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MessagePublié : dim. janv. 07, 2024 18:19 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:28 pm
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En feuilletant quelques archives de la presse régionale ("Le progrès de la Somme"), je suis tombé sur cet article publié dans le journal de la semaine "9 - 15juin 1940".

Quel optimisme en ce 13 juin, alors que la ligne Chauvineau a été enfoncée dans le nuit du 11 au 12, que les forces allemandes sont déjà aux portes de Paris, (déclarée ville ouverte le 11 !) et qui finira par entendre le bruits des bottes le 14 !

Fort heureusement, dixit le journaliste que l'armée française avait une méthode de combat en retraite ... et qu'elle continue à user l'adversaire.

La désinformation, l'aveuglement ou peut-être les deux.


Pièces jointes :
situation 13 juin 1940 presse régionale.jpg
situation 13 juin 1940 presse régionale.jpg [ 53.34 Kio | Consulté 6528 fois ]

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MessagePublié : lun. mars 09, 2026 18:19 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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l'"optimisme" de la presse régionale au 13 juin 1940 ...



SUR LA BASSE SEINE
On sait que les Allemands qui ont abordé la Basse-Seine ont tenté avant-hier de franchir le fleuve dans la région de Vernon hier ils ont nouveau cherché a le traverser sur plusieurs points entre Rouen et Vernon. notamment dans la région de Louviers. Leurs tentatives ont échoué, seul dans la région de Vernon où ils ont masqué leur opération à l'aide de rideaux fumigènes nous les avons aussitôt contre-attaques.

DANS LA RÉGION DE L'OISE
On signale de violents combats aux environs de Senlis. Plus à 'Est, notre ligne a effectué le repli ordonné par le haut commandement ; elle passe par Compiègne, Noyon et Soissons. L'ennemi porte principalement son effort dans la région de Vic-sur-Aisne et a pu progresser sur certains points au nord de la rivière. A La Ferté-Milon et à La Fère-en-Tardenois, la bataille est acharnée.


DANS LA RÉGION DE LA MARNE
C'est également sur l'ordre du haut commandement que nos troupes se sont repliées sur la ligne Château-Thierry-Meaux. Les Allemands semblent vouloir prendre Reims dans une tenaille. Quatre ou cinq divisions et deux divisions blindés marchent sur la ville d'Ouest en Est et du Nord au Sud. On se bat au nord sur la Retourne où nos troupes qui ont contre-attaqué, résistent l'ennemi qui n'a pu franchir la rivière.

Signalons enfin que malgré tous leurs efforts les Allemands n'ont pu briser notre charnière d'Attigny.

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LES COMMUNIQUÉS FRANÇAIS

Communiqué officiel n° 565 du 12 juin, au matin

La bataille continue.

Situation sans changement important sur l'ensemble du front. Il se confirme que la poussée de l'ennemi en direction de Reims est menée avec des moyens puissants comportant deux divisions blindés.

Communique officiel n° 566 du 12 juin au soir

La bataille est toujours aussi violente sur l'ensemble du front. De la mer à l'Oise, l'ennemi a accentué son effort sur la Seine, de Rouen à Vernon, pour agrandir la tête de pont qu'il est parvenu à établir au sud du fleuve. Il cherche à pousser dans la direction d'Evreux et de Pacy-sur-Eure, mais il est vigoureusement contenu par nos unités. Il a lancé, d'autre part, des détachements de reconnaissance, sur la rive nord de la Seine, en direction de Caudebec.
Sur l'Oise inférieure, il a pris le contact de nos troupes dans la région de Persan-Beaumont. Entre Oise et Ourcq, ses avant-gardes ont prononcé de violentes attaques dans la région de Crépy-en-Valois et de Betz.
Sur la Marne, aux environs de Château-Thierry, les masses ennemies venues du Nord ont réussi à porter des éléments sur la rive sud.
Dans la région de Reims, l'ennemi a jeté dans la bataille de nouvelles unités de chars et des unités motorisées. Tout un corps mécanique, comptant trois à quatre divisions blindées et deux à trois divisions motorisées, est intervenu dans la lutte. Devant cet assaut, nos divisions se sont repliées pied à pied, après une lutte acharnée et par ordre, vers la Montagne de Reims.
Dans le Nord-Est de Reims, les renseignements provenant de nombreux prisonniers, indiquent que l'ennemi a subi de très lourdes pertes, sous les contre-attaques de nos unités mécaniques et sous les bombardements répétés de notre aviation. Certaines de nos escadrilles sont retournées cinq fois à la bataille dans le courant de la journée.
Entre Aisne et Meuse, l'ennemi n'a pas renouvelé ses attaques.

