170e RI, 2e Bataillon (11e DI)

170e RI, 2e Bataillon

170

 

Le 5 juin au matin lors du déclenchement de l’attaque allemande sur l’Aisne, le II/170 occupe la rive sud de l’Aisne depuis Vic-sur-Aisne inclus jusqu’à Port exclu.
Les trois compagnies de F.V. sont en premier échelon.

– A gauche, la 5e Cie (De Laître), à cheval sur le pont de Vic-sur-Aisne, assure la défense de la tête de pont de Vic, la gauche du pont, la défense de la rive sud de l’Aisne et du carrefour de la Vache Noire, couvrant l’axe de pénétration : Vic – cote 140 – Coeuvres.

– Au centre, la 6e Cie (Cholet), occupe la rive sud de l’Aisne en face de la cote 56 jusqu’à hauteur de la sortie est de Roche.

– A droite, la 7e Cie (Martin), occupe la rive sud de l’Aisne en face du hameau de Vaux, en liaison avec les éléments de la 16e Demi-Brigade.

- Le P.C. du bataillon est installé aux abords de la cote 140.

Le 5 juin dans la journée, rien à signaler dans le quartier sauf le tir d’une pièce à longue portée en batterie dans la forêt de Saint Gobain qui envoie quatre obus qui encadrent le pont de Vic sans causer de pertes.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, refluent sur la rive sud de l’Aisne les T.C. et C.R. de la 87e DI.

Le 6 juin au matin, entre 9H30 et 11H00, ont lieu des bombardements successifs par avions sur les colonnes d’artillerie et les T.C. de la 87e Division sur Vic et la cote 140. La route de la Vache Noire est coupée par endroit par des cadavres de chevaux et par des voitures.

Route de Vic-sur-Aisne à 140, après bombardement d’un convoi d’artillerie, 6 juin 1940.
Cliché paru dans un numéro de l’Hirondelle, organe des Anciens du 170e RI.

Dans la nuit du 6 au 7 juin s’effectuent le repli des éléments de la 87e DI. Certains de ces éléments sont regroupés dans Vic. Le Capitaine De Laître s’emploie à les rallier et même à les ravitailler avec ses propres vivres, et à les réorganiser. Les derniers éléments de la 87e DI franchissent le pont de Vic entre 10H00 et 1H30, heure à laquelle se termine leur passage.

Vers 13H00 des éléments ennemis prennent contact aux barricades est de Vic (section Pillard) puis aux barricades nord-est (section Destrem).

A 13H30, le Capitaine De Laître donne l’ordre de repli aux sections de la tête de pont. La section Destrem, accrochée par l’ennemi, se replie par la partie ouest du village et franchit la rivière en barques.

A partir de 13H50 les premiers éléments de la 6e Cie signalent que des éléments ennemis (motocyclistes puis groupes de fantassins) arrivent dans Port.

Le pont saute à 14H36 au moment où des cyclistes allemands allaient s’y engager.

A partir de 15H00, l’ennemi borde la rive nord de l’Aisne, sur tout le front du bataillon. Deux soldats allemands sont tués au fusil par un homme de la 6e Cie au débouché de la route venant du calvaire de la cote 56.


Combats du 8 juin 1940

Devant la 5e Cie

A partir de 7H30 tirs de mortiers immédiatement à l’Est du pont où les Allemands vont tenter jusqu’à 9H00 le franchissement de la rivière sur des sacs « Habert » qu’ils transportent depuis un hangar. Le franchissement fut arrêté par le feu des mitrailleuses de la section Weber (tué au cours des combats) et par le tir des mortiers de 60 m/m.

Vers 10H30, l’ennemi ayant franchi devant la 6e Cie, l’adjudant Peysonnerie, du P.A. de la Vache Noire, reçoit l’ordre de reconnaître sur la droite un bois et de prendre la liaison avec la 6e Cie. Il constate à ce moment-là que l’ennemi s’infiltre dans la zone de la 6e Cie mais ne menace pas le flanc droit de la 5e.

