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MessagePublié : jeu. nov. 18, 2021 14:42 pm 
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Le Progrès de la Somme, numéro 22874, 22 janvier 1943

AMIENS

Le service de garde est levé


Les mesures de surveillance prescrites par les autorités d'occupation étant levées pour les habitants d'Amiens à partir du 21 janvier, en ce qui concerne la garde de divers points dépendant du domaine de la S.N.C.F. et d'immeubles de la ville, les personnes qui ont été désignées à partir de cette date pour assurer ce service de surveillance sont priées de considérer comme nulle la réquisition (imprimé rose ou imprimé jaune) qui leur a été remise.

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Un service de surveillance et de garde sur la voie ferrée à partir du 26 février 1943


Edition du Progrès de la Somme du 27 février 1943 page 2

Les autorités allemandes viennent de prescrire une surveillance renforcée par la population civile sur le territoire du départements, des voies ferrées des lignes Amiens-Paris et Amiens-Lille.
Cette surveillance devra être exercée, dès le 26 février 1943, à partir de 19 heures, et jusqu'à nouvel ordre, par des hommes valides.
Conformément aux instructions de M. le Feldkommandant, la surveillance doit s'effectuer de telle manière que chaque garde ait à parcourir le jour une distance de 500 mètres, et durant la nuit, 250 mètres.
MM. les Maires des communes intéressées devront fixer les heures des tours de garde et désigner les habitants de leur commune qui seront chargés de la surveillance.


défense de stationner aux abords des ponts et de la voie ferrée

Le Général Commandant la Feldkommandantur d'Amiens rappelle qu'il est formellement interdit aux personnes non autorisées de pénétrer sur les installations ferroviaires, ou de séjourner à leur proximité immédiate. Les services allemands de contrôle ont reçu des instructions pour faire usage de leurs armes.
Il est, de plus, interdit de stationner sur les ponts et au-dessous des ponts, ou de s'y arrêter avec des véhicules de quelque nature qu'ils soient.



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. nov. 18, 2021 14:42 pm 
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ALBERT

La garde de la voie ferrée

Le Progrès de la Somme, numéro 22924, 21 - 22 mars 1943

A partir de dimanche, à 23 heures, le service de garde le long de la voie ferrée sera assuré 3 heures pendant la nuit et quatre heures pendant le jour.
Le maire appelle l'attention des intéressés sur la gravité des sanctions qu'ils encourent lorsqu'ils ne répondent pas aux convocations qui leur sont adressées.



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. nov. 18, 2021 16:10 pm 
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Deux garde-voies tués par un train à Lamotte-Brebières

Un pénible accident - les premiers résultats de l'enquête laissent prévoir qu'il s'agit d'un accident - qui a coûté la vie à deux hommes s'est produit jeudi matin sur le territoire de Lamotte-Brebières, non loin du pont du chemin de fer, au-dessus de la Somme.
Il était 10 heures 1/4 et M. Ladent, agent de secteur de la cabine n° 10, se trouvait en tournée de surveillance lorsqu'il aperçut entre les voies de la ligne Amiens-Arras deux cadavres horriblement déchiquetés. Il revint en toute hâte à la cabine et avisa la gare de Longueau. Peu après le Commissariat Spécial et le parquet d'Amiens étaient prévenus et bientôt arrivaient sur les lieux : MM. Muller, juge d'instruction, Trensz, substitut du procureur de la République ; Jeannot, commissaire spécial ; Goulard, chef de la Sûreté ; Brocq, chef de gare principal de Longueau ; Biendiné, greffier du magistrat instructeur ; Demailly, représentant le chef de District ; Jutelet, chef de poste des garde-voies à Longueau ; le docteur Saint-Aubin de Camon.
Questionné par le juge d'instruction Muller, Ladent, après avoir conduit les enquêteurs sur les lieux, lui relata dans quelles circonstances il avait découvert les cadavres qui furent rapidement identifiés grâce à leurs papiers. Il s'agit de deux garde-voies, Héricourt Edouard, 23 ans et Lefevre Gibert, 20 ans, domiciliés, le premier, rue René-Boileau, le deuxième, rue Edmond-Rostand, tous les deux célibataires.
De l'enquête et des constatations, il semble résulter que les deux garde-voies, au cours de leurs allées et venues le long et sur les voies ont été surpris par l'express n° 351 qui quitte Amiens vers 10 heures ; l'épais brouillard, qui régnait à ce moment ne leur permit pas d'en percevoir l'approche et les deux infortunés, happés par la locomotive, furent "roulés" et déchiquetés.
Les corps ont été ramenés à Amiens par les soins de la S.N.C.F. et transportés au Nouvel Hôpital où l'autopsie sera faite par le docteur Poulain.

