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MessagePublié : mar. oct. 26, 2010 22:18 pm 
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Inscription : sam. oct. 23, 2010 21:13 pm
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Localisation : Alpes Maritimes
Bonsoir à tous,
et tout de suite un énorme MERCI à Marc pour les informations transmises ce jour concernant les évènements de l'époque et les inhumations de ces malheureuses victimes.
J'ai également beaucoup de reconnaissance pour l'aide apportée par Eric qui depuis plusieurs mois, par ses connaissances de l'histoire locale et ses recherches sur le terrain, m'a permis d'avancer dans cette affaire.
Je ne veux pas oublier l'adjudant-Chef Foucher qui m'a fourni le JMO de la 3e batterie. L'information sur la grange incendiée ne lui avait pas échappée. C'était une bonne piste !
La photo des artilleurs de la revue SOURGENTIN est très intéressante, mais je n'y reconnais pas Roméo Limon. On peut voir sa photo sur mon blog :
http://laturbiempf.canalblog.com/archiv ... 13296.html

Image

Attendons maintenant la rencontre d'Eric avec le maire de Sermaize, et peut être avec l'ancienne propriétaire de la ferme...
Merci encore à vous tous
Cordialement
MoniqueB


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MessagePublié : mar. oct. 26, 2010 22:33 pm 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 22:35 pm
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Localisation : Berteaucourt-les-Thennes (80) / Vieux-Moulin (60)
Bonsoir

L'histoire de ce soldat oublié semble en effet s'éclaircir. Je vais essayer de trouver qui était l'autre inconnu et voir leur sépulture à Cambronne-les-Ribécourt.

La photo provient d'un forum et non de la revue. Je ne sais pas quelle est la teneur de l'article et si vous parveniez à vous le procurer, nous vous remercions d'avance de nous en faire profiter. Cette photo n'avait pour seul but que d'illustrer ce matériel assez rare qui équipait les régiments d'artillerie alpine.

Une question : a-t-il des descendants ?

Cordialement


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MessagePublié : mar. oct. 26, 2010 22:41 pm 
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Inscription : sam. oct. 23, 2010 21:13 pm
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Localisation : Alpes Maritimes
Bonsoir Marc,
Je peux me procurer un exemplaire de cette revue sans problème, donnez moi deux ou trois jours.
Si l'article illustré par cette photo est intéressant je le mettrai en ligne rapidement.
Cordialement
MoniqueB


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MessagePublié : mer. oct. 27, 2010 7:54 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Localisation : Somme
Bonjour à tous,
Voici l'ordre de Bataille du 94e R.A.M. tel qu'il est donné dans le livre d'Henri Giraud, La 29e Division ...au feu, p. 111 et 112 :

Colonel CLAMENS, commandant le 94e R.A.M.

1er Groupe du 94e R.A.M.
Chef d'Escadron CHARNALET, commandant le 1/94
Lieutenant MAILLET, commandant la 1ère Batterie
Capitaine PAGNON, commandant la 2e Batterie
Capitaine DUBOST, commandant la 3e Batterie

2ème Groupe du 94e R.A.M.
Chef d'Escadron RODET, commandant le 2/94
Lieutenant MACAREZ, commandant la 4e Batterie
Lieutenant d'HAUTUILLE, commandant la 6e Batterie
Capitaine BARDOT, commandant la 6e Batterie

3ème Groupe du 94e R.A.M.
Chef d'Escadron BLANC, commandant le 3/94
Capitaine ARNAL, commandant la 7e Batterie
Capitaine GRILLON, commandant la 8e Batterie
Capitaine NOMDEDEU, commandant la 9e Batterie

Capitaines de VALENCE et JOURDAN, commandant la B.D.A.C.

Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : 94e Ram Roméo Limon
MessagePublié : ven. nov. 19, 2010 17:34 pm 
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Inscription : lun. oct. 25, 2010 16:45 pm
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Localisation : Goudargues
Bonjour à Tous, Bonjour Eric,

Je viens de relire ce que vous avez écrit qui recoupe les récits de mon Père. N'ayant pas pris connaissance des jmo des 2/94 et 3/94, je ne savais pas que d'autres pièces avaient éclaté. J'ai par contre dans mes archives et récolté à Vincennes le rapport du chef d'escadron Blanc commandant le 3/94. Je le scannerai à Monique plus tard car je m'absente qqs jours.
Comment Peut-on se procurer le livre d'Henri Giraud et quel est son titre.
Cordialement. Francis.

_________________
Mon Père était servant à la 2e batterie du 94e, et j'ai renseigné Monique Bourgeois sur le régiment. Je suis allé sur les lieux des combats de mon Père à Breuil ou il avait été remplacé avant que le canon du 75 explose sur la terrasse du chateau.


