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MessagePublié : jeu. juin 19, 2008 20:53 pm 
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Localisation : Gouvieux
18 Aout 1944:
B-24

Mission:

Crew:

Seirial N°:

point du chute:

surviant?

Article Courrier Picard:

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MessagePublié : mer. janv. 26, 2011 18:58 pm 
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Localisation : Somme
Bonjour à tous,
Je remonte le sujet lancé par Tazorii sur le bombardier américain tombé à Boussicourt le 18 août 1944.
Les détails qui vont suivre sont tirés de plusieurs ouvrages :
VAN LAERE Jan, Bombardement de l’aérodrome de Roye-Amy 18 août 1944, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, octobre 2000.
VAN LAERE Jan, Norman Grant à Boussicourt et Assainvillers, 19 août 2001, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, mars 2002.
[Anonyme] 18 Août 1944, Ce jour-là..., édité par la commune de Pierrepont-sur-Avre d'après le témoignage de Norman Grant, s.d.

18 Aout 1944 :
B-24 Liberator - - 493 BG - 860 BS

Serial N°: 41-29473

Mission: Aérodrome d'Amy/Roye

Équipage/Crew:
1. Lt Georges H. WASHINGTON, pilote KIA
2.Lt John C. KEOHE, copilote, KIA
2.Lt Norman GRANT, navigateur
2.Lt Glenn A. GUYER, bombardier, KIA
S/Sgt John G. DOYLE, mitrailleur de nez, KIA
T/Sgt Raymond L. GOURLAY, mitrailleur tourelle supérieure, KIA
T/Sgt Robert ALLEN, radio, KIA
S/Sgt Felix J. SHOSTAK, mitrailleur de sabord, KIA
S/Sgt Raimond GUTHRIE, mitrailleur de queue, KIA

point du chute : Bois de Boussicourt

survivant : Norman GRANT, navigateur.

En août 2000, paraît un article dans le Courrier Picard dans lequel Norman C. Grant, habitant dans le Minnesota, demande aux lecteurs de l'aider à élucider une question qui le hante depuis plus de cinquante ans. Ancien navigateur sur un B-24, en mission de bombardement visant l'aérodrome d'Amy, son avion est touché par la Flak allemande. Son ami John G. Doyle, mitrailleur, avec qui il volait à bord de l'appareil, grièvement blessé, "aurait dû sauter de l'avion juste après moi. Mais je ne l'ai jamais revu."
Norman Grant qui a réussi à sauter en parachute, est fait prisonnier aussitôt après son atterrissage. Il est persuadé que son ami a fait de même et a évacué l'appareil. Il n'apprendra que plus tard qu'il est le seul survivant de l'équipage.
Sa ténacité et celle de passionnés, tel Jan Van Laere, qu'il rencontre lors de sa venue sur les lieux du crash le 18 août 2000 vont avoir raison de cette énigme.
Les témoignages reçus de locaux qui ont assisté à la chute de l'avion sont contradictoires. Certains ont cru voir un second parachute.
Le Maire de Pierrepont en exercice en 1944 a compliqué involontairement le dossier. A une enquête, diligentée par la Préfecture de la Somme, le 7 novembre 1944, afin de recenser les tombes de guerre dans les communes du département, le premier magistrat donne une liste de cinq aviateurs inhumés dont deux inconnus dans le cimetière de Pierrepont.
Autant de fausses pistes qu'il faudra infirmer.
Après moult péripéties, Norman Grant fit une demande de IDPF (Individual Deceased Personnel File - soit le dossier individuel de personnel décédé) auprès de l'armée américaine. Ainsi il réussit à avoir des réponses précises à ses interrogations.
Son ami John Doyle n'avait pas sauté de l'avion. Il avait péri dans l'appareil avec les autres.
En fait, lors de l'inhumation dans le cimetière de Pierrepont, le 19 août 1944, six corps furent répartis dans trois cercueils. L'exhumation des corps, au lendemain de la guerre par les Américains, permit de reconstituer six dépouilles des aviateurs du B-24 :
Washington, Guthrie, Gourlay et Kehoe furent identifés ;
Guyer put l'être aussi, bien que la reconstitution fût plus difficile ;
Doyle ne fut pas formellement identifié en l'absence de plaque et de plusieurs éléments de son corps dont sa tête. Cependant, une partie de son matricule découvert sur un habit de corps qu'il portait et le fait qu'il ait été inhumé avec Raymond Guthrie ont été jugés probants pour authentifier sa dépouille.
Seuls Shostack et Allen ont disparu complètement lors du crash. Il est propable que leurs corps ont été carbonisés entièrement. Leurs noms sont gravés sur le mémorial de Neupre (Belgique).
Tous les autres reposent au cimetière américains de Colleville-sur-Mer à l'exception de Kehoe qui fut rapatrié aux États-Unis.

