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MessagePublié : jeu. juil. 04, 2013 18:13 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonsoir,
Voici le récit des événements dramatiques de cette journée à Crécy-en-Ponthieu tel que le rapporte le quotidien « La Picardie Nouvelle » n° 8 dans son édition du vendredi 8 septembre 1944 sur le témoignage direct du fils du Maréchal des Logis Chef BERLE :

« L’ASSASSINAT DE SIX HÉROS A CRÉCY-EN-PONTHIEU
[...]
Le dimanche 3 septembre (1944), vers 10 h. 30 du matin, les Boches se repliaient. Déjà, ici et là, dans la commune de Crécy-en-Ponthieu, des patriotes avaient fait quelques prisonniers. C’est alors qu’on vint avertir le chef de la gendarmerie, M. Berle, que six Allemands et deux femmes se trouvaient à la sucrerie.
Il s’y rendit, accompagné des gendarmes Martinache Édouard, Patry Raymond, Bédu Albert, Delannoy Raymond, de M. Gaffet Gilbert, garagiste, et du facteur Petit Eugène, marié et père de huit enfants. Arrivant à la sucrerie, ils se heurtèrent non pas à six Allemands, mais à trente, qu’ils firent prisonniers, ainsi que les deux femmes qui les accompagnaient.
Encadrant leur prise ils regagnèrent la gendarmerie. Comme ils y arrivaient une (auto-) mitrailleuse allemande venant du centre de Crécy se mettait en position à courte distance et ouvrait le feu. Ils avaient cependant eu le temps de faire rentrer leurs prisonniers qu’ils enfermèrent dans les dépendances du bâtiment.
Alors commença le drame.
Les femmes et les enfants furent envoyés à la cave, tandis que les hommes déjà cités, auxquels s’étaient joints deux F.F.I. Jacques Mallivet, de Maison-Ponthieu, et Philippe Barnabé, de la Chaussée-Tirancourt, gagnaient leur position de combat aux fenêtres des étages et du grenier. La lutte s’engagea, bientôt inégale, puisque 150 Allemands cernaient la maison. L’héroïque petite garnison de la gendarmerie ne disposait que de quelques mitraillettes et de quelques grenades. Les munitions allaient rapidement manquer.
Voyant la situation désespérée le chef Berle, gardant un magnifique sang-froid, invitait son fils, Jacques Mallivet et Philippe Barnabé à fuir leur disant :
« ils vous considéreront comme des francs-tireurs et vous fusilleront, vous êtes trop jeunes pour mourir ainsi, je vous donne l’ordre de partir. »
Le fils Berle rejoignit les femmes à la cave, les deux autres parvinrent à s’échapper par le jardin. Lorsque toutes les munitions furent épuisées, Berle donna l’ordre à ses gendarmes de tenter à leur tour une évasion. Le gendarme Delannoy parvint, sous une grêle de mitraille, à traverser le jardin et à se cacher, mais déjà l’ennemi de ce côté resserrait son étreinte et le gendarme Bédu se réfugiait dans un grenier situé au-dessus des écuries, où étaient empilés des postes de T.S.F. Il s’étendit et se recouvrit complètement des postes qui se trouvaient là. Berle, Martinache, Patry, Gilbert Gaffet et Petit gagnèrent la cave, où se trouvait également un vieillard de l’hospice, Arthur Savreux, 68 ans, qui, tous les dimanches matin, venait scier du bois à la gendarmerie.
Alors passèrent des minutes d’épouvante. Les Allemands firent sauter la porte à coups de grenade et se répandirent dans la maison, poussant des vociférations de sauvages ; ils fouillèrent tout, brisèrent tout. Ayant délivré les trente prisonniers et les deux femmes, ils montèrent dans le grenier, où, sous les postes de T.S.F. se trouvait le gendarme Bédu, qui retenait littéralement sa respiration pour ne pas trahir sa présence. Sans penser à déplacer la pile de postes T.S.F., les Allemands redescendirent. Il était sauvé.
Pendant ce temps, Berle avait fait évacuer la cave et mis son monde dans une galerie souterraine servant d’abris. Quelques instants plus tard, les Allemands pénétraient dans la cave et y lançaient des grenades. Sentant qu’ils allaient être découverts, Berle décida de sortir et de se rendre pour éviter le massacre des femmes et des enfants. Avec une énergie et une maîtrise de soi qui le placent au sommet de ce que l’humanité peut compter de supérieur, Berle ayant embrassé sa femme et ses enfants, sortit les bras levés, alors que déjà les premiers Allemands arrivaient vers l’abri, des grenades à la main. Le gendarme Martinache, 27 ans, et le gendarme Patry, 24 ans, en soldats dépositaires des plus pures traditions de notre armée, suivirent leur chef.
Fous de colère, saouls de vengeance, les Boches se ruèrent sur les trois hommes, qu’ils terrassèrent à coups de crosse, les faisant successivement se relever pour les abattre encore. Pendant ce temps d’autres sauvages faisaient sortir de l’abri les trois hommes, les femmes et les enfants qui s’y trouvaient encore. Ils placèrent les femmes et les enfants d’un côté, et de l’autre les hommes. Devant les femmes et les petits qui pleuraient, ils armèrent leurs mitraillettes, indiquant par gestes qu’ils allaient faucher tout le monde. Une discussion d’éleva alors dans le clan des assassins. Quelques-uns, partisans d’épargner les femmes et les enfants, paraient haut et l’emportèrent. C’est ainsi que furent sauvés les femmes et les petits.
Les hommes furent conduits en file indienne, Berle en tête, son fils de 16 ans ½ fermant la marche, les mains derrière la nuque jusqu’à un hangar situé près de la sucrerie. Pendant le trajet, ces hommes ensanglantés, dont tout le corps était tuméfié ou portait des ecchymoses des coups reçus, ces vivants déjà morts, furent encore accablés de coups de pieds et de coups de crosse de mitraillette.
A proximité du hangar se trouve une fosse. Ils y firent descendre Berle le premier, celui-ci trouva encore la force de demander grâce pour ses gendarmes, disant qu’étant le chef c’est lui seul qui portait la responsabilité. Mais la horde s’abattit sur lui pour le faire taire et pour pousser au paroxysme le sadisme de leur cruauté, les Boches appelèrent le fils Berle et sous ses yeux ils exécutèrent son père d’une balle dans la tête et dans le cœur.
Ce fut ensuite le tour de Martinache ; puis de Patry, puis de de Gilbert Gaffet, de Petit, le facteur et du vieillard de l’hospice, le pauvre Arthur Savreux, si innocent. Une nouvelle discussion s’engagea entre les assassins pour savoir si le fils Berle subirait le sort de son père. Brusquement, ils le renvoyèrent pour annoncer aux femmes qu’elles étaient veuves. Et le pauvre enfant chancelant, ayant devant les yeux l’écran d’horreur de l’exécution, revint jusqu’à la maison dans laquelle les Boches avaient tiré un coup de canon, prouvant une fois de plus ce besoin inné de détruire après avoir tiré.
Tel est le drame.
Tel sont les héros.
Le fils Berle nous l’a conté, enveloppant sa douleur d’une dignité d’homme car de telles minutes mûrissent un adolescent plus vite que les années. Et pour conclure, sans pleurer, mais d’une voix presque éteinte qui sortait de ses lèvres pâles, il murmura :
« J’ai vu tuer mon père par les Allemands... c’est affreux !
»
[...]

