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MessagePublié : jeu. déc. 27, 2012 10:33 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour à tous,
La découverte du charnier du bois de Gentelles, le vendredi 8 septembre 1944, qui s'ajoute à de nombreuses autres exactions allemandes, suscite de vives réactions de dégoût de la part de la population picarde. Pour débuter son article, le journaliste de Picardie Nouvelle, dans son édition du mardi 12 septembre suivant, se lance dans une diatribe et se laisse submerger par de virulents sentiments anti-allemands, compréhensibles dans l'état d'esprit de l'époque mais inutiles de rappeler ici près de soixante-dix ans après les faits.

AU BOIS DE GENTELLES
Dans des sapes de la guerre 1914-1918 on découvre 26 corps de Français assassinés par les Allemands
Abattus sur place, les malheureux ont été achevés à coups de crosse

[...]
"Cette fois, se sont des civils qui ont été assassinés et qui sont morts après avoir été achevés à coups de crosse de fusil. Les constatations sont là, indiscutables.
Il s'agissait, selon toute vraisemblance,de civils français, de ceux qu'on appelait des "terroristes" et qui étaient que de vaillants patriotes... Mais pouvaient-ils attendre mieux des Boches ? Bousculés et sans cesse harcelés par les Alliés et les F.F.I. nos oppresseurs devaient se résoudre à quitter Amiens à brève échéance.
Dans la nuit - vraisemblablement celle du lundi 28 au mardi 29 août - pressés par la marche des événements, ils se trouvèrent dans l'obligation d'évacuer une partie de leurs prisonniers politiques. Ils procédèrent donc à cette opération, mais, en cours de route, à coups de mitraillette, ils exécutèrent leurs victimes à l'orée d'un bois - elles étaient dix-huit - les achevant à coups de crosse de fusil.
Les assassins connaissaient bien l'endroit. Ils savaient qu'il y existait des sapes datant de l'ancienne guerre et ils y entassèrent les cadavres. Ils tentèrent alors de faire disparaître les traces de leur forfait en jetant de la terre sur les flaques de sang et en s'efforçant de combler l'entrée de la cagna.
Ce n'était pas la première fois que les criminels procédaient ainsi puisque, dans une cagna voisine, on devait retrouver huit autres corps qui y avaient été cachés, semble-t-il, quelques semaines auparavant.


Une odeur suffocante

Les F.F.I. de Boves, Gentelles et Villers-Bretonneux, dont l'action avait été particulièrement importante, aussi bien avant la libération qu'à l'occasion du départ des Boches, avaient procédé vendredi dernier à des battues en vue de s'emparer des ennemis pouvant encore se trouver dans la région.
Vers 18 heures, sous le commandement du chef Lefèvre, commandant la brigade de gendarmerie de Boves, ils fouillaient le bois de Gentelles. le lieutenant Laurent - un brave que les F.F.I. de Boves abritaient depuis le 11 août dernier, date à laquelle il avait été parachuté - arrivait avec un groupe d'hommes à la lisière du bois en direction de la Grenouillière lorsqu'il sentit une insupportable odeur cadavérique.
Il crut tout d'abord à la présence du cadavre d'un quelconque animal. Mais il se rendit rapidement compte qu'il s'agissait de tout autre chose.
Les F.F.I. qui l'accompagnaient et qui connaissaient bien cette partie du bois, purent remarquer que les entrées de deux sapes -vestiges de la guerre 14-18 - avaient été presque complètement bouchées et ce, tout récemment. Dans la partir haute de l'une et l'autre cagnas, subsistait une petite ouverture d'où s'échappait l'intolérable odeur.
La lueur d'une lampe électrique permit d'apercevoir un soulier à l'intérieur d'une des cagnas. Il n'y avait pas de doute : un corps humain, pour le moins, gisait à cet endroit.
Un examen plus poussé permit de constater qu'il ne s'agissait pas d'un corps, mais de plusieurs. Même constatation pour l'autre sape. De plus, devant l'une des cagnas - celle où l'odeur était la plus forte - on découvrit de larges traces de sang et, auprès d'elles, des douilles de mitraillette. On découvrit également un papier de boucherie portant, écrit au crayon, le nom de Blancherd.
Les autorités furent prévenues et le capitaine Fortin, commandant les brigades de gendarmerie de l'arrondissement d'Amiens, se rendit à Gentelles : il n'y avait aucun doute, on se trouvait en présence d'un charnier et d'un charnier ne datant que de quelques jours.
Plusieurs habitants de Gentelles se souvinrent d'avoir entendu, peu de jours auparavant, des coups de feu et des rafales de mitraillette. M. René Lesage, fils du maire de Cachy, qui s'était réfugié à Gentelles avec ses chevaux pour échapper à la réquisition, avait entendu, dans la soiréee du 25 août, des coups de feu en provenance du bois.
M. Lenne, instituteur et secrétaire de mairie de Gentelles, avait été interpellé dans la matinée du mardi 29 août par l'officier allemans stationné dans la commune, qui lui avait dit :
- Monsieur, il y a des francs-tireurs à Gentelles. Hier soir, vers 11 h. 30, on a tiré des rafles de mitraillette dans le bois. Si cela recommence, je serai impitoyable avec la population. Je prendrai des otages, vous le premier. Faites bien attention !
De plus, le 31 août au matin, deux F.F.I. de Gentelles, MM. Raymond Drouard et Etienne Pillot, qui étaient à la recherche d'armes, passaient aux abords des cagnas lorsqu'ils aperçurent deux soldats allemands. Il s'agissait des occupants d'une chenillette culbutée au bord de la route et qui les firent partir en les menaçant de revolvers. S'agissait-il là des deux assassins revenus sur les lieux de leur forfait ?


