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| LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 https://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?f=31&t=4520 |
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| Auteur : | ae80 [ lun. avr. 29, 2024 17:53 pm ] |
| Sujet du message : | LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 |
DURY 31 août 1944 31 août, 6 heures du matin :la population est réveillée par des rafales de mitrailleuses ; un roulement gronde dans la vallée, vers Saleux : ce sont les premiers tanks anglais qui se déploient et bientôt font leur apparition dans le bas du village. Des Allemands surpris abandonnent autos et camions. Les F.F.I. de Dury sont alertés ; ils sont sans armes, mais s'organisent rapidement : douze boches armés jusqu'aux dents sont fait prisonniers sans résistance dans une grange. Les F.F.I. s'arment, se répandent dans toutes les rues, dégagent avec des chevaux les camions immobilisés aux carrefours, essuient quelques coups de feu de fuyards et font encore dix prisonniers. Puis ils maintiennent l'ordre et empêchent le pillage des véhicules abandonnés. Et c'est la ruée des blindés anglais vers Amiens, acclamés par toute la population surprise et heureuse d'une aussi prompte libération. Toutes les maisons sont pavoisées aux couleurs alliées avec les drapeaux sortis des cachettes. 10 septembre 1944 15 heures : toute la population du village est réunie sur la place ; un cortège s'organise : Anciens Combattants et Prisonniers avec leur drapeau, enfants des écoles dirigés par leurs maîtres, F.F.I. de Dury précèdent une foule qui se déroule sur près d'un kilomètre. Tous se rendent au Monument aux Morts de 1914-18 ; une couronne et un bouquet sont déposés et après une minute de silence, le chef des F.F.I. rappelle le sacrifice de tous les héros des trois dernières guerres. Les enfants déposent des fleurs sur les tombes des soldats morts pour la France en 1940, sur celles de deux fusillés et d'un soldat anglais tombé le 31 août. Le cortège, après avoir défilé devant le monument de 1870-71, reprend le chemin du village. C'est le retour sur la place où nous sommes heureux de rencontrer le commandant LAVERDURE, le lieutenant MICHEL, le gendarme ROBINNE et sa femme, quatre braves de la Résistance. La Marseillaise, reprise en chœur, est exécutée par les enfants. Puis, c'est la dislocation, chacun reprenant le chemin de la maison, gardant le souvenir d'une belle journée. La Picardie Nouvelle, numéro 10 711PER1 Archives de la Somme N.B. une photographie de cette manifestation figure en page 1 de cette édition de "Picardie Nouvelle" ================================================================== SAINT-FUSCIEN 31 août 1944 La première escarmouche a eu lieu au début de la matinée au virage de la mare. Un motocycliste allemand venant de la route de Sains, fut attaqué par trois F.F.I. Il dut abandonner sa machine, et, protégé par les haies et les buissons voisins, réussit à échapper à ses poursuivants. Un peu plus tard, une auto ennemie occupée par un officier et un soldat rencontra une auto anglaise. Les deux boches, qui avaient tiré les premiers, furent grièvement blessés après quelques échanges. Pendant toute la journée, les F.F.I. parcoururent le terroir. Aux abords de la ferme de M. GROSSEMY, à Boutillerie, ils capturèrent un prisonnier. [...] M. Marcel MARTIN, chef de groupe local du mouvement F.T.P.F. dont l'action avait été particulièrement vive ce 31 août, devait trouver la mort le surlendemain, au cours d'une rencontre avec des soldats allemands errant encore dans la campagne. Les obsèques de ce brave auront lieu mardi 5 septembre. Réunion à 15 heures, à Saint-Fuscien, et à 16 heures au cimetière Saint-Acheul (ancien). Picardie Nouvelle, numéro 4 (Lundi 4 septembre 1944) 711PER1 Archives de la Somme Marcel Joseph Edmond MARTIN Mort pour la France le 2 septembre 1944 à Cagny (Somme) Né le 5 février 1914 à Citernes (Somme) 30 ans, 6 mois et 25 jours militaire forces françaises de l'intérieur (FFI) Mention : Mort pour la France Sources : Service historique de la Défense, Caen Cote : AC 21 P 81886 Titres, homologations et services pour faits de résistance Marcel Joseph Edmond MARTIN alias Bernard Né le 05-02-1914 à Citerne (Somme) Famille résistance : forces françaises de l’intérieur (FFI) Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 398432 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. avr. 29, 2024 18:32 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 |
