont tombés sous les balles nazies constituerait une force. Sur le plan symbolique, cela montre qu’on ne les oublie pas », explique Michel Delépine, le maire de Mers-les-Bains. Si l’édile souhaite rendre un hommage « intense », c’est aussi parce que « les témoins ne sont plus là ». « Aujourd’hui, ce sont les enfants et petits-enfants qui passent la mémoire. On arrive à un moment charnière qui justifie un tel hommage. »

Un hommage à Mers la veille

Dans le bus, une délégation composée d’élus municipaux, de porte-drapeaux, d’anciens combattants et de descendants de Jules MOPIN. Notamment une fillette, qui, à l’aube, lira la lettre que son ancêtre a écrite quelques heures avant son exécution. Il y aura aussi Bertrand Mopin, sapeur-pompier et employé municipal mersois aux services techniques, qui n’est autre que le neveu de Jules.

Sur place, une cinquantaine de personnes sont attendues. Michel Delépine a associé à l’hommage Anatolie Mukamusoni, la présidente de l’association « Centre de mémoire et d’histoire Somme résistance et déportation », Fin août 2019, elle avait déjà participé à l’inauguration d’une plaque au Poteau des Fusillés en l’honneur de trois résistants mersois (Jules MOPIN, Ernest LESEC et André DUMONT). La veille de l’hommage, la commune de Mers-les-Bains fleurira les plaques des rues Lesec et Mopin. « Une façon de rappeler la date du lendemain aux passants », conclut Michel Delépine.


Edition du Courrier Picard
Publié: 1 Août 2023
article de JÉRÉMY HÉBRAS




Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : ven. févr. 21, 2025 14:14 pm 
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Jules Eugène Lucien MOPIN
Profession : verrier
domicile : Mers-les-Bains
Jules MOPIN refusa de partir au Service du travail obligatoire (STO) et rejoignit les rangs de la Résistance des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en mars 1943.


Recensement de la population de Mers-les-Bains (en 1936) - 6M533 - Archives de la Somme (page 40/52)
Abri Saint-Martin - Mers-les-Bains *
MOPIN Louis, né en 1893 à Mers, chef de ménage, gardien du cimetière de Mers
MOPIN Madeleine, née en 1901 à Saint-Pol, sa femme
MOPIN Jules, né en 1921 à Mers, fils, manoeuvre, patron : Degouve
MOPIN Maurice, né en 1922 à Mers, fils
MOPIN Denise, née en 1924 à Mers, fille
MOPIN Robert, né en 1936 à Mers, fils
MOPIN Raymond, né en 1928 à Mers, fils
MOPIN Huguette, née en 1832 à Mers, fille

* l'Abri Saint-Martin, actuellement salle paroissiale située au n°2 de la rue Jules-Mopin

Liste électorale de Mers-les-Bains (1939) - 3M537 - Archives de la Somme
MOPIN Louis, gardien cimetière, né en 1893, quartier ou rue Cheminet


Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale
Jules Eugène Lucien MOPIN
Mort pour la France le 2 août 1943 à Amiens (Somme)
Né le 25 janvier 1921 à Mers-les-Bains (Somme)
22 ans, 6 mois et 8 jours
militaire
Unité : francs-tireurs et partisans français (FTPF)
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : fusillé
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 90806

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Jules Lucien MOPIN
Né le 25 janvier 1921 à Mers-les-Bains (Somme)
Famille résistance
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Statut : interné résistant
Cote(s)
Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 428571
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 600546

Base des médaillés de la résistance
Jules MOPIN
Né le 25 janvier 1921 à Mers-les-Bains (Somme)
Date du décret : 11/07/1958
Date de publication au JO : 16/07/1958
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération

VOIR :
LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle152625



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : ven. févr. 21, 2025 15:17 pm 
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MARTIN Louis, instituteur, domicilié à Eu
Né le 2 août 1918 à Brest (Finistère), fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme) après sa condamnation à mort ; instituteur ; communiste clandestin, résistant membre des FTPF.

VOIR :
LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://maitron.fr/spip.php?article152665


Louis MARTIN passa le concours de l’École normale de Rouen, et fut reçu à son baccalauréat. Il fut nommé instituteur dans une école publique de la ville d’EU. C’est là qu’il connut Paul MOREAU, lui-même instituteur. Celui-ci fut nommé à l’école du Tréport.


============================================================


MOREAU Paul, instituteur, domicilié à Eu
Né le 24 novembre 1920 à Waziers (Nord), fusillé le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme) après sa condamnation à mort ; instituteur ; communiste clandestin membre des FTPF.
Paul fut reçu premier du canton au certificat d’études. C’est ainsi qu’il prépara le concours d’entrée à l’École normale d’instituteurs, où il fut admis avec un très bon rang. Après des problèmes de santé, il devint instituteur à Eu (Seine-Maritime).

