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| LA BATELLERIE https://www.picardie-1939-1945.org/phpBB2new/viewtopic.php?f=15&t=5000 |
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| Auteur : | ae80 [ dim. sept. 20, 2026 15:09 pm ] |
| Sujet du message : | LA BATELLERIE |
LA BATELLERIE Après la bataille de France de mai et juin 1940, la batellerie a été brutalement interrompue et désorganisée par l'invasion allemande. Sur l'Oise et sur tous les cours d'eau de Picardie, mais aussi en général sur tous ceux de la zone occupée par les Allemands, Les bombardements et la destruction des infrastructures fluviales tels que Les ponts et les écluses sont venus perturber la circulation des péniches. L’activité économique fluviale va avoir du mal à reprendre à normaliser ses activités et ce n'est que très lentement après cette épreuve qu'elle pourra redémarrer. Il serait intéressant de voir comment a pu évoluer la batellerie à Longueil-Annel, par exemple, et quel fut le devenir des bateliers pendant les années d'occupation. Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ dim. sept. 20, 2026 15:21 pm ] |
| Sujet du message : | Re: LA BATELLERIE |
LA BATELLERIE L'ANNEE 1940 LA VENTE DES CHEVAUX EN PROVENANCE DE L'ARMÉE Droit de préférence aux agriculteurs Le Directeur des Services Agricoles rappelle qu'au cours d'une séance précédente les membres de l'assemblée demandèrent que lors des ventes de chevaux en provenance de l'Armée la priorité d'achat soit réservée aux agriculteurs ayant eu des animaux réquisitionnés. Pour donner satisfaction à ces demandes, et dans le but de favoriser la reconstitution des écuries dépeuplées par les réquisitions militaires, M. le Ministre des Finances, d'accord avec M. le Président du Conseil, Ministre de la Défense Nationale et de la Guerre et avec M. le Ministre de l'Agriculture, vient d'instituer pour toutes les ventes de chevaux provenant de l'Année, un droit de préférence en faveur des agriculteurs, éleveurs, mariniers et entrepreneurs de batellerie dans les conditions suivantes : Tous les chevaux seront mis en vente par unité et tous les amateurs, sans distinction, seront admis à prendre part à l'adjudication... Sources : La Charente, édition du 12 janvier 1940 ====================================================== COMPIÈGNE Une péniche coule Le 29 janvier, vers 16 heures, le commissariat de police était informé qu'une péniche coulait sur la rivière de l'Oise, au port à charbons. Il s'agissait du bateau "Foch, propriété de l’État, amarré depuis 5 ans, qui a fait une voie d'eau, par suite du mauvais état de la coque. Le Progrès de la Somme, édition du 1er février 1940 ====================================================== RÉQUISITION COLLECTIVE DE LA BATELLERIE Paris, 31 janvier. — Le Journal officiel publie ce matin un décret aux termes duquel : L'exécution des transports sur les voies navigables constitue un service public obligatoire. Ces transports sont ordonnés, le cas échéant, par voie de réquisition, à la diligence du ministre des travaux publics et des transports. En vue de ce service est prononcée la réquisition collective de toutes les entreprises et de toutes les personnes qui concourent à l'exécution des transports sur les voies navigables ou aux opérations accessoires de ces transports et qui, à ce titre, sont mobilisées par le ministère des travaux publics et des transports. Sources : La dépêche, édition du 1er février 1940 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. sept. 21, 2026 8:59 am ] |
| Sujet du message : | Re: LA BATELLERIE |
LA BATELLERIE Le rétablissement progressif de nos voies de communications Restent les voies navigables, qui ont également beaucoup souffert, L'Office national de la navigation a procédé au dénombrement et au classement des bateaux et fait renflouer des épaves. Les résultats acquis sont nécessairement modestes, parce que nos voies à grand trafic sont celles du nord, de la région parisienne et du centre, et que beaucoup d'entre elles sont paralysées par les opérations militaires. Cette situation a obligé le gouvernement à prendre des mesures en faveur des chômeurs de la batellerie et des propriétaires de bateaux chargés immobilisés. Sources : La Dépêche, édition du 24 août 1940 ========================================================= Groupement des artisans de la batellerie sinistrée On nous prie d’annoncer à l’ensemble des mariniers sinistrés qu’un groupement est en train de se former pour la constitution des dossiers pour les dommages de guerre. Nous engageons vivement tous les mariniers sans distinction à se rendre à la permanence du groupement au Cabaret Flamand, 23, place Rihour, à Lille, où des membres dévoués se mettront à la disposition de tous pour l’élaboration des dossiers. Le groupement sera chargé de veiller scrupuleusement à l’exactitude des déclarations des dommages de guerre, ainsi les sinistrés seront certains de trouver toutes les garanties pour la défense de leurs intérêts. La première permanence fonctionne à Lille, mais nous nous efforcerons dans l’avenir de créer des permanences à Béthune, Dunkerque et Douai. En attendant, nous adressons un chaleureux appel à tous les mariniers sinistrés pour qu’ils viennent à notre permanence ou adressent leurs lettres au secrétaire, M. De Vreyer Eugène, Cabaret Flamand, 23, place Rihour, à Lille. L’élaboration des dossiers se fera tous les jours, de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures. Sources : Le Grand Écho du Nord, édition du 26 août 1940 ========================================================= AVIS A LA BATELLERIE La préfecture de la Somme communique : Les heures normales de navigation sur la rivière de l'Oise, le canal latéral de l'Oise et le canal de Saint-Quentin