101e RALA – Gérard LAMBLIN

Gerard Lamblin 2
Lettres, récit et photos communiqués par sa fille,
Dominique Logié-Lamblin.
 

Né 1913 à la Madeleine-lez-Lille et, sa première partie de Bac en poche, il devança l’appel le 21 octobre 1933. D’abord affecté au 4e RAP, il fut ensuite versé au 28e RAD de Belfort le 8 novembre. Brigadier le 16 avril 1934, il fut renvoyé dans ses foyers le 6 avril. Il entama alors une carrière d’assureur. Rappelé sous les drapeaux le 26 août 1939, il rejoignit le 101e Régiment d’Artillerie Lourde Automobile le lendemain et ce fut dans cette unité qu’il fit toute la guerre.

 

On découvre dans ses lettres écrites durant la drôle de guerre une certaine envie d’en découdre : « ce n’est que rires, chansons, plaisanteries et impatience d’aller leur taper sur la g… pourvu que les autres ne fassent pas tout le boulot sans nous ».
On sent également une haine de l’ennemi ancestral héritée de l’autre guerre où le Nord fut durement occupé : « J’imagine que les boches respecteront pendant un temps encore l’indépendance belge de façon à ne pas nous permettre de leur rentrer dedans de ce côté-là. Oh si on pouvait se rendre directement en Pologne ! Quelle partie de plaisir on leur rendrait coup pour coup à ces assassins de gosses et de femmes ! »
Enfin, on devine une certaine candeur permettant à la propagande de faire son œuvre : « la dite guerre ne pouvant être bien longue étant donné la disproportion des forces » (lettre du 4 septembre 1939). On lit encore : «  Jamais d’alertes aux avions ici ! Je crois que l’aviation allemande était bien moins forte qu’on ne le disait !  » (lettre du 4 octobre 1939). Le 2 décembre 1939 il écrivait : « On parle de plus en plus de l’extension de la guerre en dehors de l’Europe, au printemps il pourrait bien y avoir un fameux concert ». Il avait en partie raison…
Malheureusement nous ne disposons d’aucun élément concernant la montée en Belgique et au Pays-Bas ; brigadier-chef depuis le 1er janvier nous le retrouvons à Fresnoy-les-Roye après avoir stationné un temps à Hangest-en-Santerre.

 

 

Secrétaire à l’état-major, il conduisait également un véhicule tout-terrain. La pose, l’air très rêveur n’est pas très « militaire »…

lamblin brevet

Une anecdote vécue1

 

Le 5 juin 1940, la B.H.R. (Batterie Hors Rang) du 101e Régiment d’Artillerie Lourde était cantonnée dans le village de Fresnoy-les-Roye, évacué par tous ses habitants comme tous les villages de la Somme.

Une B.H.R. de régiment d’artillerie se composait alors des éléments suivants :

– Le groupe des officiers assurant le commandement des sections de commandement général du régiment

– les sections régimentaires de combat tels observateurs, calculateurs de tir, organismes de liaison, téléphonistes, radios, agents de liaison, services d’approvisionnement et, pour la défense rapprochée, mitrailleurs, fusils-mitrailleurs.

Les hommes composant ces pièces (dans l’artillerie une section est une pièce) étaient peu armés. Normalement un P.C. d’artillerie lourde ne devait pas se trouver (conception 1939) en contact avec l’infanterie ennemie. Le P.C. disposait d’une trentaine de mousquetons modèle 1916, deux fusils-mitrailleurs modèle 1917, deux mitrailleuses St Etienne modèle 1917, ces dernières destinées surtout à la DCA.

Lorsque le 101 avait quitté la Hollande le 20 mai 1940 au soir, personne ne s’imaginait qu’on allait se trouver dans la « boucle de Péronne », face à face avec les panzers allemands, sans pratiquement de couverture continue entre les batteries et l’ennemi.
Les premiers jours dans la région, le P.C. était à Hangest-en-Santerre, avaient été calmes et le bruit courait que cela allait être une deuxième « bataille de la Marne ». mieux, on attendait les Anglais. Secrétaire au P.C., j’avais eu entre les mains un ordre du Q.G. indiquant que les unités de la VIIe Armée (dont nous faisions partie) devaient soigneusement reconnaître les chars qui s’avanceraient vers elle, le 3e Corps Anglais stationné dans la région d’Arras avait reçu ordre avec ses éléments blindés de traverser le rideau de troupes allemandes, d’ouvrir le passage à la 1ère Armée française qui se repliait de Belgique et qui serait venue prendre position sur la rive gauche de la Somme, encerclant l’armée allemande en route vers Dunkerque. 2

Cet ordre ne fut pas suivi, Lord GORT se replia sur Dunkerque et la 1ère armée dut faire la même chose. Sans infanterie, les Français ne purent jamais reprendre les têtes de pont que les Allemands avaient pu établir à côté d’Amiens.
Lorsque nous vîmes les premiers chars arriver en vue de Fresnoy-les-Roye nous les avons acclamés, les prenant pour des Anglais. Il faut dire que ces chars ne possédaient extérieurement aucun signe distinctif. Les hommes assis à l’extérieur étaient en noir, sans casque, la tourelle ouverte.
Quand même, un ordre du Q.G. avait prescrit que tous les villages devaient être fortifiés avec les moyens du bord, si possible les routes coupées. Le village de Fresnoy-les-Roye avait ainsi été barricadé, on avait sorti tout le matériel agricole, fait des barricades garnies de balles de paille et de fûts d’essence. Tout cela bien improvisé. La barricade dont je reçus le commandement à mon tour de garde près du cimetière de Fresnoy était renforcée par des tubes de chauffage central trouvés à proximité.
Le matin du 5 juin, un agent de liaison français appartenant à un autre régiment 3se présentait dans le village et devait franchir notre barricade. Le sous-officier de garde lui indiqua la présence des chars « anglais » stationnés sur la route à quelques centaines de mètres (nous les avions acclamés).
Le motocycliste croisa le premier char avec un signe amical, second char idem. Le troisième lui tira une rafale à bout portant, c’était les Allemands… Vers midi, mes camarades de garde à la barricade constatant que les chars s’étaient repliés, sortirent et allèrent chercher le corps du motocycliste assassiné, sortie faite sous les ordres du maréchal-des-logis GLORIEUX.
Le corps fut ramené au village, un canonnier de la batterie, menuisier dans le civil, fit rapidement un cercueil, et à la nuit tombante nous l’enterrâmes dans le cimetière.

Vers 15H, les chars allemands étaient revenus lorsque je vins prendre mon tour de garde à la barricade. Ils étaient à 150/200m. Je demandais à mon prédécesseur où se trouvait la mitrailleuse… Le matin, dans l’affolement, on l’avait oubliée avec ses munitions dans la tranchée qui avait été faite à l’extérieur du village (c’était quelques jours avant) uniquement pour tirer sur les avions ennemis.
Je décidais aussitôt qu’il fallait aller la chercher et pris avec moi le canonnier SOUPIZET, un téléphoniste de ma pièce qui en riant m’avait dit « t’oserais pas y aller » et à qui j’avais aussitôt répondu « SOUPIZET vous m’accompagnez, c’est un ordre ».
Et nous voilà partis, j’espérais bien que les Allemands ne nous verraient pas. Nous devions longer le mur d’une ferme à plat-ventre pour gagner un fossé qui nous conduirait à la tranchée où était la mitrailleuse. Nous n’avions pas fait 50 m qu’une rafale claqua et les balles vinrent s’écraser sur le mur à quelques 30 cm au-dessus de nous. On ne bouge plus quelques instants puis, nouveau mouvement, nouvelle décharge et soudain les chars s’en vont, croyant sans doute nous avoir éliminés ; Nous en profitons, nous glissant dans la tranchée, on démonte la mitrailleuse, nous nous répartissons le chargement et retour à la barricade. J’avoue que j’avais bien cru ma dernière heure arrivée mais aussi que je brûlais de me venger.
Quelques temps après les trois chars reviennent, s’arrêtent et nous voyons descendre des hommes dont l’un, sans doute un officier, se met au milieu de la route et, se calant bien les jambes écartées, sort ses jumelles et commence à inspecter de notre côté ; Je prends un mousqueton, me glisse à plat-ventre, et par trois fois demande à l’aspirant PIPART qui devant les évènements était venu prendre le commandement de la barricade, l’autorisation de tirer. Assez bon tireur, j’étais sûr de mon coup. Trois fois cela me fut interdit et l’ordre me fut donné de rejoindre la barricade…

FRESNOY LES ROYE carte 1940

De longues années après, me trouvant avec un ingénieur allemand, Herr Doktor BURR de la firme HEBENSTREITT que je représentais, nous en vînmes à parler de ce que nous avions fait pendant la guerre. Il me dit qu’il commandait une Compagnie de Panzer en juin 40 dans la bataille de Péronne, que son unité avait eu de lourdes pertes du fait de l’artillerie française à Omiécourt (voir le récit de la bataille dans le livre « Les héros de 40 »4). Je lui demandais s’il se souvenait de Fresnoy-les-Roye et de me répondre qu’effectivement il s’était présenté devant le village, qu’il n’avait pas voulu attaquer parce que dans les barricades il y avait des armes anti-chars (c’était les tubes de chauffage central). J’avais probablement à côté de moi l’officier que j’avais tenu au bout de mon fusil…

Le soir de ce jour, tandis que nous ensevelissions dans le cimetière le corps du motocycliste à la nuit tombée pour ne pas être vus, l’ordre vint de faire mouvement. Le 101 tira encore beaucoup… Nos batteries consommèrent 144.000 coups jusqu’au repli sur la Loire.

Gérard Lamblin fut cité à l’ordre du régiment n°22 du30 juin 1940, Croix de guerre avec étoile de bronze, il fut démobilisé le 28 juillet à Thiviers en Dordogne. L’histoire ne s’arrête pas là, il chercha en effet à s’assurer que le motocycliste avait eu une sépulture décente. Un courrier figurant dans les archives de Fresnoy-les-Roye nous montre qu’il ne perdit pas de temps 5

Le 26 janvier 1941

Monsieur Le maire

En me remémorant mes souvenirs de guerre, je viens de penser à un fait qui s’est déroulé le 5 ou 6 juin, nous occupions votre village durant la bataille de la Somme.

Ce fut du reste le jour où nous avons dû reculer sur cette partie du front à la suite de la percée d’éléments blindés allemands.
Appartenant au 101e RALA dont le PC était situé dans les fermes au nord-est du village nous avons, après un combat le matin, ramassé un soldat français à environ 300 mètres au nord de la sortie nord-est de Fresnoy.

