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| 78e Régiment d'Infanterie https://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?f=36&t=3337 |
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| Auteur : | ae80 [ sam. mai 23, 2020 15:46 pm ] |
| Sujet du message : | 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie sous les ordres du lieutenant-colonel PUJOL Pierre Vasselle - la bataille au sud d'amiens... (page 158) "A partir du 6 juin, 16 heures, l'artillerie ennemie a tiré sur le bois de Berny. A 19 h 15, une attaque d'infanterie précédée de chars a débouché du bois de Lozières. Elle a été arrêté net par les armes automatiques du 3e bataillon du 78e R.I. et n'a pu atteindre le bois de Berny. Les chars parvenus aux lisières nord du bois ont écrasé l'un des groupes de mitrailleurs du 78e (P.A. du sous-quartier Ouest faisant liaison avec le 63e) (Les mitrailleurs Tendron et Grimaud furent écrasés sur leur pièce au moment où ils tiraient sur les chars avec des balles perforantes, et s'est aussi au cours de ce combat que l'adjudant Meynardie fut tué à la tête de sa section). Mais n'étant pas suivi par leurs fantassins , les chars se sont repliés sur leur base de départ. Les survivants des mitrailleurs attaqués ont reconstitué une mitrailleuse avec les pièces encore utilisables des deux mitrailleuses du groupe, et ils ont repris leur place au combat. (...) (P. Vasselle op. cit.) Henri Etienne Marie GRIMAUD Mort pour la France le 7 juin (ou plutôt le 6 juin 1940) à Berny-sur-Noye, (Somme) Né le 15 juillet 1915 à Carentoir (Morbihan) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France J.O. du 11 juillet 1943 page 1859 Médaille militaire à titre posthume GRIMAUD (Henri-Etienne-Marie), soldat, classe 1935, matricule 1094 au recrutement de Vannes : mitrailleur d'un courage remarquable. Est tombé glorieusement en servant sa pièce, le 7 juin 1940, au bois de Berny (Oise). A été cité, 78e rég. d'infanterie. J.O. du 2 juin 1943 page 1508 médaille militaire à titre posthume TENDRON (Henri-Jules-Joseph-Marie), soldat : mitrailleur d'un courage remarquable. Est tombé glorieusement en servant sa pièce, le 7 juin 1940, au bois de Berny, à Hardivillers (Oise). A été cité. SECRÉTARIAT D'ÉTAT A LA GUERRE Décret no 2609 du 26 août 1942 conférant la médaille militaire à titre posthume. J.O. du 27 septembre 1942 page 3302 78e rég. d'infanterie. MEYNARDIE (Georges), adjudant : chef de section de mitrailleuses qui, au cours des opérations de l'hiver 1939-1940, s'était fait remarquer par son courage, son calme, son sang-froid et avait conquis un ascendant exceptionnel sur sa troupe. A été mortellement blessé le 6 juin 1940, au bois de Berny (Somme), alors qu'il se portait seul en avant de sa section pour reconnaître les objectifs de ses pièces. A été cité. "Le 7 juin 1940 (...) le régiment "Gross Deutschland", a pour mission d'attaquer le bois de Berny. (page 159) Débouchant du petit bois des Varinois? le 2e bataillon du régiment "Gross Deutschland", appuyé par des chars, a tenté de s'infiltrer dans le bois de Berny, mais son attaque a été brisée par les tirs d'armes automatiques placées dans les points d'appui du 3e bataillon du 78e qui tient la lisière nord du bois de Berny. les canons anti-chars inclus dans les points d'appui du capitaine Auzary et du lieutenant Peyroux mirent cinq chars hors de combat. Le groupe d'artillerie du commandant du commandant Soulès fit également du bon travail grâce à la promptitude de ses interventions et la précision de ses tirs. Sous le feu de nos canons et de nos mitrailleuses, on vit les fantassins ennemis refluer sur les crêtes d'où ils étaient partis et y creuser des trous. (P. Vasselle op. cit. page 160) Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ sam. mai 23, 2020 15:46 pm ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e Régiment d'Infanterie J.O. du 12 septembre 1941 page 3906 Médaille militaire PROUST (Robert), caporal au 78e régiment d'infanterie : gradé brave et dévoué. A été grièvement blessé par balle, le 9 juin 1940, à son bras poste de combat, à la Faloise. Amputé du bras gauche. J.O. du 30 octobre 1941 page 4703 Médaille militaire ROUGIER (Henri), soldat au 78e régiment d'infanterie : soldat courageux. A été grièvement blessé par balle alors qu'il assurait la protection du repli de son unité à la Faloise. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 24, 2020 16:27 pm ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e Régiment d'Infanterie J.O. du 28 avril 1940 page 3103 RÉSERVES INFANTERIE Par application du décret du 4 octobre 1939, relatif aux nominations promotions à titre temporaire pendant la durée de la guerre, ont été promus, pour prendre rang du 1er avril 1940: Au grade de capilaine à litre temporaire. (...) le lieutenant : Auzary (Henry-Pierre-Paul). J.O. du 78e régiment d'infanterie. Rectificatif au Journal officiel du 11-8-41. Ordre no 512/C, à l'ordre de l'armée, au lieu de: " Auzary, 2e classe ", lire: ." Auzary (Henri), capitaine ". Il a été impossible de retrouver la mention concernant Auzary dans le J.O. du 11 août 1941 |