Liste des fusillés le 3 septembre 1944 à Crécy-en-Ponthieu :
Maréchal des Logis Chef Émilien BERLE, né le 12septembre 1899 à Liéramont (80)
2ème Légion de Gendarmerie, commandant la brigade de gendarmerie de Crécy-enPonthieu
Médaille militaire, médaille de la Résistance, Chevalier de la Légion d’Honneur.
Gendarme Édouard MARTINACHE, né le 2 avril 1917 à Lapugnoy (62)
2ème Légion de Gendarmerie, brigade de gendarmerie de Crécy-enPonthieu
Gendarme stagiaire Raymond PATRY, né le 19 août 1920 à L’Étoile (80)
2ème Légion de Gendarmerie, brigade de gendarmerie de Crécy-enPonthieu
Gilbert GAFFET, garagiste, F.F.I., né le 14 mars 1904 à Crécy-en-Ponthieu
Eugène PETIT, facteur, résistant, né le 24 février 1903 à Paris (13e arrond.)
Arthur SAVREUX, pensionnaire de l’hospice, né le 1er mai 1877 à Lamotte-Buleux (80)

Cordialement
Éric ABADIE


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MessagePublié : mar. oct. 01, 2013 21:38 pm 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
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Les faits relatés dans cet article de la Picardie nouvelle du 8 Septembre 1944 ne sont pas entièrement exacts.