A la nuit tombante, car toute la journée nous avions dû rester camouflés, les chars allemands entourant le village et l’aviation nous bombardant, nous avons enterré notre camarade dans un intervalle resté libre à gauche, allée centrale du cimetière. Malheureusement nous n’avons pas eu le temps de terminer sa tombe, d’y planter une croix et d’y inscrire son nom. Les papiers ont été relevés par les soins du PC du 101e RALA mais ont dû sans doute être perdus par la suite… Notre camarade a été enterré dans un cercueil en chêne fait par l’un d’entre nous dans l’atelier de menuisier situé non loin du cimetière. Il est porteur de sa plaque.

Je ne me souviens plus que de son nom : CALANT, et de son recrutement : Caen. Il a été tué à bout portant d’une rafale de mitrailleuse lâchée par un char allemand qui se faisait passer pour anglais et lui faisait signe d’approcher. Il s’agit d’un motocycliste appartenant sans doute à l’un des régiments d’infanterie qui résistaient par ilots devant nous. D’après ses papiers, je me souviens qu’il était marié et devait avoir un ou deux enfants. Il était de religion catholique. Sa tombe fut bénie par un de nos camarades prêtre-soldat. Je crois que ces renseignements pourraient vous être utiles.
C’est tout ce dont je puis me souvenir à ce sujet

 

Avec ces renseignements le Service des Sépultures militaires de Bray-sur-Somme put fournir l’identité exacte de ce soldat : Désiré Caillon. L’historique du 304e Régiment d’Artillerie de Campagne Porté lui consacre quelques lignes : « Le motocycliste Caillon, qui avait été envoyé au PC du commandant, ne revient pas de sa mission. Nous apprendrons par un officier du 301e RA (101e en fait), qu’il a été tué et inhumé à Fresnoy-les-Roye ». La famille Caillon avait-elle été informée de son décès ? Il fallait en avoir le cœur net car souvent les familles ignorent les circonstances de la mort de leur parent. Jacques Caillon, de Caen, possède une lettre de Gérard Lamblin.

Le 1er août 1941 

Chère Madame

Je me fais un devoir de répondre à votre lettre me demandant ce que je sais au sujet de la mort de votre mari. Voici dans quelles conditions il a été tué.

Le 5 juin au matin, le poste de commandement de mon régiment, le 101e régiment d’artillerie lourde automobile, se trouvait à Fresnoy-les-Roye, dans la Somme.
Des chars d’assaut allemands sont arrivés par les champs et l’issue nord du village où nous étions barricadés et prêts à résister. Cependant les soldats qui étaient dans ses chars se faisaient passer pour anglais. Ils étaient en cote bleue, assis sur les chars qui ne portaient aucune inscription ou insignes apparents. Nous leur fîmes signe bonjour et ils nous répondirent.

Vers 10h00 du matin je crois, alors que les chars allemands nous entouraient et que nous les avions reconnus comme ennemis, nous avons vu un motocycliste contourner le village par la route est et se diriger vers les régiments ou groupes d’infanterie qui résistaient devant nous.
Quatre chars étaient stationnés sur la route à 3 ou 400 mètres du village. Votre mari s’est avancé sans méfiance probablement ou avec un grand courage pour accomplir sa mission. Les premiers chars le laissèrent passer mais le dernier ou l’avant-dernier tira une rafale de mitrailleuse qui le tua net. Ce n’est que vers 1h00 de l’après-midi que les allemands s’étant écartés nous décidâmes avec quelques camarades d’aller chercher celui que nous avions vu tomber.

Votre mari gisait dans le fossé à côté de sa motocyclette. Il avait certainement été tué sur le coup car il portait plusieurs blessures, l’une à la tête derrière l’oreille et une dans la poitrine. Nous l’avons ramené au village de Fresnoy et avons monté la garde auprès de lui jusqu’au soir, ne pouvant l’inhumer immédiatement à cause des avions ennemis qui nous survolaient constamment.

J’ai moi-même vidé les poches de votre mari. Tous ses papiers, son porte-monnaie, son briquet etc. ont été remis à l’officier d’état-civil du 1er groupe du 101e RALA et je sais que le nécessaire avait été fait pour que ces pièces soient acheminées sur le dépôt de Caen. Malheureusement la débâcle survenant je ne sais si ces pièces ont pu parvenir. Peut-être pourriez-vous écrire un Monsieur Herscher, blanchisserie régionale du Nord à cambrai, qui faisait partie comme lieutenant de l’état-major du régiment, il pourra vous mettre en relation avec l’officier d’état-civil, le lieutenant Choteau, lequel a eu en main les papiers.
Quant à votre mari, un de mes camarades lui à fabriqué un beau cercueil en chêne dans une menuiserie du village. A la nuit tombante un prêtre, officier de ma batterie, l’abbé Caulliez vicaire à Fives Lille (Nord) a béni sa dépouille et lui a assuré des funérailles chrétiennes. J’ai creusé moi-même avec plusieurs camarades la tombe du cimetière de Fresnoy dans l’allée centrale, c’est la troisième ou quatrième tombe sur la gauche. Voilà chère Mme tout ce que je puis vous dire au sujet de la mort de votre mari. Nous avons voulu mes camarades et moi rendre hommage à son courage. Il a été enterré dans un drapeau français et nous avons prié sur sa tombe.

J’insiste sur le fait que très certainement votre mari fut tué sur le coup, ses blessures étaient mortelles. Vous pouvez être fière de lui car il n’a pas hésité à faire son devoir jusqu’au bout. Ceci doit être aussi votre consolation. Comme dans l’a dit sur sa tombe le prêtre qui a fait son enterrement à 9h00 du soir, votre mari est certainement récompensé de sa conduite (…)

 

On voit à travers ces différents documents de légères différences. Dans la lettre à la famille l’insouciance du motocycliste qui croyait, comme on le lui avait dit, que les chars étaient amis se transforme en courage face à des chars identifiés comme allemands cette fois. Il s’agissait bien entendu d’atténuer la peine de la famille mais aussi de ne pas avouer à quel point la crédulité avait joué un rôle. Gérard Lamblin se sentait peut-être un peu coupable, il devait être surtout en colère d’avoir gobé ces bobards. C’était un homme certes un peu naïf mais courageux comme on peut le constater lorsqu’il alla rechercher la mitrailleuse.Très croyant, on voit l’importance à ses yeux d’avoir donné à Désiré Caillon des funérailles dignes et chrétiennes.

Révolté par la défaite, il insistait pour faire comprendre que son régiment avait fait son devoir et ne manquait jamais une occasion en passant près de Fresnoy d’aller montrer le fossé où il avait rampé sous les balles et les impacts sur le mur. Il se maria en décembre 1940 puis passa clandestinement en zone libre où sa fille, Dominique, devait naître en 1941.

Gérard & M-Paule 1940

Gérard Lamblin et sa fiancée Marie-Paul en 1940

 

© Marc Pilot – Picardie 1939 – 1945 – mars 2013

Bibliographie Somme

Mise à jour le 24/12/2018

Généralités

Articles


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► DUVERLIE Dominique, Quatre années d’occupation, in Histoire d’Amiens, sous la direction de Ronald Hubscher, Editions Privat, 1986, p. 255-276.
► ESTIENNE Jean et VASSELLE François, Le Bel Amiens, Yvert et Cie, 1967.
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 LEFEBVRE Alain, De la Somme à la Bresle, T1, 5 juin 1940, Editions Aurea Vallis  2015.
► LEFEBVRE Alain, De la Somme à la Bresle, T2, 6 juin 1940, Editions Aurea Valls, 2016.

►LEFEBVRE Alain, De la Bresle à la Seine, T3, 7 au 12 juin 1940, Editions Aurea Valls, 2018.
► LEGRAND Jacqueline, Courageuse Abbeville (3 septembre 1939-3 septembre 1944), imprimerie Paillart, Abbeville, 1990.
► LÉGUILLIER Bernard, 1939 – 1945, Chroniques villageoises d’un jeune picard, Edition la Vague Verte, 1997.
► LEJOSNE Jacques, Saint-Acheul : De la quiétude à la tourmente, Imprimerie Conception 3 vallées, 1998.
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► LYMAN Robert, Raid sur Amiens, l’incroyable récit de l’opération Jéricho, Éditions Ixelles, 4e trimestre 2014.
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► RÉMY (Colonel), L’Opération Jéricho, Editions France-Empire, 1954.
► RIBOUD Jacques, Souvenirs d’une bataille perdue 1939-1940, Centre Jouffroy, J.R.S.C. Editions, 1994.
► RONGVEAUX Marcel, Sous-Lt E/5, Les 5 Cy dans les combats d’Abbeville, Mai 1940, slnd, ronéotypé.
► ROUILLARD François, L’Enfer d’Airaines, les 5,6 et 7 juin 1940, roman historique sur les combats d’Airaines de juin 1940 éditions la vague verte, 2002.
► SAVARY Guy, Péronne La vie municipale entre les deux guerres mondiales et sous l’occupation 40-44, Éditions La Vague verte, 2001.
► VASSELLE Pierre, La tragédie d’Amiens mai-juin 1940, Léveillard 1952.
► VASSEUR Gaston, Sous la botte, Abbeville Impr. F. Paillart , 1945.
► VASSEUR Gaston, Vingt-cinq ans après, Abbeville : Impr. Lafosse , 1965.
► WILMOUTH Metty, À l’ombre de la botte : mémoires de guerre, Abbeville : F. Paillart , 1998.

Combats

Articles

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► Amicale du 140e RIA, 1940 : Résistance de St Christ, N°2, juillet 1946.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°3, octobre 1946.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme du 3e Bat, N°4, janvier 1947.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°5, avril 1947.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°6, juillet 1947.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme et Étapes du 1er Bat 1939-1940 N°7, octobre 1947.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme et les plaques du souvenir sur La Somme, N°8, janvier 1948.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N° 9, avril 1948.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°10, juillet 1948.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°11, octobre 1948.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : souvenirs sur la Somme, N°12, janvier 1949.
► Amicale du 140e RIA, 1940 : Itinéraire de la 5e Cie, N°21, mars 1960.
► Amicale du 140e RIA, Combat de Mai-Juin 1940 autour de l’usine d’Eppeville, N°49, mars 1974.
► Amicale du 140e RIA, Combat de Mai-Juin 1940 autour de l’usine d’Eppeville, N°50, novembre 1974.
► Amicale du 140e RIA, Combat de Mai-Juin 1940 autour de l’usine d’Eppeville, N°51, mars 1975.
► Amicale du 140e RIA, Combat de Mai-Juin 1940 autour de l’usine d’Eppeville et Rencontre Franco-Allemande à Ham, N°52, novembre 1975.
► Amicale du 140e RIA, 3ème Batt sur la somme – 1940, N°53, juin 1976.
► Amicale du 140e RIA, Le 5 juin 1940, N°54, novembre 1977.
► Amicale du 140e RIA, 5 Juin 1940 – Eppeville, N°59, octobre 1982.
► Amicale du 140e RIA, Historique des combats du III/140 – 1940, N°64 décembre 1987.
► Amicale du 140e RIA, Le 140 en Mai-Juin 1940, N°65, juillet 1989.
► Amicale du 140e RIA, Cérémonie du cinquantenaire des combats de la Somme, N°66, février 1991.
► Amicale du 140e RIA, La 6ème Cie sur la Somme, N°67, février 1992.
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► BONNAUD Stéphane, Le 19e BCC dans la Bataille d’Amiens, in GBM N°90, janvier, février, mars 2010.
► BUFFETAUT Yves, A l’assaut de la ligne Weygand (1) De la Somme à la Seine et Juin 40, un printemps désastreux (2), deux Hors-série Militaria nos 31 et 34, 1998 & 1999.
► BUFFETAUT Yves, La bataille de Condé-Folie, 5 juin 1940, des tirailleurs sénégalais contre des Panzer, Batailles n°71, Août-septembre-octobre 2015.
► BUFFETAUT Yves, Tonnerre sur la ligne Weygand, Hors-série Militaria n°98, Avril-mai-juin 2016.

