| Picardie 1939 - 1945 https://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/ |
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| LIOMER entre 1939 et 1945 https://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?f=31&t=4026 |
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| Auteur : | ae80 [ jeu. août 05, 2021 18:28 pm ] |
| Sujet du message : | LIOMER entre 1939 et 1945 |
LIOMER Deux auteurs, Jean-Paul Baronnet, historien amateur et ancien professeur de lettres à Amiens, et Michel Hubaut, habitant de Liomer et conseiller municipal du village, racontent dans un livre la vie du village de LIOMER entre 1939 et 1945, les relations entre les Allemands occupants et les Français occupés. Extrait de l'article du Courrier Picard dans l'édition du 5 août 2021 : Le 17 août 1944, « les habitants de Liomer et Brocourt sont réveillés à coup de crosses par des soldats allemands [...] . Il y a eu trois morts, deux qui ont tenté de s’enfuir, un autre qui a mis du temps à répondre aux sommations », raconte Jean-Paul Baronnet. Les hommes du village sont parqués sur la place, les femmes et les enfants, dans la cour de récréation. [...] A 8 heures, un jeune prêtre, l’abbé Lyonneau, descend à Liomer en soutane pour célébrer la messe et, « par un coup d’audace, il va négocier [...], jusqu’à faire libérer tout le monde. C’est un véritable travail d’historien que Jean-Paul Baronnet et Michel Hubaut ont mené pendant deux ans pour évoquer un pan de l’histoire de Liomer (Somme), entre 1939 et 1945 et notamment la date du 17 août 1944. Un jour marqué au fer rouge dans la mémoire des habitants de la commune. Six années concentrées dans un ouvrage, « Liomer 1939 – 1945, un village à l’heure allemande », de 200 pages très riches en anecdotes, joies, drames et moments historiques. Extrait tiré de "Le Réveil" de Neufchâtel 22 juin 2021 Voir : https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 78958.html & https://www.courrier-picard.fr/id219089 ... -allemande Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. avr. 30, 2024 10:35 am ] |
| Sujet du message : | Re: LIOMER entre 1939 et 1945 |
LIOMER 1er septembre 1944 Vendredi 1er septembre, à 8 heures du matin, les derniers tanks boches quittent le village. A 9 h., les premiers tanks anglais sont signalés à Laboissière, à 2 km. La jonction des résistants locaux se fait immédiatement sur la place, en même temps que les tanks font leur apparition à l'entrée du pays. Il faut établir un service d'ordre, car la foule veut les prendre d'assaut. MM. SENET, TOURDES, MARQUANT et Mlle RYO *, institutrice, font la distribution des quelques armes disponibles. A ce moment, un motocycliste boche, venant de Villers-Campsart, se trouve nez à nez avec le premier tank anglais : échange de coups de feu et fuite du Boche qui abandonne sa moto. La cueillette des prisonniers (26) se fait aussitôt, permettant de grossir le nombre des armes. Nous avons 16 hommes armés de fusils, mitraillettes, revolvers et grenades allemandes ainsi que de mitraillettes anglaises. 16 prisonniers sont encore faits, le service de santé est assuré par le docteur français WALDMANN, de Liomer. La côte de Villers-Campsart étant barrée par des mines, les tanks anglais sont déviés par Hornoy. L'allégresse de la population est sans borne, une foule de drapeaux français, anglais, canadiens et belges fleurissent le village. Les couleurs françaises flottent sur le clocher. Devant le monument aux morts, une foule vibrante entonne une marseillaise de victoire, des gens pleurent de joie. Craignant que le motocycliste échappé ne donne l'alarme à l'artillerie qui vient d'être signalée à Villers, les F.F.I. vont évacuer la place et ouvrir toutes les portes des maisons et des caves. Sage précaution, car peu après, les obus pleuvent sur le village pendant une demi-heure ; des maisons sont sérieusement touchées et quelques vaches tuées ou blessées. On s'attend à une contre-attaque du village, car 40 Boches sont encore en haut de la colline derrière le bois. La population effrayée reste dans les caves. Enfin, vers 5 h. 30, le gros des tanks anglais arrive, c'est la vraie délivrance. Joie immense, malheureusement attristée par le retour d'une patrouille ramenant un des nôtres tué et un blessé léger, les funérailles eurent lieu le 3 septembre, dans le cimetière militaire avec tous les honneurs. Le 2 septembre, d'autres prisonniers furent faits, 108 en tout, que SENET conduisit à Hornoy. Toute la nuit, une permanence avait été assurée pour guider les convois anglais et canadiens. La Picardie Nouvelle, numéro 8 711PER1 Archives de la Somme * Julienne RYO Dans la Somme, un nouveau livre sur deux figures oubliées de la Résistance En novembre 2023, Jean-Paul Baronnet et Michel Hubaut de l'association Le Forestel ont sorti un livre sur deux résistants oubliés de Liomer et Brocourt. Ils s’appelaient Julienne Ryo et Joseph Waldmann, deux personnes contemporaines à