Edition du Progrès de la Somme du 27 février 1943 page 2

La mort des deux garde-voies à Lamotte-Brebières
Les conclusions du médecin-légiste ont confirmé la thèse envisagée par les enquêteurs et selon laquelle les deux garde-voies en faction près du pont du chemin de Lamotte-Brebières ont été tués par l'express Amiens-Arras dont ils ne purent, à cause du brouillard très épais, percevoir l'approche.
Aucune trace de blessure pouvant provenir de violences n'a été retenue sur les corps.

Avis mortuaires

Obsèques de M. HERICOURT Edouard, 23 ans, lundi 1er mars, à 9 h, église Cœur immaculé de Marie. Réunion, 173, rue René-Boileau. De la part de ses parents et de toute la famille.

Obsèques de M. LEFEVRE Gilbert, 20 ans, décédé accidentellement, auront lieu le lundi 1er mars, à 9 h., église Cœur immaculé de Marie. Réunion rue Edmond-Rostand. De la part de ses parents et la famille.

Edition du Progrès de la Somme du dimanche 28 février et du lundi 1er mars 1943

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On peut s'interroger sur cette psychose de la part des autorités (tant allemandes que françaises) à rechercher une autre cause à leurs blessures. Ont-elles, dès le début du service de garde de la voie ferrée, craint des sabotages de la part de la Résistance ?


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. déc. 10, 2021 17:58 pm 
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Garde des voies ferrées

OISE

En conformité des ordres de M. le Préfet de l'Oise en date du 25 mai (1942), le tronçon de voie ferrée Creil-Amiens traversant Clermont doit être gardé jour et nuit. Les personnes affectées à ce service de garde toucheront une indemnité horaire de 5 francs par jour et de 6 fr. 25 la nuit. Les habitants volontaires pour assurer ce service (employés ou ouvriers occupés seulement pendant une partie de la journée) sont priées de se faire inscrire d'urgence à la mairie.

Le Progrès de la Somme, numéro 22674, 29 mai 1942

SOMME

Gardes des voies et communications

Pour l'organisation d'un service de gardes voies et communications, des emplois d'agents de surveillance sont actuellement vacants dans les localités ci-après désignées :
Amiens-Rouen : Saleux, Namps, Quevauvillers, Poix et Frettemolle.
Amiens-Paris : Longueau, Boves, Fouencamps, Ailly-sur-Noye et La Faloise.
Amiens-Tergnier : Villers-Bretonneux, Marcelcave, Guillaucourt, Harbonnières, Chaulnes, Nesle et Ham.
Amiens-Lille : Corbie, Buire-sur-Ancre, Albert, Beaumont-Hamel et Miraumont.
Amiens-Boulogne : Ailly-sur-Somme, Picquigny, Hangest-sur-Somme, Abbeville, Noyelles-sur-Mer, Rue et Quend.
Les intéressés devront satisfaire aux conditions suivantes :
être français d'origine ;
être âgé de 21 à 50 ans ;
être d'une constitution robuste ;
n'avoir encouru aucune condamnation.
Pour tous renseignements complémentaires, s'adresser avant le 1er juin soit à la brigade de gendarmerie la plus proche, soit au chef du service départemental des G.V.C., 24, rue Diderot, à Amiens.