VOIR :
LE MAITRON, dictionnaire biographique, mouvement ouvrier - mouvement social
https://maitron.fr/spip.php?article152626


Le 22 avril 1943 *, Paul MOREAU et Louis MARTIN, aidés de SEIGNEURGENS, ROBBE et LEMAIRE, déposèrent un engin explosif (deux mines anti-chars) sous le plancher de la salle du cinéma de EU, cinéma que fréquentaient exclusivement les troupes d’occupation du lieu ; une représentation devant avoir lieu destinée aux soldats de l'armée allemande. L’engin ayant été découvert avant d’avoir explosé, Paul et son camarade furent arrêtés et transférés à la citadelle d’Amiens.

* les sources divergent sur la date ; le 19 avril pour l'acte d'accusation retranscrit dans le Progrès de la Somme du 4 août 1943 et le 22 avril pour le site MAITRON et d'autres sources. Il semble que cette dernière date soit à privilégier.


VOIR : T.D.S. textes et documents sur la Somme
La Résistance dans la Somme I. - actes de sabotage
https://archives.somme.fr/media/5595743 ... a4fc7b.pdf



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : dim. févr. 23, 2025 8:54 am 
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GROUPE MICHEL


LEMAIRE Charles, Arthur, Maurice
Né le 15 février 1926 à Ailly-sur-Somme (Somme), fusillé par condamnation le 2 août 1943 à la citadelle d’Amiens (Somme)
Fils de Maurice, Joseph Lemaire, traminot à Amiens, militant communiste et résistant.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip. ... icle136807


Consulter les ouvrages :
Gérald Maisse, Occupation et résistance dans la Somme, 1940-1944, Abbeville, Éd. Paillart, 2005.
Jacques Béal, Hommes et combats en Picardie, 1939-1945, Amiens, Éd. Martelle, 1994.


Voir le sujet : LES QUATRE LEMAIRE
viewtopic.php?f=75&t=4392


Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : mar. févr. 25, 2025 17:40 pm 
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GROUPE MICHEL


Voici quelques extraits de lettres écrites par eux quelques instants avant l'exécution.

De CHARLES WILGOS, auxiliaire au service de la voie, fusillé à la citadelle d'Amiens, en même temps que son frère HENRI :

"Chère Maman, et cher Frère,
Je te dis adieu pour toujours, Chère Maman, et Cher Jeannot, j'aurais été content de vous revoir, mais c'est impossible.
Chère Maman, sois courageuse et forte, tu sa encore à t'occuper de Jeannot et surtout fais bien attention à lui.
Je vous souhaite un meilleur avenir et surtout pensez quelquefois à moi et à HENRI.
"

De son frère HENRI WILGOS :

"Chère Maman et Cher Jean,
J'ai une bien mauvaise nouvelle à vous apprendre, je ne verrai plus le jour à partir de ce matin... Chère Maman, sois courageuse, ne te laisse pas abattre et toi aussi mon cher Jean. C'est fini et bien fini, je vais mourir mais sois courageuse, vous pouvez être certains que je meurs ans un tressaillement, je suis courageux devant la mort.
Soyez courageux, il y aura encore des jours heureux pour vous.
"

De MAURICE SEIGNEURGENS, fusillé également à la citadelle d'Amiens :

"Chers Papa et Maman, chers sœur et petits, cher Marcel.
C'est aujourd'hui, lundi 2 août, que je vais en finir avec la vie... Mes yeux sont secs, je ne veux pas pleurer, oh non ! D'ailleurs pour moi c'est beaucoup moins dur que pour vous, c'est l'histoire de quelques minutes, c'est pour vous le plus douloureux, le plus terrible. Ce que je vous demande, c'est de rester tous unis, de ne plus vous séparer, la vie est si peu de chose... Marcel mon frère vous reviendra, vous aurez les enfants près de vous ainsi que Gisèle, il faudra tous les aimer beaucoup, et vous mes petits, il faudra être très sages et, plus tard, on vous dira pourquoi votre oncle a été fusillé et alors vous comprendrez qu'il est des haines que l'on ne peut abolir.
Le recours en grâce nous a été refusé car, quelques jours après l'audience, un nouvel attentat a été commis contre le chemin de fer. Voilà la raison que l'on nous donne. Je ne la discute pas, à quoi bon, ça ne changerait rien. Je subis ma peine c'est tout, je la subis en Français qui n'a rien à se reprocher ; je saurai mourir n'ayez crainte, nous ne pourra vous reprocher que votre fils a été lâche... Je vous embrasse de tout mon cœur de vingt ans... Pour moi, la guerre est terminée. A vous le savoir la finir en beauté et de la supprimer à jamais.
"