Cordialement
Eric Abadie


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MessagePublié : jeu. janv. 27, 2011 20:19 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Localisation : Somme
Bonsoir à tous,
Voici deux articles parus dans le Courrier Picard en 2008 sur les découvertes faites sur le lieu du crash pour retrouver des traces des deux disparus : T/Sgt Robert ALLEN, radio, et S/Sgt Felix J. SHOSTAK, mitrailleur de sabord.

La trace retrouvée du mitrailleur Shostak

Michel Decelle, Stéphane Courtois et Philippe Delaruelle ont « parcouru tous les sites avant de se fixer sur celui de Boussicourt en 2007, là où s’était écrasé, le 18 août 1944 un B24 Liberator de l’US Air Force.
Dès mai 2007, à raison d’une fois par semaine ou une fois par mois en fonction des disponibilités de chacun, avec la minutie et la patience des archéologues, ils ont délimité le sol en carrés de 30 cm sur 30 cm et gratté délicatement sur une profondeur de 20 à 30 cm.
Peu à peu, ils retrouvent des éclats de fer et de verre qu’ils attribuent au cockpit de l’appareil et récupèrent ainsi une trentaine de kilos de débris. Ce n’est qu’en septembre, après cinq mois de fouilles que Michel Decelle retrouve enfouie dans la terre, une plaque d’identification militaire révélant le nom de Félix Shostak. Il découvre également une chevalière qui, nettoyée révèle les insignes d’un lycée : celui de Proctor dans le Vermont. A l’aide de ces indices, commence alors la longue recherche de Stéphane Courtois sur la toile.
Finalement en juin 2007, il retrouve la trace de la famille de l’aviateur, il était mitrailleur, disparu dans le Vermont. Il faut désormais parvenir à contacter sa famille.
Intervient alors Philippe Delaruelle de Boussicourt, membre du Cercle Maurice Blanchard de Montdidier qui, par connaissance interposée leur donne le nom de John Penna, citoyen français résident aux Etats-Unis. Ce dernier accepte d’être leur correspondant sur place et poursuit pour eux les recherches. Il contacte le sénateur du Vermont et un haut gradé responsable de la 8e Air Force.
En juillet de la même année, Michel Decelle reçoit enfin du courrier de ces responsables lui indiquant qu’ils mettent tout en œuvre pour retrouver les membres de la famille du disparu.
L’attente durera 10 mois, jusqu’au lundi 5 mai de cette année (2008), où Michel Decelle reçoit un coup de téléphone du ministère de la Défense lui signalant que le lendemain, à 15 heures précises, il recevrait la visite officielle d’une délégation américaine chargée de récupérer la plaque d’immatriculation.
C’est le branle-bas de combat pour la réception. Le maire de la commune, William Douchet, prévenu lui aussi en catastrophe, prend un après-midi de congés et met à disposition la salle des fêtes pour cette cérémonie.
C’est donc le mardi 6 mai (2008), qu’en présence d’André Rakoto, chef de la section relations internationales du ministère de la Défense française, du lieutenant-colonel Robert «Scott » Barker, attaché militaire adjoint à l’ambassade de Etats-Unis à Paris, de Kyle Cherrington, chargé de mission et responsable de tout ce qui concerne les restes des soldats américains découverts en Europe et des protagonistes de la découverte que s’est déroulée cette cérémonie à la mémoire du mitrailleur Shostak, mettant ainsi fin à cette longue recherche. Ils ont procédé à la remise de la plaque d’identification militaire.
Mais la boucle n’est pas pour autant encore bouclée : « Nous n’attendons plus aujourd’hui qu’une réponse de la famille Shostak », dit en guise de conclusion Michel Decelle. To be continued?

