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MessagePublié : dim. mai 19, 2013 11:17 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour à tous,
La Picardie n'est pas restée indemne quant à l'arrestation puis à la déportation de Juifs, habitants de notre région. Le 4 janvier 1944 cinquante et un Juifs vont être arrêtés par la police ou la gendarmerie française avant d'être dirigés vers Drancy.
Le Courrier Picard avait consacré une étude sur ce sujet ignoré, sous la plume de Georges Charrières, dans son édition des 7, 8 et 9 mai 1993. Ce journaliste déplorait, à l'époque, qu' "un journal est par définition un produit éphémère".
Il était donc important pour la compréhension de la Seconde Guerre mondiale en Picardie de replacer ici, sur notre forum, cet épisode douloureux et méconnu.
Cordialement
Éric Abadie


La rafle inconnue des Juifs picards
Le 4 janvier 1944, dans l’Oise et la Somme, 51 Juifs étaient arrêtés par la police de l’État français. Envoyés à Auschwitz, ils n’en sont pas revenus. Un épisode dramatique passé inaperçu.

Le 4 janvier 1944, probablement sur sa propre initiative, la police de Vichy arrêtait dans la Somme et l’Oise 51 juifs. Les personnes arrêtées, femmes, hommes, enfants et vieillards étaient immédiatement transférées vers le camp de Drancy en région parisienne et non vers celui de Royallieu, à côté de Compiègne, dans l’Oise.
Le 20 janvier 44 la plupart des internés étaient entassés dans un train qui les conduisait à Auschwitz. La plupart ne sont jamais revenus.
Etonnamment, cet aspect de l’histoire semble avoir été totalement occulté . D’abord parce que ceux qui, fonctionnaires de police zélés, y ont participé ne s’en sont pas vantés. Ensuite parce qu’il semble bien que cette opération ait été organisée avec une extrême discrétion.
Les arrestations, qui ont eu lieu pendant l’occupation, ont toujours eu des témoins qui, après la guerre, ont raconté ce qu’ils ont vu.
L’opération du 4 janvier 44 s’est probablement déroulée sous forme d’une banale opération de police. Certaines familles qui étaient connues grâce aux lois antijuives du gouvernement de Vichy, ont même peut-être tout simplement été convoquées au commissariat.
« Prenez votre argent ou vos valeurs avec vous », leur a-t-on conseillé. Les policiers qui gardaient le camp de Drancy ont ainsi pu directement se payer de leur immonde travail
Le temps est passé depuis le 4 janvier 44 et les martyrs juifs picards sont tombés dans l’oubli.
Aujourd’hui, nous publions les noms de Louise Levy, Leib Breiman, Elise Paliencia et de beaucoup d’autres.
Mais un journal est par définition un produit éphémère.
Au 17, rue Geoffroy-l’Asnier à Paris, au mémorial juif, se trouve une simple crypte. Les noms de la plupart de ceux qui sont morts dans les camps y sont gravés.
Les Juifs picards déportés à Auschwitz n’ont jamais eu de sépulture, leurs noms ne figurent nulle part. Il suffirait de quelques francs pour que, comme leurs frères martyrs, ils gardent pour l’éternité sur quelques centimètres de pierre, leur place dans le souvenir.

Georges Charrières

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Ordreréquisitiongendarmes04011944.jpg
Ordreréquisitiongendarmes04011944.jpg [ 21.52 Kio | Consulté 5678 fois ]

Ordre de réquisition par le préfet de la Somme de gendarmes pour le transfert de prisonniers à Drancy, 4 janvier 1944 [22x14 cm Arch. dép. de la Somme, 26W54] in Un département dans la guerre T&D sur la Somme CRDP Académie de la Somme 1997, page 51.

Le convoi 66
Tous ceux, femmes, hommes et enfants qui ont été arrêtés en Picardie le 4 janvier 1944 ou le lendemain sont restés quinze jours à Drancy. Le 20 janvier, ils ont formé le convoi 66 et se sont retrouvés dans les wagons d’un train de transport de bestiaux qui les a conduits au camp de la mort d’Auschwitz.
632 hommes, 515 femmes et 221 enfants de moins de 18 ans composaient le convoi. Lors de l’arrivée dans le sinistre camp de la mort ont été laissés en vie provisoirement : 236 hommes qui portaient les matricules de déportés 172611 à 172846, 55 femmes qui portaient les matricules 74783 à 74797 et 74835 à 74874.
Tous les autres déportés et tout particulièrement les enfants, les personnes âgées, les femmes et les hommes en mauvaise santé furent immédiatement exterminés dans les chambres à gaz.
Lorsque le camp d’Auschwitz fut libéré en 1945 il n’y restait plus que 47 survivants dont 15 femmes.
Les autres, tous les autres dont les « passagers » du convoi 66 sont morts victimes de la barbarie nazie.
Georges Charrières