L'Ouest-Éclair - édition du jeudi 13 juin 1940
Sources : Site Gallica de la B.N.F.


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MessagePublié : mar. mars 10, 2026 14:09 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 10:38 am
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Localisation : Somme
'"optimisme" de la presse régionale au 13 juin 1940 ...


LA BATAILLE DE FRANCE

110 DIVISIONS ALLEMANDES se heurtent à l'implacable énergie de nos troupes

La bataille redouble de violence devant la montagne de Reims et de Vernon à Rouen

DANS NOTRE MÉTHODIQUE REPLI SUR LA LIGNE DE RÉSISTANCE COMPIÈGNE-SENLIS-MEAUX-CHATEAU-THIERRY, NORD DE REIMS

NOUS INFLIGEONS A L'ENNEMI DES PERTES EFFROYABLES

Paris, 12 juin. — A la lumière des renseignements recueillis ce matin, dans les milieux militaires autorisés, la situation se présentait comme suit à l'aube du huitième jour d'une bataille dont l'intensité s'accroît d'heure en heure.
Sur tout le front, qui s'étend de la basse Seine à l'Argonne, les Allemands attaquent à peu près partout sans répit. Par contre, aucun événement particulier n'est toujours survenu, ni sur la ligne Maginot, ni sur le Rhin.
Les Allemands attachent de plus en plus de prix à une décision rapide. Ils ont jeté tous leurs hommes dans la fournaise, soit plus de 110 divisions, et tout leur matériel blindé, jusques et y compris le matériel d'instruction.
Cependant, cette bataille sans précédent par sa violence et par les moyens mis en œuvre, n'a pris jusqu'ici aucun caractère décisif. L'Allemand marque, çà et là. des progrès territoriaux, d'ailleurs dus le plus souvent à des retraites volontaires décidées par notre commandement, mais nulle part il n'a réussi à percer l'ensemble de notre système.

SUR LA BASSE SEINE

C'est le 10 juin, on le sait, que les Allemands se sont approchés de la Seine. Depuis ils ont multiplié les efforts pour franchir le fleuve et plus particulièrement hier entre Rouen et Vernon. Au cours des dernières quarante-huit heures ils ont fait porter leur pression maximum dans la région de Vernon. en direction générale de Louviers. Avec un courage acharné les troupes françaises qui tiennent ce secteur se sont opposées à ces tentatives dans toute la mesure du possible. Elles en ont arrêté un bon nombre et, sous Vernon même, lancé des contre-attaques meurtrières pour l'ennemi qui cherche à pousser dans la direction d’Évreux et de Pacy-sur-Eure.

DANS LA RÉGION DE SENLIS

On sait que, dans la région de l'Oise, le commandement a pris la décision de replier nos armées sous la ligne "Compiègne-Noyon-Sois-sons". Cette ligne est celle des avancées de Paris.
Une bataille terrible est engagée dans la région de Senlis.


DE MEAUX A CHÂTEAU-THIERRY - REIMS

Après quarante-huit heures de combats acharnés sur la ligne de la Ferté-Milon à Fère-en-Tardenois, le commandement a fait replier nos troupes sur la rive sud de la Marne, soit sur la ligne Meaux-Château-Thierry où une attaque massive a pu porter des éléments sur la rive sud de la Marne. Sur Reims, les Allemands s'acharnent à fermer une tenaille extrêmement puissante. Les combats qui se sont déroulé$ hier sur la montagne de Reims compteront parmi les plus impitoyables de cette bataille.


La Dépêche : journal quotidien - édition du jeudi 13 juin 1940


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