Le Progrès de la Somme, numéro 22674, 29 mai 1942


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. janv. 14, 2022 16:36 pm 
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AVIS

Un attentat criminel a été commis contre un train de charbon destiné à la population française et circulant sur l'une des grandes lignes dans le département.
Par de tels crimes les intérêts des troupes d'occupation se trouvent atteints du fait qu'elles partagent avec les autorités françaises la responsabilité de la sécurité de circulation dans la zone occupée.
J'ai donc ordonné la surveillance de ces voies par les habitants de 5 communes environnantes avec cette réserve que les personnes chargées de la surveillance auront à répondre des attentats qui pourront être commis sur cette ligne.
Le Feldkommandant
signé : GENEE
: Genée
Generalmajor.

Le Progrès de la Somme, numéro 22453, 5 septembre 1941

ALBERT

Le service de garde est obligatoire


Plusieurs personnes qui ont refusé d'assumer le service de garde de la ligne de chemin de fer, ont été incarcérées ; elles viennent d'être relâchées à la demande de M. le Maire.
La population est informée qu'aucune mesure de clémence ne sera accordée, à l'avenir, et que toute personne qui refuserait d'obtempérer à la réquisition serait déférée, par la Kreiskommandantur, à la cour martiale à Amiens.

Le Progrès de la Somme, numéro 22456, 9 septembre 1941

Le sabotage dont il est ici question est celui commis le 30 août 1941 sur la ligne de chemin de fer Paris-Lille, à 800 mètres environ au Nord-Est de la gare de Miraumont. il est le premier perpétré sur le tronçon Amiens-Arras au km 169 à l'explosif. Les sabotages s'intensifieront en 1942 mais surtout en 1943 avec 12 sabotages.

sources : Procès-Verbal de la gendarmerie d'Albert - in La RESISTANCE DANS LA SOMME - 1 : Actions de sabotage (Bulletin du Service éducatif des archives de la Somme -textes et documents sur la Somme, X. Lochmann, professeur - animateur du service éducatif, 1984)


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. nov. 06, 2023 18:11 pm 
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Service de garde sur la voie ferrée


ABBEVILLE

Garde des voies ferrées

Les Abbevillois à qui un brassard D.P. avait été confié pour assurer le service de garde des voies ferrées sont invités à le rapporter d'extrême urgence à l'hôtel de ville, bureau de la Défense Passive (secrétariat, 1er étage).


Le Progrès de la Somme, numéro 22952, 23 avril 1943 259PER305 Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. nov. 10, 2023 12:19 pm 
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Service de garde sur la voie ferrée


LONGUEAU. — Avis à la population. — Le maire, vu l'ordonnance de M. le Commandant de la Kreiskommandantur en date du 2 mai courant, prescrivant la garde par les habitants de Longueau des lignes de chemin de fer du pont du château de Madame de Péronne au pont de Lamotte-Brebières.
Vu la loi du 5 avril 1884.
Vu le code pénal, article 471 paragraphe 15, arrête :

1° La garde des lignes de chemin de fer, depuis le pont du château de Madame de Péronne inclusivement jusqu'au pont de Lamotte-Brebières inclusivement (ponts de l'Avre, du Bois de Boulogne, La Neuville, les bâtiments du District, du Dépôt, du Matériel Roulant, Cour petite vitesse et entrée quai militaire) ordonnée par les autorités d'occupation sera assurée par tous. les hommes et jeunes gens valides.
2° Tous les hommes se refusant une première fois à obéir à la convocation lui enjoignant de prendre son tour de garde devra le lendemain assurer une permanence dont la durée sera doublée, sans préjudice des poursuites judiciaires dont il fera l'objet. Les personnes dont l'état de santé ne leur permettrait pas d'assurer la garde devront pourvoir elles-mêmes à leur remplacement et aviser sans retard la Mairie.