Les carnets de la honte
Méticuleusement les autorités françaises remplissaient, lors de l’arrivée des déportés au camp de Drancy, un petit calepin sur lequel un fonctionnaire inscrivait le nom de la personne qui se trouvait devant lui, son adresse et l’argent ou les bijoux qui avaient été trouvés lors de la fouille.
Les renseignements obtenus étaient copiés en double exemplaires dont un était remis au déporté. Ultime cynisme vis-à-vis des femmes, des hommes et des enfants dont les fonctionnaires du sinistre régime de Pétain savaient bien qu’ils ne reviendraient jamais.
Cécile Redlich avaient 15 ans lorsqu’elle a été arrêtée à son domicile au 15 route d’Albert à Amiens. 1905 francs ont été trouvés sur elle. Elle a été gazée dès son arrivée au camp d’Auschwitz.
Nous ne devons pas la publication de cette liste aux archives départementales de l’Oise ou de la Somme mais au Centre de Documentation et d’Histoire Juive Contemporaine 17 rue Geoffroy L’Asnier à Paris, et au conservateur des archives, M. Jacobsen que nous remercions ici.
Le centre conserve précieusement des milliers de documents se rapportant au martyr du peuple juif.
On y trouve notamment les carnets de fouilles, la liste des occupants des trains qui ont conduit les déportés vers les camps de la mort et le nom des déportés arrivés dans les camps.
Les noms des Juifs picards arrêtés le 4 janvier 1944 figurent dans les carnets de fouille 48, 49, 50 et 51.
Des petits carnets comme ceux, qu’utilisaient autrefois les épiciers pour faire leurs comptes...

Georges Charrières
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Tableauarrestations.jpg
Tableauarrestations.jpg [ 41.06 Kio | Consulté 5678 fois ]

Document extrait des carnets dressés au camp de Drancy in Courrier Picard 7/8/9-5-1993 page 15


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MessagePublié : lun. mai 20, 2013 16:10 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonsoir,

Les articles de Georges Charrières restent évasifs quant aux commanditaires de cette rafle. S’agit-il d’un ordre émanant de l’autorité allemande ou d’une initiative de l’État français de Vichy ?
L’ordre de réquisition, daté du 4 janvier 1944, montre à l’évidence que cette opération avait été planifiée avec une collaboration étroite entre la police française sous la coupe de Vichy et la Sicherheitspolizei (basée à Saint-Quentin).
Au plus haut sommet de l’État français se trouve Pierre Laval. « Pour lui, les Juifs représentent avant tout une monnaie d’échange. D’où son idée, en livrant les Juifs étrangers, d’obtenir des concessions en faveur des Juifs français. D’où également sa politique consistant à apporter le concours de la police française aux arrestations et aux rafles en vue de s’assurer des contreparties dans les négociations avec l’occupant et d’affirmer la souveraineté de son gouvernement aussi bien sur la zone occupée que sur la zone libre.
Tel est le sens de l’accord signé le 2 juillet 1942 entre le général SS Oberg, commandant la police et le SD allemands en France, et René Bousquet, secrétaire général à la Police dans le gouvernement Laval : un accord qui instaure une collaboration poussée des deux polices en matière de politique antijuive et qui, pour les Allemands, représente à la fois économie de moyens et gage d’efficacité dans la réalisation de leurs plans. » (François et Renée Bédarida, La persécution des Juifs, in La France des années noires, tome 2.)
Cette politique illusoire du gouvernement de Vichy – d’une soit-disant « souveraineté nationale » - pousse ce dernier à demander aux Allemands que la police française agisse seule dans sa lutte contre « les terroristes, les Juifs, les gaullistes et les agents de l’étranger ». En avril 1943, Bousquet et Oberg passent des accords pour confirmer ce principe.
Cependant le 4 janvier 1944, les polices françaises et allemandes semblent bien agir de concert comme le laisse à penser le témoignage de Ginette Schulhof, parue dans les colonnes du Courrier Picard le 5 janvier 1994.