► CHAIX Bruno, Couper le couloir des Panzer, le plan Weygand et le sacrifice des chars français, in Tank Zone n°11, juin-juillet 2010.
► CHAZETTE Alain, La 26. Panzer-Division en Picardie (avril-juin 1943), 39/45 Magazine, n° 198, février 2003.
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► COMAS Matthieu, La campagne de France, Batailles aériennes, nos 7, 8, 10 et 11, 1999-2000.
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► MACNAIR Ronald, Le Blitzkrieg de Montgomery de la Seine à la Somme, Historica Hors Série, 1999.
► MACNAIR Ronald, Objectif Anvers ! de la Somme à la Meuse, Historica Hors Série, 2000.
► MARY Jean-Yves, Les chars français au combat, mai-juin 1940 (1ère partie), 39-45 Magazine hors série, Historica n°72, octobre-novembre-décembre 2012.
► PERRET (Lieutenant-Colonel), Manœuvre de rupture d’un régiment allemand de chars renforcé d’infanterie motorisée les 5 et 6 juin sur la Somme, Revue Militaire Suisse, juillet 1941.
► ROUCAUD (Lieutenant-colonel), L’odyssée douloureuse du 25e B.C.A. (mai-juin 1940), in Revue d’Histoire militaire n° 13, 1942 (numéro spécial consacré aux Chasseurs à Pied), pages 86 à 92.
► SICARD Jacques, Le 21e GRDI pendant la campagne 1939-1940, Armes Militaria magazine, n° 266, septembre 2007.
► SOUBIRAN André, J’étais médecin avec les chars, Presses Pocket (1964).

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Livres

Infanterie, Blindés

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► Amicale du 22e R.M.V.E., Livre d’or du 22e R.M.V.E. 1939-1945, Paris 1976.
► Anonyme, Ceux du 304e R.A. dans la bagarre, 2e édition, s.d., Imprimerie de la vallée de l’Eure, Pacy-sur-Eure.
► Anonyme, Historique du 4e Régiment d’Infanterie Coloniale->http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62260804.r=.langFR], Charles-Lavauzelle et Cie Paris, 1941
► Anonyme, Historique du 7e régiment de dragons portés, Charles-Lavauzelle & Cie imprimeurs, Paris, Limoges, Nancy, 1942
► Anonyme, Historique du 65e Bataillon de Chasseurs Alpins pendant la guerre 1939-1940, d’après le carnet de route d’un officier du bataillon, avec une préface du Général de Corps d’Armée Gérodias, M. Leconte, Imprimeur-Éditeur, Marseille mars 1941.
► Anonyme, La Garonne est à l’avant-garde !, Historique du 77e Groupe de Reconnaissance 7e Division d’Infanterie Coloniale, Imprimerie G. Forestié, Montauban 1941
► Anonyme, Historique du 78e Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1939-1940, Charles-Lavauzelle & Cie imprimeurs, Paris-Limoges-Nancy, 1er trimestre 1956.
► AUBIN Nicolas, 27 mai 1940, la 1st Armoured Division se casse les reins à Abbeville, in Tank Zone n°11, juin-juillet 2010.
► BACCOU Marcel, À défaut de pardon, ne laisse pas venir l’oubli 39-40, Editions Martiennes, Sauve, 2006. (concerne en partie le 25e BCA à Hattencourt)
► BARDEL René, Quelques-uns des chars, Editions Arthaud, 1943.
BONNAUD Stéphane, Chars D2 au combat, Histoire et Collections, 2015.
► BOURDAIS Louis, Souvenirs et témoignages sur les opérations et les combats de la 19e Division pendant la guerre 1939-1945, Amicale des Anciens 1939-1940 du 41e RI, Rennes 1947.
► BOURGEOIS Robert (lieutenant), Dans la bataille avec le 60e RI, Amicale des anciens du 60e RI Royal Marine, 1984.
► BROCK (Colonel), Historique du 306e RACP, 1939-1940, Imprimerie Pervel & Médard. Paris,1947.
► BUCHNER Alex, Der Brückenkopf von Abbeville, 1940- Die Kritischste Phase des Frankreich-Feldzuges, Rastatt, Moewig Verlag 1988.
► BUFFETEAUT Yves, Le mois terrible (2), La bataille d’Abbeville, Militaria Hors-Série N°21.
► CASTELJAU (de) (Colonel), Historique du 44e Régiment d’Infanterie pendant la guerre 1939-1940, imprimé à Long-le-Saunier, sans date [vers 1941 ?].
► CAUCHETIER Jean & DUVAL Pierre, Mai – Juin 1940 La bataille de la Somme Pierrepont – Boussicourt – Davenescourt Mission impossible sur l’Avre, Cercle Maurice Blanchard Montdidier, octobre 2001.
► Collectif, The Story of the Twenty-Third Hussars 1940-1946, Aldershot 1946.
► Collectif, En retraite du Nord au Sud-Ouest de la France avec la 2e Batterie du 322e RATTT, 4e division cuirassée 17 mai – 25 juin 1940
► DAVID Saul, Churchill’s Sacrifice of the Highland Division : France 1940, Brassey’s Ltd, 2004.
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► DOHERTY Richard, None Bolder : The History of the 51st Highland Division, Spellmount, 2006.
► DUBREUCQ Ferdinand, Mai 40 : de Montcornet à Mareuil-Caubert, Imprimerie Matot-Braine, Reims, 1972.
► DUCELLIER Jean-Pierre, La guerre terrestre dans le nord de la France – Combats du lundi 20 mai 1940, Editions Paillart Abbeville, 2004.
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► FEYLER Louis, La guerre des bourgeois, 1939-1940 (2e RIC), Marsoins et méharistes, Paris 2012.
► FITA Jean, Sous le barda, 1980 (25e BCA).

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► HERVÉ (lieutenant), LUCAS (lieutenant), 41e régiment d’infanterie, 19e D.I., Journal des opérations de guerre 1939-1940, Editions de Montsouris, 1940
► KERUEL C., Front de Loire-Inférieure Souvenirs, Nantes, 1946 (souvenirs du 67e R.I. ex Bataillon VIII/2 picard).
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► MARY Jean-Yves, Le carroussel des panzers, Heimdal, 2011.
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► MOURAGUES Jean-François, Soldats de la République – Les Tirailleurs sénégalais dans la tourmente – France mai-juin 1940, Editions L’Harmattan, 2010.
► MOURAGUES Jean-François, Une Histoire Oubliée : le 24e RTS, Perpignan 1923-1940, Cap Béar éditions, Perpignan 2012.
► PAILLART Pierre, Les quarante jours du 2e G.R.C.A. en Hollande, en Belgique et en France, 10 mai – 18 juin 1940, Imprimerie F. Paillart, Abbeville, 1947.
► PALLUD Jean-Paul, Blitzkrieg à l’Ouest Mai – Juin 1940, Editions Heimdal 2000.
► REGLING Volkmar, Amiens 1940, Der deutsche Durchbruch südlich von Amiens 5. Bis 8. Juni 1940, Freiburg, 1968.
► REIMER Hans, Erinnerungen an das Infanterie-Regiment 36, Selbstverlag, Bad Vilbel 1974.
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► SALMOND J.B., The History Of The 51st Highland Division, The Pentland Press, 1994.
► SCHECK Raffael, Une saison noire Les massacres de tirailleurs sénégalais mai-juin 1940, Editions Tallandier 2007, publié en 2006 par Cambridge University Press.
► SERTAY Jacques, Des chasseurs dans la débâcle, souvenirs de guerre du 3 au 7 juin 1940, Les belles lettres françaises, 1943.
► SPAETER Helmuth, The history of the Panzerkorps Grossdeutschland Vol 1, J.J. Fedorowicz Publishing Inc, 1992.
► VASSELLE Pierre, La bataille au sud d’Amiens 20 mai – 8 juin 1940, Imprimerie Paillart Abbeville, 1948.
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► VASSELLE Pierre, Juin 1940 sur la Basse-Somme, Imprimerie Carpentier Montdidier, sans date.
► WADOUX-CADIOU Anne-Marie, Les chasseurs de la 40ème division dans la vallée du Liger, Somme, 6, 7 et 8 Juin 1940, [Saint-Maulvis], A.-M. Wadoux-Cadiou, 2011.
► WAILLY Henri (de), Le coup de faux, L’assassinat d’une Ville., Abbeville 1940, Editions Copernic, 1980.
► WAILLY Henri (de), Weygand, De Gaulle et quelques autres, La Somme 16-28 mai 1940, Editions Lavauzelle, 1983.
► WAILLY Henri (de), De Gaulle sous le casque, Abbeville 1940, Editions Perrin, 1990.
► WAILLY Henri (de), La victoire évaporée, Abbeville 1940, Editions Perrin, 1995.
► WAILLY Henri (de), L’offensive blindée alliée d’Abbeville, 27 mai-4 juin 1940, Economica, 2012.