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| Auteur : | ae80 [ dim. mai 24, 2020 17:17 pm ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie J.O. du 21 mars 1943 page 829 médaille militaire BRIE (Jean), soldat au 78e rég. d'infanterie : soldat brave et dévoué. A été grièvement blessé par balle, le 8 juin 1940, dans l'accomplissement de sa mission de pourvoyeur de fusil-mitrailleur à son poste de combat, devant Ailly-sur-Noye. Atteint d'impotence fonctionnelle du bras gauche. J.O. du 18 juin 1944 page 1557 Médaille militaire à titre posthume GUERINEAU (Abel-Marie), soldat de 1ère classe, classe 1933, matricule IM 255 au recrutement de Tours : soldat d'une bravoure et d'un allant magnifiques. S'est révélé, au cours de la campagne, comme un modèle de courage et de dévouement. A trouvé une mort glorieuse, face à l'ennemi, le 9 juin 1940, au cours des combats d'Ailly-sur-Noye. A été cité. Abel Marie GUERINEAU Mort pour la France le 8 juin 1940 (ou le 9 juin ???) à Ailly-sur-Noye, (Somme) Né le 26 septembre 1913 à Néons-sur-Creuse (Indre) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France J.O. du 13 juin 1943 page 1614 Médaille militaire à titre posthume pour les soldats BESSON, LAVALADE et MARTIN BESSON (Maurice-Antoine-Alexandre), caporal : caporal adjoint au chef de groupe, brave et plein d'allant. S'est porté courageusement aux emplacements de combat de ses hommes pour vérifier si chacun était à son poste. A trouvé une mort glorieuse, le 5 juin 1940, à Jumel (Oise) (???), au cours d'un violent bombardement aérien. A été cité. en fait JUMEL (département de la Somme) Maurice Antoine Alexandre BESSON Mort pour la France le 5 juin 1940 à Jumel (Somme) Né le 11 mai 1913 à Poitiers (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France LAVALADE (Henri-Maurice-Roger), soldat : soldat courageux et entièrement dévoué. A été tué glorieusement à son poste de combat, le 8 juin 1940, à Chaussoy-Epagny (Somme). A été cité. Roger LAVALADE Mort pour la France le 8 juin 1940 78 e R.I. Mort pour la France Sources : Service historique de la Défense, Caen Cote : AC 21 P 67370 J.O. du 20 août 1943 page 2200 Médaille militaire à titre posthume MARTIN (Emile-André-Maurice), soldat, classe 1930, matricule 2016 au recrutement de Niort : soldat courageux et entièrement dévoué. A été tué glorieusement à son poste de combat le 8 juin 1940, à Chaussoy-Epagny. A été cité. Emile André Maurice MARTIN Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 29 novembre 1910 à Chanteloup (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Sources : Service historique de la Défense, Caen Yves Germain BONIC Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny (Somme) Né le 1er août 1916 à Glomel (Côtes-d'Armor) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Paul Henri Clovis BURGAUD Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny (Somme) Né le 14 février 1913 à Barre-de-Monts (La) (Vendée) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Cause du décès : tué à l'ennemi Jacques CAUBANT Mort pour la France le 15 mai 1940 Chaussoy-Epagny, (Somme) ??? la date de décès de ce soldat est-elle fiable ??? Né le 7 décembre 1913 à Jourin 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Les soldats précédents font partie des treize soldats tombés sur le territoire de la commune de Chaussoy-Epagny et inhumés dans le cimetière du village peu avant le 6 juin 1941 Voir article dans le Progrès de la Somme, numéro 22375, 6 juin 1941 PUISSANT (Maurice-Albert-Léon), soldat, classe 1931, matricule 576 au recrutement de Tours : soldat brave et courageux. A été mortellement blessé le 9 juin 1940, à Quiry-le-Sec, au cours d'une tentative de percée. A été cité. J.O. du 2 février 1942 page 481 Médaille militaire FERRET (Alexandre), soldat au 78e régiment d'infanterie: soldat brave et dévoué. A été grièvement blessé par balle, le 8 juin 1940, au cours d'un combat à Ailly-sur-Noye. Amputé de la cuisse gauche. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mai 25, 2020 10:31 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
Voir le sujet sur le 78e régiment d'Infanterie à Sourdon (Somme) viewtopic.php?f=36&t=2508 |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mai 25, 2020 11:09 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie 78e rég. d'infanterie. J.O. du 2 juin 1943 page 1508 médaille militaire à titre posthume JALAUDIN (René), caporal : gradé braye et dévoué, ayant toujours montré le plus bel exemple de sang-froid et encourageant ses hommes dans les moments les plus difficiles. A été mortellement blessé à son poste de combat, le 8 juin 1940, dans le bois de Tartigny. A été cité. COHADIER (Pierre), soldat : soldat brave et dévoué. A été mortellement blessé à son poste de combat au cours d'un bombardement par avions, le 5 juin 1940, à Jumel (Somme). A été cité. RICHARD (Pierre), soldat : soldat d'un grand courage et d'une belle bravoure. A trouvé une mort