Ginette(1), juive rescapée de la rafle d’Amiens

Nous sommes le 4 janvier 1944, à 6 heures du matin. Des coups résonnent à la porte de la maison de la famille Schulhof, au 14, rue Albéric-de-Calonne, à Amiens.
Raymond Schulhof, 45 ans, Lucie, sa femme, 42 ans, leurs enfants, Ginette, 20 ans, Jacqueline, 17 ans, Pierre, 10 ans, et leur fils adoptif, Georges Hirsch
(2), 9 ans, Louise Lévy, 71 ans, la grand-mère des enfants, sont réveillés en sursaut. Raymond se précipite à la porte tandis que sa femme pousse Ginette, Jacqueline et Pierre vers une chambre du premier étage où elle ouvre une fenêtre en leur ordonnant de prendre la fuite.
Les trois enfants, après avoir marché sur les toits, se retrouvent dans un terrain vague avant de prendre la fuite dans les rues d’Amiens. Ils ne reverront plus jamais leurs parents.
Pendant ce temps, les soldats nazis arrêtent Raymond, Lucie Louise et le petit Georges. Entassés à l’arrière d’un camion militaire ils sont transférés à la Feldgendarmerie, rue des Jacobins à Amiens, à l’endroit où se trouve l’actuelle gendarmerie.
L’après-midi même, ils sont conduits au camp de Drancy, soigneusement gardé par les gendarmes du régime de Vichy. Ils y resteront quinze jours avant de former, avec d’autres, le convoi 66. Dans des wagons à bestiaux, ils seront transportés au camp de la mort d’Auschwitz le 20 janvier 1944. Raymond, Lucie, Louise et Georges ne rentreront pas du camp de concentration où ils ont probablement été gazés dès leur arrivée.
Raymond travaillait à Amiens pour une agence immobilière, Lucie sa femme, élevait ses enfants en compagnie de Louise leur grand-mère.
Le petit Georges
(2) n’avait que 9 ans. Fils d’un couple de résistants autrichiens, il avait été transféré par les nazis à Amiens où sa mère était internée. Les Allemands l’avaient confié à la famille Schulhof.
[...]
Georges Charrières

(1) Ginette Schulhof-Hirtz a écrit un livre en 1985 intitulé « Les hortillonnages sous la grêle» aux éditions du Mercure de France. [Titre du livre rectifié]
(2) Georges HIRSCH, né le 6 septembre 1934 à Vienne (Institut Yad Vashem), était le fils d’IRMA-ROSE HIRSCH, résistante autrichienne et juive. Domiciliée au n° 46 rue Le Nôtre, Irma-Rose fut détenue à la prison d’Amiens en 1943 puis internée à Drancy avant d’être déportée à Auschwitz par le convoi n° 64. Elle avait 33 ans.

Voir aussi :
http://amiens.fr/fileadmin/user_upload/ ... i_2011.pdf
Arch. dép. de la Somme
UNE FAMILLE AMIÉNOISE VICTIME DE LA SHOAH : ARCHIVES DE LA FAMILLE SCHULHOF-LÉVY.
http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011355834693ihykiu
http://archives.somme.fr/ark:/58483/a01355836479UIGNBV
http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011355822504ygedbs



Cordialement
Éric Abadie


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MessagePublié : lun. mai 20, 2013 17:22 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:35 pm
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Bonjour

Merci pour cette évocation de cette rafle à travers la presse. Une petite correction : le litre du livré mentionné en note est Les hortillonnages sous la grêle (Histoire d'une famille juive sous l'Occupation) l'auteur est Ginette Hirtz et il y a eu une parution en 1982

Une interview et quelques précisions dans Amiens mémoire n°4:

http://fr.calameo.com/read/001202835d1dc5f5b0e7c

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MessagePublié : lun. mai 20, 2013 18:01 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Merci Marc pour ce correctif.
Effectivement, j'ai suivi les indications du reporter du Courrier picard qui étaient incorrectes.
Ginette Hirtz, née Schulhof, faillit retomber dans les mains des Allemands une seconde fois mais fut sauvée par un cheminot anonyme :
En 1944, "je voulais rejoindre Doullens pour voir le docteur Ponthieu dont on disait qu'il avait des informations sur les déportés.", raconte-t-elle.[...] Dans son livre sur la vie d'une famille juive sous l'Occupation à Amiens, le passage d'Albert prend deux pages et un poème. Aussi bref que cet instant où tout a pourtant bien failli basculer. "Il y a eu un sabotage, on est descendu du train gare d'Albert. Les Allemands ont tiqué sur mes papiers. Le tampon avait été fait avec une pomme de terre !" Provocation, inconscience, elle a aussi dans ses affaires un livre en anglais, "sans rien savoir sur mes parents, je ne pouvais rester sans rien faire. C'était un état névrotique." Les deux hommes de la Wehrmacht l'entraînent dans un bureau, ils interrogent, frappent.
On écoute Ginette Hirtz. Mince, ses yeux bleus sont grands ouverts. On y devine la jeune fille de 1944. "Ils ne voyaient pas une juive. Jeune, dynamique, j'ai dit que j'allais voir un fiancé mais ils veulent que j'appelle mes parents. J'ai dit qu'ils n'avaient pas de téléphone. Rien n'y fait."
Le cheminot n'est pas loin. Il aura peu de temps pour se décider. On ne saura jamais ce qui l'a poussé à le faire. Peut-être était-il résistant ? peu importe, alors que les Allemands quittent la pièce pour téléphoner, il fonce "et m'emmène vite. On sort de la gare et on se retrouve chez lui."
Là, elle lui livre son identité, son histoire. Dans le contexte, là encore une prise de risque. Il ne dira rien. "Il m'a réveillée tôt le matin pour le train de marchandises vers Doullens." D'où elle ne ramènera que le nom polonais d'Auschwitz, "je savais qu'ils étaient à Oswiecim", souffle-t-elle. [...]
"Cet homme illustre cette résistance cachée" insiste-t-elle.
Extrait de l'article de David Vandevoorde "Cheminot, Juste anonyme" in Courrier Picard du lundi 27 avril 2009