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 Sujet du message :
MessagePublié : ven. nov. 19, 2010 20:54 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Localisation : Somme
Bonsoir à tous, bonsoir Francis,
Le livre d'Henri Giraud peut se trouver chez les bouquinistes :
GIRAUD Henri, 1939-1940 La 29e D.I. et le 141e R.I.A. au feu, Leconte Imprimeur-Editeur Marseille, 1941.
Voici une liste (non exhaustive bien évidemment) de militaires du 94e RAM faits prisonniers de guerre (Liste officielle des prisonniers français [voir le site GALLICA]). Certains - mais lesquels ? - ont du l'être au cours des journées de juin 40 en Picardie.

MAESTRALE Aldo 08-05-1915 Spezzia (Italie) 2e classe 100
Liste officielle n° 28 – Paris le 9 octobre 1940

LAGARRIGUE Gilbert 13-07-1916 Lodève (Tarn) Brigadier 100
Liste officielle n° 30 – Paris le 11 octobre 1940
Frontstalag 100 = Hazebrouck (Nord)

BOUVET Paul 14-12-1914 Saint-Pons 2e classe 170
Liste officielle n° 38 – Paris le 8 novembre 1940
Frontstalag 170 = Compiègne (Oise)

PAUCHET Gabriel 15-03-1913 Fontainebonneleau 2e classe 150
Liste officielle n° 52 – Paris le 14 décembre 1940
Frontstalag 150 = Auxerre (Yonne)

BONNET Jean 22-11-1915 Tunis Sergent Stalag VIA
Liste officielle n° 53 – Paris le 16 décembre 1940
Stalag VIA = Hemer/Iserlohn

BERTHUEL Louis 10-06-1913 Castelsarrazin m.l. (MDL ?) 204
Liste officielle n° 54 – Paris le 18 décembre 1940
Frontstalag 204 = Péronne (Somme)

TURREL Antoine 21-01-1907 Toulon 2e classe 171
VAISSE Marius 11-10-1909 Salon 2e classe 171
Liste officielle n° 61 – Paris le 8 janvier 1941
Frontstalag 171 = Rouen

OUDOT Marcel 14-02-1915 Lyon Sergent Stalag VIC
Liste officielle n° 69 – Paris le 29 janvier 1941
Stalag VIC = Bathorn/Emsland

DAGOT Louis 22-02-1908 Ain-par-Nancy 2e classe Stalag IIB
HUBERT Marcel 21-07-1917 Rennes 2e classe Stalag IIB
Liste officielle n° 78 – Paris le 28 février 1941
Stalag IIB = Hammerstein

PLENT Louis 16-07-1906 Roquebillières Caporal Stalag VIC
Liste officielle n° 85 – Paris le 24 mars 1941
Stalag VIC = Bathorn/Emsland

ESTIENNE Charles 17-05-1915 La Seyne 2e classe Stalag VIIA
FUNNCCI Mario 25-03-1918 Marseille 2e classe Stalag VIIA
ODDE Fernand 01-02-1915 Methamis 2e classe Stalag VIIA
Liste officielle n° 89 – Paris le 9 avril 1941

BAUDRIER Guy 16-06-1917 Monfort-sur-Meu Sergent Stalag VIIA
Liste officielle n° 92 – Paris le 19 avril 1941
Stalag VIIA = Moosburg/Obb

CARLAVAN Michel 18-06-1914 St-Cézaire Brigadier Stalag XIIIA
Liste officielle n° 93 – Paris le 24 avril 1941

CHAVANT Paul 08-04-1912 Longechenal 2e classe Stalag XIIIA
Liste officielle n° 94 – Paris le 30 avril 1941

AVERSA Louis 13-02-1914 Nice 2e classe Stalag XIIIA
GASTAUD Bernard 30-10-1908 St-Laurent-du-Var 2e classe Stalag XIIIA
Liste officielle n° 95 – Paris le 5 mai 1941

ANGLES Charles 11-06-1913 Bosc (Hérault) 2e classe Stalag XIIIA
BARRAL Joseph 17-08-1917 St-Paul-et-Valmalle 2e classe Stalag XIIIA
Liste officielle n° 96 – Paris le 8 mai 1941
Stalag XIIIA = Sulzbach

CASTUEIL Emilien 02-04-1903 Marseille Lieutenant Oflag IVD
CAUDRON Julien 08-08-1893 Chambéry Capitaine Oflag IVD
Liste officielle n° 100 – Paris le 15 juin 1941
Oflag IVD = Elsterhorst

Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : 94e Ram Roméo Limon
MessagePublié : sam. nov. 20, 2010 7:34 am 
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Bonjour à Tous, bonjour Eric,

Je ne vois pas le nom du Ct Blanc dans la liste des prisonniers. Dans le rapport que j'ai de lui, il raconte le combat d'Erquinvillers et la reddition du 3/94 ( 8 pages) A mon retour je m'occupe de çà.

Merci pour les infos sur le livre qu'il faut absolument que je me procure.

Cordialement à Tous. Fraancis.