 

Aviation

► ABADIE Éric, 11 & 18 avril 1944 Les avions de la Royal Air Force abattus dans l’arrondissement de Montdidier, Cercle Maurice Blanchard, avril 2001.
► ABADIE Éric, GREUET Norbert, VAN LAERE Jan, Les avions alliés de la R.A.F. et de l’U.S.A.A.F. tombés dans la région de Roye. 1942 – 1943 – 1944, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier 2002.
► [Anonyme] 18 Août 1944, Ce jour-là…, édité par la commune de Pierrepont-sur-Avre d’après le témoignage de Norman Grant, s.d. (vers 2000/2002)
► BAYNAST Philippe (de), Perdus et retrouvés, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, juin 1999.
► BAYNAST Philippe (de), Mort dans le ciel de Picardie, Alphonse Paumier 1914 – 1940, Cercle Maurice Blanchard et Société historique de Maignelay-Montigny, novembre 2001
► BURET Henry Claude, Comme une goutte d’eau dans la mer : journal d’une Compagnie de l’Air pendant la Campagne de France, 1939-1940. Ste-Geneviève-de-Bois, 1992, Maison Rhodanienne de Poésie.
► CHORLEY W R, Royal Air Force Bomber Command Losses of the Second World War, Midland Publishing Limited, 1992, 7 volumes.
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► Comité du Souvenir français du canton de Montdidier, Davenescourt (Groupe de Bombardement 1/51), 1998.
► Comité du Souvenir français du canton de Montdidier, Mai-juin 1940 Les aviateurs français dans le ciel de la Picardie, Montdidier, 1er octobre 2000.
► CORNWELL Peter D., The battle of France Then and now Six nations locked in aerial combat september 1939 to june 1940, 2007.
► DUCELLIER Jean-Pierre, La guerre aérienne dans le Nord de la France, La guerre terrestre dans le nord de la France – Combats du lundi 20 mai 1940, Editions Paillart Abbeville, 17 volumes édités de 1994 à 2010.
►FLORENTIN Eddy, Quand les Alliés bombardaient la France 1940-1945, Éditions Librairie Académique Perrin, 1997
► FRANKS Norman L R, Royal Air Force Fighter Command Losses of the Second World War, Midland Publishing Limited, 1997, 3 volumes.
► FRAPPÉ Jean-Bernard, La Luftwaffe en France 2. Normandie 1944, Éditions Heimdal, 1989.
► FRAPPÉ Jean-Bernard, La Luftwaffe attaque à l’Ouest (France 1939-1942), Éditions Heimdal, 1991.
► FRAPPÉ Jean-Bernard, La Luftwaffe face au débarquement allié 6 juin au 31 août 1944, Éditions Heimdal, 1999.
► GREBERT Nicolas, La Jagdgeschwader 26, Histoire de quelques aérodromes de la Luftwaffe dans le nord de la France (Essen,, Chièvres, Caffiers, Audembert, Bonance, Abbeville et Clairmarais), Imprimerie Léonce Deprez à Barlin, décembre 2008.
► HALLADE Jean, Dans le ciel de Picardie, imprimerie de « l’Aisne Nouvelle » Saint-Quentin, 1983.
► LAPOUGE Jean-Marie, Angoisse sur Grivesnes et Montdidier 25 mars 1944, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, septembre 2007.
► LECOMTE Dominique, Tail end Charlie 8 février 1944 fin de mission dans le ciel de Montdidier, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, janvier 2006.
► L’HERBIER-MONTAGNON Germaine, disparus dans le ciel, Fasquelle Éditeurs, 1944.
► MARTIN Paul, Invisibles vainqueurs, Yves Michelet éditeur, 1990.
► MARTIN Jacqueline et Paul, Ils étaient là L’Armée de l’Air septembre 39 – juin 40, AéroÉditions, 2001.
► MIDDLEBROOK Martin & EVERITT Chris, The Bomber Command War Diaries, Midland Publishing Limited, 1985.
► VAN LAERE Jan, Bombardement de l’aérodrome de Roye-Amy 18 août 1944, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, octobre 2000.
► VAN LAERE Jan et ABADIE Éric, 16 mars 1944 Grivillers, B-17G 42-37848 « Sissy », Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, décembre 2000.
► VAN LAERE Jan, Norman Grant à Boussicourt et Assainvillers, 19 août 2001, Cercle Maurice Blanchard, Montdidier, mars 2002.

 

Résistance

Articles

► BOURY Anne-Marie et BARDÉ Christian, Opération Jéricho, 50 ans de mystères, Histoire et traditions du Pays des Coudriers, N°8, novembre 1994.
► DUVERLIE Dominique, La résistance dans la Somme, « Picardie Information », juillet 1980.
► DUVERLIE Dominique, La Résistance dans le canton de Villers-Bocage, Histoire et traditions du Pays des Coudriers, N°3, novembre 1991.
► LECOMTE Dominique, Hommage à Claire Girard, Cercle Maurice Blanchard, L Journal n°47, juin 2012.

 

Livres

► BRANCHE Joseph, Comment fut anéantie le 31 août 1944 la D.C.A. (Flak allemande) de Montdidier, Imprimerie Carpentier Montdidier, 1970.
► DEJUINE Hervé, Tout ira bien [Biographie de son grand-père Ghislain Deguine, combattant et résistant d’Albert (1939-1944)], Ed. Bonaventure, Paris 2010.
► GLAUDEL R.J., L’attentat à la distillerie de Nesle le 11 novembre 1943, publié dans Le Courrier Picard, avril 1974.
► GROS Pierre, Les ornières de la nuit, imprimerie régionale de Picardie, 1978.
► HOREN Bernard, Dans les griffes de la gestapo du 22 Juin au 3 Septembre 1944.
► LECUL Serge, Résistance Vimeu 1942-1944, imprimerie Carré, Fressenneville, 1994.
► LEJOSNE Jacques, Les martyrs de la Résistance dans l’Amiénois, édité par l’auteur, 2001.
► LEJOSNE Jacques, LELEU Claude, FUSILLIER Jackie et Françoise, A.B.C.D.A.I.R.E. des victimes du nazisme dans la métropole d’Amiens, Association des déportés, internés et familles de disparus de la Somme, 2008.
► LEJOSNE Jacques, FUSILLIER Jakie et Françoise, 1940 – AMIENS – 1944 : Dans les griffes de la Gestapo, 4 années d’occupation dans la Somme, auto-édition, 2012.
► LOCUTY Roger, La Résistance Secteur de Péronne Chronologie des faits 1940-1945, Société Archéologique de la région de Péronne, 1994.
► MAISSE Gérard, Occupation et résistance dans la Somme 1940-1944, Éditions Paillart, Abbeville, 2005.
► PERRAULT Gilles, La longue traque, Éditions Jean-Claude Lattès, 1975.
► PILLON Daniel et ROUSSEL Catherine, Les Fusillés de Gentelles : Mai et Août 1944, Association Villers-Bretonneux-Mémoire, 2007.
► PUILLE Geo, Services spéciaux & réseaux picards (Le B.O.A. de la Somme) 1939-1945, imprimeur Lemercier, 1996.
► RAINVILLERS Brigitte, Louis de rainvillers « Le Muet », un pionnier de la résistance en baie de Somme, F. Paillart éditeur, Abbeville, 2009.
► RÉMY (Colonel), La ligne de démarcation, Histoires de Picardie, d’Artois, de Hainaut et de Flandre, Librairie Académique Perrin, Paris 1970.
► RÉMY (Colonel), La Résistance dans le Nord, Editions Famot, 1975, 2 volumes.
► SOULLARD Pierre, La Résistance des femmes en Picardie (+1CD audio), Memorial de l’internement, 2011.
► TALON Michel, Jéricho-Fortitude 1944, La face cachée du débarquement, Martelle Éditions, 1998.
► VASSEUR Gaston, Sous la botte, Imprimerie Paillart, Abbeville, 1945.

 

Incarcération, déportation

Articles

► VASSELLE (Dr.), Statistique de la déportation dans le département de la Somme, bulletin n° 78 du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale, juillet 1959.

Livres

► Amicale des anciens déportés à Neu-Stassfurt, Un pas, encore un pas… …pour survivre, Martelle Éditions, 1996.
► [Anonyme], L’abbé Emile Lavallart 1907-1945, sdnl.
► [Anonyme] 70ème anniversaire de la libération des camps nazis et du retour des déportés dans la Somme, 1945-2015, Centre de mémoire – Somme – Résistance et déportation, ONAC, 2015

► BERNADAC Christian, chapitre X « La paroisse de l’Abbé Laval art », p. 148-156, in Les sorciers du ciel, Éditions France-Empire, 1969.
► BERNADAC Christian, Train 7909 Destination Dachau Ils l’appelèrent le train de la mort, Éditions Michel Lafond, 1994.
► BONNARD Jean-Yves, Le dernier convoi de déportés, Compiègne – Buchenwald, 17 août – 21 août 1944, CDDP de l’Oise, novembre 2010.
► DUFRESSE Georges, Au bout de l’enfer concentrationnaire Buchenwald – Dachau, Éditions Horaires & Cie, Chantilly, 1996.
► RENARD Jean-Paul, Matricule 39.727, Chaînes et lumière, Arras (?), 1947.
► OBJOIS André, 20 ans après, Collection Santerre, Imprimerie Carpentier Montdidier, sans date (vers 1964/1965).

 

Varia

► [Anonyme] A la recherche du passé – V – « Les misères de la guerre » 1939 – 1945 – Témoignages d’enfants, CDDP, Amiens 1964.
► Association pour l’Histoire des chemins de fer en France, Une entreprise publique dans la guerre La ► S.N.C.F. 1939-1945, Presses Universitaires de France, 2001.
► BÉAL Jacques, Histoire d’un quotidien régional Le Courrier Picard, Martelle Éditions, 1994.
► BESSE Jean-Pierre, Les consultations électorales de 1945 en Picardie, Revue du Nord n°293, octobre-décembre 1991.
► CHOPIN-MONTEVERDI Béatrice, Les instituteurs du département de la Somme et leur hiérarchie à l’heure de Vichy (Thèse de doctorat), Atelier national de reproduction des thèses, Lille, 2003, 2 volumes.
► VALENTIN René, C’était notre grand-père, Editions Harmattan, Graveurs de Mémoire, 2005. [Biographie d’un habitant d’Ham]
► VERARD René, Le Courrier Picard 1944 bataille pour un titre, Publications René Evrard, 1989.

(© Eric ABADIE, Marc PILOT & Picardie 1939 – 1945)

94e RI – Opérations sur l’Aisne et la Vesle

94e ri

Débarquées à Braisnes, les unités du 94e (I et II/94 et CRE) après une reconnaissance de l’Aisne dans la région de Villers et Maizy, reçoivent l’ordre d’aller tenir la rivière de Pontavert inclus à Berry-au-Bac inclus (I/94) et un bataillon en réserve à Guyancourt et Chalons-le-Vergeur. PCRI à Guyancourt. La division cuirassée du Colonel de Gaulle opère dans la région Sissonne-Craonne.
Au cours de la reconnaissance faite par le Colonel commandant le 94e et le commandant du I/94 (Commandant BEL) une unité légère ennemie arrive à Berry-au-Bac et entame la lutte avec la fraction de Chasseurs à Pied et du Génie tenant la barricade au nord du pont sur l’Aisne. Elle est rejetée.
La relève s’effectue dans la nuit du 19 au 20 mai : un groupement temporaire occupe chaque groupe de ponts sur l’Aisne et le canal : Berry-au-Bac, 2e Compagnie ; Pontavert, 1ère Compagnie.
La 3e Compagnie réservée partiellement tient l’Aisne à Gernicourt (2 sections) et établit la liaison entre les deux autres compagnies.