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MessagePublié : ven. mai 24, 2013 16:20 pm 
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Bonsoir,
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Voici la première de couverture du livre de Ginette Hirtz paru en février 1982
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MessagePublié : ven. mai 24, 2013 16:38 pm 
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Bonsoir,
Dans l'édition du Courrier Picard datée du 5 janvier 1994 figurait un encadré intitulé "La mémoire en héritage"
Parmi les cinquante et un Juifs picards arrêtés le 4 janvier 1994 par les Allemands, plus de trente étaient des habitants de l'Oise. Parmi eux, un couple d'enseignants beauvaisiens sans histoire, Gaston et Marguerite Cahen
Après avoir été directeur-fondateur de l'Institut français de Sofia, Gaston Cahen avait été nommé professeur d'histoire à Beauvais. Un poste qu'il a occupé de 1926 à 1936 au Lycée Félix-Faure, mais, atteint de cécité, il avait pris une retraite anticipée. il habitait rue de Montcapron., pas très loin de l'établissement, avec son épouse, Marguerite Lazard, institutrice. Une maison qui a aujourd'hui disparu, car elle se trouvait à l'emplacement où a été réalisé le souterrain reliant le quartier Argentine au centre-ville. Une rue de Beauvais, la rue Gaston-et-Marguerite-Cahen, rappelle non loin de là, la mémoire de ces deux victimes de la déportation : le 4 janvier 1944, ils ont été arrêtés à leur domicile. Lui avait 67 ans, elle en avait 51. Internés à Drancy, ils ont été dirigés, par le convoi 66, vers le camp d'Auschwitz, pour y être gazés.
Leur fils, Pierre-Louis Cahen, qui était alors âgé de 23 ans, était entré dans la résistance, et avait
(été) pris dans le maquis de la région de Toulouse. Il n'a pas voulu laisser ce douloureux anniversaire, le cinquantième, sans rien faire. Il a fait publier dans le carnet du journal "Le Monde" daté du 4 janvier un avis rappelant qu'après la rafle dont ont été victimes ses parents "pour le seul fait d'être juifs", il "n'a pour héritage que sa seule mémoire.
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Dans un ouvrage Françoise Rozensweig a écrit sur ce sujet : Les persécutions contre les juifs dans l'Oise 1940-1945, http://www.cndp.fr/crdp-amiens/cddpoise ... -1945.html
(Merci Frédéric pour cette précision)
Ce livre se penche plus sérieusement que je ne pourrais le faire sur ce problème. Je n'ai pas eu l'occasion de le consulter.

Cordialement
Éric Abadie


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MessagePublié : sam. mai 25, 2013 10:30 am 
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Bonjour,

Le 4 janvier 1944, la Gestapo se rend au 41, avenue de Coucy à Soissons. Là vit la famille Gochperg. La mère Pauline Gochperg et ses deux enfants ainsi que le petit Maurice Wajsfelner :
"Pauline Gochperg n'était pas juive. Son mari l'était. Il avait été arrêté par la police française lors de la rafle du 17 juillet 1942 et déporté par le convoi n°12 du 29 juillet 1942 et assassiné à Auschwitz. Sa femme resta seule avec ses deux enfants : Albert et Nelly. Elle accueillit aussi Maurice Wajsfelner dont les parents avaient été déportés en 1942".
La gestapo "vient arrêter les enfants juifs qui s'y trouvent : Albert Gochperg, né en 1935, n'a pas encore 9 ans ; sa petite sœur, Nelly, née en mars 1940, n'a pas encore 4 ans ; Maurice Wajsfelner a 10 ans.
La mère non-juive va accompagner ses enfants. On la retrouve au camp de Drancy, le 20 janvier 1944. Elle est fouillée à l'arrivée et on la dépouille des quelques francs qu'elle a sur elle : 330 F
."
Ces informations sont tirées du site :
http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/fouille.htm