Le Capitaine De Laître n’a plus de liaison avec sa section de gauche, la section Couraud, en position à l’ouest et à 400 mètres du pont. Les agents de transmission qui y sont envoyés ne reviennent pas. A 10H00 l’ennemi attaque le flanc droit de la Cie précédé par des prisonniers français.

Vers 12H00, le lieutenant Destrem avec une partie de sa section reçoit l’ordre de contre-attaquer à droite du talus (300 mètres de l’Aisne) pour reprendre la liaison avec la 6e Cie, mais pris à parti par les armes automatiques ennemies, il ne peut déboucher et organise sur place un P.A. couvrant le flanc droit de la Cie.

La Cie débordée complètement sur son flanc droit et sans liaison avec sa gauche, tient sa position jusqu’à 20H00. Elle décroche alors et gagne le point de rassemblement du bataillon par la Vache Noire, la ferme de Thézy et le Chatelet. Elle rejoint Tannières à 22H00 avec trois sections de F.V, une section de mitrailleuses avec matériel ramené sur roues, un canon de 25 et un mortier de 60.

La section Couraud avec laquelle la liaison était perdue depuis 12H00 était restée sur sa position, en liaison avec la 2e Cie. Vers 3H00 du matin le Sous-Lieutenant Couraud allant chercher la liaison avec son Capitaine rencontra des mitrailleurs qui lui apprirent que la 5e Cie s’était repliée, sa section décrocha en plein jour en deux groupes. L’un commandé par le Sergent-Chef Pierre piqua droit sur le sud par Courtieux et rejoignit le bataillon au château de Montauban. L’autre groupe sous les ordres du Sous-Lieutenant Couraud se replia sur Jaulzy mais n’est pas rentré dans nos lignes.

Devant la 6e Cie

A 5H45 le soldat Gangloff entend dire en allemand sur la rive nord « attention les gars, dans un quart d’heure on commence ». Il va en rendre compte immédiatement à son chef de section.

A 6H00 en effet, l’ennemi déclenche un violent tir de minen sur les sections Mestre et Gasche. Trois barques amenées sur la rivière tentent de traverser en 15-96. Prises sous un feu violent des F.M du groupe Lercher deux des barques coulent, la 3e part à la dérive. Le franchissement est appuyé à partir de 6H30 par les tirs d’une base de feux installée sur la croupe est de Port dirigée contre les organisations des sections Mestre et Gasche.

A 6H45 nouvelles concentrations de minen, à 7H45 radeaux et un groupe de vingt nageurs traversent et attaquent avec succès un groupe de la section Mestre. A 7H5 le groupe Lercher, avec lequel se trouve le Lieutenant Mestre et qui a son F.M hors d’usage, tire avec ses armes individuelles sur les éléments ayant pris pied sur la rive sud.

L’ennemi continue à franchir l’Aisne en face du trou créé dans la section Mestre qui semble avoir disparu. L’ennemi élargit sa brèche en prenant à parti la section Gasche placée à l’est de la section Mestre, puis progresse en direction du sud. Il est pris à parti par les mortiers de 60 sur le point de franchissement, par des feux de mitrailleuses de la section du Lieutenant Grisvald en batterie sur la ligne de soutien.
La ligne de soutien est alors bombardée par l’ennemi et prise sous les feux ennemis en position de tir au sud de port. L’ennemi progressant vers le sud arrive au contact de la ligne de soutien où il est arrêté. Le tir d’arrêt de l’artillerie amie est exécuté à 9H00 sur la rive nord de l’Aisne.

A 10H30, l’ennemi s’est emparé du front des sections Mestre et Gasche qui ont disparu sur les bords de l’Aisne. Il a débordé par l’ouest la ligne de soutien et arrive sur la voie ferrée et la Route Nationale en direction de Montois.

