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MessagePublié : sam. févr. 04, 2023 14:51 pm 
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8e demi-brigade de chasseurs à pied

La 8e demi-brigade de chasseurs à pied fait partie de la 57e division d'infanterie

cette demi-brigade de chasseurs à pied est composée de trois bataillons de chasseurs à pied, les 26e, 66e et 68e BCP.

Il est parfois difficile d'attribuer à un soldat une appartenance exacte à l'un de ces bataillons quand existe pour seule mention "8e demi-brigade de chasseurs à pied". Il faut noter aussi une confusion, même dans des documents contemporains aux événements de 1940, entre bataillon de chasseurs à pied et bataillon de chasseurs alpins. C'est pour cette raison que l'on retrouvera cette méprise au fil des citations.

26e bataillon de chasseurs à pied
voir le sujet :
viewtopic.php?f=24&t=3707


66e bataillon de chasseurs à pied
voir le sujet :
viewtopic.php?f=24&t=3697


68e bataillon de chasseurs à pied
voir le sujet :
viewtopic.php?f=24&t=3698



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. févr. 04, 2023 15:05 pm 
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8e demi-brigade de chasseurs à pied

J.O. du 17 novembre 1943 page 2956
Attribution de la médaille militaire à titre posthume

PETIT (René-Marie-Adolphe), chasseur de 1re classe, classe 1929, matricule 1304 au recrutement de Besançon : très bon chasseur, très dévoué. Cycliste de la demi-brigade, a été mortellement blessé, le 9 juin 1940, au retour d'une mission, alors qu'il se hâtait de rejoindre, en franchissant Nanteuil-le-Haudouin, soumis à un violent bombardement. A été cité.

René Marie Adolphe PETIT
Mort pour la France le 10 juin 1940 à Melun (Seine-et-Marne)
Né le 12 décembre 1909 à Longemaison (Doubs)
Compagnie de Commandement
Mort pour la France
Cause du décès : des suites de blessures
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 131629


J.O. du 24 juin 1944 page 1618
8e demi-brigade de chasseurs.
Attribution de la Médaille militaire à titre posthume

BONHOURE (Ferdinand), sergent, classe 1931, matricule 2642 au recrutement de Caen : sous- officier de liaison plein de courage et de dévouement. A été tué glorieusement le 9 juin 1940, alors qu'il traversait Nanteuil-le-Haudouin, soumis à un violent bombardement aérien, pour rejoindre en hâte l'état-major de la demi-brigade. A été cité.

Ferdinand BONHOURE
Mort pour la France le 9 juin 1940 à Nanteuil-le-Haudouin (Oise)
Né le 2 décembre 1911 à Fléaux (Cantal)
57e division d'infanterie (57e DI)
Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 26280


Pierre Auguste DECHAUX
Mort pour la France le 12 juin 1940 à Acy-en-Multien, (Oise)
Né le 21 avril 1915 à Pontarlier (Doubs)
57e division d'infanterie (57e DI)
Mort pour la France
Cause du décès : tué à l'ennemi
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 113969

J.O. du 12 février 1944 page 464
8e demi-brigade de chasseurs.
Attribution de la Médaille militaire à titre posthume

DECHAUX (Pierre-Auguste), chasseur, classe 1935, matricule 832 au recrutement de Besançon : bon chasseur, brave et particulièrement dévoué. A été tué glorieusement à son poste de combat, le 12 juin 1940, à Acy-en-Multien, au cours d'un violent bombardement. A été cité.


J.O. du 8 août 1943 page 2088
8e demi-brigade de chasseurs à pied
Attribution de la Médaille militaire à titre posthume

BESANÇON (Pierre), soldat, classe 1931, matricule 261 au recrutement de Besançon : chasseur brave et plein d'allant. Le 16 juin 1940, à Villemandeur, au moment de l'embarquement de son unité en chemin de fer, bien qu'exténué par plusieurs jours de combat sans répit, a accepté la mission de transporter sur sa moto un officier, sur une route qu'il savait sillonnée d'engins blindés ennemis. A leur approche, a fait le coup de feu avec son chef jusqu'à ce qu'il tombe mortellement blessé. A été cité.