Il faut prendre un peu de distance avec ces récits écrits dans l'euphorie des premiers jours de la Libération... De plus cet article a servi de base à tous ceux qui ont suivi jusqu'à nos jours au cours des commémorations annuelles mais comme le point de départ contenait quelques petites coquilles (volontaires ou pas) celles-ci ont perdurés...


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MessagePublié : mer. oct. 02, 2013 9:12 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1226
Localisation : Somme
Bonjour,
La vocation de notre forum est d'apporter sa modeste contribution dans la restitution de la vérité historique concernant la période de la Seconde Guerre mondiale en Picardie.
Après avoir présenté la version du quotidien « La Picardie Nouvelle » n° 8 dans son édition du vendredi 8 septembre 1944 qui bien évidemment ne peut être que dépassée - près de soixante-dix ans se sont écoulés depuis - il serait très intéressant, pour tous ceux qui fréquentent ce forum "Picardie 1939-1945", que vous replaciez ici les éléments historiques en votre possession afin de nous faire partager vos connaissances sur cette sombre journée.
Merci d'avance.
Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. oct. 06, 2013 11:27 am 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
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Bonjour,

Emilien BERLE était mon grand-père. Je réalise depuis quelque temps un travail de mémoire autour de lui.

Par rapport à cet article, il faut relativiser et rectifier ce qui suit :

Mon grand-père avait effectivement intégré le réseau de résistance "Jeune France" de Mr SANTONI, par l'intermédiaire de Gilbert GAFFET, semble t'il. Il était, donc proche de celui-ci et d'Eugène PETIT du même réseau ainsi que de l'abbé PAPILLON de VALLOIRES appartenant au réseau OCM qui lui rendait souvent visite à la gendarmerie avec sa moto.

Le matin du 3 Septembre, les Polonais de la 1ère DB ont libéré ABBEVILLE, les Allemands se retirent en désordre et sont sous pression. Les mouvements de résistance ont reçu l'autorisation depuis 48H d'intervenir directement et de gêner au maximum les troupes qui se replient.

Il semble que 3 jeunes du village non identifiés viennent demander l'aide des gendarmes pour appréhender des allemands réfugiés dans un bâtiment de la râperie à la sortie du village à 300m de là.
Qui sont ces jeunes : des FFI ? des jeunes qui veulent en découdre et se faire des boches ? je ne le sais pas ! Pourquoi viennent-il chercher les gendarmes ? Certainement parce qu'ils connaissent leurs affinités avec la résistance locale, je suppose...
Dans un premier temps, mon grand-père refuse. Cela parait sage. En effet, des groupes isolés de quelques hommes à plusieurs dizaines ne cessent de traverser le village depuis une semaine en passant devant la gendarmerie. Le dernier en date, une dizaine d'hommes il y a moins de 2 heures !
Le ton monte et tout le monde s'engueule. Pourquoi je sais pas ! Je ne sais pas si les 3 jeunes repartent ou pas !

Mais quelque instants plus tard, mon grand-père décide d'intervenir. Pourquoi prendre ce risque énorme : je ne sais pas ?
Il y va avec les gendarmes PATRY, BEDU et DELANNOY (MARTINACHE n'y va pas. Il était en repos et reste à la gendarmerie). 2 jeunes de 18 ans "dits FFI" les accompagnent : BARNABE et MALIVET. Faisaient-ils partie des 3 intervenue à la gendarmerie : je ne sais pas !
Il n'y a pas GAFFET ni PETIT. GAFFET semble s'être réfugié dans une ferme au Nord du village depuis quelque jours suite à l'avertissement d'une dénonciation (en cours de vérification). PETIT est parti à sa rencontre depuis le matin et n'est donc pas là non plus.