Vers 12H00, le Lieutenant Cholet se replie sur Ressons avec la section Gayaud, sa compagnie étant débordée sur sa gauche et la 7e menacée d’encerclement sur sa droite s’étant repliée sur Mainville. Les éléments de la 6e Cie se joignent dans la ferme de Ressons aux éléments du GRDI 87 et de la 7e Cie.

Devant la 7e Cie

Par ordre du Chef de Bataillon, quelques hommes de liaison avec un sous-officier à bicyclette ont été détachés le 7 au soir au point de passage de Port.

Le 8 juin à partir de 7H00, bombardements sur le port et Gorgny. La section David, sur l’Aisne arrête net une tentative de franchissement en barques.

Mais l’ennemi repousse fortement à l’est les éléments de la 8e DI qui se replient. Le point d’appui des sections de la route nationale est bientôt au contact de l’ennemi face à l’est. La section Simon qui faisait face au nord et à l’ouest dans ce point d’appui est portée sur un nouvel emplacement face à l’est.

A 9H00, l’ennemi progresse dans la zone de la 8e DI et franchit la voie ferrée ainsi que la route nationale. A 10H00 il occupe Gorgny, il est pris à parti par les mortiers de 60.

Entre 12H00 et 15H00, la situation s’aggrave par suite de la progression de l’ennemi dans la zone de la 6e Cie.

A 13H00 le capitaine Martin donne l’ordre de repli à la section David restée sur les bords de l’Aisne. En reportant son P.C au château de Mainville, il constate que Ressons est occupé par l’ennemi et que la section Claudon de sa Cie qui s’y trouvait a disparu. Il donne l’ordre de repli aux sections occupant le P.A de la route nationale.

Se repliant alors vers 14H00 sur la ferme de Ressons se retrouvent les éléments du GRDI 87, quelques hommes de la section David et de la section Simon, la section Dufour de la 7e Cie et la section Gayaud de la 6e Cie.

Le Capitaine Martin venu en liaison à la cote 140 vient à la ferme de Ressons où il ne trouve plus personne. Il se replie alors avec les sections David ainsi que les hommes de la section de commandement de sa Cie sur Montigny-Langrain et rejoint le bataillon dans le ravin de Tannières vers 20H00.

Le Lieutenant Cholet, avec les sections Dufour et Gayaud se replie par le ravin de St Baudry sur la ferme de Pouy où les sections Dufour et Gayaud résisteront toute la journée du 9 juin avec les éléments du 9e Zouaves. Ils rejoindront le bataillon à Chelles le 10 au matin.

Le P.C du bataillon installé aux abords de la cote 140 était au courant de la situation de la 6e et de la 7e Cie dont il recevait les agents de transmission. Il ne reçut rien de la 5e Cie avant 14H00.
L’ennemi qui s’était infiltré entre les 5e et 6e Cie arriva vers 10H00 à Montois et au château. Un point d’appui fut organisé autour du P.C du bataillon avec la section Laurent de la 6e Cie, le groupe de mitrailleuses de la section Legrand, les sections de commandement de la CA2 et du bataillon.

Ce point d’appui arrêta à 11H00 la progression d’éléments ennemis vers 140. A partir de 11H00 des infiltrations furent signalées entre 140 et la ferme de Ressons. Le château de Montois est occupé par un effectif d’une compagnie. Des abattis ont été exécutés sur la grande route allant à 140 pour la barrer.

Vers 13H00, le Chef de Bataillon recevait l’ordre par radio du régiment de se replier sur le ravin de Courtieux. Cet ordre ne fut exécuté qu’à 14H55. le Chef de Bataillon se replia sur Tannières avec la section de commandement et tout son matériel. Le capitaine Eveno fut laissé au réduit de 140 avec une section de F.V et le groupe de mitrailleuses pour continuer à barrer l’axe 140 en maintenant la liaison si possible avec les éléments du GRDI 87 et les éléments du bataillon occupant Ressons de manière à couvrir leur axe de repli.