la Seconde Guerre mondiale à Brocourt et Liomer (Somme). Ces noms ne vous disent certainement rien, et pourtant ils font partie de l’histoire de ces communes. *** Courrier Picard Par Thierry Griois, journaliste Publié le 11 décembre 2023 Dans ce dernier livre ; richement illustré de photos, de coupures de journaux, de reproductions d’actes administratifs d’époque ; le lecteur découvre donc le destin étonnant et complètement retracé par les auteurs de Julienne Ryo, qui fut la directrice des écoles privées de Brocourt et Liomer sous l’Occupation. Après la Libération, elle exerça même la fonction de maire de Liomer et de présidente du comité de libération. Elle fut aussi une grande figure de la Résistance et reçut pour cela la Légion d’honneur. « Cette femme, alors puissante et aujourd’hui totalement oubliée, était originaire de Bretagne où elle retourna à la fin de sa vie. Elle ne fut pas élue maire officiellement lors des élections de 1945. Sans doute parce que les hommes avaient alors du mal à accepter des femmes, qui venaient d’obtenir le droit de vote l’année précédente, au poste de maire. Mais aussi parce qu’elle avait joué un rôle important dans l’Épuration que certain(e)s ne lui pardonnaient pas. Et, enfin, parce que c’était une catholique enseignant dans le privé », précise Jean-Paul Baronnet. Médecin juif et roumain, il continuait à exercer malgré l’interdiction Le destin de Joseph Waldmann, médecin juif de Brocourt et Liomer, second personnage du livre, est encore plus étonnant. Praticien roumain et juif, intégré et apprécié, il est cependant confronté aux mesures anti-étrangers puis antijuifs du gouvernement de Vichy qui lui interdisent doublement d’exercer. Il va alors voir son confrère d‘Hornoy-le-Bourg, Jacques Tremblé, pour lui demander de signer à sa place ses ordonnances afin de pouvoir continuer à travailler. Ce dernier, assez original, bien que se disant le plus antisémite des médecins de la Somme, accepte… Joseph Walmann ne fut jamais inquiété en tant que juif. Sans doute parce qu’il ne s’était jamais déclaré comme tel auprès des autorités, envoyait sa fille à l’église et au catéchisme, soignait les occupés et les occupants… On peut se procurer Figures oubliées de la Résistance, première partie, au prix de 10 €, chez Jean-Paul Baronnet à Amiens ou chez Michel Hubaut à Liomer. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ mar. août 20, 2024 8:31 am ] |
| Sujet du message : | Re: LIOMER entre 1939 et 1945 |
Liomer Six témoins du 17 août 1944 se souviennent Article du correspondant du Courrier Picard, Patrick PIERARD, paru dans l'édition du lundi 19 août 20024 La plaque commémorative des événements tragiques du 17 août 1944 a été dévoilée samedi. Des hommes et des femmes, aujourd’hui octogénaires, partagent leurs souvenirs de cet épisode qui a mis en lumière la personnalité héroïque de Michel Lyonneau, un jeune prêtre beaucampois de 26 ans. Il y a quatre-vingts ans, Jean-François Grognet, Francis Hubin, Francine Jérôme, Dorette Onderdelinden, Nicole Parmentier et Maryse Salmon se trouvaient parqués dans la cour de l’hôtel de ville sous la surveillance de soldats allemands. Au petit matin, des troupes allemandes encerclaient les villages de Brocourt et Liomer. D’autres soldats pénétraient dans chaque maison pour en extraire les occupants. Ils les rassemblaient sur la place du village en séparant les hommes des femmes et des enfants. Trois habitants qui ont tenté de fuir ou de se cacher ont été tués. Michel Lyonneau, un jeune prêtre beaucampois de 26 ans, a alors entamé des négociations en allemand avec l’officier responsable de l’opération. Dans la matinée, des autobus et des camions sont arrivés pour transporter la population. L’abbé Lyonneau obtient vers midi la libération des femmes et des enfants et poursuivra ses palabres jusqu’à la fin de l’après-midi pour que les hommes soient également libérés. Ce samedi 17 août, après une messe et un moment de recueillement devant le monument aux morts, Colette Michaux a invité les six témoins, aujourd’hui âgés de 84 à 90 ans, à dévoiler une plaque commémorative. La cérémonie s’est poursuivie dans la salle des fêtes où l’association Le Forestel présentait une exposition composée de panneaux sur l’occupation allemande à Liomer, Michel Lyonneau, les victimes civiles et la résistance locale. Des souvenirs forts restent gravés dans la mémoire des témoins. « J’avais 4 ans et j’habitais l’école. C’est très jeune. Je me souviens d’un immense rassemblement. Personnellement, les bombardements et le passage des V1 m’ont plus marqué » , explique Jean-François Grognet qui vit désormais place du 17 août 1944. « J’avais 5 ans. Nous habitions rue du pont, commente Francine Jérôme. Mon père était marchand de machines agricoles. Les Allemands nous ont délogés au petit matin. Je me souviens que je me cramponnais à la jupe de maman. J’ai souvenir de tous les hommes rassemblés et de l’arrivée des