glorieuse à son poste de combat, le 5 juin 1940, à Hardivillers (Oise), au cours d'un très violent bombardement ennemi par avions. A été cité. ROYER (Pierre), soldat : soldat d'un grand courage et d'une belle bravoure. A trouvé une mort glorieuse à son poste de combat, le 5 juin 1940, à Hardivillers (Oise), au cours d'un très violent bombardement ennemi par avions. A été cité. TENDRON (Henri-Jules-Joseph-Marie), soldat : mitrailleur d'un courage remarquable. Est tombé glorieusement en servant sa pièce, le 7 juin 1940, au bois de Berny, à Hardivillers (Oise). A été cité. 78e rég. d'infanterie. J.O. du 3 janvier 1944 page 74 Médaille militaire à titre posthume pour les soldats suivants : FOMMARTY (Jean-Antoine), sergent, classe 1930, matricule 211 au recrutement de Tours : sous-officier d'un courage, et d'un sang-froid A toute épreuve. Chargé du ravitaillement du C. I. D., a été tué glorieusement, le 7 juin 1940, à Hardivilliers (Oise), par bombe d'avion, dans l'accomplissement de sa mission. A été cité. GUERIN (Marcel-Eugène), soldat, classe 1933, matricule 462 au recrutement de Poitiers : soldat d'un dévouement et d'un courage exemplaires. A été tué glorieusement, le 9 juin 1940, à Angivillers (Oise), en accomplissant une mission de liaison alors que son unité était encerclée par des engins blindés. A été cité. Aristide Albert Joseph Marie MERCEREAU J.O. du 22 août 1944 page 2102 Médaille militaire à titre posthume soldat, classe 1937, matricule 928 au recrutement de Nantes. A été cité. Mort pour la France le 10 juin 1940 à Léglantiers, (Oise) Né le 28 février 1917 à Saint-Jean-de-Corcoué (Loire-Atlantique) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mai 25, 2020 14:46 pm ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie Soldats du 78e régiment d'infanterie tués à Sourdon (Somme) le 9 juin 1940 Joseph Clément MAMERT 78e régiment d’infanterie Né le 11 mai 1914 à Saint-Jean-de-Monts (Vendée) Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) André CHARENTON 78e régiment d’infanterie Né le 30 août 1910 à Angoisse (Dordogne) Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) Adrien LACROIX 78e régiment d’infanterie Né le 19 juin 1912 à Coulonges-sur-l’Autize (Deux-Sèvres) Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) Pierre Gustave PHILIPPON 78e régiment d’infanterie Né le 26 juin 1907 à Loye-sur-Arnon (Cher) Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) J.O. du 7 juin 1943 page 1555 Médaille militaire à titre posthume PHILIPPON (Pierre-Gustave), sergent au 78e régiment d'infanterie : sous-officier calme et courageux, ayant fait preuve d'une haute conception du devoir. Les 8 et 9 juin 1940, à Sourdon (Somme), a résisté pendant plusieurs heures aux attaques d'un ennemi supérieur en nombre. A trouvé une mort glorieuse à la tête de son groupe au cours de l'action. A été cité. Eugène René PORNIN 78e régiment d’infanterie Né le 30 septembre 1910 à Newy (Somme) [??? lieu inconnu] Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) Joseph Clément Mamert BETHUS Mort pour la France le 9 juin 1940 Sourdon, (Somme) Né le 11 mai 1914 à St Jean de Monts (Vendée) Georges Honoré Adrien BRUNET Mort pour la France le 8 juin 1940 à Sourdon (Somme) Né le 11 avril 1913 à Champagne les Marais (Vendée) Pierre Marie Basile Joseph DRENO Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon, (Somme) Né le 19 avril 1912 à Saint Dolay (Morbihan) cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juil. 13, 2020 11:06 am ] | ||
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie | ||
78e régiment d'infanterie Soldat du 78e régiment d'infanterie tué à Sourdon (Somme) le 9 juin 1940 Fernand André Martin MERCIER Adjudant-chef 78e régiment d’infanterie Né le 6 avril 1906 à Chambon le Château (Lozère) Mort pour la France le 9 juin 1940 à Sourdon (Somme) J.O. du 31 mai 1947 page 5028 Médaille militaire à titre posthume MERCIER (Fernand-Martin-André), adjudant-chef, classe 1926 matricule 1617 au recrutement de Clermont-Ferrand : sous-officier de valeur. Par son sang-froid et son courage, a, au cours des combats des 6, 7, 8 et 9 juin 1940 au Sud d’Amiens, su maintenir sa section dans une formation parfaite, malgré les attaques très violentes de l’ennemi, auquel il a infligé des pertes sévères. A été blessé grièvement à la tête de sa section après avoir combattu avec une énergie farouche. Est mort des suites de ses blessures. A été cité. Cordialement Eric Abadie