REVELLES 31 août 1944 Dès qu'ils apprirent l'approche des éléments blindés britanniques, les patriotes de Revelles, alertés par le fait que les Allemands avaient fait sauter deux voitures de munitions et de vivres, s'efforcèrent de s'armer. Ils avaient en tout et pour tout un fusil et un revolver. Mais ils désarmèrent quelques boches puis récupérèrent armes et munitions dans des camions sur la route de Rouen. Après avoir installé des postes aux diverses sorties du village, Les F.F.I. - anciens combattants et jeunes - s'emparèrent d'un important matériel et de 25 chevaux. Dans le courant de la journée, un réfugié amiénois, l'ancien boxeur TAILLEUR, qui revenait à travers champs de Fluy, où il était allé chercher du pain, fut sauvagement assassiné par un groupe d'Allemands. Dans la soirée de jeudi, un sérieux accrochage se produisit entre le poste F.F.I. établi route de Rouen, au Lieudit "La Croix" et une auto-mitrailleuse ennemie. De nombreux coups de feu furent échangés et l'un des F.F.I., Gilbert FOURDRINIER, de Revelles, fut tué, à son poste de combat. D'autre part, M. Pierre GOUÉDARD, négociant en métaux à Amiens, réfugié à Revelles, fut tué par les Allemands, alors qu'il ramenait du matériel récupéré. Son corps ne fut retrouvé que le lendemain matin : il portait plusieurs traces de coups de crosse. Le poste de surveillance, replié dans le village, continua sa mission durant toute la nuit. Dans la journée seize prisonniers avaient été capturés par l'ensemble des patriotes locaux. Le lendemain, trois nouveaux prisonniers furent faits au cours des patrouilles effectuées sur le territoire de Revelles. La Picardie Nouvelle, numéro 7 711PER1 Archives de la Somme ============================================= Nous avons dit dans un précédent numéro, ce qu'avait été la journée du 31 août à Revelles. Nous avons indiqué que M. Pierre GOUÉDARD, négociant à Amiens, réfugié à Revelles avait trouvé la mort. Précisons que M. GOUÉDARD revenait avec trois prisonniers lorsqu'il fut attaqué par des Boches qui le frappèrent à coups de crosse et, finalement l'abattirent. La Picardie Nouvelle, numéro 9 711PER1 Archives de la Somme ============================================= Base des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale Gilbert Camille Alfred FOURDRINIER Mort pour la France le 31 août 1944 à Revelles (Somme) Né le 9 août 1915 à Revelles (Somme) 29 ans, 0 mois et 22 jours militaire forces françaises de l'intérieur (FFI) Mention : Mort pour la France Cause du décès : tué au combat Sources : Service historique de la Défense, Caen Cote : AC 21 P 186496 Mme FOURDRINIER-SENÉ et sa fille ; Mme veuve FOURDRINIER-BLIAUX et son fils en captivité, et toute la fille, font part du décès de Gilbert FOURDRINIER, Mort pour la France à Revelles, le 31 août 1944, à l'âge de 29 ans, et adressent leurs remerciements aux personnes qui leur ont témoigné des marques de sympathie. La Picardie Nouvelle, numéro 11 711PER1 Archives de la Somme Base des victimes civiles (1939-1945) Emile TAILLEUR Décédé le 31 août 1944 à Revelles (Somme) Né le 13 mars 1911 à Bonneuil-Les-Eaux (Oise) 33 ans, 5 mois et 18 jours victime civile Sources : Service historique de la Défense, Caen Cote : AC 21 P 400821 Base des victimes civiles (1939-1945) Pierre François GOUEDARD Décédé le 31 août 1944 à Revelles (Somme) Né le 27 septembre 1889 à Marseille-en-Beauvaisis (Oise) 54 ans, 11 mois et 4 jours victime civile Sources : Service historique de la Défense, Caen Cote : AC 21 P 349810 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. avr. 29, 2024 19:01 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 |
ORESMAUX 31 août 1944 Les premiers chars anglais passèrent à 10 h. 20. Les britanniques firent une douzaine de prisonniers à leur passage et quelques instants plus tard des civils en capturèrent sept autres. Dimanche matin, cinq Allemands se réfugièrent dans la commune et furent arrêtés. Dans l'après-midi de dimanche eut lieu au Monument aux Morts une brève mais émouvante manifestation en présence de toute la population. ============================================ LOEUILLY 31 août 1944 Le 31 août, vers 6 h. 1/2, à l'arrivée des premières troupes anglaises, le groupe des F.F.I., auquel s'étaient joints de nombreux patriotes, quoique sans armes, s'est mis immédiatement en action. Ayant pénétré au château, ils désarmèrent neuf Allemands, dont les armes leur permirent de nettoyer les environs de la commune. Au cours de ces opérations, il fut fait 37 prisonniers et un nombreux matériel reste entre leurs mains. La Picardie Nouvelle, numéro 8 711PER1 Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. avr. 30, 2024 9:38 am ] |
| Sujet du message : | Re: LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 |
LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 (Large éventail) VOIR : DOMART-SUR-LA-LUCE viewtopic.php?f=31&t=4518 VOIR : BOVES viewtopic.php?f=31&t=4519 VOIR : SAINS-EN-AMIÉNOIS viewtopic.php?f=31&t=4515 |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mai 06, 2024 15:29 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LIBERATION DES VILLAGES GRAND QUART SUD D'AMIENS EN AOUT 1944 |
ESSERTAUX 31 août 1944 Les patriotes n'avaient pas d'armes. Ils ne purent s'en procurer que le jeudi matin, vers 8 h. 30, à l'arrivée du premier blindé britannique. Par la suite, ils complétèrent cet armement aux dépens des Allemands. Ceux-ci s'étaient établis dans une ferme au sud-ouest d'Essertaux. l'îlot fut attaqué. Un boche fut tué, un autre blessé et six autres faits prisonniers. Toute la journée, des patrouilles furent faites sur le territoire de la commune. Le soir, différents postes de garde furent établis en plusieurs points mais les patriotes d'Essertaux n'eurent plus à intervenir, le Boche ayant quitté la région. Picardie Nouvelle, numéro 5 (Mardi 5 septembre 1944) 711PER1 Archives de la Somme & La Picardie Nouvelle, numéro 7 711PER1 Archives de la Somme Cordialement Eric Abadie |
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