camions. L’un d’entre eux s’est arrêté près de nous. J’étais devant le marche-pied. » Francis Hubin avait 9 ans : « Nous habitions Brocourt, juste devant la Kommandantur installée à l’angle de la rue des tuileries. Les Allemands ont défoncé la porte de notre logement. Mon père était en sous-vêtements et ma mère en robe de chambre lorsqu’ils sont entrés. » Aujourd’hui vice-président et trésorier des anciens combattants d’Hornoy-le-Bourg, il portait le drapeau de sa section lors du défilé et de la cérémonie. Dorette Onderdelinden, ancienne maire du Mazis où elle réside toujours, avait le même âge. « J’étais en vacances chez ma grand-mère, Marie Delguste, qui tenait le café sur la place. Ma tante coiffeuse était aussi avec nous. Nous avons été réveillées par des grands coups, de crosse je suppose, dans la porte. Mon grand-père qui était âgé a été bousculé car il ne descendait pas assez vite l’escalier. Les personnes âgées, les femmes et les enfants ont été regroupés, les hommes étaient rassemblés en face. Des autobus sont arrivés ». Elle se souvient de l’arrivée de Michel Lyonneau. « Vers 8 heures, il est arrivé en soutane. Il a discuté avec un responsable allemand venu de Rouen. Grâce à lui, nous avons été libérées vers midi. On a demandé à ma grand-mère de préparer un repas pour l’officier. Avec ma tante, nous avons arraché des pommes de terre dans le jardin derrière la maison. Des soldats armés surveillaient là aussi. » Jean-Claude Baronnet et Michel Hubaut, déjà à l’origine de Figures oubliées de la Résistance, première partie, ont recueilli leurs paroles et celles d’autres témoins pour écrire un livre consacré à cette journée particulière. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mars 09, 2026 10:07 am ] |
| Sujet du message : | Re: LIOMER entre 1939 et 1945 |
LIOMER entre 1939 et 1945 Base des victimes civiles (1939-1945) DEBOUT Maurice Octave Décédé le 17 août 1944 à Liomer (Somme) Né le 20 décembre 1902 à Noroy (Oise) Décédé à l'âge de 41 ans, 7 mois et 27 jours Statut : victime civile Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 331368 FOUCQUE Gérard Léon Décédé le 17 août 1944 à Liomer (Somme) Né le 12 novembre 1919 à Saint-Aubin-Rivière (Somme) Décédé à l'âge de 24 ans, 9 mois et 5 jours Statut : victime civile Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 344046 FOUQUE Gérard Léon Décédé le 17 août 1944 à Liomer (Somme) Né le 12 novembre 1919 à Saint-Aubin-Rivière (Somme) Décédé à l'âge de 24 ans, 9 mois et 5 jours Statut : victime civile Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 344125 PIGNON Jean Décédé le 17 août 1944 à Liomer (Somme) Né le 11 septembre 1870 à Hallivillers (Somme) Décédé à l'âge de 73 ans, 11 mois et 6 jours Statut : victime civile Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 387393 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. mars 09, 2026 10:40 am ] |
| Sujet du message : | Re: LIOMER entre 1939 et 1945 |
LIOMER entre 1939 et 1945 Base des Victimes de la répression allemande GODART Jeanne Décédée le 5 avril 1945 à Mauthausen (Autriche) Née le 29 juillet 1918 à Liomer (Somme) Décédée à l'âge de 26 ans, 8 mois et 6 jours Cote : Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 456 266 Base des médaillés de la résistance GODART Jeanne Née le 29 juillet 1918 à Liomer (Somme) Décoration : Rosette Date du décret : 31/1/1946 Date de publication au JO : 13/1/1946 Source : l’Ordre de la Libération Titres, homologations et services pour faits de résistance GODART Jeanne Louise Marie Née le 29 juillet 1918 à Liomer (Somme) Famille résistance déportés et internés de la résistance (DIR) résistance intérieure française (RIF) Nom du mouvement de résistance intérieure française : VOIX DU NORD Cote(s) : Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 260600 VOIR sur elle : Jeanne GODART Etat-civil : Née le 29/07/1918 à Liomer (80) Profession en 1940 : Institutrice Domicile en 1940 : Lille (Nord) Résistance : Lieux d'action : Nord Organisation de Résistance : Voix du Nord Arrestation et détention : Date d'arrestation : 21/10/1941 Lieu de détention : Loos-lès-Lille Déportation : Date de déportation : 05/08/1942 Lieux : Essen, Zweibrucken, Lubeck, Cottbus, Ravensbrück (84110), Mauthausen Mort en déportation : Date de décès : 05/04/1945 Lieu de décès : Mauthausen Commentaires : Arrêtée au cours d'une réunion de résistants. Espionnage. L'exécution de la peine de mort est levée le 20/08/1943. Membre de VDN, elle donnait des renseignements militaires et distribuait le journal. Déportée Nacht und Nebel. Sources et bibliographie utilisées : Laurent Thiery, La répression allemande dans le Nord de la France, Septentrion, 2013 - SHD Caen. https://www.museedelaresistanceenligne. ... p?id=47725 Transport de "NN" Lille-Bruxelles (St-Gilles) du 5 août 1942 VOIR : http://www.bddm.org/liv/details.php?id=I.48. Cordialement Eric Abadie |
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