Dans le bâtiment, les gendarmes armés de leur unique pistolet de dotation de modèle 1892 les surprennent et les appréhendent. Ils sont 12 allemands dont un officier qui se rendent sans résistance. Les gendarmes les désarment, les encadrent et les ramènent vers la gendarmerie pour les enfermer. Ces allemands semblaient très fatigués (Témoignage de Philippe BARNABE que j'ai rencontré en 2008). Sans information contradictoire, il pourrait s'agir vraisemblablement de l'un de ces groupes isolé fuyant l'avance allié en provenance d'ABBEVILLE appartenant à la 226 ID.

Pour l'instant, j'interrompt là mon récit que je reprendrai un peu plus tard...


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MessagePublié : dim. oct. 06, 2013 18:43 pm 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
Je reprends le cours de mon récit :

Conformément à plusieurs témoignages, les troupes qui refluaient vers le Nord à ce moment là étaient majoritairement assez désemparées, fatiguée. Certains isolés se rendaient facilement à la population ou offraient peu de résistance trop heureux de ne plus poursuivre cette guerre... Le fait, aussi, que ces troupes n'étaient pas non plus à la pointe de l'armée allemande mais plutôt des unités subalternes. Donc, il n'était pas étonnant de trouver dans le village quelques prisonniers de quelques heures enfermés par ci par là dans des caves...

Arrivés au niveau de la gendarmerie, les gendarmes et leurs 12 prisonniers furent aperçus par un autre groupe d'allemands qui refluaient , en train de traverser le village à quelques 300m d'eux !
Les gendarmes enfermèrent rapidement leurs prisonniers dans leur cellule de sûreté et s'enfermèrent dans la gendarmerie.
Les allemands furent rapidement plus nombreux par l'appoint de nouveaux arrivants et commencèrent à cerner la gendarmerie.
Ces allemands n'étaient aucunement motorisés. Certains étaient à vélos et selon les témoignages étaient ni plus ni moins que ceux qui évacuaient depuis quelque temps (probablement des éléments de la 226 ID en provenance d'Abbeville qui ne s'étaient pas rendus aux polonais).
C'était l'heure de la messe et des paroissiens qui s'y rendaient furent effectivement étonnés de voir une mitrailleuse installée à un carrefour en amont de la gendarmerie !

Mon grand-père entrepris de se barricader et envoya les femmes et les enfants dans un abri au sous-sol de la gendarmerie.
Après cela, il remonta, demanda à ces hommes auquel s'était joint désormais MARTINACHE de prendre position au 2ème étage et ordonna aux deux jeunes BARNABE et MALIVET ainsi qu'à son fils ainé de fuir par l'arrière pour leur éviter une mort certaine en cas de reddition.
Les deux jeunes purent s'enfuir mais mon oncle âgé de 16 ans courut rejoindre son petit frère et sa mère au sous-sol.
C'est en descendant l'escalier vers le sous-sol, qu'il entendit quelqu'un descendre celui des étages 4 à 4... Il remonta et aperçut DELANNOY qui s'enfuyait également par l'arrière.

J'interrompt une nouvelle fois mon récit momentanément...


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MessagePublié : dim. oct. 06, 2013 21:07 pm 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
Je reprends le cours de mon récit :

En 2008, j'ai rencontré Philippe BARNABE (82 ans) qui me confirma que mon grand-père lui avait sauvé la vie en lui permettant de se sauver de la gendarmerie. Il est décédé en décembre 2008.

A ce moment là, il est difficile de savoir ce qui s'est passé dans le niveau supérieur de la gendarmerie. Les hommes qui restent vont mourir hormis BEDU et ne pourront apporter aucun témoignage. Ma grand-mère est au sous-sol avec ses 2 fils et les épouses et enfants des autres gendarmes. BARNABE et MALIVET purent s'échapper. DELANNOY semble être parti de sa propre initiative très tôt. Il sera le gendarme qui réalisera le procès-verbal de cet événement mais il n'était plus présent à partir de cet instant ! BEDU put se cacher dans une dépendance à l'arrière de la gendarmerie car il prit l'initiative de quitter également celle-ci mais certainement un peu plus tard que DELANNOY parce qu'il n'a pas été vu par mon oncle et n'a pu aller plus loin parce que la gendarmerie était désormais encerclée !

