9e régiment de zouavesMai - début juin 194016 au 19 mai 1940"
Il fallait à tout prix interdire les passages de la rivière Aisne aux engins mécaniques de l'adversaire avec nos canons anti-chars, du pont de Berneuil au pont de Fontenoy, en utilisant les pièces de la Compagnie Régimentaire d'Engins, puis celles des Bataillons et rechercher le contact au Nord de l'Ailette en utilisant les pelotons motocyclistes.
Le P.C du Régiment était installé à Montigny-Lengrain.
Je rentrai immédiatement et donnai mes ordres.
Le Lieutenant FERRANDI,
(commandant la Compagnie Régimentaire d'Engins), mit rapidement ses canons à chaque pont : Berneuil, Vic, Fontenoy.
Les motocyclistes, sous les ordres de l'Adjudant COLLET, partirent en quatre colonnes et franchirent l'Ailette. Ils poussèrent jusqu'à Laon où ils ne rencontrèrent aucun Allemand, mais recueillirent des renseignements intéressants sur l'avance et la direction des colonnes ennemies.
Le Sous-Lieutenant BRUNEL (chef des transmissions) réussi à pénétrer dans le bureau de poste de Coucy-le-Château où il brisa le central téléphonique à coups de crosse..." *
Le 17 mai à 15 heures, après quelques péripéties, le 1er Bataillon du 9e Zouaves (Commandant
LE TREIZE) arriva en gare d'Attichy où il put débarquer. Peu après ce fut au 2e Bataillon d'arriver au même endroit.
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Rapidement rassemblés, les deux bataillons reçurent l'ordre d'organiser la défense de l'Aisne.
Le 1er Bataillon : du pont de Berneuil au pont de Vic(
-sur-Aisne)
exclus.
Le 2e Bataillon : du pont de Vic au pont de Fontenoy." *
Le 18 mai, le 3e Baillon débarquait à son tour...
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Lorsqu'il arriva, le régiment n'était déjà plus sur l'Aisne; il s'était porté en avant sur l'Ailette. Le Commandant DEVÈS reçut l'ordre de gagner aussitôt Vézaponin et Epagny." *
1er Bataillon du 9e Zouaves
Le 19 mai "
au petit jour, ses unités occupaient les points d'appui désignées par mon ordre de défense. Elles bordaient le sud de canal de l'Ailette et tenaient les ponts de Champs, Quincy-Basse, de Guny-route, de Guny-voie ferrée, de Saint-Mard, de la Vallée..." *
2e Bataillon du 9e Zouaves
Au petit jour Le 19 mai "
Il tenait assez solidement les ponts de Béthancourt, de l'Ecluse, de la Vallée, de Leuilly et de Courson." *
L'arrivée de la 28e Division eut pour conséquence, le même jour, l'abandon du pont de Courson par le 2e Batallon du 9e RZ au profit du 7e B.C.A.
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Dans la matinée du 19, le 1er et 2e Bataillon, construisirent, sur les passages de l'Ailette et du canal, de solides barricades anti-chars." *
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Le 3e Bataillon, débarqué le dernier, s'était porté sur Vézaponin et Epagny.
Dès son arrivée, il avait organisé défensivement ces deux localités et y avait installé un solide bastion anti-chars." *
* Extraits de "La Randonnée du 9e Zouaves", Lieutenant-Colonel
TASSE====================================================
Le 9e Zouaves occupent des positions au centre du dispositif de la 87e D.I.A. entre le pont de Champs et celui de Guny. Le PC du régiment se trouve à Selens. les 5 et 6 juin 1940, le II/9Z occupe la partie gauche vers Champs et le I/9Z la partie droite vers Guny, de la rive sud du canal de l'Ailette que le régiment doit défendre. Le III/9Z, quant à lui, se trouve à Trosly-Loire en réserve.VOIR sur les opérations la 87e division d'infanterie d'Afrique
http://18erta1940.free.fr/87edia/87.htmMAI 1940J.O. du 14 juillet 1941 page 2950
Médaille militaire pour les militaires suivants :
TRAUTMANN (Gabriel), adjudant-chef au 9e régiment de zouaves : sous-officier énergique et plein de sang-froid. A brillamment défendu un point d'appui sur l'Ailette, le 21 mai 1940. Blessé une première fois, s'est fait panser au poste de secours et a rejoint son emplacement de combat. Atteint à nouveau, a donné à tous un bel exemple de courage et ne se laissant évacuer qu'au matin lorsque l'attaque eut diminué d'intensité.
AHUERO (Henri), zouave au 9 régiment de zouaves : zouave très courageux. S'était déjà distingué au cours des combats du 21 au 23 mai 1940. A été grièvement blessé par éclat d'obus à son poste de guetteur sur le canal de l'Aisne à l'Oise, le 1er juin 1940. Amputé de la jambe droite.
ARFI (Joseph), zouave au 9e régiment de zouaves : zouave énergique et audacieux. A été grièvement blessé, le 24 mai 1940, au cours de la défense d'un pont sur le canal de l'Aisne à l'Oise. Amputé du bras gauche.
J.O. du 21 décembre 1940 page 6205
Attribution de la Médaille militaire
La citation ci-dessous comporte l'attribution de la Croix de guerre avec palme
MERMOZ (Léon), soldat au 9e régiment de zouaves : très bon soldat, servant d'une pièce de mitrailleuse. A été grièvement blessé à son poste de combat, le 25 mai 1940, en défendant le passage de l'Ailette.
J.O. du 21 avril 1941 page 1715
Attribution de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme
DERUYCH (Marcel-Raymond), zouave au 9e régiment de zouaves : a été grièvement blessé par balle et éclat d'obus à son poste de combat, le 25 mai 1940, à Coucy-le-Château*. A été trépané.
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(département de l'Aisne)Cordialement
Eric Abadie