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| Auteur : | ae80 [ lun. juil. 20, 2020 10:44 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie. J.O. du 27 avril 1944 page 1172 Médaille militaire pour les deux militaires suivants : POIBLAUD (Joseph-Emile-Clovis), sergent, classe 1932, matricule 2361 au recrutement de Niort : chef de groupe courageux et dévoué. Le 9 juin 1940, à Louvrechy, a, par son exemple, maintenu ses hommes à leur emplacement de combat, malgré la violence des bombardements et par la précision du tir de son arme automatique, a rendu impossible toute progression ennemie. A été mortellement blessé, le 9 juin 1940, à Quiry (Somme), au cours d'une tentative de percée. A été cité. Joseph Emile Clovis POIBLAUD Mort pour la France le 9 juin 1940 à Quiry-le-Sec, (Somme) Né le 12 août 1912 à Nueil-les-Aubiers (Deux-Sèvres) sergent au 78e régiment d'infanterie (78e RI) - 2e compagnie Mort pour la France SOUCHOIS (André), sergent, classe 1937, matricule 164 au recrutement de Limoges : gradé brave et plein d'allant. Le 7 juin 1940, au cours d'une reconnaissance volontaire, s'est trouvé subitement environné d'ennemis. A fait preuve d'un bel esprit de sacrifice en signalant à ses camarades l'imminence du danger par ces mots: « Attention, ils sont là ! » Très grièvement blessé, est mort le lendemain des suites de ses blessure. A été cité. André SOUCHOIS Mort pour la France le 8 juin 1940 à Sceaux, (Hauts-de-Seine) Né le 16 mars 1917 (Cher) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France des suites de blessures Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. juil. 20, 2020 10:51 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie Jean Rémy BARBET Mort pour la France le 10 juin 1940 à Amiens, (Somme) Né le 25 mars 1910 à Tourriers (Charente) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France des suites de blessures Yves Germain BONIC Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny (Somme) Né le 1er août 1916 à Glomel (Côtes-d'Armor) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Paul Henri Clovis BURGAUD Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny (Somme) Né le 14 février 1913 à Barre-de-Monts (La) (Vendée) 78e régiment d'infanterie (78e RI) MentionMort pour la France Cause du décèstué à l'ennemi Jacques CAUBANT Mort pour la France le 15 mai 1940 Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 7 décembre 1913 à Jourin 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Robert Georges COLARDELLE Mort pour la France le 21 juin (???) 1940 à Rubescourt, (Somme) Né le 2 mai 1910 à Maubert-Fontaine (Ardennes) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Maurice COURJAULT Mort pour la France le 10 juin 1940 à Albert, (Somme) Né le 10 septembre 1910 à Bagneux (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Guy Marie Auguste Hubert DE CHAMPS Mort pour la France le 3 juillet 1940 à Amiens, (Somme) Né le 9 février 1903 à Bourges (Cher) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France André Louis DENECHAUD Mort pour la France le 6 juillet 1940 à Amiens, (Somme) Né le 21 août 1911 à Le Nuiny (Charente-Maritime) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Paul Henri DENEY Mort pour la France le 8 juin 1940 à Coullemelle, (Somme) Né le 18 février 1912 à Kremlin-Bicêtre (Le) (Paris) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Louis Victor André DENISET Mort pour la France le 9 juin 1940 à Quiry le Sec, (Somme) Né le 10 novembre 1906 à Saint Pierre l'Eglise (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué à l'ennemi René Fernand DURAND Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 20 juin 1914 à Contand (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Jean Robert FEJARD Mort pour la France le 8 juin 1940 à (La) Faloise, (Somme) Né le 26 juin 1911 à Villedieu sur Indre (Indre) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué par éclats d'obus Raymond GALLAS Mort pour la France le 9 juin 1940 à (La) Faloise, Somme) Né le 12 février 1913 à Vitré (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué à l'ennemi Henri Etienne Marie GRIMAUD Mort pour la France le 7 juin 1940 à Berny-sur-Noye, (Somme) Né le 15 juillet 1915 à Carentoir (Morbihan) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France André Louis GUERIN Mort pour la France le 9 juin 1940 à Esclainvillers, (Somme) Né le 26 novembre 1907 à Coulommiers (Seine-et-Marne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France 78e régiment d'infanterie. J.O. du 3 janvier 1944 page 74 Médaille militaire à titre posthume GUION (Louis-Eugène), soldat, classe 1933, matricule 495 au recrutement de Poitiers : soldat brave et plein d'allant. S'est révélé au cours de la campagne, et spécialement pendant les combats d'Ailly-sur-Noye, comme un modèle de courage et de dévouement. A trouvé une mort glorieuse à son poste de combat, le 9 juin 1940, à Ailly-sur-Noye (Somme). A été cité. Louis Eugène GUION Mort pour la France le 9 juin 1940 à Ailly-sur-Noye, (Somme) Né le 22 mai 1913 à Queaux (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Gaston Jean Yves HINGANT Mort pour la France le 9 juin 1940 à Quiry le Sec, (Somme) Né le 24 août 1913 à Bannalec (Finistère) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Eugène Marie L'HEREEC Mort pour la France le 8 juin 1940 à Folleville, (Somme) Né le 17 avril 1911 à Cavan (Côtes-d'Armor) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Armand Robert Julien LANNAUD Mort pour la France le 10 juin 1940 à Montdidier, (Somme) Né le 21 janvier 1913 à Jouhet (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Louis