_________________
Mon Père était servant à la 2e batterie du 94e, et j'ai renseigné Monique Bourgeois sur le régiment. Je suis allé sur les lieux des combats de mon Père à Breuil ou il avait été remplacé avant que le canon du 75 explose sur la terrasse du chateau.


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 Sujet du message : 94e Ram Roméo Limon
MessagePublié : mar. déc. 07, 2010 18:49 pm 
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Inscription : lun. oct. 25, 2010 16:45 pm
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Localisation : Goudargues
Bonjour à Tous,

Encore Merci à Eric pour les notes sur le livre de Giraud que je viens de commander grace à Monique Martelli qui l'a déniché.

Je vais mettre dans cette rubrique le témoigage d'Elie Mestre, fait prisonnier le 5 juin à Omiécourt. Il complètera la liste des prisonniers donné par Eric.

Élie Mestre est né le 9 mars 1913 à Malause dans le Tarn et Garonne et réside à Nissan les Ensérune où il est marié et père d'un petit garçon Georges né en 1938. Il est maréchal-ferrant de profession. Il est pupille de la nation, son père, Etienne Mestre du 81e RI est Mplf le 16-11-1915 à Tahure. Elie avait 20 mois.
Il a laissé à sa famille, trois carnets de format 90 x 140 dont les deux premiers (150 pages ) relatent sa capture le 5 juin 1940 à Omiécourt, puis son quotidien, jusqu'à sa libération en mai 1942 pour raisons sanitaires. Dans le troisième il a recopié, les lettres et cartes envoyées à sa famille, et noté les textes de plusieurs chansons.
[img][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/12/08/mini_10120802384052937.jpg[/img][/img]

Seulement trois pièces officielles nous donnent des précisions sur son affectation. La première est un extrait du livret individuel qui nous dit que son corps est le 94e RAM.
[img][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/12/08/mini_101208022013218688.jpg[/img][/img]

Malheureusement le numéro de sa batterie est difficilement lisible, on dirait un 16 ou un 4. Je pencherais pour la 4ère batterie, du lieutenant Maccarez dans le 2/94. Vous jugerez !

Le fait que Mestre soit fait prisonnier à Omiécourt ( ne pas confondre avec Omencourt ) confirme son appartenance au 2e groupe et rejoint le rapport du Cdt Blanc.
[img][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/12/08/mini_101208022629729857.jpg[/img][/img]

La deuxième pièce concerne la déclaration de son rapatriement du 13 au 16 mai 1942 à Sathonay, où figurent son numéro matricule 703 au recrutement de Carcassonne et son appel sous les drapeaux en tant que réserviste le 2 septembre 1939, sa capture le 5-6-1940 et son internement aux stalags XVII A et XVIII A.

[img][img]http://nsa19.casimages.com/img/2010/12/08/mini_101208022241116692.jpg[/img][/img]

La troisième pièce est un certificat délivré le 17 juin 1976 par la mairie de Nissan les Ensérune qui rappelle qu'il a effectué son service militaire du 1er avril 1934 au 15 juillet 1935 et a été démobilisé le 4 juillet 1942.

Elie Mestre sera donc rapatrié sanitaire, pour une blessure au genou reçue d’un coup de hache maladroit prés d’une ancienne fracture datant du printemps 1939 au cours d’un match de Rugby. Il aura donc de nombreux abcès qui l’empècheront de travailler. Il comptait dans un premier temps être rapatrié en tant que pupille de la nation. Il le sera dans la 2e évacuation après les tuberculeux et les soutiens de famille. Ces évacués apporteront dans une grande majorité leur soutien à Pétain. La preuve en est donnée par un quatrain écrit par Mestre :

Si nous sommes prisonniers,
C’est la faute à Daladier,
Si nous avons reçu des pruneaux,
C’est la faute à Raynaud.
Si nous sommes avec les frigolins,
C’est la faute à Gamelin.
Lorsque nous reprendrons le train,
Ce sera bien grâce à Pétain.
E. Mestré ( prononciation en languedocien).

Voici donc le témoignage concernant le mois de juin 1940.

Année 1940. Ma vie de prisonnier.