Sources :
Maurice CHOURY, dans son livre "Les cheminots dans la bataille du rail", Librairie académique PERRIN, 1970,
(page 207 à 209)



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : mar. févr. 25, 2025 18:11 pm 
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Localisation : Somme
André, dit Jean LHEUREUX
Age en 1940 : 45 ans
Profession en 1940 : Maréchal-ferrant
Domicile en 1940 : Marcelcave
Résistance
Lieux d'action : Somme
Organisation de Résistance : FTPF
Arrêté à son domicile le 29 juin 1943, il est interné à la prison d'Amiens où il décède le 3 juillet.

Données extraites du CD(DVD)-ROM : La Résistance dans la Somme
André, dit Jean LHEUREUX
https://www.museedelaresistanceenligne. ... p?id=37887


Maurice CHOURY, dans son livre "Les cheminots dans la bataille du rail", Librairie académique PERRIN, 1970, lui indique, "assassiné dans sa cellule le 3 juillet 1943". (page 207)


Quelles sont les circonstances exactes de sa mort ? Est-il mort dans sa cellule à la prison d'Amiens ? ou a-t-il été fusillé le 3 juillet 1943 à Amiens si l'on en croit son feuillet matricule.


Voir son acte de naissance à Marcelcave
Marcelcave : naissances, mariages, décès 2E507/16 Archives de la Somme page 281/316
https://archives.somme.fr/ark:/58483/86 ... 8744282b51



Base des morts en déportation (1939-1945)
André Jean Toussaint LHEUREUX
Décédé le 03-07-1943 à Marcelcave ??? (Somme)
Né le 17 août 1895 à Marcelcave (Somme)
47 ans, 10 mois et 17 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 478 514

Titres, homologations et services pour faits de résistance
André Jean LHEUREUX
Né le 17 août 1895 à Marcelcave (Somme)
Famille résistance :
déportés et internés de la résistance (DIR), forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 371400

Base des médaillés de la résistance
André Jean LHEUREUX
Né le 17 août 1895 à Marcelcave (70 - Haute-Saône) (sic) LIRE : Marcelcave (SOMME)
Date du décret : 26/06/1956
Date de publication au JO : 04/07/1956
Décoration : Médaille
Sources : l’Ordre de la Libération


=============================================================


André Jean Toussaint LHEUREUX
Né le 17 août 1895 à Marcelcave (Somme)
Profession : maréchal-Ferrant
Degré d'instruction 3
Il mesure 1 mètre 72
Il a les cheveux blonds, les yeux bleus, front assez haut, nez moyen et le visage ovale
Ancien combattant de la Grande Guerre dans plusieurs régiments d'artillerie de décembre 1914 à avril 1919.

A servi dans les Forces Françaises de l'Intérieur du 1er février 1943 au 3 juillet 1943. A été arrêté le 30 juin 1943. Fusillé à Amiens le 3 juillet 1943 (certificat d'appartenance N° 5988 BR FFCI/FI S/I CA2 en date du 25 février 1952 délivré par M. le Général de division Commandant la 2e R.M. à Lille.
Interné de la Résistance. Interné du 29 juin 1943 au 3 juillet 1943. Décédé le 03/07/1943 "Mort pour la France"
Certificat de validation n° 18759 - décision ministérielle n° 036/DIR du 20 octobre 1953.

A servi dans les FFI au titre du mouvement F.T.P.F. Somme secteur Corbie Albert du 01/02/1943 au 30/06/1943 - A été arrêté - Fusillé le 3 juillet 1943 à Amiens.
Cerfificat de FFI N° 5988 (voir ci-dessus)


Lheureux, André Jean Toussaint, né le 17 août 1895 à Marcelcave (Somme), classe 1915, matricule n° 1089, Bureau de recrutement d'Amiens 1R1092 Archives de la Somme



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: GROUPE MICHEL
MessagePublié : mer. févr. 26, 2025 9:18 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
Messages : 8724
Localisation : Somme
"Seuls trois résistants du groupe MICHEL échapperont à l’arrestation, dont un mersois Robert RICHARD, dit « Michonnet »."


S'agit-il de Robert Léon RICHARD ?

Titres, homologations et services pour faits de résistance
Robert Léon RICHARD
alias Raymond
Né le 29 avril 1920 à Le Tréport (Seine-Maritime) (ex Seine-Inférieure)
Famille résistance :
forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 509873


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