Les assertions suivantes ont-elles un fondement ?
Sabotages durant la "drôle de guerre"(http://fr.wikipedia.org/wiki/Complexe_m ... n%C3%A7ais)
Malgré la guerre, les ouvriers de l'aviation françaises ne travaillent ni le samedi ni le dimanche. Pour respecter la consigne du parti communiste français: "Une heure de moins pour la production, c'est une heure de plus pour la révolution". De nombreux sabotages sont commis.
Le lundi 27 mai 1940, le troisième tribunal militaire de Paris jugera d'ailleurs six membres des jeunesses communistes travaillant aux usines Farman. Quatre d'entre-eux seront condamnés à mort et trois exécutés. Ils avaient commencé à saboter deux ou trois moteurs d'avion par jour puis ils avaient fini par en saboter une vingtaine.
La question du sabotage (http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_comm ... u_sabotage)
Y a-t-il eu des sabotages à l'initiative des communistes, et dans l'affirmative, quelle a été leur ampleur ? En 1951, A. Rossi faisait état d'un certain nombre de sabotages : Poudrerie de Sorgues, établissements Renault, établissement Farman (Aviation), établissements Weitz à Lyon, SOMUA (Chars) à Vénissieux, Compagnie générale de construction à Saint-Denis, CAPRA à Courbevoie [3].
Plus tard, les historiens ont eu tendance à minimiser les sabotages. Ainsi, Jean-Pierre Azéma, tout en notant que les actes de sabotage « furent très peu nombreux » et qu'un seul tract répertorié préconise la sabotage actif, fait quand même état, en plus de l'affaire des usines Framan, d'actes de sabotage caractérisés dans des usines pyrotechniques près de Bourges [4]. Après avoir noté qu'« En l'état actuel des sources, un seul cas est connu avec certitude, celui du sabotage des moteurs d'avion aux usines Farman à Paris [...] » [5], Stéphane Courtois conclue que « le dossier sabotage est dans l'ensemble assez peu fourni, pour ne pas dire inexistant » [6]. En 1987, Philippe Buton estime également que le cas des usines Farman est « un cas unique » [7].
Que s'était-il passé aux usines Farman ? En avril 1940, des accidents surviennent à des avions sortant des usines Farman de Boulogne-Billancourt, provoquant la mort de pilotes. Une enquête révêle qu'il y a eu sabotage : avec un fil de laiton sectionné, au bout d'un certain nombre d'heures de vol, un écrou desserré laisse échapper l'essence et provoque une explosion en plein vol. Douze ouvriers sont arrêtés, parmi lesquels trois reconnaissent être communistes. Deux des communistes sont parmi les six ouvriers qui sont libérés après interrogatoire. le 27 mai 1940, un tribunal militaire comdamne deux ouvriers à vingt ans de travaux forcés et quatre autres sont condamnés à mort, dont Léon Lebeau, communiste qui obtient la grâce présidentielle, mais la question de savoir si les trois autres ont été effectivement fusillés reste ouverte [8].
En 2006, deux historiens, Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier publient un document d'archive relatif aux négociations pour la reparution de l'Humanité en juin-juillet 1940. Ils appellent ce document la « déclaration d'intention du 20 juin ». Ce sont des notes où Maurice Tréand prépare un argumentaire pour convaincre les nouvellea autorités d'occupation d'autoriser la diffusion légale de l'Humanité. Dans ce document, Tréand a noté « Juif M. après Dal nous a emprisonné. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nat. » (M.=Georges Mandel, Dal=Édouard Daladier) et plus loin « Je répète avons lutté contre Dal contre M, R, avons au poteau d'exécution amis fusillés. »
Après avoir rapporté les analyses que les historiens avaient faites jusque là de la question du sabotage, Besse et Pennetier esquissent une conclusion [9] :
« [...] Seule une exploitation systématique des archives départementales permettrait [...] de mesurer la réalité de ces sabotages ou de ces appels à sabotages et d'en déterminer la chronologie.
Il n'en reste pas moins que la « déclaration d'intention du 20 juin » fait mention des ouvriers fusillés qui sabotaient la défense nationale. Nous trouvons bien dans le tableau statistique quatorze condamnations à mort sans que les raisons soient connues. Tréand et ses amis en ont connaissance et s'en prévalent à la mi-juin.