Mercredi 5 juin : C'est par une très belle journée que j'ai été fait prisonnier. Le matin les cuistots devaient nous servir le café au lait, mais à la pointe du jour on est éveillé par le ronflement des avions qui bombardent non loin de nous. Tout le monde se lève lorsque vers 5 heures on aperçoit des chars au loin ; une pièce anti-chars se trouvait en position à côté de notre cantonnement. On avait quitté le cantonnement du bois la veille pour aller dans le village d’Omiécourt. La pièce tire et malheureusement la réponse ne tarde pas, les obus tombent sur la ferme qui prend feu ; c'est la fuite à travers champs ou les obus pleuvent sur le patelin. Prenant la direction de Paris avec mon copain Duhet et Carvin on avait parcouru 3 km ou les balles de mitrailleuses nous obligent à nous coucher dans un lit champ de luzerne, il était 11 heures. La panique passée je relève la tête et j'aperçois sur la route à 1 km des automitrailleuses. J'averti mes copains « Ne bougeons pas, on est fait » . Il faut attendre la nuit pour essayer de se sauver. Hélas vers 10 heures les obus se rapprochaient de nous. Que faire ? rester là on risquait d'être enterré par les obus ; se sauver une balle risquait de nous descendre. On décide de se sauver ; nous voilà partis en courant. À peine parcouru 300 m les balles sifflent aux oreilles. Il faut se coucher à nouveau, les chars sont sur nous, on s'allonge dans le fossé d'une route remplie d'orties. Un char s'arrête en bordure et fait les sommations pour qu'on se rende. Personne ne bouge, il tire puis refait les sommations. Cette fois je sors du fossé, laisse les armes et me rend. Mes copains font de même. Nous voilà dans les lignes ennemies après avoir parcouru 2 kilomètres en arrière de leur ligne, en longeant les chars qui avançaient, en promenade vers Paris ne trouvant plus de résistance. Un char qui retournait au repos nous fait monter pour nous apporter à Péronne ou un bon lit de paille était préparé. Le voyage sur le char m’a dérangé et une fois à la descente j'ai rendu. Je n'avais rien mangé ni bu depuis la veille, sauf un peu de vin que nous a offert le capitaine qui conduisait les chars, très gentil avec nous. On se couche sans manger. Résumé de cette journée : la chance m’a favorisé, pas une égratignure !
Jeudi 6 : Réveil à six heures, on nous embarque sur des camions après nous avoir fouillé (Je laisse la lampe électrique et le rasoir ) pour se rendre à Cambrai où on arrive à midi. Pour la première fois on nous donne à manger, une gamelle de lentilles avec un petit bout de viande immangeable. Arrivés vers 15 heures on nous embarque en chemin de fer pour arriver à Hirson à 21 heures. Le voyage s'est effectué à wagons découverts, 70 hommes par wagons serrés comme des sardines dans un baril. Il a fallu dormir debout, impossible de s'asseoir, aussi je n'ai pas fermé l'œil. C'était une nuit fort étoilée, passée dans une voie de garage avec défense de sortir du wagon.
Vendredi 7 : Parti de Hirson à 9 heures, arrivé en gare de Givet vers 11 heures, débarqué, et après une marche de 9 kms on arrive au camp de Beauraing à 14 heures. Journée très chaude, pas une goutte d'eau à boire. Le soir on a eu une gamelle de soupe, sans pain. Pour boire il a fallu faire la queue 2 heures, j'étais fatigué mais la soif a eu le dessus, j'ai fait la queue. On a dormi dans le pré, je n'ai fait qu’un sommeil malgré le sol dur.
Samedi 8 : Réveil à 5 heures pour faire une étape de 25 kilomètres qui nous conduit à Gédinne. Une longue colonne échelonnée sur plusieurs kilomètres parcourait les routes belges ; c'étaient ces malheureux prisonniers dont j'étais du nombre. Depuis hier on était en Belgique. À midi on était rendu où une gamelle de soupe nous attendait et 100 g de pain de seigle, le premier bout depuis le 4 au Soir. À 20 heures on embarque en chemin de fer, 60 hommes par wagon couvert pour passer la nuit dans la gare ; à peine si on pouvait s'asseoir, je n'ai pas dormi.
Dimanche 9 : A 8 heures du matin le train démarrait de la gare de Gédinne parcourant la Belgique. Vers midi on passe en Luxembourg et à 15 heures on stationnait dans la gare de Luxembourg. À 20 heures on franchissait la frontière allemande à Wasserbilig et débarquait une demi-heure après à Trier-Sud (Trèbes). En sortant de la gare ont grimpe une côte longue et dure, surtout sans rien dans le ventre, pour arriver à un camp où les baraques sont au complet. Encore une fois j'ai couché à la belle étoile après avoir mangé une gamelle de soupe.
Lundi 10 : A 8 heures on commence la distribution de la soupe. À 14 heures je réussis à avoir une gamelle de soupe. Voilà un convoi qui se forme pour aller embarquer. Je cours pour partir avec mes copains, cette fois 50 hommes par wagon couvert. On a touché 200 grammes de pain, un morceau de lard fumé et à 22 heures le train démarre. Impossible de dormir ne pouvant s'asseoir.
Mardi 11 : Passé à Nuremberg. À midi on a eu une gamelle de soupe, 300 g de pain, un morceau de fromage pour voyager toute la nuit et le lendemain.