à suivre ...


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MessagePublié : jeu. déc. 27, 2012 12:40 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:35 pm
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Bonjour

Daniel Pillon et Catherine Roussel, Les Fusillés de Gentelles : Mai et Août 1944, Association Villers-Bretonneux-Mémoire, 2007 (108p) ne figurait pas dans la biblio.

Dans ce blog est évoqué Jean Fourrage
http://www.over-blog.com/recherche/rech ... &ref=15329

ici Marcel Payment
http://www.ville-merslesbains.fr/site/p ... s/10/3.htm

faire part de décès des frères Noiret
http://vieux-papiers.delcampe.be/page/i ... age,F.html

A+


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MessagePublié : jeu. déc. 27, 2012 15:37 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Voici l'article paru dans le Courrier Picard en date du vendredi 31 août 2007 consacré à ce livre :
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Bonne fin de journée
Eric Abadie


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MessagePublié : ven. janv. 04, 2013 13:52 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,
Suite de l'article de Picardie Nouvelle (mardi 12 septembre 1944) concernant la découverte de 26 corps au bois de Gentelles :

Les recherches commencent

Des mesures avaient été prises pour l'ouverture du charnier. Cependant à Amiens, M. Fauconnet, commissaire central et M. Leclercq, officier de paix commandant le corps urbain des gardiens de la paix, qui enquêtaient depuis plusieurs jours pour retrouver les traces de M. Blanchard et du commandant Desfontaine, leurs amis de la Résistance, arrêtés par les Boches le 25 août dans des circonstances sur lesquelles il faudra bien que la lumière soit faite un jour, avaient appris la découverte du charnier et la présence du papier de boucherie portant le nom "Blanchard". Ce fait avait provoqué chez eux une grande inquiétude.
Ils se rendirent donc à Gentelles et, dès lundi matin, les fouilles commençaient. Elles allaient être faites par des prisonniers allemands - un lieutenant, quatre adjudants-chefs, trois sergents-chefs et deux sous-officiers - et menées très rapidement.