Les 3 gendarmes qui restent (BERLE, PATRY et MARTINACHE) ne peuvent pas véritablement tenir le siège ! Ils n'ont que leurs révolvers de service avec chacun 6 balles et les armes prises sur les 12 prisonniers ! Autour de la gendarmerie, les allemands tirent et arrosent copieusement toutes les fenêtres de la façade. D'ailleurs MARTINACHE était remonté dans le logement de BEDU pour redescendre sa belle-mère au sous-sol qui avait été oublié juste avant que les allemands n'explosent les fenêtres !
(témoignage de mon oncle).

Les choses ne pouvaient manifestement durer très longtemps ! Il est peu probable comme l'affirme DELANNOY que mon grand-père ait proposé le choix à ces hommes de la fuite ou de la résistance !
BERLE est resté parce qu'il était le chef et qu'il avait la responsabilité de cette situation et qu'il avait sa femme et ses 2 fils au sous-sol. J'imagine que PATRY et MARTINACHE sont restés près de leur chef parce principalement leurs femmes étaient au sous-sol ainsi que le fils de PATRY âgé de 2 ans.
DELANNOY et BEDU choisirent de quitter les lieux de leur propre initiative très tôt et cela leur sauva la vie. BEDU abandonna sa belle-mère et son bébé ! Sa femme n'était pas présente ce matin là !
Je ne sais pas encore pour l'instant si DELANNOY avait un membre de sa famille au sous-sol !


J'interrompt une nouvelle fois mon récit...


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MessagePublié : sam. août 30, 2014 15:47 pm 
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Inscription : jeu. août 28, 2014 21:19 pm
Messages : 2
bonjour,
J'attends la suite avec impatience..............


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MessagePublié : mar. sept. 30, 2014 7:51 am 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
La suite viendra mais un peu plus tard...

Mon enquête a progressée et la découverte de faits nouveaux me permettent de préciser certaines choses et m'obligent à modifier quelque peu le cours de mon histoire...

L'étude de la poussée alliée lors de cette semaine fatidique, son organisation et le parcours de ces différentes composantes d'une part, et l'étude et la recherche plus difficile des unités allemandes retraitant dans le secteur, de leurs spécificités et de leurs missions d'autre part sont incourtournables pour la compréhension de l'ensemble.

Egalement j'ai recensé les exactions commises dans la même période sur le parcours de ces unités. J'ai découvert ensuite l'existence du centre d'archives de la Justice Militaire du BLANC dans l'Indre où existe un dossier d'instruction pour la plupart de ces affaires.

J'ai pu obtenir l'autorisation de consultation de ces dossiers dont celui de CRECY (Instruction ouverte le 8 Aout 1945 part le TM de LILLE et refermé par une ONL le 26 Avril 1949 par le TM de METZ). Tout cela prend beaucoup de temps et je n'ai pas terminé...


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MessagePublié : lun. févr. 09, 2015 16:29 pm 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
Voici ma synthèse des événements tragiques du 3 Septembre 1944 de CRECY en PONTHIEU après la consultation d'archives, la réception de témoignages, l'aide de spécialistes éclairés et de livres...

http://www.39-45.org/viewtopic.php?f=33 ... 28#p528828


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MessagePublié : mer. févr. 24, 2016 23:09 pm 
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Inscription : mar. févr. 01, 2011 12:52 pm
Messages : 432
Localisation : CAGNY 80
Salut,
Je suis tombé sur ton article dans le bulletin N°12 de l'association Centre de Mémoire Somme Résistance et Déportation :)
Chapeau, beau témoignage.

Un résumé des événements de Crécy,
Je suppose que tu l'as reçu par mail ?

A+

_________________
Nicolas BERNARD
nicolasbernard4@gmail.com


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MessagePublié : jeu. févr. 25, 2016 9:37 am 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
Bonjour,

Non j'ai rien reçu !


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MessagePublié : jeu. févr. 25, 2016 15:08 pm 
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Inscription : sam. juin 29, 2013 13:05 pm
Messages : 174
Merci Nicolas

Grâce à toi, j'ai pu visionner l'article. Malheureusement il est incomplet ! Il y a bien le préambule, la reprise de l'article dans la Picardie Nouvelle de 1944 mais il manque ma conclusion après !!!

Par contre, j'ai vu également l'article relatif aux 11 martyrs de la maison Coulombel à Abbeville ! Je juge cet article approximatif et erroné sur plusieurs points ! Je vais devoir ouvrir un fil ici pour être plus près de la réalité !!! :(


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