Mercredi 12 : Arrivé en gare de Vienne, le soir à 20 heures. Passé la nuit dans le train.
Jeudi 13 : A une heure du matin on nous réveille pour nous donner une gamelle d'orge bien épais et 500 grammes de pain. On était dans une voie de garage de Vienne. Le matin à 7 heures le train se met en route et on arrive à Wilfleinsdorf pour débarquer et se rendre au camp Stalag XVII A (Keisertenbruck) à une trentaine de kilomètres de Vienne. Après une marche de 3 kms on passe la journée dans un pré. Duhet est malade et va à l'infirmerie. Après avoir avalé une gamelle de soupe on nous rentre au camp. Pas de place dans les logements, on couche dehors, mais le froid nous réveille, on va chercher s’il y a une place dans une baraque, mais il n'y a que le couloir de libre où on s'allonge jusqu'au matin.
Vendredi 14 : A 5 heures il faut faire la queue pour aller avaler un peu de café. À 11 heures c'est une gamelle de soupe avec 200 grammes de pain. Le soir à 17 heures c'est la même répétition sauf le pain en moins.
Samedi 15 : J'ai réussi à trouver une place grâce à Duhet, car on l'avait mis dans une baraque au lieu de l'infirmerie. On couche sur des planches, sans couverture. Voici ce qu'il me reste, une chemise, une flanelle, souliers, pantalon de toile, veste de drap, une musette contenant l'outillage à raser, une autre musette renferme la gamelle. J’avais un veston de toile que j'ai donné à Carvin, lui n'avait qu’une chemise sans manche.
Dimanche 16 : Un ordre passe que tout le monde doit avoir les cheveux coupés à ras ; le soir même la corvée était faite.
Lundi 17 : J’ai lavé mon linge sans savon.
Mardi 18 : Que les journées sont longues à ne rien faire, à part quelques belottes avec mes deux copains car j'avais sauvé le jeu de cartes.
Mercredi 19 : Journée de pluie et de cafard.
Jeudi 20 : Je passe aux douches et désinfections. On est obligé de déposer l'argent. Ceci terminé on nous photographie individuellement et j'ai le matricule 63 019. On nous change de baraque pour dormir sur des paillasses. Aussi j'ai bien dormi c'est la première nuit de ma captivité.
Vendredi 21 : A part la belotte qui fait passer à un moment le temps est long.
Samedi 22 : même programme.
Dimanche 23 : J'ai acheté un rasoir, un Gillette pour me raser. La barbe est longue depuis Omiécourt. Ce n'était pas sans besoin.
Lundi 24 : On nous annonce l'armistice, c'est une joie !
Mardi 25 : L'après-midi ont passe au triage pour former des groupes qui vont partir au travail. Dans ces triages je perds mes deux copains qui ont été mis à part. Me voilà seul.
Mercredi 26 : On passe à l'habillement ; je touche un calot car je n'avais rien comme coiffure, j'ai été fait prisonnier avec le casque.
Jeudi 27 : Rassemblement à 14 heures pour aller embarquer à Wilfleinsdorf ; on a touché pour le voyage 500 grammes de pain, confiture et fromage. A 19 heures le train démarre emportant 40 hommes par wagon. On voyage toute la nuit.
Vendredi 28 : Passé à midi en gare de Selhrtal. Restauré par la Croix-Rouge. Malheureusement il n’y en a pas eu pour tout le monde. J'ai été du nombre à serrer la ceinture. À 15 heures on arrivait en gare d’Eisenez. De là on nous dirige vers un camp situé à 2 kilomètres. C'est la vraie montagne, les Alpes autrichiennes. Nous étions 500 dans ce camp logés dans de confortables baraques, on couche dans des lits avec ressorts, 20 hommes par chambre, 2 tables, un poêle, un tabouret pour chacun. C'est à la chambre 24 que je suis logé. On touche un plat en faïence et une tasse ; puis c'est la soupe, on a un plat de légumes c’est bon, bien préparé. On a douche et lavabo à volonté, mais toujours pas de savon.
Samedi 29 : J'ai bien dormi cette nuit dans ce plumard. Réveil matinal à 4 heures, le café servi à 5 heures avec le plein pour la journée ( un pain de un kilo à trois ) une cuillère de confiture à chacun. À 6 heures et demie rassemblement pour partir au travail. Je fais partie d'un groupe de 40 hommes pour aller travailler à la mine de fer dans la montagne. On monte par un funiculaire aux trois quarts du sommet. Comme c’est samedi à 11 heures la journée est terminée. On descend à pied, à midi on arrive au camp. La soupe, un plat de légumes et un morceau de viande « petit ». Pour le repas du soir on a eu une rondelle de saucisson, c'est tout car ici on n’a qu'un repas chaud par jour tout comme les civils. Cuisine assez bonne, mais peu, surtout de pain, à peine 350 grammes par jour. Cet après-midi j'ai lavé mais toujours sans savon, on a touché du cristo seulement. Il n'y a pas de savon en Allemagne.
Dimanche 30 : Réveil 6 heures. On a eu un rassemblement dans le réfectoire pour finir de former des groupes. Beaucoup d'entre nous n’étaient pas allé au travail hier. Je fais partie du groupe 11 et on va dans la chambre 36. Le dimanche on ne travaille pas. Il n'y a qu'un repas chaud à midi et le soir c'est un casse-croûte. Dans la semaine c'est le sens contraire.