Mission du I/94 : tenir les ponts sans les détruire pour permettre le repli des unités opérant au nord de l’Aisne.
À peine arrivé, le poste installé pour couvrir au nord le pont sur l’Aisne à Pontavert, est attaqué par l’ennemi qui le repousse, s’empare du pont et y installe un canon de 37. Contre-attaqué immédiatement, il laisse le canon et un prisonnier entre les mains de la compagnie qui continue son installation.
À 12H30, deux colonnes ennemies motorisées progressent de Corbeny sur Berry-au-Bac et Pontavert débarquent de l’infanterie au nord de Pontavert et de Berry-au-Bac, hors de portée de nos mitrailleuses. Le groupe d’appui direct du bataillon n’est pas encore arrivé et ne pourra intervenir que peu avant la nuit. Quelques tirs seront obtenus difficilement de la 44e DI (gauche) vers 17H30 au profit de la compagnie de Pontavert. Le Ier Bataillon devra combattre avec ses seuls moyens d’abord, puis avec les mortiers de la CRE.
Il est vigoureusement attaqué jusqu’à la nuit par des effectifs nombreux, bien appuyés par artillerie et mortiers, qui réussissent à s’emparer des ponts sur l’Aisne, mais ils sont contenus sur le canal.
À l’ouest de la plâtrerie de Pontavert, une contre-attaque du Lieutenant CHARROY, qui est grièvement blessé, le rejette à la nuit sur la rive nord du canal que certains éléments avaient réussi à franchir. Le commandant de la 1ère Compagnie (Lieutenant SALOMON) a dû faire sauter le pont du canal. Deux compagnies du II/94 poussées en avant par le Colonel au nord-ouest de Bouffignereux pour contre-attaquer n’ont pas à intervenir.
Violemment canonné dès la tombée de la nuit et harcelé par les tirs de nos mortiers, l’ennemi ayant subi des pertes sévères, retire ses unités au nord de l’Aisne, après avoir enlevé au cours de la nuit ses morts et blessés.

Le 21 mai, il tient Pontavert, Berry-au-Bac et les ponts sur l’Aisne.
Nos pertes, trois officiers et vingt gradés et soldats tués ou blessés, sont assez faibles malgré la violence des tirs ennemis, parce que nos hommes, en quelques heures s’étaient déjà assez profondément enterrés.

22 au 27 mai : Nos unités s’organisent sur l’Aisne elle-même et le canal. Tirs d’artillerie et d’infanterie. Action de patrouilles.
Deux bataillons occupent le front :
Ier Bataillon à Berry-au-Bac
IIe Bataillon à Pontavert
IIIe Bataillon réservé dans les bois à l’ouest de Cormicy.
Le commandant de l’Armée donne l’ordre de détruire les ponts sur l’Aisne.

Nuit du 27 au 28 mai : reprise du pont de Berry-au-Bac. Un détachement mixte de la 2e Compagnie et de Génie, sous les ordres du commandant de la 2e Compagnie (Capitaine MANSUY) s’empare par surprise du pont de Berry-au-Bac après une courte préparation d’artillerie effectuée sur les postes ennemis qui en assurent la garde et qui se replient. Le détachement du Génie détruit le pont. Réaction tardive de l’ennemi. Pas de pertes de notre côté.

Nuit du 28 au 29 mai : reprise et destruction du pont de Pontavert. Un détachement mixte composé d’une section de volontaires aux ordres du Sous-Lieutenant SWETTLOFF, deux sections de protection de la 1ère Compagnie et une fraction du Génie en sont chargées. L’opération doit être faite par surprise.
Un encagement d’artillerie, de mortiers et de mitrailleuses est préparé. Il sera déclenché par le Sous-Lieutenant SWETTLOFF si la surprise est éventée.
Le Sous-Lieutenant SWETTLOFF réussit son approche, tue ou blesse au pistolet-mitrailleur les deux guetteurs du pont dont son détachement de volontaires s’empare d’un bond. Le poste ennemi de garde surpris, s’enfuit ou se terre. Le Génie réussit la destruction du pont, qui saute une demi-heure après avoir été repris.
La réaction ennemie est assez tardive, mai cependant deux volontaires du Sous-Lieutenant SWETTLOFF sont blessés dont un mortellement.

29 mai au 3 juin : grande activité aérienne et d’artillerie. L’ennemi s’est considérablement renforcé et la nuit surtout les bruits de moteur dénoncent des mouvements et transports nombreux. De notre part tirs de harcèlement sur les points sensibles à proximité de l’Aisne et les couverts ou l’ennemi transporte du matériel. L’organisation de notre position est activement poussée.

Nuits des 3 au 4 et 4 au 5 juin : le 94e est relevé par des unités de la 45e DI, du 31e à Berry-au-Bac, du 113e à Pontavert. Il va s’intercaler entre le 80e et le 151e, le dispositif de la DI étant resserré.
Dispositif :
PCRI à Brimont
3e Bataillon (Capitaine BRILLE) tient l’Aisne de Menneville inclus à l’île sud de Brienne exclus. PC à Bertricourt.
La 10e Compagnie (Capitaine EUZEN) à gauche tient l’Aisne devant Menneville, le canal, le pont sur le et le bois 800 m au sud. PC à ce bois.
La 11e Compagnie (Capitaine CARREY) tient de même l’Aisne et le canal de l’ouest de Pignicourt à l’île exclus au sud de Brienne, ainsi que l’écluse et le village de Pignicourt, PC à Pignicourt.
La 9e Compagnie établit la liaison avec deux sections entre les 10e et 11e Compagnie. PC au bois des Diamants. Un solide PA est organisé au PC du bataillon à Bertricourt.
Mission du III/94 : tenir l’Aisne sans esprit de recul. Rejeter au nord de l’Aisne, par des contre-attaques, l’ennemi qui aurait franchi la coupure.
À sa gauche, le 80e tient Guignicourt –Variscourt, à sa droite le 151e tient Brienne-Neufchatel et le bois des Grands usages.

2e Bataillon (commandant LE GUILLOU) : tient la Suippe. PC du bataillon près de la voie ferrée, au sud de Merlet.
6e Compagnie (Capitaine LASSALETTE) à Merlet, au pont sir la Suippe.
7e Compagnie (Lieutenant LEROND) à Orainville et au pont sur la Suippe.
5e Compagnie (Capitaine DEBRAY) à la disposition du Colonel pour tenir le massif de Brimont.
La CRE et une partie de la CDAC et quelques canons du 61e assurent la défense en profondeur et la défense antichars entre l’Aisne et la Suippe.

Mission du II/94 :
1/ Être en mesure d’interdire à une attaque ennemie venant du nord le franchissement de la Suippe entre le pont de chemin de fer exclu, ouest de Merlet au 80e et Pontgivart exclu au 151e.
2/ Interdire à une attaque ennemie venant du nord-ouest toute progression sur l’axe de la route Merlet-Orainville et par les couverts de la vallée de la Suippe.
3/ Couvrir l’artillerie et le premier barrage d’engins antichars placés dans la vallée de la suippe.
4/ Contre-attaquer éventuellement sur l’Aisne
5/ Capitaine DEBRAY (5e Cie) doit tenir les massifs boisés de Brimont et en interdire l’accès à des unités parachutistes. Couvrir l’artillerie et le barrage antichars du massif de Brimont.
Ier Bataillon (Commandant BEL) : réserve de DI à Hermonville et aux abords. Missions de contre-attaquer dans la zone de la DI.

Journées des 4 au 8 juin : organisation du terrain par les bataillons. Dans la nuit du 7 au 8, le Colonel du 94e reçoit un bataillon de pionniers pour tenir et organiser le massif de Brimont et un autre pour tenir Bourgogne. Il procède aux reconnaissances avec les deux Chefs de Bataillon.
Du 4 au 7 juin : activité très grande des patrouilles la nuit sur le front du IIIe Bataillon. Pertes légères au IIIe Bataillon par tirs d’infanterie et au IIe Bataillon par artillerie. Grande activité aérienne d’observation ennemie. Des escadres aériennes chaque jour passent très haut dans le ciel.
8 juin : le Ier bataillon est enlevé en camions et transportés dans la matinée dans la région de Senlis. Il ne rejoindra jamais le 94e et le Colonel n’aura de ses nouvelles que plusieurs mois après l’armistice.

Journée du 8 juin : calme presque absolu. À 22H30, ordre de relever de Pontavert inclus à Gernicourt exclu avec le IIe Bataillon et les unités régimentaires, les unités de la 45e DI retirées du front et devant s’embarquer en camions avant le lever du jour (il est prévu pour la nuit du 9 au 10 juin le regroupement du 94e à l’aile gauche de la DI).
Un détachement motocycliste de GR précédera le II/94 pour relever d’urgence les unités des points d’appui les plus importants du front à tenir par le bataillon qui ne pourra arriver avant le lever du jour. Le II/61, déployé sur la Suippe, se portera à Guyencourt en appui direct du II/94.
Le PC du 94e s’installera à Guyencourt, le III /94 passera temporairement sous les ordres du Colonel commandant le 151e. Deux sections du 151e remplacent le II/64 à Merlet et Orainville.

Mission du II/94 et unités régimentaires : tenir l’Aisne et le canal de Pontavert inclus à Gernicourt exclu en liaison à droite avec le 80e RI qui relèvera une partie du 31e RI qui relèvera la gauche du 113e RI.
Dispositif du II/94 : les trois compagnies accolées, de l’ouest à l’est : 5e, 7e, 8e. Les mortiers de la CRE appuieront le bataillon.

