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MessagePublié : sam. avr. 03, 2021 10:36 am 
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Je rassemble dans ce nouveau sujet différents posts concernant le 34e bataillon de chars légers


Bonjour,
Un extrait de l'historique du 34e bataillon de chars Légers (34e B.C.C.) nous donne de précieux renseignements sur la journée du 7 juin dans le secteur du 44e R.I. :

Journée du 7 juin : Bus-la-Mézière. (Bus-la-Mésière)

Le 7 juin, au matin, le bataillon reçoit directement de la division un ordre le mettant à la disposition de la 47e D.I. Il doit agir plus spécialement au profit du 44e régiment d'infanterie dont le P.C. est à Bus-la-Mézière.
Laissant le soin au capitaine Blanchot de conduire les compagnies au point de première destination assigné (bois, à l'ouest d'Orviller
(s)-Sorel), le capitaine Gallice part aussitôt pour prendre liaison avec l'infanterie.

Le chef de bataillon commandant la 3e demi-brigade, alerté de son côté, se porte au P.C. de la 47e Division, puis à celui du 44e R.I. où il retrouve les reconnaissances du bataillon.
La mission est précisée comme il suit :
- prendre des positions de départ dans la région boisée au sud-est de Bus ;
- être en mesure d'agir rapidement contre toute formation ennemie ayant dépassé la ligne des points d'appui avancés, la mission de contre-attaque en direction de l'Est devant être considérée comme primordiale.
Ainsi en avait décidé le général commandant la 47e Division à la suite de la capture, le matin même, d'un officier allemand porteur d'une carte fléchée révélant que l'effort ennemi devait se faire en direction du sud, sur l'axe Roye-Estrée
(s)-Saint-Denis.
Dans cette éventualité, le terrain d'action restait favorable. Toutefois, les lisières est des bois qui constituaient la ligne de départ étant difficilement praticables, le débouché s'avérait beaucoup plus malaisé qu'il ne l'eût été dans le cas d'une contre-attaque dirigée vers le nord comme il avait été prévu initialement.
Entre temps, les compagnies avaient atteint les bois à l'ouest d'Orviller(s). Bien que n'ayant pas subi d'attaques aériennes, elles avaient été survolées et vraisemblablement repérées pendant leur long parcours en terrain absolument découvert au nord de l'Aronde.
Peu avant 14 heures, toutes reconnaissances terminées, elles sont en place sur les positions de départ, les 2e et 3e compagnies orientées face au sud-est, la 1ère légèrement en arrière, en mesure de déboucher le cas échéant vers le nord.
Le capitaine commandant le bataillon a réglé avec le colonel commandant le 44e R.I. les modalités du déclenchement de la contre-attaque éventuelle.
A partir de 15 heures, les bois autour de Bus, où se trouvent également d'assez nombreuses batteries, sont soumis, à des tirs systématiques d'artillerie (77 et 105). Peu après, l'aviation intervient par des bombardements en piqué et des tirs de mitrailleuses.
Vers 16 heures, des engins blindés ennemis ayant été signalés par les points d'appui de Tilloloy et Beuvraigne
(s), le, colonel commandant le 44e R.I. déclenche la contre-attaque prévue en direction de l'est.
Elle débouche sous les bombardements et, inutile ou tant au moins prématurée, tombe dans le vide.
Après avoir dépassé la route Tilloloy - Conchy, nos unités regagnent leurs positions de départ.
Le bombardement par avions se prolonge encore quelque temps. Affectant toute la région boisée autour de Bus, intégralement détruit, et les villages voisins de Boulogne-la-Grasse et de Conchy-les-Pots, il ne cesse qu'aux environs de 18 heures, au moment où de nombreux bombardiers anglais escortés par nos chasseurs viennent libérer le ciel des avions à croix noire et réagir copieusement.
Notons en passant que leur intervention eut pour effet immédiat de déclencher, sur un front de plusieurs kilomètres, un sérieux barrage de la D.C.A. allemande abattant presque simultanément en flammes deux de nos avions.