Cordialement. Francis

_________________
Mon Père était servant à la 2e batterie du 94e, et j'ai renseigné Monique Bourgeois sur le régiment. Je suis allé sur les lieux des combats de mon Père à Breuil ou il avait été remplacé avant que le canon du 75 explose sur la terrasse du chateau.


Dernière édition par francis barbe le mer. déc. 08, 2010 2:38 am, édité 1 fois.

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 Sujet du message :
MessagePublié : mar. déc. 07, 2010 21:10 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
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Localisation : Somme
Bonsoir à tous, bonsoir Francis,
Un grand merci pour ce témoignage qui nous replonge en ce mois de juin 1940 parmi des hommes dépassés par les graves événements qu'ils vivent. Je crois qu'on ne peut réaliser l'impact psychologique que ressentent ces soldats. Après l'enfer des combats, ils se retrouvent du jour au lendemain prisonniers, envoyés à des centaines de kilomètres de chez eux dans un camp de prisonniers.

Bien cordialement
Eric


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 Sujet du message : 94e Ram
MessagePublié : ven. déc. 10, 2010 11:38 am 
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Inscription : lun. oct. 25, 2010 16:45 pm
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Localisation : Goudargues
Bonjour à Tous, bonjour Eric.

Je suis désolé d’avoir écrit quatrain pour poème. Ceci dit quel dommage que Mestre ne nous dise pas quelles étaient ses fonctions dans la batterie. Maréchal- Ferrant il est probable qu’il ait été attaché au service des animaux. Il y en avait 250 dans chaque groupe de 3 batteries. Lors de la prise de position des batteries les animaux étaient éloignés et se trouvaient en arrière. Omiécourt était en arrière de Potte, Merchain et Pertain où se trouvaient les 2e et 3e groupes. L’attaque Allemande a contourné par le Nord le 94e et à été au contact de ses arrières dés le 5 juin.

Cordialement. Francis.

_________________
Mon Père était servant à la 2e batterie du 94e, et j'ai renseigné Monique Bourgeois sur le régiment. Je suis allé sur les lieux des combats de mon Père à Breuil ou il avait été remplacé avant que le canon du 75 explose sur la terrasse du chateau.


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 Sujet du message : Louis Berthuel
MessagePublié : mar. janv. 25, 2011 21:42 pm 
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Inscription : mar. janv. 25, 2011 18:03 pm
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Bonjour,

L'un des prisonnier cité dans le post de ae80 etait mon grand-pére, Louis Berthuel.
Voici une photo de lui avec son groupe sur la Somme.
(C'est celui qui porte un casque).
Image


Et voici une carte postale envoyée depuis son Stalag.
Image

Mon grand-père est décédé en 1997.
Il a gardé toute sa vie un souvenir douloureux de cette période, il se souvenait notamment de tirs de harcèlement Allemands durant plusieurs heures qui faisaient craquer certains, y compris un officier qui s'est jeté dans la somme en appelant sa mère.
Il n'aimait pas trop en parler, et s'il le faisait, c'était pour que j'arrête de le lui demander, il se lançait donc dans le détails des descriptions des champs couverts de cadavres d'hommes et de chevaux, gonflés par la pourriture, etc...

Ça parait aussi peut-être ridicule a nous qui somme blasés de films de guerre et de violence télévisuelle, mais il avait des remords terribles d'avoir tué un Allemand, a une dizaine de mètres, de nuit, alors que lui et son groupe étaient encerclé dans une grange, peu de temps avant d'être fait prisonnier.

Ancien du bataillon de Joinville, rugbyman, prof de sport, il avait une santé extraordinaire et une patate exceptionnelle.
C'est ce qui lui a permis de s'évader, peu de temps après, sur un vélo sans pneus et de regagner le sud de la France a Sigean, ou se trouvait sa famille.

Voila.


Dernière édition par erijou le mar. janv. 25, 2011 21:56 pm, édité 1 fois.

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MessagePublié : mer. janv. 26, 2011 11:13 am 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1225
Localisation : Somme
Bonjour à tous, bonjour erijou,
Je vous souhaite la bienvenue sur ce forum.
Un grand merci à vous pour ce témoignage émouvant concernant votre grand-père, Louis Berthuel.
Connaissez-vous son rattachement au sein du 94e R.A.M. ? Son groupe ? Sa batterie ?
N'hésitez surtout pas à intervenir pour nous apporter des informations supplémentaires.

Cordialement
Eric Abadie


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 Sujet du message : Louis Berthuel
MessagePublié : mer. janv. 26, 2011 18:44 pm 
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Inscription : mar. janv. 25, 2011 18:03 pm
Messages : 4
Merci pour votre accueil.