Combats des 9 et 10 juinII/94 et unités régimentaires

L’attaque allemande est déclenchée à 3H30 appuyée par l’artillerie et l’aviation avec emploi dense de fumigènes.
À la pointe du jour, le II/94 est au nord de Cormicy. Il a progressé malgré les harcèlements de l’artillerie.
À 4H00 chaque compagnie est axée sur son futur sous-quartier en formation d’approche et progresse malgré les feux violents de l’artillerie.
Les fractions du 31e et du GR sont déjà aux prises avec l’ennemi à la lisière nord du bois de Gernicourt. Des isolés du 113e venant de la Plâtrerie et de la passerelle sud-est de Pontavert disent que l’ennemi a franchi les deux obstacles et tient le bois de la Plâtrerie, la passerelle et le corne ouest du bois de Gernicourt, le bataillon du 113e qui les tenait n’y ayant laissé que de petites fractions et s’étant retiré pour s’embarquer. Celle de la passerelle sud-est de Pontavert s’est repliée sans la détruire. Le Colonel du 94e trouve à Guyancourt le Colonel du 113e (resté avec un petit élément de PC) qui ne peut préciser la position de ses unités. Les lignes téléphoniques du 113e ont été repliées dès l’ordre de la relève. Le groupe d’appui direct du 55e RA est resté en position au nord de Guyancourt.
À droite, le Colonel commandant le 31e, sachant l’attaque déclenchée a maintenu en place so bataillon de Berry-au-Bac ; Il a conservé une fraction de PC à chalons-le-Vergeur et est allé s’embarquer avec son régiment.
Le colonel du 94e juxtapose son PC à celui du 113e. Quelques fractions du 113e sont au nord de Bouffignereux, éparses dans les bois ainsi que dans les bois est de Roucy. Elles sont en désordre et ne paraissent pas commandées. Aucune nouvelle de celles de la Plâtrerie.

La progression du II/94 est très gênée par la violence des tirs d’artillerie et les fumigènes. Le contact de l’ennemi est bientôt pris dans le bois de Gernicourt et dans la plaine au nord de Bouffignereux. Le commandant de la 7e Compagnie, précédent sa compagnie avec un groupe a disparu dans le bois, le Sous-lieutenant PIGE prend le commandement de l’unité. Le bataillon s’accroche au terrain. L’officier de renseignements du 94e est envoyé en chenillette reconnaître la situation. Il signale à 6H30 que l’ennemi tient la partie nord-ouest du bois de Gernicourt, les bois des deux cotes 60 et le bois est de Chaudargue et progresse sur Bouffignereux et Roucy. Le IIe Bataillon résiste vigoureusement mais sa gauche (5e Cie) n’est pas couverte. Celle-ci, violemment bombardée, est attaquée, sa fraction de tête subit de fortes pertes mais elle s’accroche au terrain et avec sa SM prend le flanc de l’ennemi qui progresse sur Bouffignereux et l’arrête. Mais elle ne peut rien contre celui qui va attaquer Roucy en partant du bois est de Chaudargue.

Le groupe du 55e RA actionné par le Colonel du 94e de son observatoire de fortune installé à 500 m au nord du groupe prend vigoureusement à parti l’ennemi successivement dans les bois signalés ci-dessus et aide puissamment le IIe bataillon. Peu après 11H00 le II/61 interviendra à son tour et relaiera le 55e dont déjà plusieurs pièces sont détruites et qui a des pertes sensibles car il est bombardé sans répit alternativement par l’aviation et l’artillerie ennemies.
Le Groupe du 55e RA actionné par le Colonel du 94e de son observatoire de fortune installé à 500 mètres au nord du Groupe prend vigoureusement à partie l’ennemi successivement dans les bois signalés ci-dessus et aide puissamment le 2e Bon. Peu après 11h00 le II/61e interviendra à son tour et relaiera le 55e dont déjà plusieurs pièces sont détruites et qui a des pertes sensibles car il est bombardé sans répit alternativement par l’aviation et l’artillerie ennemies.
À trois reprises au cours de la journée l’ennemi appuyé par l’aviation et ses mortiers et progressant par les bois et les blés se lance à l’attaque du II/94e. Ce sont des combats presque corps-à-corps, souvent un peu confus.

Le II/94, la CRE et les cavaliers du GR37 très bien approvisionnés en munitions par chenillettes, arrêtent les attaques par leurs feux de mortiers et d’armes automatiques, individuelles et de grandes et par des contre-attaques locales de groupes ou de sections. L’ennemi subit des pertes considérables (qu’un officier allemand avouer dans un récit de la Hamburger Zeitung de février 1941). La position sera maintenue jusqu’à la nuit malgré l’avance ennemie plus à l’ouest où Roucy, défendu par des fractions du 173e, est encerclé et cesse la résistance vers 17H00.
Des fractions décimées du 113e qui couvraient le Groupe du 55e se replient sur Guyancourt vers 13h00 et ce qui reste du groupe doit être ramené en arrière.

La progression ennemie continue sur Guyancourt qu’une partie des éléments du PC 94e et de laCDT vont défendre appuyés vigoureusement par le II/61e et qu’ils tiendront qu’au lendemain à 1h00 sous les ordres du Chef d’état-major du 94e, le Commandant BOURGET (le PC du RI s’est reporté par ordre du Général commandant la DI à 19h00 aux Champignonnières sud de Châlons Vergeux).
Maintenu à Guyancourt et Bouffignereux, l’ennemi ne cherche pas à progresser entre les deux villages, où cependant il n’y a personne. L’escadron à cheval du GR37 vient vers 18h00 tenir le couloir de Châlons le Vergeux.

Les attaques cessent la nuit, à l’ouest de Guyancourt, l’ennemi a atteint les hauteurs qui dominent la Vesle. Notre front à ce moment est Guy Guyauancourt-Bouffignereux-centre du bois de Gernicourt et lisière nord-est du bois, le 31e est toujours è Gernicourt et Berry-au-Bac.
À 18h30, en raison de l’avance ennemie sur la 44e DI et des infiltrations profondes le long de la vallée de la Suippe en direction de Merlet, le Général commandant la 42e DI prescrit de rompre le contact à la nuit et de reporter la défense en ce qui concerne le 94e sur la ligne Fermr de Vaux-Varenne-Ferme de St Joseph-hampignonnières ouest d’Hermonville-bois de Cormicy ; PC Hermonville.
À la tombée de la nuit, deux compagnies du bataillon HAILLOT du 31e RI et le peloton mitrailleur du GR37 mis à la disposition du Colonel commandant le 94e, tiennent le bois de Cormicy, les hauteurs des Champignonnières et barrent la route de Bouvancourt.
Emmenant leurs blessés, les fractions du Groupement LE GUILLOU rompent le contact à partir de 22 heures, couvertes par des groupes de volontaires qui tiennent le contact et auront encore quelques blessés au cours du décrochage de nuit.
À Guyancourt, le commandant BOURGET ne rompt qu’à 1H00 sur un ordre formel du colonel.
Nulle part l’ennemi ne poursuit. Il a subi de telles pertes qu’un officier allemand a déclaré à un de nos officiers prisonnier :  » nous avons subi de telles pertes sur l’Aisne que nous allions arrêter l’attaque Si vous ne vous étiez pas repliés ».

Bibliographie Aisne

Mise à jour le 22 octobre 2018

Généralités

Livres 

► CHABAUD Hervé, Notre libération Aisne-Marne-Ardennes, l’Union, 2005. 
► HALLADE Jean, Dans le ciel de Picardie, Aisne Nouvelle, 1983. 
► HALLADE Jean, Dans l’Aisne, il y a quarante ans, Aisne Nouvelle, 1985. 
► HALLADE Jean, La guerre aérienne et la libération de l’Aisne, Aisne Nouvelle, 1985. 
► HALLADE Jean, L’invasion de l’Aisne, Chevillon : Presse Imprimerie coopérative, 1990. 
► LONGATTE Grégory, La libération de l’Aisne 1944-1945, Fédération des sociétés d’histoire de l’Aisne, 2005. 
►  NATANSON Dominique, La mémoire juive en Soissonnais, Association « Mémoires », Soissons 1992. 
► SALLANDRE Serge, Le Vermandois 1939 -1945, Saint-Quentin, 1999.

Articles 

► BLAIZOT, Les événements de 1940 dans le département de l’Aisne, Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie de l’Aisne, Mémoires T. IX, 1963.

 

Monographies

Livres 

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► BASSEVILLE Marcel Abbé), Ouf, les lilas ont refleuri, Ribemont, 20 mai 1944-15 avril 1945. 
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► VASSEUR Bernard, La Libération de Vervins – 1er septembre 1944, Société archéologique et historique de Vervins et de la Thiérache, 1994. 
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Articles 

► PITOIS—DÉHU Marie-Agnès, La libération de Soissons, C.D.D.P. de l’Aisne, Laon 1984. 
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► ‎Anonyme, La division de Metz (42e D.I.) pendant la Bataille de France, Charles-Lavauzelle & Cie, Editeurs Paris, Limoges, Nancy 1947 
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► RAJOELISIN Olivier (Lt-Col), Journal des combats du 93ème régiment d’infanterie 1939-1940, Amicale des Anciens du 93ème Régiment d’infanterie, 2015.

► SAINT-MARC Robert, Les combats de Tergnier, mai-juin 1940 : Témoignages d’époque, Compte d’auteur 2004. 
► TASSE (Lt-col), La Randonnée du 9e Zouaves 1939-1940, Editions Berger-Levrault, 1943. 
► VENNEKENS Jean-Claude, Château-Thierry et la vallée de la Marne, mai-juin 1940, Association d’études historique brasloise, 2010

Articles 

► BONNAUD Stéphane, La 345e compagnie autonome de chars de combat à Montcornet, 17 mai 1940, Histoire de guerre, Blindés et Matériels N° 83, juin 2008. 
► BONNAUD Stéphane, La 345e compagnie autonome de chars de combat à Crécy-sur-Serre et Festieux (19-20 mai 1940), Histoire de guerre, Blindés et Matériels n° 84, août 2008. 
► BONNAUD Stéphane, Le 46e BCC naît pour la bataille, Guerre, Blindés et Matériels n° 93, juillet / août / septembre 2010. 
► BONNAUD Stéphane et AVIGNON Roger, Le 46e BCC dans l’attaque sur la Serre (19 mai 1940), Guerre, Blindés et Matériels n° 95, janvier, février, mars 2011. 
► BONNAUD Stéphane, Le 27e BCC sur les ponts de l’Oise, Guerre, Blindés et Matériel n°102, octobre, novembre, décembre 2012. 
► LORMIER Dominique, La Bataille de l’Aisne et de la Somme, Ligne de front N°17, mai/juin 2009. 
► MARY Jean-Yves, La fin de l’état-major de la 4e DINA à La Capelle, 39-45 Magazine, n°167, mai 2000. 
► MARY Jean-Yves ,12 juin 1940, le XVI.AK passe la Marne à Château-Thierry (1), 39-45 Magazine, N° 179, mai 2001. 
► MARY Jean-Yves ,12 juin 1940, le XVI.AK passe la Marne à Château-Thierry (2), 39-45 Magazine, N° 179, juin 2001. 
► PAILLONCY (Abbé), Le 7e BCA sur l’Ailette, Cahiers de Savoie, vol. 6, janvier-mars 1966. 
► PUGIN Michel, Histoire du canal de Saint-Quentin, Société académique d’histoire, d’archéologie, des arts et des lettres de Chauny et de sa région, 1981.