Pierre BESANCON
Mort pour la France le 16 juin 1940 à Villemandeur (Loiret)
Né le 21 février 1911 à Donchery (Ardennes)
8e 1/2 brigade de chasseurs
Mort pour la France
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 22046




Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. sept. 07, 2024 20:59 pm 
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Localisation : Somme
Historique de la 8e demi-brigade de chasseurs
Sources : site Gallica de la BNF
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... 26180386;4


LA 8e DEMI-BRIGADE AU FEU.
Un effort considérable est demandé par le général Frère, commandant la 7 e armée, en vue d’enrayer l’avance ennemie dans la région de Beauvais. L’effort des armées allemandes est visiblement orienté en direction de la côte en vue de prendre possession des ports et de couper définitivement en deux les armées françaises. La 57 e division reçoit l'ordre de se porter sur le front de l’Oise, le 8 juin. Le même jour, la 8e demi-brigade embarque à Dannemarie.

9 juin.

Débarquement de la compagnie de commandement et de la compagnie d'engins de la 8e demi-brigade à Plessis-Belleville.
Déplacement à pied jusqu’au P. C. initial de Boissy-Fresnois.
Au cours de ce déplacement, la 2e section de la compagnie de commandement subit, dans le village de Nanteuil-le-Haudoin, à la suite d’un violent bombardement aérien, les pertes suivantes :
1 sous-officier tué (sergent Bonhoure) ;
1 sous-officier disparu (sergent Goirrand) ;
1 sous-officier blessé (sergent Bonnafous) ;
1 chasseur blessé (Petit), décédé par la suite.

Dans la soirée du 9 juin, vers 23 heures, le P. C. de la demi-brigade reçoit l’ordre de se transporter à Etavigny, où nous devions nous rendre primitivement, dès le débarquement, et qu'un contre-ordre reçu à Acy-en-Multien, en cours de déplacement, nous avait fait abandonner pour gagner Boissy.
A partir de 14 h. 30, le 26 e B. C. P. débarque à Dammartin-Saint-Mard (Seine-et-Marne) .
Le débarquement des animaux et du matériel ne commencera que deux heures plus tard environ, car les quais et les moyens de la gare sont alors utilisés par le 47 e R. A. D.
Au cours de ce débarquement, plusieurs alertes contre avions ont lieu.
Le bataillon passe la nuit aux différentes lisières de Saint-Mard, sauf la compagnie hors rang et les trains qui, aux ordres du capitaine Bonnot, partent à 23 h. 30, pour Levignen, via Nanteuil-le-Haudoin. En cours de route, cette colonne voit son point de destination modifié et elle se dirige sur Villers-Saint-Genest où elle arrive le 10 juin, à 6 heures du matin.

10 juin.

Défense de la Grivette.