J'ai eu une bonne petite emotion en tombant sur votre forum, hier, alors qu'en m'ennuyant, je tapait son nom sur google...

Je sais juste qu'il était MDLC, et qu'il n'avait gardé aucun contact avec ses anciens camarades de l'armée.
50 ans après, il restait très amer et cynique, un peu anarchiste, sur l'image que cette période avait fait ressortir de la hiérarchie militaire, de la grandeur de la France, de l'Honneur...
Les gradés qui confisquaient les voitures ou les chevaux des civils ou de leurs subordonnés pour se barrer, tout en leur demandant de se faire tuer sur place, sans oublier de piller les maisons et les caves abandonnées, etc etc...

Il supportait très mal que je regarde un film de guerre, ou que je joue avec des petits soldats en plastique, "a la guerre, il n'y a rien de beau".

Il se disputait avec le maire de sa commune quand il voyait mettre une plaque en mémoire de résistants mentionnant qu'il avaient été victime de la "barbarie nazie" ou autre, il voulait qu'on précise, lorsque c'etait le cas, qu'ils avaient été arrêté et parfois exécuté par la police ou la gendarmerie Française, ce qui aurait fait un peu tache dans le decor, mais aurait eu le mérite d'être vrai.

Militairement parlant, je sais qu'il était stationné vers Nice ou Menton mais vous en saurez certainement plus que moi a ce sujet, et qu'ils allaient régulièrement faire des exercices du coté de Valberg ou carrément vers Briançon...

Je crois que cette photo date de sa période en garnison (il avait été mobilisés a peine quelques jours après la fin de son service).
Image


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MessagePublié : jeu. janv. 27, 2011 9:13 am 
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Inscription : jeu. sept. 27, 2007 21:28 pm
Messages : 3373
Décidément, ce 94e R.A.M. nous vaut plein de témoignages. Merci à vous tous de compléter par vos photos et documents personnels. :)

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Frédéric - co-administrateur du site et forum "Picardie 1939 - 1945"
Président association "Picardie 1939 - 1945"


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MessagePublié : dim. févr. 13, 2011 22:54 pm 
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Inscription : sam. oct. 24, 2009 9:38 am
Messages : 1225
Localisation : Somme
Bonsoir à tous,

J'aimerais faire le point sur les artilleurs du 94e RAM, Morts pour la France entre le 5 et 7 juin 1940, dans la région de Marchélepot-Nesle-Roye et le Nord-Est du département de l'Oise et profiter de l’occasion pour féliciter Monique BOURGEOIS qui a accompli un étonnant et patient travail de recoupement d’informations sur ces militaires originaires du Sud-Est de la France venus mourir sur le sol picard.
Elle a donné beaucoup de temps et d’énergie dans cette recherche et cette somme de travail est sienne !
Même si le but n'a pas été atteint - connaître exactement le lieu d'inhumation de Roméo LIMON - la quantité d'informations engrangée est énorme.
Le parcours de ces soldats a retrouvé une cohérence même si beaucoup de zones d'ombre demeurent.
Monique a reçu un soutien déterminant, celui de Marc PILOT, qui a apporté son érudition et ses connaissances dans ce dossier. Qu’il en soit remercié !

Voici la liste des soldats MPF répertoriés :

05/06/1940 Somme

GUEYRAUD Antonin Marcel
Né le 26/07/1904 à Arles (13)
Lieu de décès : Curchy
Inhumé dans la Nécropole Nationale de Condé-Folie (80)

MICHEL Paul Victor
Né le 27/01/1906 à Aix-en-Provence (13)
Lieu de décès : Marchélepot
Son nom figure sur le MAM d’Aix en Provence
Le corps a été restitué le 29/12/1948

PERRUCHE André Félix Francis J
Né le 22/11/1912 à Toulon (83)
Lieu de décès : Marchélepot
Son nom figure sur le MAM de Toulon
Le corps a été restitué le 29/12/1948

06/06/1940 Aisne

ARNOUX Marcel Marius Jacques
Né le 30/04/1909 à Digne (04)
Lieu de décès : Saint-Quentin
Inhumé dans la Nécropole Nationale d’Ambleny (02)

06/06/1940 Oise

PROVIDO Jean Marius Victor
Né le 11/08/1912 à Draguignan (83)
Lieu de décès : Pontpoint
Son nom figure sur le MAM de Sainte-Maxime (83)
Sans sépulture connue

06/06/1940 Somme

AURIOL Jean Louis
Né le 21/02/1913 à Maury (66)
Lieu de décès : Champien
Son nom figure sur le MAM de Maury
Inhumé dans la NN de Condé-Folie (80) ??
Le corps a été restitué le 21/12/1948

BRACHET Marie Michel
Né le 05/04/1919 à Mouleydier (24)
Lieu de décès : Nesle
Son nom figure sur le MAM de Paris 7e arrond.
Sans sépulture connue