Ordre était donné au Capitaine Eveno de résister, mais de se replier avant encerclement. C’est ce qu’il fit sous la pression de l’ennemi vers 17H00.

A ce moment-là d’ailleurs, la ferme de Ressons était occupée par l’ennemi et les éléments qui s’y trouvaient s’étaient repliés vers le sud.

Un tir de 105 ami fut exécuté par l’artillerie à 14H45 sur le château de Montois qui avait été signalé occupé par l’ennemi.
L’ennemi réagit par de violents tirs sur la région 140, réglés par survol de l’aviation qui devait d’ailleurs suivre des éléments allemands sur le plateau.

Le bataillon se regroupa dans le ravin de Tannières où il prit la liaison à gauche avec la Cie Bontemps, à droite avec les éléments du 18e Tirailleurs à Montigny.

Le bataillon se replia ensuite sur ordre pour gagner sa nouvelle position de la crête nord-est de Hautefontaine et l’ouest du ravin de Sailly.


Journée du 9 juin 1940

3H00 du matin, le bataillon est installé :

– 5e Cie, avec trois sections et une S.M à cheval sur la route Hautefontaine à la vallée, à hauteur du hangar, face à une crête située à 200 mètres et en liaison à droite avec le 18e Tirailleurs.

– 7e Cie, avec deux sections et un G.M à gauche de la 5e Cie, face au débouché du ravin de sailly en liaison à gauche avec la 2e Cie

– Le P.C du bataillon est installé au chenil du château de Montauban

Au cours de la matinée, d’après les survols d’avions et les tirs d’artillerie, l’attaque allemande se poursuit au nord de Croutoy, au sud de Hautefontaine. L’après-midi la progression allemande semble s’accentuer vers Croutoy en direction du sud.

Des premiers éléments du Ier bataillon sont signalés comme refluant sur le château de Montauban.

A 15H00 le Capitaine De Laître signale une attaque imminente et demande le tir de barrage. A ce moment des avions qui nous survolent bombardent violemment les lignes allemandes sur tout notre front (on n’a jamais pu déterminer s’ils étaient français ou allemands).

Le Chef de Bataillon décide de se porter au château de Montauban de manière à pouvoir surveiller l’axe de repli vers Chelles et de couvrir le flanc gauche du bataillon. Les sections de commandement du bataillon et de la CA2 occupent le mur du château face au nord et au nord-est, gardant les axes et recueillant les éléments en repli.

Vers 17H00, les Cie Martin et Bontemps se replient sur le château de Montauban. Elles n’avaient pas reçu l’ordre et on suppose que le mouvement a été provoqué par le retrait par le Capitaine De Laître de sa section de gauche (Peysonnerie) en liaison avec la 7e Cie, pour la porter à droite de son dispositif en liaison avec les Tirailleurs.

Les Cie Bontemps (séparée de son Chef de Bataillon, passe aux ordres du commandant du II/170) et Martin débouchent du château à 18H00 pour reprendre leurs emplacements ; à ce moment la Cie De Laître signale que les Allemands massent des troupes dans la vallée et se renforcent en arrière de la crête, en avant de lui. De m^me une colonne allemande avec des engins blindés motorisés se masse dans le ravin de Sailly.

A 21H00 a lieu la contre-attaque du III/26 en direction de Croutoy ; quelques temps avant le Capitaine De Laître avait demandé le tir d’arrêt. Néanmoins les positions sont maintenues jusqu’à l’heure du décrochage qui a lieu à partir de 23H00. La 7e Cie forme l’arrière-garde sur l’axe Montauban-Chelles. La 5e Cie se replie par Hautefontaine. Vers 2H00 du matin le II/170 arrive à Chelles, le bataillon comprend :
- section de commandement (Adjudant-Chef Huart)
- 5e Cie (Capitaine de Laître) avec trois sections et un mortier de 60
- 6e Cie (Lieutenant Cholet), ses éléments qui restent sont incorporés dans la 7e Cie.
- 7e Cie (Capitaine martin) à trois sections et un mortier de 60
- CAB2 avec trois groupes de mitrailleuses, un groupe de 81 et deux canons de 25.