Débarquement des 66e B. C. P. et 68e B. C. A. à 4 heures et 7 heures du matin en gare de Mitry-Claye.
Tous les bataillons sont embarqués en camions pour être transportés à proximité de leurs emplacements de combat où ils arriveront dans l’après-midi du 10 juin.
Entre temps, les officiers ont pu effectuer les reconnaissances nécessaires.
Après avoir séjourné au cours de la matinée à Etavigny le P. C. de la demi-brigade s’établit à 13 h. 30, à Acy-en-Multien.
La demi-brigade a pour mission de se porter dans la zone Etavigny - Betz - Antilly - Boullare, où elle s’installera en dispositif articulé et renforcera la défense de la Grivette, assurée déjà par quelques éléments du gouvernement militaire de Paris (groupement nord-africain).
Elle occupe le sous-secteur centre de la divison, avec le dispositif suivant :
a) Echelon de combat :
1° Quartier Est : 66e B. C. P. : Antilly - Boullare - Etavigny.
2° Quartie Ouest : 26e B. C. P. : Betz - Bois de Montrolles.
b) Soutien : 68e B. C. A. : Lebas - Bouillancy et Reez-Fossé-Martin.
La demi-brigade coiffe, sur la ligne de la Grivette, les éléments de couverture du gouvernement militaire de Paris.
Le 68e B. C. A. constitue, en soutien, un centre de résistance antichars qui englobera également, avec le Bas-Bouillancy, le village de Reez-Fosse-Martin.
Comme réserves, la demi-brigade dispose, en outre, d’un bataillon du 235e R. I. qui viendra stationner le 11 juin, après relève, dans le bois de Montrolles.
En s'installant sur la Grivette, les bataillons trouvent une organisation défensive très bien conçue comportant de nombreux et sérieux points d'appui antichars, aménagés et occupés par les éléments du secteur fortifié de Paris, aidés pour les travaux par un bataillon du 213e régiment de pionniers.
Au cours de la nuit, éléments du S. F. P. et unités des bataillons s’amalgament sans difficultés. Quelques coups de feu sont tirés aux lisières nord de Macquelines et de Betz.

11 juin.

La journée est employée à parfaire les reconnaissances et l’installation des unités, ainsi qu’à rechercher la liaison avec les voisins (235 R. I. à l'ouest et 260e R. I. à l'est).
Dans la matinée, à droite du secteur de la division, l’ennemi a chassé les derniers éléments français de Mareuil et progresse à l’est de l’Ourcq. Vers 11 heures, à la demande du commandant du sous-quartier de Macquelines, un tir d’artillerie est effectué sur les éléments ennemis débouchant du bois d’Ivors en direction de Bargny. Un autre tir est déclenché sur des convois se dirigeant sur Mareuil.
A partir de 17 heures, les avant-postes signalent des infiltrations de légers éléments ennemis dans la région de Collinance et, plus à l’est, devant le sous-secteur du 260e R. I.
Des éléments du 260e R. I. se replient à partir de 17 h. 30 et dans le courant de la nuit, découvrant le flanc droit du sous-secteur de la demi-brigade et laissant dans une situation dangereuse le village de Boullare.
Les sections de fusiliers-voltigeurs Monneur et Tattu (68e B. C. A.) et la section de mitrailleuses Terraillon (68e B. C. A.) sont envoyées en renfort à Etavigny à la disposition du 66e B. C. P.