Huit corps dans la première cagnas

La première, la cagna située le plus près de la route, fut dégagée. Plusieurs corps se trouvaient à l'intérieur. Avec précautions ils furent retirés et examinés par le Dr Machoire. La tâche du praticien devait durer plusieurs heures et à mesure que les corps étaient sortis, ils étaient examinés minutieusement par le docteur qui constatait les blessures et procédait à la fouille. Les malheureuses victimes avaient été tuées à coups de mitraillettes et l'état des crânes ne laissait aucun doute sur le fait qu'elles avaient été achevées à coups de crosse.
Toutes les victimes étaient démunies de papiers d'identité. Dans les poches, on retrouva divers objets et quelques papiers qui permettront peut-être l'identification.Sur l'un des corps, on découvrit notamment un morceau de papier d'emballage de la Belle Indienne, portant le nom de Mme Martini, 128, rue Delpech, à Amiens. Sur un autre corps on trouva un morceau d'un journal amiénois du 1er mai 1944. Au revers du veston d'une des victimes était épinglé un insigne de société sportive aux couleurs verte et blanche et sur laquelle on remarquait un plongeur et les initiales S.C.R.
Huit corps furent ainsi retirés et placés dans des cercueils qu'on avait fait venir d'Amiens.


Et dix-huit dans la deuxième

Pendant ce temps, les travaux de déblaiement de la deuxième cagna se poursuivaient rapidement. Les corps furent mis à jour. Ils paraissaient avoir séjourné moins longtemps sous terre, mais ils étaient dans un état de décomposition extrême.
Un à un les corps furent alignés sur l'herbe. Lorsque l'opération fut terminée, on en compta dix-huit dont un de femme. Comme les huit autres, tous avaient reçu des balles de mitraillette et comme eux ils portaient des traces de coups de crosse. Sur un grand nombre de cadavres, le docteur Machoire releva des indices qui permettent d'affirmer que les malheureux ont été torturés. C'est ainsi que les ongles de main ont été arrachés.
En raison de l'état des corps, il ne fut pas possible de déceler leurs traits, cependant on a la certitude que ni M. Blanchard ni le commandant Desfontaine ne se trouvent parmi les 26 corps déterrés.


Deux victimes sont identifiés

Le bruit de la découverte du charnier s'était bien vite répandu à Amiens aussi, avec des moyens de locomotion divers, plusieurs Amiénois à la recherche d'un parent arrêté par les Boches, se rendirent-ils à Gentelles. C'est ainsi que M. René Cauchetiez put reconnaître dans l'un des corps celui de son beau-frère M. Alfred Roger, 30 ans, employé à la S.N.C.F. arrêté par les Allemands le 22 août dernier avec cinq autres personnes aux environs de la route de Flesselles (quatre de ces personnes furent remises en liberté deux jours plus tard).
Dans la journée, le corps de M. Marcel Delamotte, 21 ans, demeurant à Villers-Bretonneux, était également reconnu.


Les corps sont déposés à la morgue d'Amiens

Dans le courant de l'après-midi, tous les corps dégagés des deux cagnas étaient placés dans des cercueils et, dans la soirée, les pompiers d'Amiens les transportaient à la morgue du Nouvel Hôpital. Auparavant M. Marc Boucher, du service anthropométrique, avait relevé les empreintes et photographié les corps, opérations destinées à faciliter l'didentification des victimes.

à suivre ...


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MessagePublié : ven. janv. 11, 2013 18:15 pm 
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L'ENTRÉE DÉGAGÉE D'UNE DES SAPES
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L'AMAS DES CORPS DE L'UN DES CHARNIERS

Photographies illustrant l'article "AU BOIS DE GENTELLES" La Picardie Nouvelle, 12 septembre 1944, n° 11.


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MessagePublié : sam. janv. 12, 2013 14:53 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,
Suite et fin de l'article de Picardie Nouvelle (mardi 12 septembre 1944) concernant la découverte de 26 corps au bois de Gentelles :

Un condamné à mort qui l'a échappé belle !