Marie Joseph LEBERT Mort pour la France le 10 juin 1940 à Quiry le Sec, (Somme) Né le 20 septembre 1911 à Vigneux-de-Bretagne (Loire-Atlantique) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Emile André Maurice MARTIN Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 29 novembre 1910 à Chanteloup (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France 20 août 1943 page 2200 Médaille militaire à titre posthume MARTIN (Emile-André-Maurice), soldat, classe 1930, matricule 2016 au recrutement de Niort : soldat courageux et entièrement dévoué. A été tué glorieusement à son poste de combat le 8 juin 1940, à Chaussoy-Epagny. A été cité. Paul MEUNIER Mort pour la France le 10 juin 1940 à Amiens, (Somme) Né le 31 janvier 1913 à Paris 13e arrondissement 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Alexandre Louis Pierre MICHAUD Mort pour la France le 6 juin 1940 à Berny-sur-Noye, (Somme) Né le 2 septembre 1912 à St Maurice la Fougereuse (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Raymond Jean Marie Joseph MOREL Mort pour la France le 10 juin 1940 à Montdidier, (Somme) Né le 19 janvier 1916 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat Ernest Yves Marie MOYSAN Mort pour la France le 7 juin 1940 Chaussoy (Epagny), (Somme) Né le 3 juin 1916 à Plougover (Côtes-d'Armor) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Maurice Pierre PARAT Mort pour la France le 9 juin 1940 à Ailly s/Noye, (Somme) Né le 15 février 1913 à Ceaux en Couhé (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Jacques PARENTEAU Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 19 novembre 1911 à Burie (Charente-Maritime) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat Marcellin PENNETAULT Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 4 novembre 1913 à Persac (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France 78e rég. d'infanterie. J.O. du 26 avril 1944 page 1156 Médaille militaire à titre posthume PENNETAULT (Marcellin), soldat, classe 1933, matricule 2535 au recrutement de Poitiers : soldat courageux et d'un dévouement exemplaire. A été tué glorieusement à son poste de combat, le 8 juin 1940, à Chaussoy (Somme). A été cité. Henri Jean PETIT Mort pour la France le 10 juin 1940 à Montdidier, (Somme) Né le 2 décembre 1903 à Puymayen (Charente) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat J.O. du 2 novembre 1942 page 3659 Médaille militaire à titre posthume PETIT (Henri-Jean), adjudant : excellent sous-officier, ayant accompli des missions de ravitaillement difficiles et périlleuses, s'est dépensé sans compter pour ravitailler les troupes en lignes, du 6 ou 8 juin 1940, au Sud d'Amiens. A trouvé une mort glorieuse,, le 10 juin 1940. A été cité. Roger Emmanuel PLAULT Mort pour la France le 9 juin 1940 à Esclainvillers, (Somme) Né le 27 octobre 1913 à Pleumartin (Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat Jules PLESTANE Mort pour la France le 11 juin 1940 à Amiens, (Somme) Né le 31 août 1912 à Azay le Brûlé (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France J.O. du 26 avril 1944 page 1156 Médaille militaire à titre posthume PLESTANE (Jules), soldat, classe 1932/2, matricule 1315 au recrutement de Niort : soldat très bravé et plein d'allant. A été blessé mortellement à son poste de combat, le 9 juin 1940, à Amiens (?) (Somme). A été cité. Maurice Albert Léon PUISSANT Mort pour la France le 9 juin 1940 à Quiry-le-Sec, (Somme) Né le 27 février 1911 à Nouzilly (Indre-et-Loire) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France 78° rég. d'infanterie. 20 août 1943 page 2200 Médaille militaire à titre posthume PUISSANT (Maurice-Albert-Léon), soldat, classe 1931, matricule 576 au recrutement de Tours : soldat brave et courageux. A été mortellement blessé le 9 juin 1940, à Quiry-le-Sec, au cours d'une tentative de percée. A été cité. 78e régiment d'infanterie. J.O. du 29 avril 1944 page 1195 Médaille militaire à titre posthume LE RALLE (Jean-Guillaume-Marie), soldat, classe 1935 matricule 1165 au recrutement de Lorient : excellent soldat, brave et plein d'allant, a fait preuve d'un beau courage au feu. A été tué glorieusement à son poste de combat, le 8 juin 1940, à Chaussoy-Epagny (Somme). A été cité. Jean Guillaume Marie LE RALLE Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 1 février 1915 à Clégurec (Morbihan) 25 ans, 4 mois et 7 jours Unité : 137e régiment d'infanterie (137e RI) (???) 