seront de 7 heures 45 à 19 heures 15 (heure allemande) pendant la première quinzaine de novembre. Sources : Le Progrès de la Somme, numéro 22200, jeudi 7 novembre 1940 - 259PER292 - Archives de la Somme L'EXPLOITATION COMMERCIALE DES VOIES DES VOIES NAVIGABLES Vichy, 9 novembre 1940. - le Conseil de cabinet, qui s'est tenu hier, a approuvé, sur la proposition de M. Berthelot, secrétaire d'Etat, ministre aux communications, un ensemble de textes qui tendent à réaliser une organisation nouvelle de la batellerie dont l'activité sera, à l'avenir, étroitement contrôlée et dirigée par l’État, représenté par un office national de la navigation entièrement rénové. Les mesures adoptées comportent : 1) L'institution d'un office national de la navigation ; 2) La création d'un comité d'organisation professionnelle de la batellerie ; 3) Un décret qui conférera le monopole de la traction sur les voies navigables à l'Office national de la navigation. L'ensemble des mesures ainsi arrêtées permettra de tirer de la batellerie le maximum de rendement, ce qui est particulièrement important au moment où l'économie française manque de wagons et de carburant. Sources : La Dépêche, édition du 10 novembre 1940 AVIS A LA BATELLERIE La Préfecture de la Somme communique : Il est porté à la connaissance de la batellerie les dispositions suivantes prises par M. le Secrétaire d’État aux communications en raison de la pénurie actuelle des combustibles liquides : Sur toutes les voies navigables où fonctionne la traction électrique, les automoteurs devront se faire fractionner comme les bateaux ordinaires. Sur les voies navigables où la traction électrique ne fonctionne pas, ainsi que sur les fleuves et rivières, on observera pour le ravitaillement des automoteurs en combustibles, l'ordre de priorité suivant en cas d'insuffisance des contingents alloués. D'abord, les automoteurs-citernes spécialisés dans le transport des hydrocarbures et des vins, Ensuite, les tracteurs et les remorqueurs, mais pour ces derniers, dans la mesure seulement où ils sont indispensables et ne peuvent pas être remplacés par des remorqueurs à vapeur Enfin, les automoteurs ordinaires. La mise en vigueur de ces instructions sur le canal de Saint-Quentin, le canal latéral de l'Oise et le canal latéral de la Marne entre Vitry-le-François et Condé se fera dans les conditions suivantes : A partir du 25 novembre, la traction électrique sera obligatoire sur ces canaux pour tous les automoteurs chargés affrétés postérieurement à cette date et pour tous les automoteurs vides. Dès maintenant, il ne sera plus délivrer de bons de combustibles pour naviguer sur ces canaux pour les bateaux vides, même s'ils sont en instance d’affrètement. Le Progrès de la Somme, édition du samedi 23 novembre 1940 Cordialement Eric Abadie |
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| Auteur : | ae80 [ lun. sept. 21, 2026 9:56 am ] |
| Sujet du message : | Re: LA BATELLERIE |
LA BATELLERIE Syndicat de la Batellerie artisanale Le Syndicat de la Batellerie Artisanale (S.B.A.) porte à la connaissance des mariniers sinistrés ou ayant eu leur bateau réquisitionné par les autorités françaises que : Dans le but de venir en aide aux mariniers artisans propriétaires de péniches, qui ont perdu, en même temps que leur bateau, le logement qu’ils avaient à bord, il pourra être accorde par l’Office National de la Navigation, à tout patron batelier qui fera la preuve de sa dépossession, une avance fixée au maximum à 5.000 francs, récupérable d’office sur les indemnités de réquisition, sur les indemnités d'assurance, ou sur toute autre somme qui pourrait lui être due par l'Office National de la Navigation, et même sur tous frets ultérieurs et tous biens personnels. L'avance sera faite suivant les mêmes modalités que celles déjà adoptées, pour l'aide financière à la Batellerie, tels qu'elle est déjà pratiquée par O. N N., mais avec cette précision que les avances seront payées exclusivement par la Direction de l'O. N. N., soit à la caisse du chef de la comptabilité générale, agent comptable de l'Office, soit au moyen d’un mandat administratif émis au profit de l’emprunteur. Les mariniers devront justifier de leur situation difficile. Ils adresseront leur demande, de préférence aux directeurs des bureaux d’affrètement, chargés d’enquêter sur la véracité des faits allégués. Les directeurs de ces bureaux d’affrètement adresseront immédiatement des propositions à la Direction de l'O. N. N. qui statuera sur chaque cas. En cas de décision favorable, un mandat administratif sera adressé aux directeurs des bureaux d’affrètement qui auront mission d’en faire remise aux intéressés, contre la remise par ceux-ci d’une reconnaissance de dette sur papier timbré (dont le coût est à la charge des mariniers) celle-ci devant être immédiatement envoyée à agent comptable de l’Office, avec indication du numéro du mandat. Les formules employées seront conforme au modèle établi. La preuve testimoniale de dépossession à apporter par les emprunteurs, sera faite par tous les moyens, c’est-à-dire qu’elle devra consister normalement en attestations officielles des autorités de la navigation, des officiers ministériels ou des autorités municipales. Exceptionnellement, toute autre preuve testimoniale sera admise, mais, dans ce cas, la partie prenante attestera sur l’honneur la véracité de ses allégations et le non-paiement antérieur d’une somme quelconque pour dommages subis ou réquisitions par les autorités françaises. Le Directeur de l’O. N. N. Pour plus amples renseignements, s'adresser à la permanence du S.B.A., 22, rue de Paris, ou au Bureau d’affrètement. Sources : Le Grand Écho du Nord, édition du 17 décembre 1940 |
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