JEAN-LOUIS VAN BRABANT
Correspondant du Courrier Picard


Le soldat Shostak repose enfin en paix

Une cinquantaine de personnes s’est réunie dimanche à l’orée du bois de Boussicourt pour une cérémonie exceptionnelle. Militaires, anciens combattants et riverains sont venus saluer la mémoire de Felix Shostak, soldat américain mort le 18 août 1944 dans le crash du bombardier à bord duquel il combattait.
Dans le recueillement le plus total, les participants ont observé une minute de silence à la mémoire des soldats tombés en ce jour d’août 1944. Une gerbe a été déposée devant la stèle dressée en l’honneur des neuf équipiers du bombardier B24 Liberator de l’US Air Force.
A côté du monument, le portrait du soldat Shostak, souriant et alors âgé de 19 ans, avait été installé. Il aura fallu attendre 63 ans et toute la détermination de trois passionnés d’histoire et d’aviation pour apporter la preuve que ce jeune soldat a bien trouvé la mort à quelques mètres du bois aujourd’hui si paisible.
Cinq mois de recherche. C’est ce qu’il aura fallu aux trois membres du cercle Maurice Blanchard de Montdidier – Michel Decelle, Stéphane Courtois et Philippe Delaruelle pour retrouver une plaque d’identification militaire ainsi qu’une bague universitaire du Lycée de Proctor, dans le Vermont. Avec ces seuls indices et à force de ténacité, les trois archéologues amateurs retrouvent la trace de Charles Shostak, frère du jeune mitrailleur, ancien combattant aujourd’hui âgé de 82 ans et résidant aux Etats-Unis.
« Nous aurions beaucoup aimé qu’il partage ce moment avec nous. Mais c’est un homme âgé qui a connu l’horreur en Europe. Y revenir était trop douloureux pour lui », confie Michel Decelle.
Et même s’il n’a pu faire le déplacement, le frère aîné du soldat Shostak n’a pas manqué de leur montrer toute sa gratitude : « Nous avons reçu un courrier de remerciement de sa part, expliquent-ils. Aux Etats-Unis, les corps des soldats tombés au combat sont rapatriés sur le sol américain. Ils y attachent une grande importance. Notre découverte, si tragique soit-elle, a permis à sa famille de terminer un deuil qui n’avait que trop duré».
De leur côté, les autorités américaines se sont elles aussi montrées très reconnaissantes. Contacté par John Penna – un Français installé en Amérique ayant participé activement à rechercher la famille Shostak – le sénateur Patrick J. Leahy de Washington a adressé un courrier aux bénévoles pour leur témoigner sa gratitude. Enfin, le service de l’US Army Memorial Affairs a remis à MM. Decelle, Courtois et Delaruelle une médaille ainsi qu’un certificat de gratitude.
Venue récupérer les objets retrouvés en terre picarde, l’armée américaine s’est chargée de remettre la bague et la plaque a la famille. « C’est très important qu’ils soient retournés dans le Vermont. Nous ne sommes pas des chercheurs de trésor. Nous ne voulons rien garder », explique Stéphane Courtois.
Dans une clairière, de l’autre côté du village, un repas a fait suite à la cérémonie officielle. Là était installé un panneau élaboré par les membres de l’association sur lequel figurait une photo de l’équipage du bombardier B24 : « Ici, on voit le soldat Shostak, montre du doigt Michel Decelle. Et là, c’est Robert Allen, l’opérateur radio et dernier équipier porté disparu ».
Manquant, Robert Allen pourrait ne plus l’être très longtemps. Epaulés par l’armée américaine qui enverra une équipe de recherche pour l’occasion, les trois amis reprendront les recherches prochainement pour effacer le dernier point d’interrogation planant sur cette histoire.