Vers 18 heures, le poste de surveillance de Bargny est assailli. La garnison parvient de justesse à se décrocher et à se replier sur Betz. Cette opération s’effectue sans pertes. Un tir d'artillerie sur Bargny, à la demande du sous-quartier de Betz, est déclenché.
A Betz, les avant-postes placés en surveillance dans le boqueteau allongé situé au nord-est de la localité se replient.
Les éléments ennemis prennent pied dans le bois et essayent de déboucher en direction de Betz. Leurs essais, plusieurs fois répétés, demeurent infructueux.
A la demande du sous-secteur, la section Barbier (26e B. C. P.) est envoyée en patrouille offensive en direction de Cuvergnon, avec la mission de pénétrer si possible dans le village et d'effectuer une diversion aussi bruyante que possible sur le flanc droit des unités allemandes progressant vers Boullare et Rouvres.
Cette section ne parvient pas à entrer dans Cuvergnon, mais elle ouvre un feu très nourri sur les lisières sud-ouest de cette localité et elle se retire après avoir consommé presque toutes ses munitions. Un tir d’artillerie est également déclenché sur le même village.
A Macquelines, vers 20 heures, l’ennemi, débouchant de Bargny, atteint les hangars situés en bordure de la grande route et essaye de s'infiltrer dans le bois nord-est du château. Des patrouilles fournies par la 3e compagnie du 26e B. C. P., font preuve d’une grande activité en particulier dans le bois précité et vers les hangars sud. A partir de 2 heures du matin, le front de ce quartier redevient calme.
Par suite de la menace ennemie vers Boullare-Rouvres, le commandant du 26e B. C. P. reçoit l’ordre vers 20 heures de pousser la section de fusiliers-voltigeurs Bouday, vers la cote 139, dans le but d’établir une liaison plus solide avec le 66e B. C. P. Vers minuit, cette section est renforcée par une section de mitrailleuses (lieutenant Mesny).
Pour parer à toute éventualité et gêner toute tentative d’infiltration profonde, un détachement de quatre motocyclistes de la demi-brigade avec fusil-mitrailleur va s’installer aux hangars de Boullare, entre Boullare et Rouvres et s’y maintiendra toute la nuit sans être inquiété par l’ennemi. Seuls, les postes du G. M. P., et notamment l’ouvrage 21, qui se trouvaient devant Collinance, sur la ligne de résistance, sont attaqués et encerclés par de légères forces ennemies qui s’infiltrent par les ravins jusqu’au bois sous Boullare. La pièce de 75 située entre Boullare et Collinance doit être abandonnée.
A la nuit, une section, envoyée en reconnaissance depuis Etavigny, en direction des hangars de Boullare. dépasse le détachement motocycliste établi en ce point et s’installe en lisière des bois à l'est. en liaison avec le 260e R. I.
En raison des indices d'une attaque ennemie imminente, la pièce de 25, commandée par l’aspirant Albrieux, du secteur fortifié de Paris, est déplacée de son épaulement prévu, sur ordre du capitaine commandant la 1ère compagnie du 66e B. C. P. (capitaine Tisseau), pour être portée en avant, à proximité du carrefour nord d'Antilly. Sans emplacement préparé, l'endroit est très dangereux. Il l’est d’autant plus que la route est sillonnée de motocyclistes ennemis. Cinq d’entre eux seront tués ou faits prisonniers en cet endroit, dans la matinée du 12 juin.

