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LA BATELLERIE
Le rétablissement progressif de nos voies de communications
Restent les voies navigables, qui ont également beaucoup souffert, L'Office national de la navigation a procédé au dénombrement et au classement des bateaux et fait renflouer des épaves. Les résultats acquis sont nécessairement modestes, parce que nos voies à grand trafic sont celles du nord, de la région parisienne et du centre, et que beaucoup d'entre elles sont paralysées par les opérations militaires. Cette situation a obligé le gouvernement à prendre des mesures en faveur des chômeurs de la batellerie et des propriétaires de bateaux chargés immobilisés.
Sources : La Dépêche, édition du 24 août 1940
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Groupement des artisans de la batellerie sinistrée
On nous prie d’annoncer à l’ensemble des mariniers sinistrés qu’un groupement est en train de se former pour la constitution des dossiers pour les dommages de guerre. Nous engageons vivement tous les mariniers sans distinction à se rendre à la permanence du groupement au Cabaret Flamand, 23, place Rihour, à Lille, où des membres dévoués se mettront à la disposition de tous pour l’élaboration des dossiers. Le groupement sera chargé de veiller scrupuleusement à l’exactitude des déclarations des dommages de guerre, ainsi les sinistrés seront certains de trouver toutes les garanties pour la défense de leurs intérêts. La première permanence fonctionne à Lille, mais nous nous efforcerons dans l’avenir de créer des permanences à Béthune, Dunkerque et Douai. En attendant, nous adressons un chaleureux appel à tous les mariniers sinistrés pour qu’ils viennent à notre permanence ou adressent leurs lettres au secrétaire, M. De Vreyer Eugène, Cabaret Flamand, 23, place Rihour, à Lille. L’élaboration des dossiers se fera tous les jours, de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures.
Sources : Le Grand Écho du Nord, édition du 26 août 1940
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AVIS A LA BATELLERIE La préfecture de la Somme communique :
Les heures normales de navigation sur la rivière de l'Oise, le canal latéral de l'Oise et le canal de Saint-Quentin seront de 7 heures 45 à 19 heures 15 (heure allemande) pendant la première quinzaine de novembre.
Sources : Le Progrès de la Somme, numéro 22200, jeudi 7 novembre 1940 - 259PER292 - Archives de la Somme
L'EXPLOITATION COMMERCIALE DES VOIES DES VOIES NAVIGABLES
Vichy, 9 novembre 1940. - le Conseil de cabinet, qui s'est tenu hier, a approuvé, sur la proposition de M. Berthelot, secrétaire d'Etat, ministre aux communications, un ensemble de textes qui tendent à réaliser une organisation nouvelle de la batellerie dont l'activité sera, à l'avenir, étroitement contrôlée et dirigée par l’État, représenté par un office national de la navigation entièrement rénové. Les mesures adoptées comportent : 1) L'institution d'un office national de la navigation ; 2) La création d'un comité d'organisation professionnelle de la batellerie ; 3) Un décret qui conférera le monopole de la traction sur les voies navigables à l'Office national de la navigation. L'ensemble des mesures ainsi arrêtées permettra de tirer de la batellerie le maximum de rendement, ce qui est particulièrement important au moment où l'économie française manque de wagons et de carburant.
Sources : La Dépêche, édition du 10 novembre 1940
AVIS A LA BATELLERIE La Préfecture de la Somme communique :
Il est porté à la connaissance de la batellerie les dispositions suivantes prises par M. le Secrétaire d’État aux communications en raison de la pénurie actuelle des combustibles liquides :
Sur toutes les voies navigables où fonctionne la traction électrique, les automoteurs devront se faire fractionner comme les bateaux ordinaires.
Sur les voies navigables où la traction électrique ne fonctionne pas, ainsi que sur les fleuves et rivières, on observera pour le ravitaillement des automoteurs en combustibles, l'ordre de priorité suivant en cas d'insuffisance des contingents alloués. D'abord, les automoteurs-citernes spécialisés dans le transport des hydrocarbures et des vins, Ensuite, les tracteurs et les remorqueurs, mais pour ces derniers, dans la mesure seulement où ils sont indispensables et ne peuvent pas être remplacés par des remorqueurs à vapeur Enfin, les automoteurs ordinaires.
La mise en vigueur de ces instructions sur le canal de Saint-Quentin, le canal latéral de l'Oise et le canal latéral de la Marne entre Vitry-le-François et Condé se fera dans les conditions suivantes :
A partir du 25 novembre, la traction électrique sera obligatoire sur ces canaux pour tous les automoteurs chargés affrétés postérieurement à cette date et pour tous les automoteurs vides. Dès maintenant, il ne sera plus délivrer de bons de combustibles pour naviguer sur ces canaux pour les bateaux vides, même s'ils sont en instance d’affrètement.
Le Progrès de la Somme, édition du samedi 23 novembre 1940
Cordialement Eric Abadie
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