CAMOIN Justin Marcel
Né le 08/02/1911 à Aubagne (13)
Lieu de décès : Tilloloy
Son nom figure sur le MAM d’Aubagne
Inhumé au cimetière communal des Passons à Aubagne

DARDE Lucien Guillaume (2e batterie du 94e RAM)
Né le 25/07/1912 à Hamps (11)
Lieu de décès : Breuil
Son nom figure sur le MAM de Ginestas (11)
Son corps a été restitué le 28/12/1948

FANTINO Jean Baptiste
Né le 02/10/1905 à Nice (06)
Lieu de décès : ?? dans le département de la Somme
Sans sépulture connue

LARTHE François
Né le 31/01/1913 à Carcassonne (11)
Lieu de décès : Licourt
Inhumé dans la Nécropole Nationale de Condé-Folie tombe n° 30
Son corps a été restitué le 29/12/1948

MAFFRE Gérard Marius
Né le 05/08/1918 à Sète (34)
Lieu de décès : Mesnil St Nicaise
Inhumé à Mèze (34)

07/06/1940 Oise

GARNERO Baptistin Justin Alfred (3e batterie du 94e RAM)
Né le 22/08/1911 à Allos (04)
Lieu de décès : Campagne (60)
Il n’est pas inhumé à Allos
Sans sépulture connue

BLANCHI Joseph Paul (Classe 1924 - matricule 2478)
Né le 16/12/1903 à Saint-Martin Vésubie (06)
Lieu de décès : Lassigny (60) Bombardement
Il figure sur le MAM de St Martin Vésubie
mais n’y est pas inhumé
Sans sépulture connue

GIBERT Jean Joseph Louis
Né le 22/11/1914 à Espéraza (11)
Lieu de décès : Sermaize (60)
Il figure sur le MAM d’Esperaza
mais n’y est pas inhumé
Sans sépulture connue

PERÈS Georges Marcel (Maréchal des Logis)
Né le 30/12/1918 à Bordeaux (33)
Lieu de décès : Sermaize (60)
Inhumé dans le Carré de corps restitués de la Nécropole Nationale de THIAIS (94)

BENDER Georges (Matricule 1159 – Seine 2e Bureau)
Né le ????
Lieu de décès : Ferme Béhancourt (commune de Sermaize – 60)
Sans sépulture connue

OZIOL Sixte François Julien
Né lé 16/02/1903 à Pujaut (30)
Lieu de décès : Ferme Béhancourt (commune de Sermaize – 60)
Il figure sur le MAM de Pujaut & Meyrannes
Une plaque souvenir de lui existe au cimetière communal tombe 25 – carré 4 mais il n’est pas inhumé à Pujaut
Sans sépulture connue

BARBERO Louis (classe 38 – recrutement de Marseille)
Né le 00/00/1918 à ???
Lieu de décès : Ferme Béhancourt (commune de Sermaize – 60)
Il figure sur le MAM de Grans (13) ???
Sans sépulture connue
Une plaque lui est dédiée dans l’église de Sermaize

RAYNAUD Antoine Marius Félicien
Né le 10/09/1910 à La Roquette-sur-Var (06) [lieu erroné Roquettes (31) sur le site Mémoire des Hommes]
Lieu de décès : Béhancourt [Béhencourt (80) sur le site Mémoire des Hommes]
Il figure sur le MAM de La Roquette
Sans sépulture connue

GARAVELLI Emile Eugène
Né le 09/10/1915 à Marseille (13)
Lieu de décès : Ferme La Campagne (80 ???)
Sans sépulture connue

LIMON Roméo Jules Yacinthe (3e batterie du 94e RAM)
Né le 17/02/1908 à La Turbie (06)
Lieu de décès : Ferme Campagne (80 ???)
Il figure sur le MAM de La Turbie
Sans sépulture connue

MERCADIER Pierre Augustin
Né le 18/06/1918 à Termes (48)
Lieu de décès : Ferme de Campagne (80 ??)
Son nom figure sur le MAM de Termes
Sans sépulture connue

METIFIOT Louis André Joseph
Né le 12/05/1915 à Mirmande (26)
Lieu de décès : Pontpoint (60)
Son nom figure sur le MAM de Saulce s/Rhône (26)
Sans sépulture connue

« Le mystère demeure entre le moment où on a une fosse commune avec 9 corps (9 septembre 1940), et lorsqu'on n'a plus que 4 corps enterrés à Sermaize en 1941, puis 3 transférés à Cambronne en 1952 (moins PERÈS).
La logique serait 6 corps rendus aux familles. Il doit bien y avoir une trace quelque part du départ des 5 autres
. » Monique BOURGEOIS


Cordialement
AE


Dernière édition par ae80 le mar. févr. 22, 2011 20:18 pm, édité 3 fois.

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