THOMAS DIWART
Correspondant du Courrier Picard
Edition du 20 août 2008



Cordialement
Éric ABADIE


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MessagePublié : mar. oct. 30, 2012 21:19 pm 
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Inscription : jeu. nov. 06, 2008 19:25 pm
Messages : 567
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Dernière édition par olivier le sam. août 25, 2018 7:10 am, édité 2 fois.

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MessagePublié : lun. août 19, 2013 15:24 pm 
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Inscription : ven. sept. 28, 2007 8:46 am
Messages : 1036
Bonjour à tous

Hier, malgré un temps pluvieux, une cérémonie du souvenir s'est déroulée à Boussicourt en hommage aux aviateurs tombés le 18 août 1944.

Pièce jointe :
001.JPG
001.JPG [ 417.11 Kio | Consulté 2543 fois ]


Pièce jointe :
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Cordialement. Eric


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MessagePublié : lun. août 19, 2013 18:40 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:35 pm
Messages : 1956
Localisation : Berteaucourt-les-Thennes (80) / Vieux-Moulin (60)
Bonjour

Merci pour ce CR, au passage si un membre a connaissance d'une cérémonie merci de nous la signaler le plus tôt possible afin que nous puissions l'indiquer dans le calendrier des manifestations.

A+


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MessagePublié : mar. mai 15, 2018 14:02 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 2428
Localisation : Somme
Bonjour à tous,
Voici des extraits de l'article du Courrier Picard du mercredi 9 mai 2018 : "A la recherche de deux soldats" par Cécile Latinovic

[Ils] sont membres de l'armée américaine. Détachés à Boussicourt pour des fouilles archéologiques particulières. Leur mission en France ? Retrouver des soldats plus précisément le sergent [Technical Sergeant - opérateur radio] Robert Allen et le sergent [ Staff Sergeant - mitrailleur] Felix J. Shostack. Depuis la mi-avril, ils creusent la terre, la passe dans des tamis et recherchent les restes de ces deux hommes tombés en 1944.
Une mission qui n'a rien de simple. "Le sol est très rocailleux", notent Nathan Fair et Jeremy Oshields, qui ont déjà participé à des recherches des corps de soldats américains au Vietnam pour l'un, au Laos pour l'autre.

[Les deux aviateurs ont péri dans un avion en flammes qui a explosé en arrivant au sol. Ce sont donc des parties d'os calcinés auxquelles sont confrontés les chercheurs.]
"Nous supposons avoir trouvé des restes humains des os. Mais se sont nos laboratoires qui le confirmeront... ou pas. Mais nous sommes très optimistes", confie le contre-amiral Jon C. Kreitz,directeur adjoint de l'agence du Pentagone en charge de retrouver les soldats américains disparus.
Un optimisme que tous relativisent. Les corps des soldats qui ont été enterrés "pouvaient ne pas être entiers".Les morceaux de restes humains pourraient ne pas être ceux des deux soldats recherchés. L'A.D.N. risque aussi d'être détérioré.
"C'est pour cela que nous cherchons aussi les dents ou les clavicules, qui sont propres à chaque individu. Les objets personnels, comme une alliance, peuvent aussi aider à identifier un soldat disparu", poursuit le contre-amiral.

[...]
[Les] militaires qui considèrent cette mission comme un honneur. "C'est un travail qui donne des réponses aux familles. Si nous étions portés disparus, nous aimerions que nos frères et sœurs d'armes nous cherchent, pour nos familles", résume Amber Alumpe, enquêtrice pour l'armée. Les militaires poursuivent leurs fouilles jusqu'en juin.


Cordialement
Eric Abadie


Pièces jointes :
Boussicourt_recherches 2.jpg
Boussicourt_recherches 2.jpg [ 408.8 Kio | Consulté 1881 fois ]
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MessagePublié : jeu. août 20, 2020 11:21 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 2428
Localisation : Somme
Des cérémonies pour se souvenir des avions abattus à Boussicourt et Assainvillers en 1944
La mémoire d’aviateurs américains abattus le 18 août 1944 sera célébrée à Boussicourt et Assainvillers le dimanche 23 août 2020.

voir Courrier Picard :
Mis en ligne le 18/08/2020 à 16:27 par François Evrard, correspondant du C.P.

https://premium.courrier-picard.fr/id12 ... ainvillers


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