Le Progrès de la Somme, numéro 22656, 7 mai 1942 259PER300 Archives de la Somme


Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
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MessagePublié : mar. févr. 25, 2025 15:52 pm 
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Service de garde sur la voie ferrée


Maurice CHOURY, dans son livre "Les cheminots dans labataille du rail", Librairie académique PERRIN, 1970, relate un acte de résistance des cheminots à Amiens. (page 174)


"Au dépôt d'Amiens, au cours de la nuit du 30 avril au 1er mai 1942, la locomotive n° 2270 est lancée dans le chemin de roulement du chariot transbordeur, endommageant une des dix-sept grandes grues de trente-deux tonnes que possède la S.N.C.F. Neufs agents, arrêtés, sont déportés dont sept mourront dans les camps."


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AMIENS

AVIS A LA POPULATION

A la suite des déprédations commises sur les installations de la S.N.C.F., le maire d'Amiens, a reçu de la Kreiskommandantur 800 la communication suivante :
"Par suite des actes de sabotage commis sur la ligne de chemin de fer locale, le Feldkommandant a ordonné la garde immédiate par les habitants d'Amiens et de longueau des lignes de chemin de fer depuis la gare Saint-Roch inclusivement jusqu'à la gare de Longueau inclusivement.
La surveillance ordonnée doit être commencée au plus tard le samedi 2 mai 1942, à 18 heures.
Tout manque au devoir de la garde sera sévèrement puni.
Le Kreiskommandant p. I. :
signé : SCHLANSTEIN, capitaine.
"

Comme précédemment, il sera procédé au tirage au sort sur la liste des cartes de rationnement parmi les hommes âgés de 18 à 50 ans.

L'arrêté du Maire
Le Maire de la Ville d'Amiens
Vu l'ordonnance de M. le Commandant de la Kreiskommandantur 800, en date du 2 mai courant, prescrivant la garde, par les habitants d'Amiens, des lignes de chemin de fer depuis la gare Saint-Roch inclusivement jusqu'à la gare de Longueau :
Vu la loi du 5 avril 1884 ;
Vu le code pénal, article 471, paragraphe 15 ;
ARRETE :
Article 1er. - la garde des lignes de chemin de fer depuis la gare Saint-Roch, inclusivement, jusqu'à la gare de Longueau, ordonnée par les autorités d'occupation, sera assurée par les hommes de 18 à 50 ans dont les noms seront tirés au sort sur la liste des cartes de rationnement.
Article 2. - La durée des gardes sera de 2 heures de 21 heures à 9 heures et de trois heures de 9 heures à 21 heures.
Article 3. - La surveillance de chaque poste devra être exercée d'une manière permanente par 2 hommes, de 21 heures à 7 heures et par un seul homme de 7 heures à 21 heures ; il est interdit aux personnes de garde de quitter le poste qui leur a été assigné, avant l'arrivée de leurs remplaçants.
Article 4. - Tout homme se refusant une première fois à obéir à un ordre de service lui enjoignant de prendre son tour de garde devra, le lendemain, assurer une permanence dont la durée sera doublée, sans préjudice des poursuites judiciaires dont il fera l'objet.
Les personnes dont l'état de santé ne leur permettrait pas d'assurer la garde, devront pouvoir elles-mêmes à leur remplacement et aviser, sans retard, le commissariat central de police.
Article 5. - M. le Commissaire central de police est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté et de dresser procès-verbal à l'égard des contrevenants.
Fait à Amiens, à l'Hôtel-de-Ville, le 4 mai 1942.
signé : P. ROLLIN.

Sources : Le Progrès de la Somme, numéro 22654, 5 mai 1942 - 259PER300 - Archives de la Somme


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Parmi les neuf déportés après cet acte de sabotahe par la Résistance.