12 juin.

Devant Antilly, une voiture touriste et une voitures sanitaire sont aperçues à l’horizon. Sur ordre du capitaine Tisseau, le feu est ouvert sur elles. Tandis que les occupants de la touriste réussirent à se sauver, ceux de la sanitaire, par contre, ont été, l’un blessé, l’autre tué et le troisième fait prisonnier.
La sanitaire, emmenée avec le blessé à Etavigny, a dû être abandonnée par suite d’une panne mécanique. Les motocyclettes capturées au petit jour seront détruites, à Boullare, dans la soirée.
Vers 10 heures, un groupe de trois auto-mitrailleuses ennemies essaye de pénétrer dans le village. Pris à partie par le canon de 25 (aspirant Albrieux), il riposte avant de faire demi-tour et de s’enfuir. L’aspirant Albrieux, chef de pièce, est grièvement blessé par des balles de mitrailleuses ; l’aspirant Moulery, tireur, est mortellement atteint.
A Boullare, à 1 h. 30, une compagnie du 66e B. C. P. et deux sections du 68e B. C. A., le tout commandé par le capitaine Dumoulin, effectue une contre-attaque et atteint son objectif qui était de rétablir le front de la Grivette et de dégager, s’il y a lieu, les ouvrages encerclés. A la fin de la matinée, violents tirs d’artillerie ennemis sur les villages de Boullare, Etavigny, et Acy-en-Multien.
Sur le flanc droit du sous-secteur, le 260e R. I. est de plus en plus menacé.
Au cours de l’après-midi, le commandant Lefebvre, qui était allé effectuer une reconnaissance devant Collinance, avec le capitaine Dumoulin, disparaît ainsi que ce commandant de compagnie en ce point de son quartier qu'il jugeait particulièrement sensible.
A partir de 15 heures de violents tirs de destruction de notre artillerie d'appui direct étaient déclenchés sur les points de concentration ennemis.
Vers 17 h. 30 le lieutenant-colonel Capdeville, accompagné d’un capitaine d’artillerie, s'était rendu en automobile à Etavigny, puis, de là, à pied, en direction de Boullare, et avait constaté que les éléments de la demi-brigade étaient toujours en place. Vers la droite, à l’est de Rouvres, un tir serré d’obus fumigènes progressait en direction de Rouvres.
Des infiltrations allemandes s’étant produites de nouveau à droite du dispositif de la demi-brigade, sur ordre du général Texier qui se trouvait sur place, le G. R. D. I., le C. I. D. et le 68e B. C. A. se portent sur la ligne Etavigny - Rozoy, en vue d’arrêter la progression ennemie dans le secteur du 260 e R. I. Le peloton motocycliste de la demi-brigade se porte en couverture de ce dispositif au delà du bois, à deux kilomètres est de Rozoy, où il ne rencontre aucun élément ennemi.
Au départ du 68e B. C. A. de Bouillancy-le-Haut et de Bas-Bouillancy, les 1ère et 3e compagnies subissent un bombardement d’artillerie. Cependant les deux compagnies, la 1ère au sud, la 3e au nord de la route de Rozoy, partent à l’attaque dans un bel élan et arrivent sur leur objectif à 22 heures, malgré les tirs d’armes automatiques et un barrage d’artillerie. Le sous-lieutenant Reyx est blessé et évacué. Les compagnies restent sur leur objectif jusqu’à 23 h. 30.
A 21 heures, arrive l'ordre de repli sur la coupure de la Marne. Cet ordre est transmis aux bataillons par téléphone, sauf à Boullare (le fil étant constamment coupé).
Il est porté aux unités du groupement nord-africain et aux P. C. des sous-quartiers par le capitaine Pimpaud. A ce moment le lieutenant Maldan, commandant les éléments du groupement nord-africain et le centre de résistance de Boullare, venait de rendre compte qu'il avait dû incendier son dépôt d'essence et qu’il allait être obligé d'abandonner le centre de résistance.
Le 26 e B. C. P., avec un bataillon du 235e R. I., reste sur la Grivette, pour protéger le repli de la division. L'ordre de repli sera donné à ces unités par le colonel commandant le 235e R. I.
Dans le quartier du 26e B. C. P., la journée a été beaucoup plus calme que dans celui du 66e B. C. P. en liaison avec le 260e R. I. La droite de la division paraît avoir subi le gros de l’effort

13 juin.