Il semble bien que la rafle du 4 janvier 1944 soit plus générale et dépasse les frontières de la Picardie. Ce même jour, d'autres Juifs sont arrêtés en Bretagne et dans les Ardennes.
Deux cent cinquante Juifs des Ardennes, dont 224 travailleurs agricoles juifs de la W.O.L. (Wirtschaft Ober Leitung « Direction Générale de l'Agriculture » ), organisme du Reich chargé du pillage économique des zones occupées dites « réservées » ou « interdites »dans les Ardennes, sont arrêtés alors avant d'être transférés vers Drancy.
En Bretagne, le 4 janvier 1944, nouvelle rafle au cours de laquelle sont arrêtées les familles : Bercu, à Livré-sur-Changeon, Garzuel, à Vitré, Viel, à Dinard.
http://memoiredeguerre.pagesperso-orang ... racial.htm

Quelle zone géographique cette rafle englobait-elle réellement ? Une grande moitié nord de la France ?

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MessagePublié : dim. mai 26, 2013 17:47 pm 
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Bonsoir,
Article intéressant du Courrier Picard publié le 9 mai 2011 intitulé :
En mémoire d'une petite brunette
Un square en hommage aux déportés de la rafle du 4 janvier 1944 est inauguré aujourd'hui. Un ancien prof d'histoire cherche à savoir qui était une d'entre eux: Cécile Redlich, 15 ans.
Sa photo était là. En visite avec des élèves de la Sainte-Famille en décembre dernier à Auschwitz-Birkenau, le plus grand camp d'extermination nazi en Pologne, Claude Watteel se retrouve nez à nez avec la photo de Cécile Redlich, accrochée au mur couvert de photos d'enfants du pavillon français. «J'ai eu un choc, une grande émotion », confie le prof d'histoire géo, à la retraite depuis le mois de septembre.
Pour rendre son cours plus vivant, « pour lui apporter un peu de chair et de sang », Claude Watteel avait pris l'habitude de sortir un article du Courrier Picard daté de 1993 et consacré à la rafle du 4 janvier 1944. La liste de la cinquantaine de Juifs arrêtés ce jour y est publiée.
Le premier nom est celui de Cécile Redlich, une adolescente juive de 14 ans arrêtée à Amiens et déportée à Auschwitz par le convoi nº66 du 20 janvier 1944. «Je me souviens parfaitement avoir dit à mes élèves : derrière chaque nom, il y a une vie qui a été supprimée, avec son histoire, ses projets, ses espérances. Qui était Cécile Redlich. Comment était-elle, que voulait-elle faire de sa vie ? ».
La visite à Aushwitz aura été l'élément déclencheur. Claude Watteel entreprend des recherches sur Cécile. Il surfe sur internet et consulte différents sites consacrés à la déportation, en particulier celui du Mémorial de la shoah à Paris. Il se rend aussi aux archives départementales et municipales, où il croise des personnes de bonne volonté qui lui donnent un coup de main. Sa dernière trouvaille est l'acte de mariage des parents de Cécile. «Un document que j'ai obtenu jeudi au service de l'état civil de la mairie ».
Les parents de Cécile étaient tous les deux d'origine polonaise. ZELMAN et GITLA* se sont donc mariés à Amiens en 1928. Lui était brocanteur, puis marchand forain. Elle était tricoteuse. Ils ont habité rue Saint-Germain, puis rue du Marché lancelles et enfin rue Cotrelle-Maisant où ils ont été arrêtés en juillet 1942. Ils ont été déportés. «Mais je n'ai pas de photos d'eux. Il n'y a rien au Mémorial de la shoah », regrette Claude Watteel.
Placée par l'assistance publique chez ses voisins, la famille Waerterloot-Dumont après l'arrestation de ses parents, Cécile sera donc arrêtée route d'Albert le matin du 4 janvier 1944. Elle a été déportée de Drancy à Auschwitz par le convoi 66 le 20 janvier et gazée à son arrivée le 23 janvier.
Claude Watteel cherche des personnes qui l'ont connue. «La fille de la famille d'accueil est décédée en mars 2009. elle l'avait sans doute connue ». La piste s'arrête là. En tapant tout simplement le nom de Cécile sur Google, il est rentré en contact avec une ancienne camarade de l'école primaire supérieure de filles, qui se trouvait rue Puvis de Chavannes. Une autre camarade de Cécile lui a téléphoné. «Elles se rappellent d'une petite brunette ». Mais Claude Vatteel voudrait en savoir plus. Il a conscience qu'il joue une course contre le temps. Les témoins de l'époque disparaissent peu à peu. « Il ne reste plus que 15 anciens déportés dans le département, les souvenirs s'éloignent et puis, il y a des choses dont on ne veut pas trop se rappeler
».
ESTELLE THIÉBAULT