Roger Léon Léopold ALLOU né le 6 juillet 1910 à Marcelcave (Somme)
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz-Birkenau (Pologne)
Ouvrier ajusteur SNCF d'Amiens
Résistant au F.N. et au F.T.P.F. de 10/1941 au 6/05/1942
Arrêté à son domicile le 7/05/1942 pour faits de sabotage de la gare en mai 1942
Convoi du 06/07/1942 au départ de Royallieu (60) à destination Auschwitz (Pologne)
Matricule 45166
Mort en déportation à Auschwitz (Pologne)
(Source: J.O.R.F. n° 050 du 28/02/1988)

Base des morts en déportation (1939-1945)
Roger ALLOU
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Né le 6 juillet 1910 à Marcelcave (Somme)
32 ans, 2 mois et 12 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 417692


Paul BAHEU né le 12 septembre 1899 à Beaurainville (Pas-de-Calais)
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Manoeuvre voie
Syndicaliste - Membre du P.C.F.
Résistant dès 1941
Arrêté le 6/07/1942 suite à un sabotage au dépôt d'Amiens
Convoi du 06/07/1942 au départ de Royallieu (Compiègne) à destination d'Auschwitz (Pologne)
Mort en déportation - (Source: J.O.R.F. n° 147 du 27/06/1987)

Base des morts en déportation (1939-1945)
Paul BAHEU
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Né le 12 septembre 1899 à Beauvrainville (Pas-de-Calais)
43 ans et 6 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 420 447


Fernand CHARLOT né le 22 octobre 1896 à Cramant (Marne)
Décédé le 12 août 1942 à Auschwitz-Birkenau (Pologne)
Domicilié à Amiens
Mécanicien de route au dépôt SNCF d’Amiens
Arrêté par la Gestapo à son domicile le 1/05/1942 en représailles d'un attentat au dépôt d'Amiens
Déporté le 6/07/1942
Mort pour la France titre de Déporté politique
Mort en déportation J.O. du 14/11/1987

Base des morts en déportation (1939-1945)
Fernand CHARLOT
Décédé le 31 décembre 1942 à Birkenau (Pologne)
Né le 22 octobre 1896 à Cramant (Marne)
46 ans, 2 mois et 8 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 435 264


Clovis Albert Julien DEHORTER né le 3 décembre 1895 à Lederzeele (Nord)
Décédé le 19 septembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Chauffeur de Route au dépôt de la SNCF d'Amiens, sur le réseau de la région Nord
Résistant au F.N. en 05/1941 et au F.T.P.F au 1/04/1942
Arrêté le 7/05/1942 après un sabotage au dépôt d'Amiens
Matricule 45475
Déporté le 16/07/1942 à Auschwitz-Birkenau destination de Ravensbrück (Allemagne)
Mort en déportation à Auschwitz (Pologne)
(Source: J.O.R.F. n° 03200 du 10/03/1988)

Base des morts en déportation (1939-1945)
Clovis Albert DEHORTER
Décédé le 15 octobre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Né le 3 décembre 1895 à Lederzeele (Nord)
46 ans, 10 mois et 12 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 441 672


Albert MORIN né le 4 août 1897 à Paris 12e arrondissement
Décédé le 30 décembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Mécanicien de route
Arrêté le 10/05/1942 suite à un sabotage au dépôt d'Amiens (80)
Déporté le 6/07/1942 à Auschwitz (Pologne)
Mort en déportation

Base des morts en déportation (1939-1945)
Albert MORIN
Décédé le 30 décembre 1942 à Auschwitz (Pologne)
Né le 4 août 1897 à Paris
45 ans, 4 mois et 25 jours
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 518 433


==========================================================

Sabotage d’une grue de relevage de 32 tonnes au dépôt d’Amiens dans la nuit du 30 avril 1942, et sabotage de la plaque tournante le 11 mai 1942.
A titre de représailles, les Allemands arrêteront au total 37 cheminots du dépôt d’Amiens pour ces deux sabotages. Neuf de ces cheminots arrêtés entre le 3 et le 20 mai 1942 sont déportés à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942.
Parmi eux, signalons :
Poyen, Poiret, Baheu, Dehorter, Charlot, Boulanger, Morin, Allou