Les éléments de combat du bataillon venaient de recevoir le baptême du feu. Dire qu'ils ne furent pas impressionnés serait inexact. Il n'en reste pas moins que chacun fit simplement tout son devoir et que les unités conservèrent une cohésion remarquable sous les bombardements simultanés de l'aviation et de l'artillerie.
Nous avions à déplorer la mort du chasseur Chiaberto, un jeune de la 3e compagnie, aimé de ses camarades et de ses chefs. Il fut le premier du bataillon, frappé à son poste de combat alors que, avant le débouché et sans songer à s'abriter, il donnait les derniers soins à son appareil.
Deux autres chasseurs de la 3e compagnie : Escarnot et Grenier étaient blessés, ce dernier fort grièvement.
Les chars étaient indemnes. Deux d'entre eux, cependant, profondément enlisés dans des trous fangeux cachés sous les taillis aux lisières du bois, exigèrent un long et dangereux travail de dépannage. L'équipe du sergent-chef Groff, de la C.E., put ramener le dernier de justesse dans la nuit du 8 au 9, alors que l'infanterie entamait son repli.
Vers 20 heures, d'accord avec le colonel commandant le 44e R.I. à qui des infiltrations étaient signalées par les points d'appui de Dancourt et de Popincourt, des mesures sont prises en vue d'orienter deux compagnies face au nord, ce qui présentait d'ailleurs l'avantage d'aérer le dispositif du bataillon jusque-là trop resserré.
La nuit étant venue, ces deux unités n'eurent pas à intervenir.
A 22 heures, arrive au 44e R.I. l'ordre de la division d'avoir à envoyer immédiatement une compagnie de chars à Laboissière, où elle se mettra à la disposition du colonel commandant la 1ère demi-brigade de chasseurs (Cette demi-brigade constituait le 3e régiment de la 47e D.I. Elle tenait la partie gauche (nord) du secteur de la division de l'Avre, à Armancourt.) en vue d'une opération à monter le 8 juin, au lever du jour, pour dégager le point d'appui d'Armancourt encerclé.
La 3e compagnie est désignée. Elle arrive à Laboissière vers minuit. Là, ses nouveaux utilisateurs n'éprouvent plus le besoin de s'en servir. Elle n'en reste pas moins provisoirement à leur disposition.
Vers minuit, les ravitaillements peuvent s'effectuer à peu près normalement au point d'échange (bois sud de Mortemer).
Enfin, on ne saurait terminer la relation des événements de la journée sans signaler que, dans la matinée et pendant près d'une heure, la partie nord de la forêt d'Halatte fut sérieusement bombardée par une trentaine d'avions attaquant en piqué.
Les éléments arrière du bataillon, serrés de près par la chute des bombes s'en tirèrent, sinon sans émotion, du moins sans aucun mal. Les frondaisons de la forêt avaient limité l'action de notre D.C.A. qui ne put intervenir qu'avec un seul groupe de mitrailleuses.


Cordialement
Éric Abadie


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 Sujet du message : Re: 34e B.C.C.
MessagePublié : sam. avr. 03, 2021 10:40 am 
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Voir le sujet sur 8 juin 1940 à la Folie (Lieuvillers)

viewtopic.php?f=24&t=424&p=21400&hilit=lieuvillers#p21400



Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Re: 34e B.C.C.
MessagePublié : sam. avr. 03, 2021 10:45 am 
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34e bataillon de chars

Bus-la-Mésière

J.O. du 26 février 1941 page 923
Attribution de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme
GRENIER (Max-Daniel), chasseur au 34e bataillon de chars : mécanicien courageux. Le 7 juin 1940 donnant les derniers soins à son char à la position de départ au bois du Bus-la-Mazière*, sans songer à s'abriter malgré la violence du bombardement, a été gravement blessé et a dû être amputé du bras gauche.

*Bus-la-Mésière (Somme)

12 octobre 1941 page 4414
Attribution de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme
SOHET (Raymond), sergent au 34e bataillon de chars : excellent sous-officier. Gravement atteint par éclat d'obus, le 9 juin 1940, au cours d'un combat dans la Somme, a du subir l'amputation du bras gauche.




Cordialement
Eric Abadie


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