Durant cette période où les évolutions sont aussi rapides que brusques, des directives contraires ont été données et là encore, on peut s'interroger sur la façon dont le militant communiste de base a reçu et interprété ces mots d'ordre. »
(Pour les 14 condamnations à mort, voir ci-dessus : Intensification de la répression)
(http://www.animesnoringo.com/w,PCF)
"En septembre 1939, après la déclaration de guerre et l'approbation par le Parti français de la signature du pacte germano-soviétique, Daladier imposera la mise hors la loi du PC. Il s'en suivra une scission au sein des élus du parti et une période de clandestinité : l'essentiel de la direction du parti est alors regroupée en Belgique, et, sur un ordre de Dimitrov, Maurice Thorez déserte et rejoint Moscou. Suivant les consignes du Parti, « Une heure de moins pour la production, c'est une heure de plus pour la révolution », certains militants commettent des sabotages dans les usines d'armements françaises pendant la Drôle de guerre[1].
[1]« Quand le PCF négociait avec les nazis », Michel Lefebvre, Le Monde, 10 décembre 2006."
Le Parti Communiste Français et le pacte germano-soviétique
http://revolution-nationale.over-blog.com/article-22132387-6.html
"Si Marcel Cachin écrit à Léon Blum pour lui dire que les communistes sont attachés à la France, Marty, lui, dans une lettre ouverte à Léon Blum, écrite à Moscou et introduite de Belgique en France sous une fausse couverture portant le titre Pour la Victoire, tient un tout autre langage:
« L'actuelle guerre européenne_affirme-t-il_est une guerre provoquée par deux groupes impérialistes dont chacun veut dépouiller l'autre, par conséquent, les ouvriers, les paysans, les peuples, n'ont rien à voir dans cette affaire....Cette guerre, monsieur Blum, les ouvriers et les paysans français n'en veulent pas. Vous et les vôtres, socialistes d'union sacrée, vous avez été à la tête de la lutte contre le parti communiste français, la seule force opposée à cette guerre, c'est pour cela que vous avez exigé sa dissolution, croyant ainsi que la bourgeoisie aurait les mains libres pour mener cette guerre impérialiste, cette guerre injuste. »
Les députés communistes français ont voté les crédits militaires. La lettre de Cachin se réfère aux intérêts français. La lettre de Marty, en définissant le conflit comme l'affrontement de deux impérialismes, balaie ces conceptions opportunistes. Elle exprime la ligne de Moscou, qui doit devenir celle du parti: guerre à la guerre. Le retournement est évident et brutal.
Il est imposé par l'Internationale communiste qui en France est représentée par le camarade Clément.
Désormais, il n'est plus question d'agression. Hitlérisme est rayé du vocabulaire. La poursuite de la guerre, après l'occupation de la Pologne, devient une prolongation typiquement impérialiste. On ne va pas tarder à affirmer que la responsabilité principale appartient aux impérialistes français et britanniques qui oppriment les peuples coloniaux placés sous leur joug.
Molotov le dit clairement:
« l'Allemagne se trouve dans la situation d'un état qui aspire à voir la cessation rapide de la guerre...Tandis que l'Angleterre et la France qui, hier encore, s'affirmaient contre l'agression, sont pour la continuation de la guerre contre la conclusion de la paix; » (Discours du 31 octobre1939 reproduit dans Les Cahiers du Bolchévisme de janvier 1940.)
Si le parti dans ses cadres les plus hauts, est encore assommé par le pacte et par l'agression contre la Pologne, il est cependant invité à passer à une offensive violemment anti-belliciste.
Abandonnant les positions patriotiques_ qui ne datent guère que de 1936_il va revenir à la ligne du défaitisme révolutionnaire préconisée par Lénine pendant la guerre 14-18.
Cette nouvelle orientation du combat doit se traduire, non seulement par les multiples expressions de l'Agit-Prop, mais par des actes concrets contre l'effort de guerre .
Un des premiers et des plus importants de ces actes, c'est la désertion de Maurice Thorez.
Les communistes savent de longue date que, pour gripper la machine militaire, il faut s'infiltrer dans ses centres nerveux pour entre autre collecter des renseignements, faciliter des affectations à telle ou telle unité, faire procéder à des démobilisations pour des affectations spéciales.....
Des actes de sabotages ont lieu dans les entreprises travaillant pour la défense nationale:
Ainsi sont sabotés,
des chars
des avions
des fusées d'obus
balles anti-char
sabotages dans des poudreries,
bris de machines outils
pièces défectueuses en quantité considérables.
L'Agit-Prop a toutes fois exercé plus de ravages. Elle a bénéficié d'un grand luxe de moyens, elle a pris des formes multiples, touché des milieux divers.
L'immobilité des armées, le désoeuvrement des hommes, le relâchement de la discipline, l'incertitude du gouvernement et des états-majors sur les buts à atteindre, sensible dans tout le pays, donnèrent sans conteste de l'aliment aux entreprises très élaborées de la propagande communiste.
Celle-ci procède au pourrissement des volontés."