"Parmi les F.F.I. qui, avec les gendarmerie de Boves, assuraient le service d'ordre pendant les travaux de recherche, figurait un sujet belge, M. Louis Félicien, âgé de 26 ans, originaire de Boissus-Bois, et qui demeurait à Longueau avant son arrestation par les Boches.
cette arrestation eut lieu vers le début du mois d'août. M. Louis avait donné asile à des déserteurs allemands et leur avait procuré de faux papiers d'identité. Après avoir été interrogé et maltraité par la Gestapo dans ses installations de la rue Jeanne-d'Arc, il fut condamné à mort par le conseil de guerre. Il était emprisonné à la citadlle dans la cellule 28.
Le dimanche 27, vers 7 heures, 11 détenus pris dans les diverses cellules, furent emmenés par la Gestapo pour une destination inconnue. Le lendemain eut lieu un départ de treize détenus et le mardi dix autres furent emmenés.
M. Louis était demeuré seul dans sa cellule. On avait dû l'oublier, car, dans l'après-midi de mardi, vers 17 heures, la porte s'ouvrit et son gardien - un soldat allemand estropié d'une jambe - ouvrit la porte et lui cria :
- Vous partir tout de suite à la maison !
M. Louis, surpris mais heureux, ne demanda pas son reste et, sans même prendre le temps de lacer ses souliers, obéit à l'injonction de son gardien. Il se rendit à la Gestapo, rue Jeanne-d'Arc, pour y demander ses papiers d'identité et son argent, mais les occupants étaient déjà partis en emportant papiers et argent...
* * *
Ceux qui ont assisté lundi au dégagement des corps des malheureuses victimes de l'oppression teutonne, conserveront de cette matinée une impression d'horreur : ces corps si pleins de vie tout récemment encore, lâchement abattus et mutilés, puis jetés pêle-mêle dans les deux fossés, crient vengeance.
Les assassins, qui se sont enfuis, devront être recherchés après la guerre et châtiés comme ils le méritent. On possède suffisamment de renseignements pour retrouver les tortionnaires de la rue Jeanne-d'Arc, pour les juger et pour leur infliger le juste châtiment qu'ils ont cent fois mérité.
Le temps efface tout, dit-on. Il ne saurait effacer les crimes perpétrés par la horde de sauvages opérant sous le signe de la Gestapo. Il faut que ces inquisiteurs modernes, ces barbares sanguinaires soient bannis des humains et écrasés sans aucune pitié.
Le souvenir de leurs nombreuses victimes ne doit guère les émouvoir. Mais patience, la Justice fera son oeuvre et, comme les autres, les assassinés de Gentelles seront vengés
!"


Nota : Avec le recul, on est perplexe sur la démarche de Louis Félicien de se rendre rue Jeanne-d'Arc au siège de la Gestapo pour demander ses papiers d'identité. Et si les agents de la Gestapo avaient été encore présents...
Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : mer. févr. 06, 2013 16:42 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,
Un court article, intitulé "Après le découverte du charnier de Gentelles", est consacré à ce drame dans l'édition du mercredi 13 septembre 1944 de "Picardie Nouvelle" :
Ainsi que nous l'avons dit, les corps des 26 patriotes lâchement assassinés par les Boches, en bordure du bois de Gentelles, ont été transportés au Nouvel Hôpital et déposés à la morgue dans l'une des pièces transformée en chapelle ardente.
Un certain nombre de personnes ayant des parents disparus sont allées sur place pour voir si l'être cher ne se trouve pas parmi les corps. C'est ainsi que deux nouvelles identifications ont pu être faites. Il s'agit de celles de MM. Maréchal Robert, 33 ans, charpentier, demeurant 73, rue Terral, et Pastol René, 37 ans, électricien, demeurant à Beauvoir-Rivière.

Les obsèques auront lieu jeudi matin

Les obsèques des victimes de Gentelles auront lieu jeudi matin, à 10 heures, au Nouvel Hôpital.
Pour des raisons d'ordre militaire, aucun cortège ne pourra se former sur la voie publique.