Le décrochage de la demi-brigade se fait, à partir de 1 h. 30, dans l’ordre suivant : compagnie de commandement, 68e B. C. A., compagnie d’engins, 66e B. C. P. Les unités quittent la position qui leur avait été assignée. Il en est de même des postes du groupement nord-africain rappelés par le commandant Ducruet. Les postes d’Antilly se replient par la ferme Saint-Ouen- sur Etavigny. Seuls, les éléments se trouvant devant Collinance ne rejoignent pas.
Au départ, la colonne est prise sur le pont d‘Acy-en-Multien, sous un tir de harcèlement de l’artillerie ennemie. Les premiers obus tuent des chevaux et brisent des voitures d'artillerie, provoquant un embouteillage indescriptible, véhicules en tout sens, roues imbriquées. La colonne risque d’être bloquée dans le village.
Le lieutenant-colonel Capdeville, s’étant porté sur le pont et l'ayant fait dégager avec les officiers et sous-officiers volontaires, la progression peut reprendre.
Au cours de la traversée du village par le 68e B. C. A., le lieutenant Jeannin et l'adjudant Lemoine sont blessés et évacués. Par suite de l'entassement provoqué par l’embouteillage du pont, des blessés affluent au poste de secours; manquant de moyens de transport, les brancardiers traîneront les blessés sur leurs voiturettes porte-brancards pendant plus de 20 kilomètres.
Le repli du 66e B. C. P. s'effectue sans incidents notoires. Cependant le capitaine Espinasse, commandant provisoirement le bataillon, attendra tard, dans Etavigny, l’arrivée de la compagnie Tisseau. Ce capitaine, bien qu’ayant reçu l’ordre de repli, par l'intermédiaire du commandant Ducruet qu’il ne connaissait pas. s’y prépare, mais n'exécute qu'après avoir reçu confirmation par deux sous-officiers qu'il avait envoyés au P. C. de son bataillon. Ce n'est qu'à 3 h. 05 qu'il quittera Antilly.
Conformément à l’ordre particulier donné par le commandant de Bardies, qui n'a pas reçu d'ordres du 235e R. I. comme il était prévu, le repli du 26 e B. C. P. se fera selon les modalités suivantes :
1° Regroupement du bataillon, sauf la compagnie hors rang (qui se replie à partir de 0 h. 15) au bois de Montrolles ;
2° Repli en deux échelons : pour le sous-quartier de Betz; d’abord les éléments de la compagnie d’accompagnement du bataillon (stationnant à Villers-Saint-Genest) à 1 heure, puis la 1ère compagnie à 4 heures.
Le repli de la compagnie d’accompagnement du bataillon s’effectue, matériel à dos, sans incident; mais les canons de 25 doivent être abandonnés ; ces canons sont rendus inutilisables ainsi que les canons de marine du groupement nord-africain et les 47 et 75 antichars.
Restée seule, dans le sous-quartier de Betz, la 1ère compagnie, aux ordres du capitaine Rosand, fait preuve d’un cran remarquable et réussit à donner le change à l'ennemi et à se décrocher sans donner l’éveil ;
3° Repli en un seul échelon pour le sous-quartier de Macquelines.
A 4 h. 45, le 26e B. C. P. est regroupé dans le bois de Montrolles. Le repli de ce bois se fait à partir de 5 heures en direction de Meaux.
Pour couvrir la marche de la division, le 26e B. C. P. disposait, pour la défense antichars, d’une batterie de 75 tractée. Cette batterie, ayant perdu sa direction, est heureusement rencontrée par l’aspirant Jeanpert, qui, non prévenu du repli, suivait en retard sur l’horaire. Il la ramène à Meaux, ainsi que la section qui lui avait été confiée et une section d’Algériens ramassés en route.
.../



Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : sam. sept. 14, 2024 8:13 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Localisation : Somme
Au cours de ce déplacement, la 2e section de la compagnie de commandement subit, dans le village de Nanteuil-le-Haudoin, à la suite d’un violent bombardement aérien, les pertes suivantes :
...

Paul Louis Gabriel GOIRRAND
Mort pour la France le 9 juin 1940 (Oise)
Né le 18 mars 1901 à Saint-Claude (Jura)
39 ans, 2 mois et 22 jours
militaire
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : bombardement
Sources : Service historique de la Défense, Caen
Cote : AC 21 P 195668



René Marie Adolphe PETIT*
Mort pour la France le 10 juin 1940 à Melun, (Seine-et-Marne)
Né le 12 décembre 1909 à Longemaison (Doubs)
Compagnie de Commandement
Mort pour la France
des suites de blessures

* Bataillon de la demi-brigade inconnu
26e, 66e, ou 68e BCP ???

8e demi-brigade de chasseurs à pied

J.O. du 17 novembre 1943 page 2956
Attribution de la médaille militaire à titre posthume
PETIT (René-Marie-Adolphe), chasseur de 1re classe, classe 1929, matricule 1304 au recrutement de Besançon : très bon chasseur, très dévoué. Cycliste de la demi-brigade, a été mortellement blessé, le 9 juin 1940, au retour d'une mission, alors qu'il se hâtait de rejoindre, en franchissant Nanteuil-le-Haudouin, soumis à un violent bombardement. A été cité.



Cordialement
Eric Abadie


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