Occupation – Résistance -Déportation

Livres 

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► BERGER Pierre, La résistance dans le Laonnois, Comité d’Entente des Combattants de la Libération, Laon, 1947. 
► BERTHE P. et BETHOU J. JOLY R., La résistance dans le laonnois : n’oubliez pas notre sacrifice, Comité d’entente des combattants de la libération, Laon 1947. 
► BERTHIAULT M., La Résistance dans le département de l’Aisne. 3 cartes : 1 – Sabotages divers ; 2 – Maquis, parachutages ; 3 – Combats, exécutions, Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, 1970. 
► CARRÉ René, Le coup de sifflet du couvreur, Mémoires, Association Diffusion Jean-Marie Carré, 1994. 
► CHABAUD Antoine, La vie sous l’occupation, Marne-Aisne-Ardennes, l’Union, novembre 2011.
COTIN Jeannine, J’avais 21 ans en 1944, Aisne Nouvelle, 2003.
► HALLADE Jean, ‎LA RESISTANCE ETAIT AU RENDEZ-VOUS, Chez l’auteur 1970. 
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► NICE Alain, La Guerre des Partisans, histoire des Francs Tireurs et Partisans, Histoire de la résistance ouvrière et populaire du département de l’Aisne, chez l’auteur, 2012. 
► PITOIS-DÉHU Marie-Agnès, L’Aisne dans la guerre 1939-1945 (La Vie quotidienne sous l’Occupation), Horvath, 1986.
► PITOIS-DÉHU Marie-Agnès, Les réquisitions de main-d’œuvre dans l’Aisne durant la Seconde Guerre mondiale ; Mémoires de la Fédération des Sociétés d’Histoire 
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► SOULLARD Pierre, La Résistance des femmes en Picardie (+1CD audio), Memorial de l’internement, 2011.

Articles 

► LONGATTE Grégory, La Résistance et le pouvoir politique dans l’Aisne de l’après-Libération (1944-1945), Mémoires et travaux de la société archéologique et historique de Château-Thierry, TOME XLVII- 2002. 
► RUELLE Bernard, La résistance dans le secteur de la région vicoise. Le secteur OCM 138, Mémoires du Soissonnais, Tome 2 (1999-2001).
► SÉRET Pierre, L’histoire municipale de la ville de Saint-Quentin au cours de la guerre 1939-1945, Mémoires de la Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie de l’Aisne, T 29, St-Quentin,, 1984.

(© Marc PILOT & Picardie 1939 – 1945)

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Les combats de 1940 sur l’Ailette

Le secteur de l’Ailette correspond en 1940 au canal de près de 50 kilomètres, situé dans le département de l’Aisne, qui relie l’Oise au nord à l’Aisne au sud en suivant la vallée de l’Ailette jusqu’au Chemin des Dames, sous lequel il passe avant de rejoindre l’Aisne.

ailette[1]

Après la rupture du front français sur la Meuse le 14 mai 1940, la 6e Armée Touchon reconstituée est envoyée s’établir le long de l’Aisne et de l’Ailette afin de s’opposer à l’extension vers le sud de la percée allemande. Le dispositif est rapidement prolongé sur la Somme par les 7e Armée Frère et 10e Armée Altmeyer. Ces trois armées forment le Groupe d’Armées n° 3 (GA 3) Besson, dont la mission est de barrer la route directe de Paris par la Vallée de l’Oise tout en tenant de son aile gauche les passages de la Somme. Ce dispositif défensif, s’appuyant sur la Somme, le canal Crozat, le canal de l’Ailette et l’Aisne est surnommé « Ligne Weygand ».

Sur l’Ailette, au centre des défenses françaises, viennent s’établir à partir du 18 mai la 87e Division d’Infanterie d’Afrique (DIA) du général Barbeyrac de Saint-Maurice au nord, face au massif de Saint-Gobain, avec son PC à Morsain et la 28e Division d’Infanterie (DI) Alpine du général Lestien au sud, devant Soissons, avec son PC à Chivres. Ces deux divisions constituent alors le 17e Corps d’Armée (CA) Noël de la 6e Armée Touchon.

Pendant que le 17e CA s’installe sur l’Ailette, la 23e DI Jeannel débarque à partir du 18 mai au nord de l’Oise (PC à Chauny), à gauche de la 87e DIA. La 23e DI s’établit sur l’extrémité sud du canal Crozat, qui relie l’Oise à la Somme, sur l’Oise et sur le canal de l’Ailette, jusqu’au pont de Bichancourt inclus (quartier de Manicamp). Les 23e et 87e divisions seront par la suite affectées au 24e CA Fougère de la 7e Armée Frère.

Dès le 21 mai, des attaques ennemies se déclenchent. Le 23, le 36e Bataillon de Chars de Combat, équipé de Renault FT17 de la grande guerre, mis à la disposition du 17e CA, arrive sur l’Ailette.

Le 29 mai, la 7e DI Hupel (PC à Crouy) vient s’intercaler entre la 87e DIA et la 28e DI. Elle est rattachée au 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon. Le front de la 87e DIA est en conséquence étendu jusqu’à l’Oise (quartier de Manicamp).

 

 

Les forces en présence

L’Ailette forme un saillant dans les lignes françaises menaçant les arrières de nos défenses sur la Somme, avec comme objectifs pour les allemands Noyon au nord, Soissons au centre et le Chemin des Dames au sud ouvrant la route de Paris. Des enjeux hautement symboliques donc.

À la veille de l’attaque allemande, le dispositif français étiré sur l’Ailette est constitué de trois divisions relevant de deux corps d’armée appartenant à deux armées différentes, 24e Corps d’Armée Fougère de la 7e Armée Frère au nord et 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon au sud :

Au nord côté Oise, la 87e Division d’Infanterie d’Afrique (PC à Vassens) constitue l’aile droite du 24e Corps d’Armée Fougère de la 7e Armée Frère :
- 18e Régiment de Tirailleurs Algériens à gauche à Manicamp, Besmé, St-Paul-aux-Bois, Blérancourt, en liaison sur l’Oise avec le 107e Régiment d’Infanterie de la 23e DI, 24e CA 7e Armée également.
- 9e Zouaves au centre à Trosly-Loire, Guny, Pont-St-Mard.
- 17e RTA pour partie à droite à Pont-St-Mard, Epagny et pour partie en réserve de DI.
Autres unités de la division : 87e RAA, 287e RAL, 87e GRDIA.

Au centre, la 7e DI (PC à Crouy), aile gauche du 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon (arrivée le 29 mai) :
- 93e RI à Crécy-au-Mont, Leuilly, Juvigny.
- 102e RI à Vauxaillon, Neuville-s-Margival (régiment du Lt Guy des Cars)
- 130e RI à Pinon, Allemant, Vaudesson,
Autres unités de la division : 31e RA, 231e RAL, 40e GRDI.

À droite, la 28e DI Alpine (PC à Chivres), 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon :
- 97e RIA à Chavignon, Pargny, Filain, La Malmaison, Jouy sur le Chemin des Dames
avec le 12e Régiment Etranger d’Infanterie
- 99e RIA à Braye-en-Laonnois, Ostel sur le Chemin des Dames
- 25e Demi-Brigade de Chasseurs : 27e BCA à Soupir, Chavonne, 7e BCA, 47e BCA à St-Mard, Viel-Arcy, en liaison sur l’Aisne avec le 6e RI à Bourg-et-Comin, 44e DI du 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon.
Autres unités de la division : 2e RAM, 202e RAL, 22e GRDI.

En arrière de l’Ailette sur la deuxième position de l’Aisne : la 11e DI (1e DBCP, 26e et 170e RI, …) affectée au 24e Corps d’Armée Fougère de la 7e Armée Frère et la 8e DI (12e REI, 142e et 237e RI, …) rattachée au 17e Corps d’Armée Noël de la 6e Armée Touchon. Soit un total de cinq divisions, dont trois en première ligne sur l’Ailette.

L’étirement des divisions sur le canal sur plus de quinze kilomètres chacune ne permet guère d’avoir en première ligne plus d’un groupe de 7-8 hommes tous les 250 mètres avec un FM.

Côté allemand, on trouve également sur l’Ailette des unités appartenant à deux armées différentes relevant du Heeresgruppe B von Bock : la 6. Armee von Reichenau au nord et la la 9. Armee Strauß, nouvellement formée avec des unités non encore engagées en France, au sud. Ces deux armées, arrivées à marche forcée sur l’Ailette, ont en première ligne trois corps d’armée !

Au nord côté Oise, appartenant à la 6. Armee von Reichenau, principalement face à la 87e DIA :
- la 255. Infanterie Division (ID) Wetzel de réserve, avec derrière elle sur l’Oise et l’extrémité du canal Crozat, la 263. ID Karl du 5. Armée Korps (AK) Ruoff, face au 32e RI, 23e DI,
- la 72. ID Mattenklott du 44. AK Koch,
- la 1. GebirgsDivision Kübler du 44. AK Koch, devant le 93e RI.

Au centre, devant les 7e et 28e DI se trouve le 18. AK von Speck de la 9. Armee Strauß :
- la 290.ID Dennerlein,
- la 25.ID Clössner,
- la 81.ID von Löper en réserve.

Au sud côté Aisne, secteur de la 28e DI, a pris place le 42. AK Kuntze de la 9. Armee Strauß également :
- la 50. ID Sorsche,
- la 291. ID Herzog sur l’Aisne,
- la 292. ID Dehmel en réserve ?

Le 43. AK Böhme, appartenant à la 9. Armee Strauß, se tient en réserve, prêt à exploiter.

C’est donc avec une importante supériorité numérique, de trois contre un en première ligne, et des réserves, que les allemands, s’apprêtent à engager la deuxième phase de la bataille de France. Les troupes allemandes ont été regroupées en masse dans la forêt de Saint-Gobain. L’action, sera lancée sans char. Les blindés allemands sont sur la Somme, à Abbeville, Amiens et Péronne, où les allemands veulent faire craquer le dispositif français.

 

 

L’attaque allemande

Le 5 juin 1940, vers 4 heures, l’attaque se déclenche par un violent bombardement terrestre et aérien, qui s’abat sur tout le front compris entre la mer et le confluent du canal de l’Ailette et de l’Aisne. Les troupes d’assaut allemandes s’élancent vers 5 heures sur le canal au moyen de passerelles, d’embarcations pneumatiques, de boudins en caoutchouc ou à la nage, à la faveur d’un épais brouillard artificiel.

L’attaque, menée dans l’axe de la vallée de l’Oise, est particulièrement violente, sur cet axe au nord, à la jonction des 87e DIA et 23e DI, et au sud, devant le chemin des Dames, à la jonction des 7e et 28e DI.