Voir l'article d'Estelle Thiébault dans son intégralité :
http://www.courrier-picard.fr/courrier/ ... e-brunette

* et non Raymond et Lucie comme il est indiqué dans l'article d'E.T.

Cordialement
Éric Abadie


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MessagePublié : ven. janv. 03, 2014 14:23 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,
A l'occasion du triste anniversaire de la rafle, demain 4 janvier, voici un lien vers les recherches effectuées par Claude WATTEEL, ancien professeur d'Histoire-Géographie, sur une des jeunes victimes de ce drame Cécile REDLICH, âgée de 14 ans, en 1944.
http://www.combattantvolontairejuif.org/118.html
Voici un extrait de cet article :
[...]
"Fin novembre 2010 avec deux collègues du lycée, j'ai pu accompagner un groupe d'élèves à Auschwitz-Birkenau. Nous avons passé une journée entière sur le site. Au cours de la visite, nous sommes entrés dans le block 20, devenu Pavillon français. Le bâtiment est consacré aux victimes françaises du génocide et l'une des salles a ses murs totalement couverts de photographies d'enfants. Et c'est ainsi que je me suis retrouvé nez à nez avec la photo de Cécile, parmi des centaines d'autres. Quel choc et quelle émotion! Au bas de la photo, une inscription mentionne les parents de Cécile, déportés eux-mêmes en 1942, à des dates différentes.
Cécile REDLICH avait 14 ans. Elle a été été déportée par le convoi n°66 du 21 janvier 1944. Son père été déporté par le convoi n° 12 et sa mère, Gitla par, le convoi 42
De retour à Amiens, je me suis lancé dans les recherches sur la famille REDLICH. Je me suis rendu plusieurs fois aux Archives départementales. J'ai pu glaner divers renseignements sur les parents, d'origine polonaise. J'ai recueilli sur Internet le témoignage d'une camarade de classe de Cécile. Elle a fréquenté l'École Primaire Supérieure de Filles, rue Puvis de Chavannes à Amiens. D'autre part, j'ai appris qu'après l'arrestation de ses parents Cécile avait été confiée à l'Assistance Publique et recueillie par ses anciens voisins au 79, route d'Albert jusqu'à sa propre arrestation le 4/01/1944.
Enfin, "Mémoire vivante", bulletin de la Fondation pour la mémoire de la déportation, consacre tout un dossier au convoi 66 dans son numéro 65 de juin 2010 (site: http://www.fmd.asso.fr). Les témoignages recueillis dans ce dossier évoquent ce qui s'est passé à l'arrivée au camp. Sur plus de 1100 déportés, 864, dont Cécile, ont été gazés à l'arrivée."
[...]
Claude WATTEEL

Voir également du même :
http://www.e-journal.fr/medias-ntic/sur ... s-disparus


Cordialement
Éric ABADIE


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MessagePublié : sam. févr. 01, 2014 21:38 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonsoir,
Voici le destin tragique de la famille WAJNBERG arrêtée à Rosières-en-Santerre le 4 janvier 1944. Cependant, beaucoup de zones d'ombre restent à éclaircir dans la courte biographie des membres de cette famille.
Cordialement
Eric Abadie

LA FAMILLE WAJNBERG

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Benjamin et Jean-Louis Wajnberg
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Asia Wajnberg-Ajzenberg
Source : site de l’institut YAD VASHEM