ALLOU Roger
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz, (Pologne)
Né le 6 juillet 1910 à Marcelcave (Somme)

BAHEU Paul
Décédé le 18 septembre 1942 à Auschwitz, (Pologne)
Né le 12 septembre 1899 à Beaurainville (Pas-de-Calais)

BOULANGER Fernand
Décédé le 15 décembre 1942 à Birkenau, (Pologne)
Né le 22 février 1905 à Amiens (Somme)

CHARLOT Fernand
Décédé le 31 décembre 1942 à Birkenau, (Pologne)
Né le 22 octobre 1896 à Cramant (Marne)

DEHORTER Clovis Albert
Décédé le 15 octobre 1942 à Auschwitz, (Pologne)
Né le 3 décembre 1895 à Lederzeele (Nord)

MORIN Albert
Décédé le 30 décembre 1942 à Auschwitz, (Pologne)
Né le 4 août 1897 à Paris

POIRET Georges Eugene
Décédé le 30 décembre 1942 à Birkenau, (Auschwitz) (Pologne)
Né le 31 mai 1905 à Neslette (Somme)

POYEN Emile André
Décédé le 6 juillet 1942 à Birkenau, (Pologne)
Né le 9 novembre 1891 à Dieppe (Seine-Maritime)

Voir le sujet sur longueau - partie la Résistance dans la Somme
viewtopic.php?f=75&t=3949


==========================================================



SOURCES :


voir : Amiens - Plaques commémoratives des agents la gare du Nord
https://fr.geneawiki.com/wiki/80021_-_A ... 939-1945_2

voir également : Chemins d’histoire dans Amiens occupé
1940-1944 Les cheminots au coeur de la Résistance
https://data.over-blog-kiwi.com/6/98/93 ... sistan.pdf



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mar. mai 27, 2025 11:03 am 
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Service de garde sur la voie ferrée


ABBEVILLE - novembre 1943

LA GARDE DES VOIES EST ASSURÉE PAR LES HOMMES DE 18 A 60 ANS

Le maire d'Abbeville a pris l'arrêté suivant :

La surveillance de la voie de chemin de fer comprise entre les points kilométriques 171.700 (jonction de Mareuil-Caubert) et 175.400 (gare d'Abbeville) sera assurée par les hommes âgés de 18 à 60 ans.
Seront exemptés les médecins, les pharmaciens, le personnel de la direction de la Défense Passive, les officiers des Sapeurs-Pompiers, le personnel des Administrations ou services publics, appelés à exercer ces fonctions la nuit, les prisonniers libérés depuis moins de trois mois, ainsi que les rapatriés sanitaires.
Les hommes de service seront désignés à tour de rôle et suivant l'ordre alphabétique des noms de famille. Des convocations individuelles établies d'après les indications relevées au fichier des cartes d'alimentation sont adressées aux hommes de garde : un tableau apposé à la porte de la mairie désigne, chaque jour, les lettres appelées.
Les hommes non convoqués par omission doivent se présenter à la mairie, hall du rez-de-chaussée, au plus tard 48 heures après la date à laquelle leur lettre aura été appelée.
Dans un esprit d'équité, tout homme n'ayant pas obtempérer à l'ordre de service lui prescrivant d'assurer son tour de garde sera l'objet de poursuites judiciaires, s'il ne s'est pas fait remplacer et n'a pas, en même temps, invoqué une raison valable.
Les habitants qui considèrent leur état de santé incompatible avec le service imposé, seront examinés par un médecin désigné par l'Administration.
La durée de la surveillance demandée à chacun sera fixée à 3 heures.
Les hommes non soumis aux obligations du présent arrêté et désirant prendre volontairement un tour de garde devront se faire inscrire à la mairie, hall du rez-de-chaussée.

Le Progrès de la Somme, édition du vendredi 19 novembre 1943




Cordialement
Eric Abadie


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