Sur l’aile gauche de l’attaque, dans le secteur de la 87e DIA, côté Oise, le 475. Infanterie Regiment (IR) de la 255. ID parvient à franchir le canal au pont de Bichancourt, défendu par le III/18e RTA, tandis que le 124. IR (72. ID) traverse au sud du Bac d’Arblicourt, tenu par le I/18e RTA. Progressant difficilement par colonnes entre les points d’appui français, le 124. IR atteint St-Paul-aux-Bois, pris vers 14 heures, et le 475. IR Manicamp, pris à 15 heures. A droite, le 105. IR (72. ID) attaque violemment sur Guny, défendu par le I/9e Zouaves, le pont de Champs (II/9Z) et Trosly-Loire (III/9Z). Tenu en échec devant les centres de résistance, l’assaillant les contourne. Deux contre-attaques menées par les chenillettes d’approvisionnement des Zouaves puis par la 6e compagnie du 17e RTA, sous les ordres du capitaine Parent, permettent de dégager le PC du 9Z à Selens, mais Pont-St-Mard, défendu par des éléments du 17e RTA, tombe munitions épuisées. Au soir, la ligne atteinte par les allemands dans le secteur de la 87e DIA est jalonnée par Manicamp, Besmé, Trosly-Loire et Pont-St-Mard.

À droite de la 72. ID, la 1. Gebirgs Division, parvient à atteindre l’autre rive du canal entre Pont-St-Mard et Crécy-au-Mont défendu par le 93e RI, régiment de gauche de la 7e DI. Toutefois, la situation des assaillants est précaire et la tête de pont ne peut être élargie. Le III/99. Geb.Rgt. ne parvient pas à franchir le canal et, au soir, la 1.Gebirgs Division déplore déjà la perte d’environ 500 hommes. A droite, la 290. ID, s’élance depuis le bois de Mortier, face à Vauxaillon, tenu par le 102e RI et parvient à franchir le canal devant Leuilly-sous-Coucy (93e RI) et Pinon (130e RI).

Sur l’autre aile de l’attaque, la progression ennemie est plus rapide. À la jonction des 7e et 28e DI, la 25.ID bouscule le 97e RI (28e DI) à Chavignon, où les combats sont des plus meurtriers, et s’empare des hauteurs de la Malmaison sur le Chemin des Dames, hauts lieux de la guerre précédente. Le II/119. IR pénètre dans l’ancien fort puis avance vers le Moulin de Laffaux menaçant la 7e DI, qui doit envoyer le 40e GRDI sur l’axe Laffaux-Pinon.

Le 6 juin au matin, la situation reste incertaine pour les assaillants infiltrés au milieu des défenses françaises. À gauche, devant la 6. Armee von Reichenau, la progression du 485. IR (263. ID) vers Noyon par Manicamp et la vallée de l’Oise est arrêtée. La 11e compagnie du 18e RTA tient toujours la rivière entre le 107e RI de la 23e DI et le 25e GRCA envoyé la veille par le 24e CA sur le canal latéral à l’Oise entre Varesnes et Quierzy pour en renforcer la défense face au sud. Devant le PC du 18e RTA de la Rue de Noyon, une contre-attaque de la 5e compagnie du Capitaine Besnier du 17e RTA avec deux chars FT du 36e BCC stoppe la progression de la 72. ID devant Blérancourt.

À la 7e DI, à l’aile gauche, la 1. Gebirgs Division a réussi à renforcer ses positions. Le III/102e RI est envoyé sur Juvigny pour endiguer la percée réalisée dans les lignes du 93e RI à Crécy-au-Mont et Leuilly. La contre-attaque permet de dégager le PC du 93e RI encerclé dans Juvigny. A droite, le 18. AK von Speck engage sa 81. ID entre la 290. ID et la 25. ID. Le 7e BCA (28e DI) est engagé soutenir le 130e RI (7e DI) à Pinon, où ils ont de lourdes pertes.

À la 28e DI, sur le Chemin des Dames, c’est le 12e Régiment Étranger d’Infanterie de la 8e DI, qui arrive au secours du 97e RIA dans le secteur de Chavignon, Pargny, Filain. En arrière, le 13e GRCA essaie de desserrer l’étreinte pour permettre un repli des différentes unités vers l’Aisne. Au nord de Soissons, le 159e RIA de la 27e DI Alpine de Bizemont, appelé en renfort, contre-attaque sur Chavigny.

Au soir du 6 juin, les allemands ont cependant réussi à s’enfoncer nettement vers Soissons. A l’ouest de la ville, la 290. ID atteint une ligne Vauxaillon – Vauxrezis – Pommiers. A l’est de Soissons, la 25. ID arrive devant Missy-sur-Aisne, entre Soissons et Vailly.

Les deux divisions du 17e CA Noël de la 6e Armée Touchon (7e et 28e DI) sont dès lors contraintes de se replier au sud de l’Aisne. A gauche, le 24e CA Fougère de la 7e Armée Frère résiste toujours sur place de part et d’autre de l’Oise, mais la 87e DIA Martin, très éprouvée, reçoit l’ordre de suivre le mouvement de repli de ses voisines de droite. Dans la soirée, la 25. ID arrive au contact de la 28e DI et établit une tête de pont au sud de l’Aisne.

 

 

Repli sur l’Aisne

Le 7 juin, l’Aisne est franchie par toutes les unités françaises du secteur de l’Ailette. L’ennemi progresse alors vers l’Aisne tandis que les combats gagnent Noyon et Soissons.

À l’aube, les troupes allemandes accentuent leurs efforts, resserrant l’étau sur Noyon, objectif du 5. AK de la 6. Armee ; 62. et 94. ID par le nord et 263. ID venant du Sud-Est par la vallée de l’Oise. Contre-attaqués à plusieurs reprises, progressant difficilement, les 463. et 483. IR de la 263. ID ont franchi le canal de Crozat à Vouël, défendu au prix de pertes élevées par le 32e RI de la 23e DI, et le 485. IR de la 263. ID également a franchi le canal de l’Ailette à Bichancourt derrière le 475. IR de la 255. ID. En début d’après-midi, des combats de rues opposent les fantassins allemands aux fantassins français. La plupart des unités françaises échappe à l’encerclement, hormis la 2e Compagnie du 1er BCC, anéantie en plein centre-ville prise au piège des ponts dynamités. Le 7 juin au soir, la 263. ID occupe Noyon.

La progression du 18. et 42. AK est pareillement laborieuse vers Soissons même si, au soir du 7, la 290.ID se trouve aux lisières de la ville et la 81.ID sur l’Aisne à Venizel, au bout de trois jours de violents combats et au prix de lourdes pertes pour une avance de 20 kilomètres, Soissons ne tombe que le 8 juin après l’encerclement total des quelques éléments des 7e et 8e DI, qui occupaient la ville. Mais l’ennemi ayant contourné la ville est alors déjà solidement établi au sud de l’Aisne.

Le fichier des militaires Morts pour la France (SGA/Mémoire des hommes) donne 459 morts dans le Département de l’Aisne pour la journée du 5 juin 1940 et 433 pour le 6 juin. Les pertes allemandes sont estimées au triple des pertes françaises au cours de cette phase de la bataille.

 

 


Sources :

Amicale du 18e RTA, Historique du 18e RTA

Benoist-Méchin, Soixante jours qui ébranlèrent l’Occident, 1956

Des Cars Guy, L’officier sans nom, 1941

Les Grandes Unités Françaises, Historiques Succincts, SHAT, Vol. 1 à 3, 1967

Lexikon der Wehrmacht : http://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Gliederungen/Infanterie.htm

Mary Jean-Yves, 12 juin 1940, le XVI. AK passe la Marne à Château-Thierry, 39-45 Magazine, N° 179, mai 2001

SGA / Mémoire des hommes : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?rubrique93

Tasse Lt-col, La Randonnée du 9e Zouaves 1939-1940, 1941

Vasselle Pierre, Les combats de 1940, 18 mai – 9 juin, Haute-Somme et Santerre, Ligne de l’Avre et de l’Ailette, 1970

© Denis Vole – Picardie 1939 – 1945 – octobre 2012

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Qui sommes nous

text-1127660_960_720[1]À l’origine de ce site, il y a eu tout d’abord eu le site « Oise 1939 – 1945 », né un 10 octobre 2006.
Ce projet faisait lui-même suite à une rencontre d’historiens, de chercheurs et de passionnés, à l’issue des journées d’études organisées par le Conseil général de l’Oise, les Archives départementales et l’Association Résistance 60, en mars 2005, autour du thème « Nouvelles recherches sur la période 1940-1945 dans l’Oise ».
Certains intervenants (Jean-Pierre Besse, Jean-Yves Bonnard, Françoise Rosenzweig, Marc Pilot et Frédéric Gondron) s’étaient retrouvés autour d’un pot de l’amitié d’abord pour le plaisir d’être ensemble ensuite pour tirer le bilan de ces journées.
Ils s’étaient quittés en se promettant de mettre tout en œuvre pour que de telles rencontres puissent avoir lieu tous les ans.
Emplois du temps, problèmes administratifs…cela ne s’est pas fait… mais l’idée est restée.
Est né alors le site « Oise 1939 – 1945 » sous la direction de Marc Pilot et de Frédéric Gondron.

Ce site devait permettre aux chercheurs de mettre à la disposition d’un large public les résultats de leurs travaux sur l’Oise de 1939 à 1945 : L’Oise de 1939 à 1945 sous tous ses aspects.
Depuis la parution du cédérom réalisé par l’Association Résistance60 et l’AERI, la Résistance (ses mouvements, ses actions, ses responsables ; la répression dont elle a été victime) est bien connue et les découvertes ne semblent devoir être que secondaires et porter sur des points de détails.
En revanche les aspects militaires, la présence des troupes allemandes puis alliées, sont encore peu connus. Il y a là des champs à explorer et nous nous y sommes attaqués.
Un forum s’est rapidement ouvert pour permettre à chacun de poser des questions, d’apporter des précisons, des témoignages. À la différence des textes contrôlés par les modérateurs, ces contributions n’engagent en aucun cas les chercheurs qui alimentent le site.

Au bout de cinq années de publication sur le site et de développement du forum et après plusieurs rencontres avec les membres (actifs ou non), il est apparu une évidence : le « terrain de jeu isarien » devenait trop petit, il fallait agrandir le champ d’exploration et passer à l’espace picard. D’autres chercheurs étant arrivés sur le forum apportant aussi le fruit de leurs recherches, il y avait donc matière à le faire. C’est pourquoi en cette fin d’année 2011, il a été décidé de créer un nouveau site :Picardie 1939 – 1945


Pour que ce projet puisse perdurer, il a été décidé de créer une association autour de ce site. L’assemblée générale constitutive a eu lieu le 14 janvier 2012, donnant acte à « Picardie 1939 – 1945 ».