Benjamin Wajnberg est né le 3 mai 1900 (ou 1902) à Rowno (1). Ses parents s’appelaient Wolf et Roza Wajnberg. La ville de Rowno ou Równe est située en Ukraine. Avant la Première Guerre mondiale, elle se trouve dans la province de Volhynie, appartenant à la Russie (empire russe). Pendant l’entre deux guerres, la province de Wołyń dont fait partie Równe/Rowno était intégrée au territoire polonais. Placée sous l’autorité de l’Union Soviétique après la Seconde Guerre mondiale, la cité devint ukrainienne lors de la naissance de cet état sous le nom de Rivne.
Celle qui deviendra sa femme, Asia ou Chasia Ajzenberg, est elle aussi née à Rowno le 11 septembre 1904 (1). Elle est la fille de Samuel et Rachel Ajzenberg.
Après la Première Guerre mondiale, Benjamin suivit des études de médecine et obtint son doctorat. Plusieurs interrogations restent cependant en suspens. Quand le couple s’est-il marié ? Se sont-ils unis à Równe ou dans un autre lieu ? Quand le couple est-il arrivé en France ?
On retrouve la trace de Benjamin et Chasia Wajnberg lors de la naissance de leur fils, Jean-Louis, né à Amiens le 21 avril 1935. (1) (2)
Peu avant la déclaration de la guerre, le couple et leur fils s’installèrent à Rosières-en-Santerre où Benjamin comptait bien exercer sa profession en ouvrant un cabinet. La famille Wajnberg était domiciliée au 4, rue de Méharicourt.
Naturalisé français au début des années 1930, Benjamin Wajnberg est mobilisé en septembre 1939. Au cours de la campagne de France, il gagna la croix de guerre avec citation. (3) Rendu à la vie civile, il revint à Rosières où il envisageait retrouver son cabinet et ses malades.
Malheureusement, dès l’automne 1940, une loi portant statut des Juifs (3 octobre 1940) est promulguée (18 octobre). A cette date, des premières mesures antisémites ont déjà été prises par l’État Français de Vichy.
La loi du 16 juillet 1940 prévoyait qu’un français naturalisé pourrait être déchu de sa nationalité, après avis du conseil d’état.
La loi du 16 août 1940 visait, quant à elle, à retirer aux médecins, aux chirurgiens-dentistes, aux sages-femmes et aux pharmaciens naturalisés le droit d’exercer leur profession.
Cette loi concernait en premier lieu Benjamin Wajnberg. Mais il semblerait qu’il est pu bénéficier temporairement d’un dérogation.
En juin 1942, obligation est faite aux juifs de porter l’étoile jaune sur leurs habits.
Le Journal officiel du 12 novembre 1943 publie un arrêté « aux termes duquel le bénéfice des dérogations prévues par la loi du 22 novembre 1941 est refusé à M. le docteur Wajnberg, né à Rowno (Pologne) exerçant antérieurement à Rosières-en-Santerre. L’exercice de la dite profession lui est donc définitivement interdit ». (4)
La famille Wajnberg est arrêtée le 4 janvier 1944 à Rosières par les hommes de Gestapo ou les gendarmes français. Incarcérés à Amiens, dans un premier temps, Benjamin, Chasia et Jean-Louis sont transférés à Drancy.
Ils n’y resteront pas longtemps. Quinze jours plus tard, comme les autres personnes arrêtées lors de la rafle, ils seront entassés dans des wagons à bestiaux, formant le convoi 66, et expédiés à Auschwitz.
A leur arrivée, beaucoup seront gazés et passés au four crématoire. Parmi eux les trois membres de la famille Wajnberg. Nous sommes le 25 janvier 1944.
Le Journal du Santerre du 9 août 1946 avance que Benjamin Wajnberg aurait pu survivre à son arrivée dans le camp de la mort. Il serait mort ultérieurement du typhus, mais cela reste conjectural. (3)

(1) JORF n°105 du 6 mai 2003 page 7865 – texte n° 45 – Arrêté du 18 mars 2003 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès – NOR: DEFS0301365A.
(2) Voir le site des Archives départementales de la Somme
http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011349162700HUIGBB
http://archives.somme.fr/ark:/58483/a011349163485oiuygb
(3) Journal du Santerre – édition du vendredi 9 août 1946.
(4) Le Santerre – édition du vendredi 26 novembre 1943.

Voir également
la fiche de Benjamin Wajnberg
http://db.yadvashem.org/names/nameDetai ... rettyPhoto
celle d'Asia Wajnberg-Ajzenberg
http://db.yadvashem.org/names/nameDetai ... rettyPhoto
sur le site de l’institut YAD VASHEM