Journée du 10 juin 1940

Le bataillon relève à Chelles un bataillon de pionniers faisant partie d’un régiment de la 87e DI.
- La 5e Cie défend les issues du centre sud du village.

– La 7e, qui vient de récupérer la section Dufour et quelques éléments de la section Gayaud occupe la partie nord et le chemin de Vigneules en liaison avec le III/26 au sud de Martimont.
- La C.A est répartie entre les Cies de bataillon.

– Le P.C du bataillon, qui était au début dans le village se reporte vers 10H00 en arrière de la sortie nord de Saint-Etienne pour avoir des vues sur Chelles et au-delà, barrer la route et au besoin l’axe Roylaye / Saint-Etienne en couvrant le flanc gauche du bataillon. Ce déplacement, aperçu par l’avion ennemi est fortement marmité par l’artillerie ennemie. Le capitaine Eveno reste à Chelles pour prendre le commandement du point d’appui composé d’éléments des 5e et 7e Cie.

Le Chef de Bataillon qui disposait depuis le 9 au soir à Montauban d’un sous-officier de liaison d’artillerie, reçoit le Lieutenant Daum comme officier de liaison et dispose des feux d’un groupe de 105.

A 5H30 des cavaliers sont venus prendre contact aux lisières nord de Chelles et ont été refoulés par la Cie Martin. L’ennemi exerce sa pression au sud de Chelles sur Berognes qu’occupe le GRDI87 et pénètre sur la croupe sud-ouest de Chelles où il sera arrêté toute la journée par les Tirailleurs.

L’après-midi l’ennemi tentera à deux reprises de lancer des colonnes de camions dans Chelles. Une première tentative est arrêtée net au centre du village, des camions débarquant des éléments venant du chemin de terre des hangars sud de Hautefontaine sont arrêtés ainsi que des éléments débarqués, par le tir des mitrailleuses en batterie dans la rue principale du village et par un tir d’arrêt du groupe de 105 qui cause de fortes pertes à l’ennemi. Une autre colonne de camions venant par la route du ravin sud du château de Montauban est arrêtée par le tir des mitrailleuses de la 7e Cie, vers le moulin de Vichelines un camion flambe. Le tir d’arrêt de l’artillerie amie se déclenche. Il y a des pertes parmi les éléments débarqués : des brancardiers et des ambulances viennent chercher les blessés. Le motocycliste orienteur de cette colonne a été tué sur la barricade du centre du village de Chelles. Ses documents ont été remis au commandement.

A 18H00 le Chef de Bataillon reçoit l’ordre de se replier au sud de la forêt de Compiègne, mais étant donné que le décrochage ne peut se faire que de nuit au contact de l’ennemi dans un fond, il n’aura lieu qu’à partir de 21H30. C’est d’ailleurs l’heure de décrochage des éléments de Tirailleurs qui sont à notre droite.

Le décrochage s’effectue sans incident à partir de 21H45, la 5e Cie forme l’arrière-garde. Tout le matériel est ramené en arrière.


Journée du 11 juin 1940

Rouville et bois au sud :

Le bataillon qui arriva dans le bois vers 10H00 reçoit d’abord un quartier déjà occupé par des éléments du 140e et 225e RI.
A 22H00 il se porte en réserve de DI à Nanteuil-le-Haudouin.


Journée du 12 juin 1940

Organisation des barricades sous le bombardement d’artillerie et d’aviation ennemie à Nanteuil-le-Haudouin, carrefour nord. A partir de 21H00 repli du bataillon sur la Marne.

 

© Marc Pilot – Picardie 1939 – 1945 – janvier 2009)