78e R.I. Mort pour la France André RENAUD Mort pour la France le 11 juillet 1940 à Albert, (Somme) Né le 28 janvier 1910 à Secondigné sur Belle (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Albert Gérard Joseph ROUX Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 7 juin 1913 à La Pamerais sur Sèvre (Vendée) (sic) LIRE : La Pommeraie-sur-Sèvre 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France VOIR article sur ce soldat à la page 2 de ce sujet Joseph Marie SCOUARNEC Mort pour la France le 7 juin 1940 à La Faloise, (Somme) Né le 7 février 1915 à Le Saint (Morbihan) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Abel Fernand SOLEILLAND Mort pour la France le 9 juin 1940 à Quiry le Sec, (Somme) Né le 12 août 1913 à Cravant (Indre-et-Loire) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Pierre Louis TROALEN Mort pour la France le 9 juin 1940 (Somme,) (Lieu indéterminé) Né le 3 novembre 1914 (Finistère) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat Maurice VILPASTEUR Mort pour la France le 12 juin 1940 à Ailly-sur-Noye, (Somme) Né le 5 décembre 1911 à Courcoury (Charente-Maritime) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France tué au combat Maurice Alexandre VUZE Mort pour la France le 8 juin 1940 à Chaussoy-Epagny, (Somme) Né le 24 mai 1911 à Saint Germier (Deux-Sèvres) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. juil. 21, 2020 10:54 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie J.O. du 5 janvier 1944 page 91 Médaille militaire à titre posthume RONDEAU (André), soldat, classe 1931, matricule 1740 au recrutement de la Rochelle soldat brave et courageux. A été mortellement blessé a son poste de combat, le 9 juin 1940, à Quiry-le-Sec, au cours d'une tentative de percée. A été cité. André RONDEAU Mort pour la France le 9 juin 1940 (Quiry-le-Sec) (Somme) Né(e) le 21 octobre 1911 à Saint Ouen d'Aunis (Charente-Maritime) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France François Joseph PORSMOGUER Mort pour la France le 8 juin 1940 à Rocquencourt, (Oise) Né le 15 mars 1911 à Ile de Sein (Finistère) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France sur le 78e R.I. voir le site : http://www.riboulet.info/g/g_pg/armee/h ... orique.htm Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ jeu. juil. 30, 2020 10:42 am ] | |||
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie | |||
Historique du 78e Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1939-1940 Charles-Lavauzelle et Cie, imprimeurs (Paris – Limoges – Nancy) Page 51 à 54 8 juin 1940 La 6e compagnie est en position à Chaussoy et dans le parc de cette localité. Commandée par le capitaine Guyomar, le P. A. de cette unité comprenant 3 sections de F.-V. (lieutenant Rebeyrotte, adjudants-chefs Faure et Bassibey), une S. M. (lieutenant Boudet), 2 canons de 25, 1 canon de 37 et 1 canon de 75 anti-chars. La 4e section de F.-V. de la compagnie (adjudant Couhet) est à Hainneville. Le P. C. du bataillon s'installe aux lisières sud-ouest du village d'Epagny. L'ennemi recherche immédiatement le contact. La 6e compagnie signale à 7 heures qu'une colonne blindée de 40 chars légers débouche de la corne ouest du bois de Berny et se dirige sur la ferme (cote 118) où se groupent également 50 motos. Dès le début de la matinée, on observe un passage continu de colonnes motorisées ennemies descendant vers le sud, sur la route Amiens - Paris, ce qui ne laisse aucun cloute sur l'importance de la rupture de notre front et sur notre situation. Vers 8 heures, un motocycliste allemand est tué aux lisières nord du parc de Chaussoy. Le 8 juin est la journée de la 6e compagnie. Il est environ 9 heures, quand sur les lisières ouest et nord du parc, se produit la première tentative de l'infanterie allemande, accompagnée de quelques chars. Elle est stoppée par les feux de mitrailleuses, de F. M.. et de V. B. Cette tentative est suivie d'un calme apparent, mais des ronflements de moteur indiquent une mise en batterie de l'artillerie adverse vers le bois planté. Jusqu'à 22 h. 30, la compagnie est soumise à des bombardements par obus de moyen et de gros calibres presque incessants occasionnant de nombreux tués et blessés dont on peut évaluer le nombre à plus de la moitié de l'effectif. Des attaques violentes et réitérées de l'ennemi sont toutes repoussées après, parfois, d'énergiques contre-attaques pour reprendre le terrain momentanément perdu. Durant toute la journée, le capitaine Guyomar s'est dépensé sans compter, allant constamment d'une section à l'autre, s'imposant à tous par son calme, son sang-froid. son mépris absolu du danger, sa volonté à tonte épreuve, galvanisant toutes les énergies par son magnifique exemple et réussissant ainsi à conserver la position intacte. Les munitions sont parfois épuisées, mais le ravitaillement et les liaisons s'opèrent malgré tout. Le lieutenant Dabin, faisant preuve d'un dévouement admirable, arrive lui-même en chenillette avec obus de 37, de 25, grenades et cartouches. Les agents de liaison arrivent encore fréquemment au P. C. du bataillon. De nombreuses armes automatiques, les roulantes, sont démolies, les chevaux tués. Les caves du château servent de poste de secours. Le médecin lieutenant Bourland et le médecin auxiliaire Charcosset soignent les blessés et les évacuent, quoique difficilement, sur Epagny. Le chef de bataillon reçoit un ordre de repli qui ne doit être exécuté que sur pression de l'ennemi. Il donne aux commandants de compagnie l'ordre de tenir jusqu'à la nuit et dans tous les cas de ne pas bouger sans son ordre. Il estime que se replier dans