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MessagePublié : dim. mai 03, 2015 11:27 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1225
Localisation : Somme
Bonjour à tous,
A signaler un article de David Lee Rosenberg, L'ombre du Vel d'Hiv dans la Somme : la rafle des "Juifs étrangers et apatrides" en juillet 1942, dans le bulletin du 1er trimestre 2014 de la Société des Antiquaires de Picardie, paru en février 2015.
L'auteur s'attache à retracer la rafle, certes restreinte, des 18 et 19 juillet 1942, au niveau du département de la Somme, prolongement de celle du Vel d'Hiv, les 16 et 17 juillet 1942 sur Paris qui revêt une toute autre ampleur. Si à l'échelle départementale, elle apparaît limitée, David Lee Rosenberg met l'accent sur l'aspect planifié et froid de cet acte orchestré par l'administration du gouvernement de Vichy.
Les malheureux acteurs de cet épisode odieux seront dirigés vers Drancy avant d'être envoyés vers les camps d'extermination. Certains des protagonistes échapperont, pour des raisons diverses, à cette première rafle. La rafle du 4 janvier 1944 ne leur laissera pas une seconde chance.
Ainsi en juillet 1942, "il était prévu d'arrêter Chasia Wajnberg, à Rosières-en-Santerre, mais le préfet objecta qu'elle avait été naturalisée française en 1932..." David Lee Rosenberg.
Ce dernier signale que ce court article se veut être "le prologue à une recherche portant sur les juifs du département de la Somme pendant la deuxième guerre mondiale."

Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : dim. févr. 14, 2016 23:16 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1225
Localisation : Somme
Bonsoir,
L'édition du Courrier Picard de ce week-end a publié un article important de Cécile Latinovic consacré à "la recherche de son ami de classe déporté ROSIERES-EN-SANTERRE" dont voici un extrait.

Janvier 1944. Michel Roussel voit son ami d’enfance, Jean-Louis Wajnberg, emmené par les nazis. Il ne le reverra jamais.

Il se souvient encore du piano des Wajnberg. Michel Roussel n’a jamais oublié cette famille. Surtout le petit Jean-Louis. Fils de parents polonais juifs naturalisés Français. Le 4 janvier 1944, Benjamin et Chasis Wajnberg (ou Chasia selon les documents) ainsi que leur fils Jean-Louis sont raflés par les soldats nazis. « Ils sont entrés dans la classe et ont demandé le petit Jean-Louis. L’institutrice – je ne me souviens plus de son nom – a alors répondu qu’il n’était pas en classe, qu’elle s’apprêtait à appeler les parents », raconte Michel Roussel en puisant dans ses souvenirs. »
Mais Jean-Louis Wajnberg aperçoit sa mère dans le camion des soldats allemands. « Il a alors crié Maman. Ils l’ont pris. Je crois que l’institutrice a eu des soucis après, parce qu’elle leur avait clairement menti. »
C’est la dernière fois qu’il verra Jean-Louis, ce bambin avec qui il jouait souvent, à l’époque dans la rue de Méharicourt à Rosières-en-Santerre (est de la Somme). Un souvenir déchirant que Michel Roussel, aujourd’hui installé à Caix, a voulu éclaircir dès le début de sa retraite. Qu’étaient devenus Jean-Louis et ses parents après la rafle ?
Si les Wajnberg ont été relativement épargnés jusqu’en 1944, c’est parce que ce couple de Polonais, qui avait fait ses études en France, a été naturalisé Français avant la guerre. Le petit Jean-Louis a, lui, bénéficié du droit du sol, en naissant en 1935 à Amiens. Benjamin est médecin. Chasis a fait des études d’infirmière. Elle est professeur de piano à ses heures perdues et élève leur fils. Au 4 rue de Méharicourt à Rosières-en-Santerre. « C’était une famille aisée, mais qui ne prenait pas les gens de haut ».

L'ensemble de l'article est à retrouver sur le site du CP.
Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : lun. févr. 15, 2016 11:22 am 
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Inscription : ven. sept. 28, 2007 11:41 am
Messages : 1410
Localisation : St Leu d'Esserent
Bonjour, merci pour ces informations, amicalement jph


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MessagePublié : lun. févr. 22, 2016 14:33 pm 
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Inscription : jeu. mars 17, 2011 12:02 pm
Messages : 162
Localisation : Mercin et Vaux (Aisne)
Bonjour

Pour la déportation des juifs dans le Soissonnais
voir le site de:
M. Stéphane Amelineau
Professeur Documentaliste
https://intinerairedememoire.wordpress.com/

_________________
Michel
http://sgmcaen.free.fr/
Participant à: http://www.flickr.com/photos/photosnormandie/


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MessagePublié : jeu. août 04, 2016 11:01 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1225
Localisation : Somme
Bonjour à tous,
Une conférence se tiendra le samedi 10 septembre 2016 à 14 heures 30 à l'auditorium Charles Pinsard de la Bibliothèque Louis Aragon d'Amiens, rue de la République.
Le conférencier, David ROSENBERG, se penchera sur "Le sort des Juifs de la Somme durant la Seconde Guerre mondiale : l'apport de la sous-série AJ 38 des Archives Nationales."
https://sites.google.com/site/socdesant ... munication

Cordialement
Eric Abadie


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