Cordialement
Éric Abadie


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MessagePublié : dim. avr. 07, 2013 13:22 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,

Picardie Nouvelle, édition du jeudi 14 septembre 1944 :
"LES FUSILLÉS DE GENTELLES
Douze des corps ont pu être identifiés
Dans la Journée de mercredi, de nombreuses personnes se sont rendues au Nouvel Hôpital pour essayer de reconnaître quelque être cher dans les restes des assassinés du bois de Gentelles.
On a pu ainsi identifier les personnes suivantes :
MM. Van Weydeveldt Robert, 25 ans, chauffeur à la S.N.C.A.N., demeurant à Bonnay ; Noiret Jacques, 23 ans, demeurant à Bonnay ; Noiret jean, 17 ans, demeurant à Bonnay ; Dubois Arthur de Feignies (Nord) ; Emile Henri, 20 ans de Saint-Léger-les-Domart ; Segard lucien, 19 ans, de Saint-Léger-les-Domart ; Courcelle Paul (sans autre indication).
Le nombre des identifications concernant les victimes de Gentelles est donc maintenant de 12. Les indications relevées par le service de l'Identité Judiciaire (40, Boulevard d'Alsace-Lorraine) permettront saans doute d'identifier d'autres corps
."

Huit jours après la découverte du charnier, l'enquête pour identifier les corps semble marquer le pas. En effet, on peut lire dans les colonnes de La Picardie Nouvelle, édition du 20 septembre 1944 :
Parviendra-t-on à identifier les treize inconnus de Gentelles ?
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Cordialement
Éric Abadie


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MessagePublié : sam. août 03, 2013 11:30 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour,
Des deux exécutions ayant eu lieu, le premier début août 1944 (nuit du 8 au 9 août), le second dans la nuit du 28 au 29 août 1944.
26 victimes sur 27 ont pu être identifiées parmi lesquelles :
Camille BIZET
Maurice CAMIN
André CARPENTIER
Paul COURCELLE
Marcel DELAMOTTE
Arthur DUBOIS
Marguerite DUFLOS
Charles DUPUICH
Charles ÉMILE
Jean FOURRAGE
Charles Émile HENRI
Robert MARÉCHAL
Jacques NOIRET
Jean NOIRET
René PASTOL
Marcel PAYMENT
André ROGER
Emile SAJOT
Alfred SÉGARD
Robert VANWEYDEVELDT
Adolphe VINCENT
Morand WAQUEZ
Raymond WAQUEZ
Marcel WYNCKE

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Deux des fusillés de Gentelles figurent sur cette carte souvenir

Marguerite DUFLOS, la seule femme figurant au nombre des victimes, fut sauvagement martyrisée par ses tortionnaires. Son corps portait de nombreux sévices. Elle était née le 4 avril 1923 à Loeuilly et était la fille d'Émile Duflos et de Catherine Daboval, résidant à Romaine. En 1944, elle demeurait à Nolette annexe de Noyelles-sur-mer. Elle avait tué un soldat allemand et avait été arrêté en juillet 1944. (Voir La Picardie Nouvelle du 11 octobre 1944)
Cordialement
Éric ABADIE


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MessagePublié : jeu. oct. 31, 2013 16:00 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Bonjour à tous,
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Cordialement
Éric ABADIE


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MessagePublié : ven. août 15, 2014 16:39 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:35 pm
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Bonjour

Quelques visages...

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MessagePublié : lun. déc. 19, 2016 17:52 pm 
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Inscription : ven. janv. 18, 2013 10:16 am
Messages : 1
mon grand père Garnier georges dit "Julien" me dit un jour ,alors que nous allions au muguet dans le bois de Gentelles que son nom aurait du être sur cette stèle,mon grand père avait un défaut celui de n’être jamais à l'heure ,ce jour il avait rendez vous avec un groupe de résistants en cours de route il appris qu'une rafle avait eu lieu,fit demi tour .Il était sous les ordres de Roger dit Fredo puis chef de détachement désigné par celui-ci et par le lieutenant Dupré groupe ST sauveur argueuves longpré .Il participa à l'attaque de la Citadelle...


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MessagePublié : ven. juin 22, 2018 13:54 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1208
Localisation : Somme
Bonjour,
Il est toujours émouvant de retrouver le portrait d'un résistant afin que son exemple et sa mémoire se perpétuent et continuent à être présents plus de soixante-dix ans après.


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MessagePublié : ven. juin 22, 2018 18:54 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 21:28 pm
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Merci Eric.

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