de telles conditions serait trop dangereux. D'ailleurs, l'activité de l'artillerie ennemie fait sérieusement sentir ses effets sur le bois de Rampont, violemment bombardé entre 17 et 20 heures, sur Epagny qui reçoit environ 200 obus. Mais les liaisons téléphoniques sont constamment à rétablir avec le P. C. R. I. et avec le III/78e, d'autant plus que le 3e bataillon n'est plus relié au P. C. R. I. que par le II/78e. Bombardement également sur Hainneville vers 15 heures, quelques blessés graves ; ici quelques tentatives d'infiltration de l'infanterie allemande. Sur le flanc gauche du bataillon, la 7e compagnie signale à trois reprises le passage, à 1.800 mètres, de colonnes se dirigeant vers le sud (La Faloise). Le village d'Epagny risque de se voir tourné par le sud. Sur l'ordre du chef de bataillon, la surveillance redouble sur la route allant à La Faloise, afin de s'opposer à toute infiltration entre ce village et Epagny. Vers 17 heures, le chef de bataillon est, appelé au P. C. R. I. Le colonel lui apprend qu'il porte son P. C. au bois de Fay et lui donne l'ordre, tout en conservant Hainneville, d'installer le II/78e sur la rive est de la Noye, pour en interdire le franchissement en faisant face à l'ouest (quartier 200 mètres à l'ouest de la ferme de Courcelles et Hainneville). Le chef de bataillon établit son ordre de repli et de défense. Le P. A. d'Hainneville reste placé sur la rive ouest et face à l'ouest, la 6e compagnie sur la rive est à hauteur d'Hanneville constituera le P. A. de droite en liaison avec le 1/78e. Au centre, et légèrement en retrait dans un boqueteau, la 7e compagnie avec le P. C. du bataillon. A gauche, la 5e compagnie à hauteur de la ferme de Courcelles et en liaison avec le III/78e. L'ordre arrive à 20 h. 30 au P. C. de la 7e compagnie ; à 21 heures au P. C. de la 6e compagnie. A partir de 22 h.30, la 7e compagnie décroche par échelons et sans incident ni perte. La 6e compagnie éprouve plus de difficultés ; au moment même où arrivait l'ordre de repli, des formations compactes ennemies se dirigeaient du bois de Berny vers le parc, mais elles furent arrêtées avant d'avoir atteint la lisière. Ce n'est qu'à la nuit tombante que l'effort ennemi s'arrête et le repli s'effectue à partir de 22 h. 30. Avec le lieutenant Rebeyrotte, le capitaine Guyomar, le dernier, quitte le parc rempli de fumée. Le village de Chaussoy brûle ainsi qu'une barricade, les issues nord et est sont bombardées et battues par les mitrailleuses. Enfin, la 5e compagnie, restée pour tenir Epagny jusqu'au repli de la 6e compagnie, franchit le pont sur la Noye vers 24 heures. A leur passage à Epagny, les compagnies reçoivent du chef de bataillon des indications verbales complémentaires sur leur nouvelle mission. Le lieutenant du génie chargé de faire sauter le pont reçoit du lieutenant Hubert l'indication que le bataillon s'est écoulé en entier. Mais le 2e R. I. C. passe toujours. A la suite de l'admirable conduite de la compagnie, cette unité a été l'objet de la citation collective ci-dessous : ORDRE N° 1361/C. CITATION A L'ORDRE DE L'ARMÉE. 6e compagnie du 78e régiment d'infanterie. « Chargée le 8 juin 1940 de tenir le point d'appui du parc de Chaussoy, entourée de trois côtés, a subi dans la matinée, une intense préparation d'artillerie de plusieurs heures. A ensuite brisé quatre attaques successives de chars et d'infanterie, clouant au sol le gros des attaques à 100 mètres de sa position, par de vigoureuses contre-attaques refoulant ou détruisant des éléments qui avaient pris pied dans la position, infligeant à l'adversaire des pertes importantes en personnel et en chars Malgré la supériorité d'un adversaire ardent et obstiné et ses pertes extrêmement sévères, a maintenu l'intégrité absolue de sa position. Ne s'est repliée que sur ordre, au contact même de l'ennemi, ramenant tous ses blessés et tout son matériel. Par son héroïque résistance, a forcé l'admiration de l'adversaire dont le chef a tenu, après la capture du commandant de compagnie, à adresser à ce dernier, ses éloges chaleureux pour la belle conduite de son unité. Le présent ordre comporte l'attribution de la croix de guerre avec palme. Grenoble, le 12 janvier 1943. Signé : DENTZ. J.O. du 13 mars 1943 pages 738 et 739 Nomination dans l'ordre de la Légion d'Honneur Pour Chevalier GUYOMAR (Edmond), capitaine au 78e régiment d'infanterie : commandant de compagnie de F. V. qui a fait l'admiration de ses chefs et de ses subordonnés. par son cran, son énergie sa volonté à toute épreuve. Le 8 juin 1940 son point d'appui du parc de Chaussoy ayant été soumis à un violent bombardement de plusieurs heures, n'a cessé, pendant tout le bombardement, de parcourir le front de son unité encourageant les hommes à la résistance, le maintenant sur place. A, par la précision de ses feux, brisé quatre attaques successives de chars et d'infanterie, clouant au sol le gros des attaques à 100 mètres de sa position ; par des vigoureuses contre-attaques, a refoulé ou détruit les éléments ennemis qui avaient pris pied dans la position, infligeant à l'adversaire des pertes importantes en personnel et en chars. Malgré la grosse supériorité d'un adversaire ardent et obstiné, et des pertes extrêmement sévères, a maintenu l'intégrité de sa position. S'est replié sur ordre au contact même le l'ennemi, ramenant tous ses blessés et tout son matériel. Cordialement Eric Abadie
