Occupation allemande dans les petits villagesLe commandement militaire de l'armée allemande en territoire occupé se décomposait de la manière suivante :
L'Oberfeldkommandantur (OFK) au niveau régional ;
Une Kommandantur (FK) (pl. Kommandanturen) au niveau départemental ;
La Kreiskommandantur (KK) de la taille de l'arrondissement ;
L'Ortskommandantur (OK) dans les localités les plus importantes en milieu rural ;
enfin La Standortkommandantur (STK) dans certaines localités distinctes.
Il est évident qu'il était impossible pour l'occupant d'être présent partout en territoire occupé dans un premier temps, puis dans l'ensemble du territoire à partir de novembre 1942. La présence allemande se faisait en fonction de l'importance de la ville (présence durable) - Feldkommandantur, unité de commandement militaire au niveau départementale - dans des métropoles telles qu'Amiens, Beauvais ou Saint-Quentin. Puis à un échelon inférieur, dans les les sous-préfectures - se trouvait la Kreiskommandantur, enfin dans des bourgs de moindre importance, là aussi de manière continue avec un effectif restreint la Ortskommandantur faisait fonction de commandement local pour l'occupant. Dans les campagnes, les villages les plus éloignés, sans intérêt pour l'occupant (absence de rampe V1 et ses installations, aucun aérodrome ni installations annexes, par exemple), aucune troupe ne résidait en permanence. Cependant la Feldgendarmerie allemande effectuait des rondes régulières, inspections des lieux et veillait au respect des couvre-feux et par là même maintenait dans l'esprit de la population locale, l'omniprésence les troupes allemandes dans l'occupation du pays défait par l'Allemagne en 1940. A noter que la Luftwaffe (et ses cadres) était fortement représentée autour des camps d'Aviation comme Drucat près d'Abbeville, Glisy près d'Amiens, Rosières-en-Santerre/Méharicourt ou encore Montdidier/Fignières.
Pour se faire une première idée, voir :
CAIRN
Maintenir l'ordre en France occupée
Combien de divisions ?Par Peter Lieb et Robert O. Paxton
in "Vingtième Siècle. Revue d'histoire"
Vingtième Siècle. Revue d'histoire 2011/4 n° 112 Pages 115 à 126
https://shs.cairn.info/revue-vingtieme- ... 15?lang=frCordialement
Eric Abadie