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| Auteur : | ae80 [ jeu. juil. 30, 2020 14:12 pm ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie J.O. du 13 mars 1943 page 739 Nomination dans l'ordre de la Légion d'Honneur Pour Chevalier DE VATHAIRE (Henri), sous-lieutenant au 78e régiment d'infanterie : Jeune saint-cyrien d'une bravoure et d'un cran exceptionnels. Commandant le groupe franc régimentaire sur la Blies et dans le secteur de Rhorbach, a exécutë de nombreuses reconnaissances dans les lignes ennemies, rapportant chaque fois de précieux renseignements. Le 6 juin 1940, à la bataille au Sud d'Amiens, sous un violent feu ennemi, s'est porté à une pièce de mitrailleuse dont les servants venaient d'être écrasés par un char, a servi lui-même la pièce. Jeté à terre et fortement contusionné par l'éclatement d'un obus, s'est relevé et a repris son tir avec calme. Son magnifique exemple, son sang-froid ont redonné confiance aux combattants qui se sont regroupés autour de lui, ont enrayé l'attaque ennemie, rétablissant ainsi une situation presque désespérée. 78e régiment d'infanterie. J.O. du 6 juillet 1943 page 1821 Nomination dans la Légion d'Honneur à titre posthume DE CHAMPS (Guy-Marie-Auguste-Hubert), capitaine, classe 1923, matricule 869 au recrutement de Bourges : excellent commandant de compagnie, véritable entraîneur d'hommes dont la brillante conduite lui avait valu d'être déjà cité à l'ordre. Le 9 juin 1940, à Louvrechy (Somme) au cours du repli du régiment, a, de sa propre initiative, contre-attaqué avec une section de sa compagnie afin de permettre le décrochage de son bataillon vivement pressé par l'ennemi. Très grièvement blessé au cours cette action, est mort des suites de ses blessures. A été cité. Guy Marie Auguste Hubert DE CHAMPS Mort pour la France le 3 juillet 1940 à Amiens, (Somme) Né le 9 février 1903 à Bourges (Cher) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France La 3ème compagnie, à Louvrechy, après la défense de ce village, se replie vers le sud et organise une ligne de résistance au sud et sud-est de Sourdon. Attaquée par les éléments blindés, elle contre-attaque à deux reprises différentes avec l'appui de six chars. La lutte se poursuit héroïquement jusqu'à midi. Le capitaine de Champs, blessé, profite d'une accalmie pour ordonner un repli sur Ainval. Ce fut ensuite la dislocation de l'unité par les blindés ennemis et la capture successive des éléments. voir : http://www.riboulet.info/g/g_pg/armee/h ... 8/4_08.htm DABIN (André-Louis-Gabriel), sous-lieutenant, classe 1931, matricule 498 au recrutement de Poitiers : officier d'une bravoure exceptionnelle. Du 5 au 9 juin 1940, s'est dépensé sans compter, assurant sous le feu adverse tous les ravitaillements en munitions des unités du régiment. Au cours du repli sur la Noye, 8 juin 1940, a, de sa propre initiative, miné le pont d'Epagny. Armé d'un fusil-mitrailleur, a couvert lui-même le repli des derniers éléments franchissant la rivière et a opéré la destruction préparée. S'est offert ensuite pour transmettre des ordres à des unités sur le point d'être encerclées. A trouvé une mort glorieuse dans l'accomplissement de sa mission, le 9 juin, à Erquinvilliers (Oise). A été cité. André Louis Gabriel DABIN Mort pour la France le 9 juin 1940 à Erquinvillers, (Oise) Né le 24 septembre 1911 à Poitiers (Haute-Vienne) 78e régiment d'infanterie (78e RI) Mort pour la France Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. août 31, 2020 11:30 am ] |
| Sujet du message : | Re: 78e Régiment d'Infanterie |
78e régiment d'infanterie 13 mars 1943 page 738 LEGION d'HONNEUR pour Officier (Pour prendre rang du 12 janvier 1943) DEVIGNES (Raoul), capitaine au 78e régiment d'infanterie : capitaine commandant un bataillon, au cours de la bataille des 6, 7 et 8 juin 1940, au Sud d'Amiens, a fait preuve des plus belles qualités de courage, d'énergie et de sang-froid. Occupant avec son bataillon un saillant particulièrement exposé a, par son ascendant moral sur sa troupe, son action personnelle incessante, réussi à maintenir sur place tous les éléments de son bataillon violemment attaqué pendant trois jours par de forces supérieures. A maintenu l'intégrité absolue de sa position. S'est replié, sur ordre au contact de l'ennemi. Le 9 Juin 1940, complètement encerclé, a groupé autour de son bataillon, des éléments d'unités voisines ; par une vigoureuse attaque, a réussi à percer le dispositif ennemi et permis ainsi à un certain nombre d'éléments d'échapper à la capture. Encerclé à nouveau, a lutté jusqu'à épuisement des munitions. Cordialement Eric Abadie |
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